KAMITES, Libyens et Ethiopiens
THEOLOGIE KAMITE
THEOLOGIE KAMITE DE LA RELIGION PRIMORDIALE MONOTHEISTE D’OSIRIS :
Dieu est Un, Dieu est Unique. Les noms utilisés pour dire Dieu en Egypte antique et chez les divers peuples d’Afrique et du monde sont des Attributs, ce qui fait que le mot qu’une des nomes utilise pour dire Dieu peut être le nom d’un dieu dans un autre nome, mais chacune des cosmogonies du Soudan et de l’Egypte antique reconnaissent un Etre Suprême Originel Unique connu sous son principal nom de Amon-Rè. Ce nom caractérise à la fois la dimension transcendante et insondable de Dieu (Amon = le caché) mais aussi sa manifestation créatrice (Rè = Dieu Créateur manifesté). C’est pour ça que les textes sacré africains Kamite s’appellent Medou-Neter (Parole de Dieu) et non parole des Dieux (Elohim). Ainsi, quel que soit les différents noms utilisés pour désigner Dieu parmi les diverses peuples d’Afrique et du monde, Dieu est un et unique. Les divers noms de Dieu sont Amon, Atum, Ptah, Rè, Osiris, Amon-Rè etc. Le mot ‘Osiris’ qui signifie ‘Ancien’ est aussi le nom de Dieu Suprême dans certaines cosmogonies Kamite. Il faut donc distinguer Dieu (Osiris) de l’ancêtre divinisé Osiris d’origine soudanaise qui est le premier prophète mondial de Dieu et premier législateur d’Afrique et du monde qui a enseigné la religion primordiale, la science et l’agriculture aux hommes.
Dans la tradition kémite, seule les traditions cosmogoniques racistes et intolérantes abrahamiques sont l’œuvre du Diable ou de Satan et doivent être combattues sans complaisance. Le kamite croit que les traditions des divers peuples africains, les traditions chinoise, japonaise, indienne etc sont des traditions données par Dieu du moment où elles ne sont pas porteuse de racisme directement ou indirectement, car Dieu est Dieu de tous les peuples du monde.
Dans la religion primordiale d’Osiris, Dieu n’est ni iconoclaste, ni jaloux. Les kémites adorent donc Dieu, les dieux (anges ou fils de Dieu) et les ancêtres divinisés selon l’ordre de Dieu (Ptah) lui-même sur la Stèle de Chabakka.
Les textes sacrées kamites et la source de la tradition kamite se nomment Medu Neter c’est-à-dire Parole de Dieu ou Sainte Ecriture de Dieu ou Bible de Dieu. Elle trouve dans les papyrus et les stèles antiques du soudan ancien, de l’Egypte ancienne, sur les murs dans les temples et pyramides, dans les textes classiques grecs (Hérodote, Diodore, Euseb etc).
Le Plan de Salut :
Il s’agit d’appendre et de vivre selon la sainte loi de la Maat. A la fin donc du cycle de réincarnation, la balance penche du bon côté et on est purifié et on devient un Osiris, l’être perpétuellement bon, c’est alors qu’on rentre au paradis en prononçant les saintes paroles de la sainte Maat. On fusionne enfin dans la divinité suprême.
LE MOT KAMITE
La thèse de Cheikh Anta Diop faisant de Kemet un peuple d’hommes et de femmes noirs, rapportée notamment par le Dictionnaire de l’Afrique de Bernard Nantet38, s’appuie sur la graphie « insolite »39 de Kemet désignant une collectivité humaine. Pour lui, le mot Kemet serait à l’origine étymologique de « la racine biblique kam », de « Cham » ou « Ham »40 et il considère que les traditions juive et arabe classent l’Égypte comme un des pays de « Noirs », dans les livres saints des trois religions révélées, l’Égypte porte le nom de Misraïm, Misraïm étant un des fils de Cham, l’ancêtre des Noirs pour les religions abrahamiques. En outre, selon lui, la racine kem aurait proliféré dans de nombreuses langues « négro-africaines » où elle aurait conservé le même sens de « noir, être noir » ; notamment dans sa langue maternelle, le wolof où khem signifie «charbonner par excès de cuisson » (et donc noir par extension), ou en pulaar où kembu signifie « charbon ». Dans les textes para-biblique copte, le mot Kem signifie noir comme on peut le voir dans le Synaxarium copte.
Pour Théophile Obenga, égyptologue africain contemporain, Kemet devrait se traduire par « Le Pays Noir », avec le même sens de « géographie humaine » que l’Afrique Noire qui « désigne dans l’un et l’autre cas le pays par la couleur raciale des habitants ». Il donne également l’exemple de l’arabe bilad es-Sudan qu’il traduit en « Le pays des Noirs »41.
Synaxarium Copte
« On this day died John Kama (John, the Black). This holy man was from the city of Sabra, of the country of Mansis (Mansurah) in the north of Egypt, and his parents were Godfearing believers; and they had no other son, ad they wished to rejoice in him in this world. »
LE MONOTHEISME PRIMORDIAL KAMITE CONTRE LES MONOLATRIES ‘ABRAHAMIQUES’ :
Dans la tradition kamite primordial il y a un Etre Supreme unique, un Dieu unique qui a créé ou engendré les autres dieux ou divinités appelés anges chez les abrahamisés, les éléments de la nature sont la manifestation visible de Dieu (représenté notament par la puissance créatrice matériel du Soleil) et des divinités (qui sont manifesté par d’autres éléments de la Nature). Dans la tradition kamite ancestrale, Dieu n’a besoin de rien et ne resent aucun besoin. C’est pour ca que la notion de jalousie du dieu abrahamique est inadmissible chez les kamites, Dieu n’est pas un roi humain avec deux fesses posées dans un trone qui a besoin obsessionnellement de la fidélité et de l’adoration absolue de ses sujets. Tout comme un grand père infiniment riche ne trouverait pas d’objection que ses petits fils honnorent aussi ses fils à lui, c’est-à-dire leurs pères, leurs mères, leurs oncles et tantes ou meme leur adressent des requettes. Dieu ne se sent pas en insécurité comme un roi ou chef humain ayant ses deux fesses collées à un trone qui a vitalement besoins de la mono-serviabilité absolue de ses sujets. Dieu ne resent aucun besoin d’aucune sorte, il ne peut donc aucunement etre jaloux de qui que ce soit. Dieu a donc créé les hommes pour manifester sa puissance créatrice féconde mais pas parce qu’il ressent le besoin obsessionnel d’etre adoré sous menace de bruler en enfer ceux qui ne lui vouent pas un culte exclusiviste. La monolatrie des réligions abrahamiques avec une conception anthropomorthe et monarchique d’un Dieu jaloux n’est donc pas à confondre avec le monothéisme primordiale kamite de Dieu révélé au peuple ainé de l’humanité que sont les kamites africains animistes. Cette tradition monothéiste animiste se retrouve aussi chez les japonnais et les chinois qui sont à 80% animistes et non boudistes comme beaucoup le croient.
Les kémites n’adorent pas le Soleil, mais ils adorent Ra qui est le Ka du soleil matériel, ce Ka étant un attribut de Dieu, une manifestation de Dieu. C’est pour ça que les textes antiques africains disent que Dieu habite la lumière du ciel, mais que son emblème est sur la terre. Aussi, selon la science moderne qui confirme l’hymne à Aton, les phénomènes de supernova, de nucléosynthèse et de photosynthèse prouvent que le soleil est un véritable créateur au sens matériel du terme. Ainsi le soleil a créé tout ce que nous voyons à l’exception des autres étoiles qui sont aussi des millions de soleils. Ainsi Amon-Rè dit qu’il créé des millions de forme de lui-même tout en demeurant Un sans que personne ne sache sa véritable forme qui est caché et insondable. La spiritualité africaine procède donc de la science et de la connaissance hautement scientifique de Dieu. Ainsi, si Yahvé et allah était des dieux intélligents, ils aurait du dire qu’ils ont créé le monde par le soleil. Mais dommage, Yahveh et allah pensent que le monde est une tente bédouine qu’ils ont monté, c’est pour ça que ces dieux des peuples incultes de bédouins antiques (hébreux et arabes) ne connaissent Dieu et son messager le soleil dans leur juste mesure.
Par ailleurs, ce sont les hommes qui ont besoin donc d’adorer Dieu, les dieux (anges et bon génies) et les ancêtres pour que ces derniers leur viennent en aide dans leur besoin de la vie d’ici-bas.
Concernant la question de savoir si Dieu peut engendre ou pas, selon la tradition kamite primordiale de Dieu, les hommes sont à la fois décrit comme ‘les enfants de Dieu’ et ‘les créatures de Dieu’, la même description est faite des dieux (ou anges). Ainsi il est dit dans les textes sacrés africains au sujet de Dieu : ‘tu es le Père et la Mère des hommes’.Même dans la bible, les anges sont décrits comme des fils de Dieu des Elohims ou des bené Elobim. C’est le radicalisme du coran qui a rejeté cette idée pour contrer la théologie christologique des abrahamiques chrétiens. Les musulmans (le coran) quand à eux objectent que Dieu n’ayant pas de compagne, ne peut donc pas avoir d’enfants. Déjà, cette conception est due à l’ignorance d’Allah (ou des auteurs humains inculte du coran) qui ne savaient pas que les escargots, les dragons de Comodo etc font des enfants en solo sans besoin de se mettre en couple ou s’accoupler. Le problème des religions abrahamiques est qu’ils ignorent la nature immanente de Dieu, Dieu est la Nature Naturante. Dieu n’est pas un potier qui fabrique des jarres comme le pensent les auteurs des textes sacrés abrahamiques. Ainsi, la tradition kamite africaine considère le Dieu unique primordial, l’Etre Suprême comme le premier ancêtre. Il faut donc comprendre le mot engendrer comme ‘créer au sein de soi et fait exister au sein de soi’. Dieu étant la totalité de ce qui est, c’est-à-dire ‘’l’Univers en puissance’’ ou ‘’la Nature en puissance’’ dans la tradition primordiale africaine de Dieu. Cette tradition se retrouve en partie avec plus ou moins d’altération dans le platonisme des grecs qui ont été à l’école des africains en Egypte à Sais. C’est Dieu qui a envoyé au différents peuples leurs diverses et variées traditions. Tout autant qu’il a créé les peuples les ethnies les langues les couleurs de peaux et les caractères diverses et variés, il a aussi donné aux peuples des traditions diverses. Dieu inspire donc un fond philosophique commun à toutes les traditions qui viennent de lui car Dieu est le Père et la Mère de tous les hommes. Dieu n’est pas et ne peut donc pas être raciste, ce qui prouve que la tradition des fables abrahamiques de la bible Gn 9v20-27 et du talmud ne viennent pas de Dieu.
Enfin, Aucun kamite n’adore les idoles et statue, nous adorons ce que les images représentent, l’accusation d’idolâtrie n’est qu’une propagande démagogique infondée.
Abraham n’était ni juifs, ni chrétien, ni mahométan, il était dans la tradition kamite primordiale monothéiste d’Osiris à lui enseigné par Melchisédek, le roi-pretre kamite de Jérusalem Genèse 14:18-22, Abraham n’a jamais eu de rite propre à lui contrairement à ce que dit le coran 2v127-128, il suivit le rite kamite cananéenne du pain et vin de la sainte religion monothéiste d’Osiris. Melchisédek, prètre du vrai Dieu appelé El Elyon chez les africains cananéens, apporta le pain et le vin, les symboles d’Osiris le grand divin prophète ancestral de Dieu. Devant El-Elyon, Yahveh n’est qu’un petit dieu subalterne (Dt 32v7-9). Abraham était soumis au vrai Dieu dans la vraie religion primordiale. Les premiers hébreux civilisé par les kamites aussi pratiquaient la religion kamite jusqu’au sommet de l’Etat. C’est biens après la mort d’Abraham et après l’exil de Babylonequ’Esdras a inventé la première thora en l’an 354 av EC. Par la suite, les rabbins ont créé de nombreuses sectes, ont composé les fables mythologiques contradictoires qu’ils ont mélangées dans les 4 thoras et les traditions du talmud. Chaque groupe de rabbins (samaritains, saducéens, pharisien et nazaréens) avait pondu sa propre thora à l’image des dogmes de sa secte. Le coran n’est que le plagiat des cinq. Sortez donc de vos hérésies mentales et retournez à la vraie religion primordiale de Dieu.
Les religions abrahamiques ne sont pas monothéistes, elles sont desmonolâtrie avec une conception anthropomorphe monarchique de Dieu. Dieu est au-dessus de tout. Les hommes doivent retourner à la tradition monothéiste primordiale de Dieu et sortir des hérésies mentales.
THEOLOGIE KAMITE DE LA RELIGION PRIMORDIALE MONOTHEISTE D’OSIRIS :
C’est quoi le kamitisme ? Le kémitisme ou religion monothéiste d’Osiris est la religion la plus ancienne du monde que Dieu a donné aux africains, les ainés du monde. Cette religion a plus de 7000 ans. Elle fut partiellement interrompu par les religions barbares abrahamique au 4 ème siecle pour le Soudan et au 6 ème siecle en Egypte. Le kamitisme moderne est une restauration de cette première religion du monde par les haïtiens, qui, après avoir vaincu la France chrétienne raciste esclavagiste de Napoléon grâce au Vaudoun, ont voulu unir les africains avec leur religion kamite primordiale. Ainsi, Antony Firmin a écrit le livre ‘’ de l’égalité des races’’. Par la suite Marcus Garvey, le fondateur de l’UNIA, institue la religion kamite moderne par la phrase suivante :
MARCUS GARVEY
« Laissons le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob exister pour la race qui croit en Dieu d’Isaac et de Jacob. Nous, les nègres, croyons au Dieu (Amon) d’Éthiopie (le Soudan ancien), le Dieu éternel, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit, Dieu de tous les âges. C’est le Dieu auquel nous croyons, et nous l’adorerons à travers les lunettes de l’Éthiopie (Soudan Antique). »
« Considérons l’histoire de l’humanité en général, l’homme noir n’était-il pas grand autrefois ? Ne détenait il pas la puissance ? Quiconque a étudié honnêtement l’histoire, se souvient du jour où l’Egypte, l’Ethiopie et Tombouctou, étaient à l’apogée de leur civilisation, bien au-dessus de l’Europe, bien au-dessus de l’Asie. Quand l’Europe était habité par une race de cannibales, une race de sauvages, d’hommes nus, de barbares et de païens, l’Afrique était déjà peuplé par une race de noirs cultivés, maitres en matière d’art, de science et de littérature, les africains étaient des hommes cultivés et raffinés, des hommes dont on disait qu’ils étaient semblables aux dieux. Les grands poètes du passé, s’asseyaient pour chanter en vers majestueux, le plaisir que les dieux prenaient en compagnie des éthiopiens. Pourquoi donc perdrions-nous espoir ? Hommes de la race noire, vous avez été grand, vous le serez à nouveau selon le cycle de l’histoire, ne perdez pas courage, ne perdez jamais la foi. Avancez, ce qu’il faut. C’est s’organiser, si vous restez isolés, vous serez exploités, dépouillé, humiliés tué. Organisez-vous, vous obligerez le monde à vous respecter, et si le monde ne vous accorde pas toujours la considération que vous méritez, parce que vous êtes des noirs, des nègres, alors 400 millions d’entre nous à travers l’organisation ébranlerons les piliers de l’univers et la création s’écroulera tel le temple sur la tête de Samson et des Philistins. »Tamery Garvey Part 1 , minutes 1:16:20 ‘’Marcus Garvey, Un homme et sa pensée’’.
« Si d’autres se moquent de vous, moquez-vous d’eux en retour. S’ils vous singent, retournez le compliment avec la même force. Ils n’ont pas plus le droit de vous déshonorer, de vous manquer de respect et mépriser votre âme et votre humanité que vous n’avez à le faire quand vous interagissez avec eux. Honorez les quand ils vous honorent, manquez leur de respect et d’égard quand ils vous traitent vilement. Ils ont l’arrogance dans la peau alors que cela n’a aucun fondement dans la morale ou la loi.
Ils descendent du même arbre de famille arriérée que nous. Leur histoire est aussi rude dans sa primitivité que la notre. Leurs ancêtres couraient nus et sauvages, vivaient dans des grottes et sur des branches d’arbre, à la manière des singes, comme les nôtres. Ils faisaient des sacrifices humains, mangeaient la chair de leurs morts et la viande crue des animaux sauvages pendant des siècles même s’ils nous accusent de l’avoir fait. Leur cannibalisme a duré plus longtemps que le notre.
Quand nous embrassions les arts et les sciences sur les berges du Nil, leurs ancêtres buvaient toujours du sang humain et mangeaient dans les crânes de leurs ennemis morts. Quand notre civilisation atteignait le zénith du progrès, ils continuaient à courir nus et à dormir dans des grottes avec des rats, des chauves-souris et autres insectes et animaux. Alors que nous avions déjà percé les mystères des étoiles et réduit les constellations célestes en minutes et calculs réguliers, ils étaient toujours des hommes arriérés dans les bois, vivant dans l’ignorance et la criante obscurité. Le monde nous doit la civilisation. Ils ont volé nos arts et nos sciences d’Afrique, alors pourquoi devrions-nous avoir honte de nous ? »».
Ainsi, le premier prophète au sens formel du kémitisme moderne (nommé éthiopianisme au temps de Garvey), c’est bel et bien Marcus Garvey, qui est aussi considéré comme le premier prophète du rastafarisme. Cheick Anta Diop est un scientifique, il n’est donc pas l’initiateur du kamitisme, il a juste gagné le débat scientifique du Colloque du Caire pour renforcer le kamitisme avec les arguments scientifiques.
Dieu est Un, Dieu est Unique. Les noms utilisés pour dire Dieu en Egypte antique et chez les divers peuples d’Afrique et du monde sont des Attributs, ce qui fait que le mot qu’une des nomes utilise pour dire Dieu peut être le nom d’un dieu dans un autre nome, mais chacune des cosmogonies du Soudan et de l’Egypte antique reconnaissent un Etre Suprême Originel Unique connu sous son principal nom de Amon-Rè. Ce nom caractérise à la fois la dimension transcendante et insondable de Dieu (Amon = le caché) mais aussi sa manifestation créatrice (Rè = Dieu Créateur manifesté). C’est pour ça que les textes sacré africains Kamite s’appellent Medou-Neter (Parole de Dieu) et non parole des Dieux (Elohim). Ainsi, quel que soit les différents noms utilisés pour désigner Dieu parmi les diverses peuples d’Afrique et du monde, Dieu est un et unique. Les divers noms de Dieu sont Amon, Atum, Ptah, Rè, Osiris, Amon-Rè etc. Le mot ‘Osiris’ qui signifie ‘Ancien’ est aussi le nom de Dieu Suprême dans certaines cosmogonies Kamite. Il faut donc distinguer Dieu (Osiris) de l’ancêtre divinisé Osiris d’origine soudanaise qui est le premier prophète mondial de Dieu et premier législateur d’Afrique et du monde qui a enseigné la religion primordiale, la science et l’agriculture aux hommes.
Dans la tradition kémite, seule les traditions cosmogoniques racistes et intolérantes abrahamiques sont l’œuvre du Diable ou de Satan et doivent être combattues sans complaisance. Le kamite croit que les traditions des divers peuples africains, les traditions chinoise, japonaise, indienne etc sont des traditions données par Dieu du moment où elles ne sont pas porteuse de racisme directement ou indirectement, car Dieu est Dieu de tous les peuples du monde.
Dans la religion primordiale d’Osiris, Dieu n’est ni iconoclaste, ni jaloux. Les kémites adorent donc Dieu, les dieux (anges ou fils de Dieu) et les ancêtres divinisés selon l’ordre de Dieu (Ptah) lui-même sur la Stèle de Chabakka.
Les textes sacrées kamites et la source de la tradition kamite se nomment Medu Neter c’est-à-dire Parole de Dieu ou Sainte Ecriture de Dieu ou Bible de Dieu. Elle trouve dans les papyrus et les stèles antiques du soudan ancien, de l’Egypte ancienne, sur les murs dans les temples et pyramides, dans les textes classiques grecs (Hérodote, Diodore, Euseb etc).
Le Plan de Salut :
Il s’agit d’appendre et de vivre selon la sainte loi de la Maat. A la fin donc du cycle de réincarnation, la balance penche du bon côté et on est purifié et on devient un Osiris, l’être perpétuellement bon, c’est alors qu’on rentre au paradis en prononçant les saintes paroles de la sainte Maat. On fusionne enfin dans la divinité suprême.
MONOTHEISME MAATIQUE SOLAIRE CONTRE MONODULISME TONITRUANT
Chaque peuple reçoit donc la révélation de sa cosmogonie pour créer sa propre divinité de la foudre, dans les religions Abrahamiques, le dieu de la foudre est aussi le créateur du monde, c’est le cas de Yahvé, le Zeus des Hébreux et d’Allah le clown de Yahvé, le Zeus des arabes. Chez nos ancêtres Yoruba, c’est Shango (qui est une divinité mais pas le Créateur), chez les fon, c’est Hèbio-So, un ange de Dieu (Mahou-Lissa), Hèbio-So estaussi une divinité mais pas le Créateur du Monde. Le monothéisme des grandes civilisations (kamite, Japon, subsahariens, Fon etc) sont des monothéismes Solaires contrairement aux monothéismes Abrahamiques qui sont des monothéismes tonitruants (liés au tonnerre, où le dieu foudre est le Créateur). En fait, les peuples abrahamiques, romains (Edom selon le talmud et 1 Maccabées 12) et bedouins (hébreux et arabes) croyaient que la foudre orageuse est supérieure au Soleil car en temps d’orage, le ciel s’assombrit, le soleil se cache dans son gîte et il fait nuit (selon la bible et le coran).C’est pour ça que les monothéismes bédouines et ariens sont des monothéismes tonitruants. Dieu donne des langues différentes aux divers peuples, il leur donne aussi des cultures et des cosmogonies différentes. Selon les traditions africaines, c’est généralement plusieurs hommes et femmes qui sont créé simultanément à l’origine ! Mais certaines cosmogonies parlent d’un homme androgyne (ou en couple)unique au départ, il s’appelle Maa dans la cosmogonie bambara du Mali ou Tèm dans la cosmogonie Alédjo du Togo. Dans le Livre de la Sortie à la Lumière du Jour, il est explicitement dit d’Osiris (formule 273-274, n°397) : « Tu es le Père et la Mère des hommes, ils vivent de Ton Souffle, ils mangent la chair de Ton Corps ». Cependant, les cosmogonies raciste abrahamiques n’ont rien à avoir avec Dieu est sont des œuvres de composition diabolique d’Esdras, l’inventeur de la thora, qui était à la solde du roi perse Artaxerces 3 et ses successeurs scribes à la solde des Ptolémées.
Le monothéisme primordial est solaire en général alors que le monothéisme ou monodulisme Hébreux (Yahvéh et son clown arabe allah) et indo-européen (Zeus des grecs, Haddad des akkadiens, Yahveh des hébreux, God ou Vatan des anglais, etc) est tonitruant. Le nucléaire (le soleil) produit l’électricité (la foudre), mais l’électricité ne peut jamais produire le nucléaire. Allah lui-même reconnaît qu’il est une lampe qui tire son carburant, une huile lumineuse d’un arbreexceptionnel. Alors si allah est Dieu, l’arbreexceptionnel serait quoi? Les dieux abrahamiques Allah et Yahvé ne sont donc pas Dieu le Créateur. C’est Amon-Rè le Ptah qui est Dieu véritable Créateur.
Nous savons que, selon les textes classiques grecs, le prophète du monde venu de l’Afrique, Osiris a parcouru le monde et a prêché le monothéisme primordial solaire dans le monde entier y compris en Arabie. Nous avons aussi la preuve que les anciens arabes considéraient Allah comme un Dieu solaire, c’est après l’invention du monothéisme tonitruant abrahamique par Esdras sous contrôle perse que les arabes ont refabriqué allah mille ans après pour le transformer en clown du dieu orage Yahveh ou dieu foudre.
Gloire à Imana !
Hotep !
MONOTHEISME MAATIQUE SOLAIRE CONTRE MONODULISME TONITRUANT
Chaque peuple reçoit donc la révélation de sa cosmogonie pour créer sa propre divinité de la foudre, dans les religions Abrahamiques, le dieu de la foudre est aussi le créateur du monde, c’est le cas de Yahvé, le Zeus des Hébreux et d’Allah le clown de Yahvé, le Zeus des arabes. Chez nos ancêtres Yoruba, c’est Shango (qui est une divinité mais pas le Créateur), chez les fon, c’est Hèbio-So, un ange de Dieu (Mahou-Lissa), Hèbio-So estaussi une divinité mais pas le Créateur du Monde. Le monothéisme des grandes civilisations (kamite, Japon, subsahariens, Fon etc) sont des monothéismes Solaires contrairement aux monothéismes Abrahamiques qui sont des monothéismes tonitruants (liés au tonnerre, où le dieu foudre est le Créateur). En fait, les peuples abrahamiques, romains (Edom selon le talmud et 1 Maccabées 12) et bedouins (hébreux et arabes) croyaient que la foudre orageuse est supérieure au Soleil car en temps d’orage, le ciel s’assombrit, le soleil se cache dans son gîte et il fait nuit (selon la bible et le coran).C’est pour ça que les monothéismes bédouines et ariens sont des monothéismes tonitruants. Dieu donne des langues différentes aux divers peuples, il leur donne aussi des cultures et des cosmogonies différentes. Selon les traditions africaines, c’est généralement plusieurs hommes et femmes qui sont créé simultanément à l’origine ! Mais certaines cosmogonies parlent d’un homme androgyne (ou en couple)unique au départ, il s’appelle Maa dans la cosmogonie bambara du Mali ou Tèm dans la cosmogonie Alédjo du Togo. Dans le Livre de la Sortie à la Lumière du Jour, il est explicitement dit d’Osiris (formule 273-274, n°397) : « Tu es le Père et la Mère des hommes, ils vivent de Ton Souffle, ils mangent la chair de Ton Corps ».
Les cosmogonies sont à l’image des conceptions philosophiques et du milieu géographique de vie des peuples …
- En Egypte antique, il est question du Noun, les eaux primordiales d’où est jaillie la création à l’image des inondations du Nil qui apporte vie et végétation (renouvellement de la création). Les égyptiens étant des scientifiques, ont compris que tout prend vie à la lumière du soleil ! C’est pour ça que le Soleil est le Dieu suprême chez eux car ils ont compris que le rythme de la nature, des saisons etc est gouverné par le mouvement apparent du soleil dans le ciel et que donc cet astre commande tout. Le soleil est donc pour eux la manifestation visible de Dieu Amon qu’ils estiment caché.
- Chez les fons du Dahomey, l’acte central de la cosmogonie est quand Dieu Lissa donne aux hommes la technologie de la métallurgie pour créer des outils afin de défricher la terre pour installer les habitations et faire le champ. En milieu de forêt dense comme dans le sud du Bénin, défricher la terre est une problématique fondamentale pour l’installation des villages et des champs, c’est pour ça que le mythe du Dahomey en a parlé
- Dans la bible des peuples nomades éleveurs de chèvres, hébreux et arabes qui vivent dans des milieu quasiment désertique, faire pousser des arbres ou retrouver des oasis est une problématique central, c’est pour ça qu’il est dit dans genèse 2 que la terre était désert et que Yahvé a fait pleuvoir pour créer un oasis. Trouver de l’eau est aussi un gros problème dans le désert, c’est pour ca que Jésus dit qu’il est l’eau qui donne la vie alors que l’eau et la végétation sont gratuitement abondantes chez nous en Afrique noire.C’est cette problématique de l’eau qui a fait que le dieu orage est le dieu créateur dans la bible.
Il serait totalement ridicule pour un digne fils d’Afrique et d’Abomey comme moi de croire à une mythologie des peuples du désert.
Cependant, les cosmogonies raciste abrahamiques n’ont rien à avoir avec Dieu est sont des œuvres de composition diabolique d’Esdras, l’inventeur de la thora, qui était à la solde du roi perse Artaxerces 3 et ses successeurs scribes à la solde des Ptolémées.
Le monothéisme primordial est solaire en général alors que le monothéisme ou monodulisme Hébreux (Yahvéh et son clown arabe allah) et indo-européen (Zeus des grecs, Haddad des akkadiens, Yahveh des hébreux, God ou Vatan des anglais, etc) est tonitruant. Le nucléaire (le soleil) produit l’électricité (la foudre), mais l’électricité ne peut jamais produire le nucléaire. Allah lui-même reconnaît qu’il est une lampe qui tire son carburant, une huile lumineuse d’un arbre exceptionnel. Alors si allah est Dieu, l’arbre exceptionnel serait quoi? Les dieux abrahamiques Allah et Yahvé ne sont donc pas Dieu le Créateur. C’est Amon-Rè le Ptah qui est Dieu véritable Créateur.
Nous savons que, selon les textes classiques grecs, le prophète du monde venu de l’Afrique, Osiris a parcouru le monde et a prêché le monothéisme primordial solaire dans le monde entier y compris en Arabie. Nous avons aussi la preuve que les anciens arabes considéraient Allah comme un Dieu solaire, c’est après l’invention du monothéisme tonitruant abrahamique par Esdras sous contrôle perse que les arabes ont refabriqué allah mille ans après pour le transformer en clown du dieu orage Yahveh ou dieu foudre.
Gloire à Imana !
Hotep !
MA PROFESSION DE FOI
Oui je suis vitaliste (animiste), Je crois au vrai être suprême qui n’est ni jaloux ni iconoclaste,
Je ne crois ni en la version occidentale de l’être suprême appelé Dieu(dei, dios).
Ni en la version arabe appelée Allah.
Ni en la version hébreux-isarelistes appelée yhwh.
Ni en leurs prophètes et messagers d’Arabie, de Jérusalem, ou du Vatican.
Je crois en la version seerer, peul, Akan, Ibo, kikongo, Fang, Fon, Zoulou, Bamiléké, Dogon, senoufo… , kèmtiyu (Egypte antique), Nahasiyu (Soudan ou Nubie ancienne), ect de l’Être suprême…
Je crois en la nature, je la respecte et je la vénère.
Je crois en l’humanité, je respecte la vie, je respecte le travail honnête, je respecte la femme, je crois en l’amour
en l’intégralité, au respect, je crois en moi.
je crois que mes ancêtres ne sont pas juste morts et partis.
Je crois qu’ils vivent en moi, ils me guident et éclairent mes pas.
Je suis vitaliste (animiste) je suis en paix avec moi.
Je suis heureux de profiter de chaque instant sur la terre de mes ancêtres.
Je suis fier de mon héritage.
Anti-ethno
COMMENT S’UNIR AVEC LES RITES AFRICAINS DIVERGENTS : LE PROBLEME NE SE POSE PAS POUR LES KAMITES, C’EST POUR REPONDRE AUX ANIENES
Les grecs avaient plusieurs mythes cosmogoniquescontradictoires, mais ils étaient unis, ils ont même dominé le monde ! Les romains aussi, pareils. Les Israélite, petit peuple qu’ils sont, avaient au moins deux récits cosmogoniques contradictoires Gn 1 pour les samariens et Gn 2 pour les judéens, mais ils ont mis tous ces mythes contradictoires dans la même bible pour s’unir. Les arabes avaient un seul coran, mais ils se sont divisé en chiites, sunnites,Alawites, Houthis etc et se font sauvagement la guerre. Avant eux, les juifs avaient une seule thora fabriquée par Esdras, mais ils se sont divisés en 4 sectes (samariens, saducéens, pharisiens et nazaréens) et chaque secte a réinventé sa thora à l’image de ses propres dogmes, ce qui fait 4 thoras contradictoires aujourd’hui.
Donc pour s’unir, les Africains n’ont qu’à mettre leurs mythes contradictoires dans un même livre et prendre la religion primordiale d’Osiris comme socle oureligion commune, tout en gardant les rites et les spiritualités particulières de leurs villages pour la sphère strictement familiale ou privée.
Car les indiens adorent 233 millions de dieux, mais ils sont uni et sont la 10 ème puissance économique du monde, les Japonais adorent 8 millions de dieux, mais ils sont uni et sont 3 ème puissance économique. Les chinois ont des milliers de religions folkloriques chez eux, le taoïsme n’étant qu’une philosophie mais ils sont unis et 1 ère puissance du monde.
Même si les Africains mettent tous leurs dieux dans un même livre, ça n’atteindra même pas un million de dieux. Donc rien n’empêche les africains de s’unir sur la base de leur propre tradition.
Ceux qui utilisent des fables ou traditions ethnologiques pour se diviser sont simplement stupides et sont des enfants du diable. La diversité des traditions est une richesse pour l’Afrique car toutes les traditions africaines ont un fond commun depuis l’antiquité à nos jours, c’est la philosophie vitaliste. Des temples kamite se créent partout dans le monde en Amérique, Europe en France, Afrique (Cote d’Ivoire, Cameroun etc) et les africains se réunissent sans jamais avoir besoin de provenir d’un même village ou ethnie en Afrique.
LE PASSE GLORIEUX
Les juifs se sont inventé un faux passé glorieux mythologique (peuple élu de dieu, Salomon avec sa sagesse inégalée et son grand royaume imaginaire qui allait du Nil à l’Euphrate etc) alors qu’ils étaient des vauriens pendant l’antiquité (Discours véritable de Celsius et Julien l’apostat etc), aujourd’hui ils sont glorieux ! Le contribuable américain leur donne même gratuitement de l’argent (des milliards de dollars) car le dieu des américains est le juif palestinien Jésus !
Notre but en tant que Kamites, c’est de nous baser sur notre passé glorieux réel prouvé et documenté, pour redevenir glorieux et autodéterminé. C’est aussi d’unir les africains autour de valeurs fortement communes.
VOICI LA PREUVE QUE LA BIBLE EST TOTALEMENT FAUSSE :
Voici des gens qui sont sensés etres des descendants de Cham qui exitaient deja des milliers d’années avant lui et sont loin de l’irak où était regroupé tout l’humanité selon la mythologie biblique. Le pharaon Khéops (-4481) a vécu avant Adam (-3760), Noé, Cham (-2200) et la tour de Babel (-2100) à en croire la chronologie donné lors de la compilation des archives égyptienne pas Manéthon.
Chronologie africaine de kémet sur la base des archives ancienne par le savant égyptien Manéthon confirmé par Diodore.
> 5319 av EC (3200 selon les occidentaux chrétiens) : 1ere dynastie avec Ménéi comme premier Pharaon (pareil chez Diodore)
> 4481 av EC (2574 selon les occidentaux chrétiens) : Le pharaon Khéops de la grande pyramide
> 2750 av EC : construction du temple cananéen de Tyr (rapporté par Hérodote, confirmé par l’archéologie)
La chronologie selon la bible Gn 5v, Gn 11v, 12v4, Exode 12v40, Gal 3v17 et 1 Rois 6v1 (en l’an 828 av EC selon le Seder Olam Rabbah) etc : auteur de la bible : Esdras
> 3760 av EC création d’Adam
> 2200 av EC Déluge mondiale de Noé
> 2100 av EC Tour de Babel avec première dispersion des humains depuis l’Irak
En conclusion, les anciens egyptiens, soudanais et cananéens ne se reconnaissent pas dans les mythes de la bible inventés par Esdras vers l’an -350 pour le compte de la géopolitique des empereurs perses de Babylon. Pourtant ces africains (soudanais, égyptiens et cananéens) sont les plus anciens peuples du monde ayant légué l’écriture et la civilisation au monde. Si Noé, Cham et Adam avaient existé, les africains (égyptiens soudanais et cananéens) les auraient connu.
LE RESUME SCHEMATIQUE DE LA GENEALOGIE ETHNOTHEOGONIQUE DES ANCIENS :
LES PROPHETIES KAMITES ET HISTOIRES DES NOIRS AFRICAINS
La prophétie de Néferti débute —à la manière des célèbres récits du papyrus Westcar— comme un conte :
« Il arriva une fois en la majesté du roi de Haute et Basse-Égypte Snéfrou, juste de voix, qui était roi bienfaisant dans ce pays entier ; il arriva que le conseil de la résidence entrât au palais (qu’il soit en vie, jeune et en bonne santé !) pour présenter les salutations. »
Néferti, contemporain de Snéfrou, reprend donc, à travers sa peinture des malheurs de l’Égypte, des thèmes chers à la littérature dite « pessimiste » qui apparaît sous le Moyen Empire : invasions étrangères, cycle de la nature déréglé, crue du Nil insuffisante, guerre et famine, misère et anarchie, et finalement guerre civile qui ensanglante le pays. Il s’agit là des évènements qui troublèrent les années obscures de la Première Période intermédiaire :
« Ce pays est si gravement atteint que personne ne se lamente plus sur lui, que personne ne parle, que personne ne pleure. Comment donc ce pays pourra-t-il subsister ? Le disque solaire, voilé, ne brillera plus pour que le peuple puisse voir ; on ne pourra pas vivre si les nuages le recouvrent ; et, privés de lui, tous les hommes seront sourds. (…) Je te décris le fils comme un adversaire, le frère comme un ennemi,
et l’homme meurtrier de son père. Chaque bouche sera remplie de aime-moi ; mais tout ce qui est bon sera parti. »
— Traduction de Claire Lalouette.
Néferti annonce ensuite à Snéfrou le changement qui se produira quelque quatre cents ans après son règne :
« Héliopolis ne sera plus le berceau d’aucun dieu.
Un roi viendra, il sera du Sud, et s’appellera Ameny. Ce sera le fils d’une femme de Ta-Seti,
un enfant de la Haute-Égypte. Il s’emparera de la couronne blanche, et prendra la couronne rouge ; Il réunira les deux couronnes et apaisera les deux dieux avec ce qu’ils veulent. »
LE KAMITISME MODERNE A ETE PROPHETISE DEPUIS PLUS DE 2200 ANS
Nous assistons a la réalisation de la prophétieégyptienne qui annonçait le retour des dieux kamites (kulte kemite) en Ethérie (pays céleste, Afrique), Ethiopie Ta-neter depuis AntonyFirmin et MarcusGavray qui est le premier prophète du kamitisme moderne appelé éthiopianisme en son temps:
Le discours parfait d’Asclépios, l’oracle du potier, la fin des religions en Egypte.
1) Le discours parfait d’Asclépios un des plus célèbres textes découvert à Nag Hammadi est bien ce discours fort troublant car l’auteur annonce la fin de la religion des pharaons et la décadence de l’Egypte ce « pays qui est le temple du monde » voir le site de Nag Hammadi
Il ne faut pas que tu ignores qu’un temps viendra où les Égyptiens…. et leur application tout entière au culte divin sera méprisée. ….La divinité tout entière quittera l’Égypte et remontera au ciel(en Afrique sub-Saharienne Ta-Neter, Ethérie, Haute-Nubie : Kémitisme, Ciel=Afrique Sub-Saharienne). l’Égypte… sera désertée des dieux.Car les étrangers domineront sur l’Égypte. les Égyptiens seront empêchés de rendre un culte à Dieu. Bien plus, ils encourront le suprême châtiment, comme quiconque, parmi eux, sera pris à honorer Dieu pieusement.
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Et en ce jour-là ce pays, qui est pieux au-dessus de tous les pays, se verra devenir impie. Il ne sera plus rempli de temples, mais rempli de tombeaux
Il ne sera plus rempli de dieux, mais de cadavres.
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Ô Égypte, Égypte ! Tes mots ne sont plus que des pierres, à admirer, alors le bèrbère l’emportera sur toi, ô Égyptien, par sa piété, qu’il soit Scythe ou Indien, ou tout autre du même genre !
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2) oracle du potier
Il existe un autre manuscritintitulé « l’oracle du potier » qui accuse arabes, les grecs et les asiates d’avoir nui terriblement à la religion égyptiennemais ce texte est beaucoup plus optimiste
………….. Les porteurs de ceinture (les arabes voir Hérodote Polymnie, et les asiates) se détruiront eux-mêmes car ce sont des sectateurs de Typhon (Yahveh alias allah cad Saturne Cronos). Alors Agathodemon abandonnera la ville qui est en train d’être construite (Alexandrie) et émigrera à Memphis et elle sera désertée la ville des étrangers qui sera construite parmi nous. Ces choses se produiront quand tous les maux auront pris fin quand les étrangers qui sont en Egypte disparaitront comme les feuilles d’un arbre en Automne et la ville des porteurs de ceinture sera désertée en punition des impiétés qu’ils ont commis.
Et les statues égyptiennes qui ont été emmené là-bas seront rendues à l’Egypte (l’Afrique) et la ville prés de la mer (L’Egypte actuelle) sera transformée en un lieu où les pécheurs feront sécher leur poisson …..
3) la fin de la religion religion kamite en Egypte
Malgré tout, l’Asclépios continue
On préférera (en Egypte actuel) les ténèbres à la lumière et l’on préférera la mort à la vie.
Personne n’élèvera plus son regard vers le ciel (En Egypte actuelle) ; mais l’homme pieux sera compté pour fou, l’homme impie sera honoré comme sage, le couard sera compté pour vaillant et l’on châtiera l’homme de bien comme un malfaiteur.
Ici, on voit clairement que la prophétie oppose les religions mort (l’islam et le christianisme) qui sont des religions abrahamiques à la religion kamite de vie à travers l’Ankh.
LES ETHIOPIENS HABITENT LE CIEL, LA DEMEURE DES DIEUX, LA PARTIE DE LA TERRE QUI EST DANS LE CIEL SELON LES TEXTES ANCIENS EGYPTIENS OU GRECS
CIEL = AFRIQUE SUB-SAHARIENNE
Le Texte d’Edfou, trouvé dans le Temple d’Horus à Edfou, et le Papyrus de Hunefer
Le Texte d’Edfou, trouvé dans le Temple d’Horus à Edfou, et le Papyrus de Hunefer racontent l’histoire d’un « peuple des collines » qui devint les premiers colons de cette région. « Nous sommes venus du début du Nil où le dieu Hapi habite au pied des Montagnes de la Lune. » Les montagnes de la Lune sont probablement celles qui contiennent le lac Tanganika dans la région des grands lacs, à l’origine du Nil.
Dans la mythologie grecque, on appelle le plus souvent Éthiopiens les peuples d’Afrique, au sud de l’Égypte, ayant une couleur de peau noire. Ce nom signifie « fils d’Ethiop fils d’Hélios ou Soleil » (Αἰθιοπία / Aithiopía, de αἴθω / aíthô « brûler » et ὤψ / ốps, « visage ») et fait référence à la légende de Phaéton, né de l’union d’Hélios et de Clymène, épouse de Mérops, roi des Éthiopiens1. Dans sa folle course à travers le ciel sur le char de son père, il s’approcha trop près du sol de la Terre. Les populations qui vivaient dans ces régions près du royaume d’Océan (Ὠκεανός / Ôkeanós), furent alors brûlées et marquées, ainsi que leur descendance, ce qui expliquait leur teint foncé, et la Libye transformée en désert.
Zulu signifie Ciel et les noirs de Sud-Afrique ont un lien génétique fort avec les anciens egyptiens
Les Zoulous étaient à l’origine un clan majeur dans ce qui est aujourd’hui le nord du KwaZulu-Natal, en Afrique du Sud. le clan des Zoulous a joué un rôle important dans l’histoire de la région. Le nom « Zulu » dérive du mot nguni « iZulu », qui peut être traduit par « paradis » ou « ciel ». Ce terme reflète peut-être l’importance accordée par les Zoulous à leur terre et à leur culture.
Le culte d’Amon et d’Osiris était commun à tous les africains : c’est la religion primordiale monothéiste d’Osiris, c’était une religion non exclusiviste comme toute religion paienne
Ibn Kaldoun et le mythe du mot Afrique qui serait le nom d’un arabe du Yémèn :
Ibn Khaldûn, comme d’autres avant lui, s’efforça cependant de la combiner avec plusieurs des quatre autres versions du mythe d’origine, dont on trouve déjà la liste complète dans un extrait d’une oeuvre (probablement le Djamharat al-nasab) d’Hishâm ibn Muhammad ibn al-Sâ’ib al-Kalbî, généralement appelé Ibn al-Kalbî, né à Kûfa, en Irak, vers 737 et mort en 819 ou 821 : On n’est point d’accord sur le nom de celui qui éloigna les Berbères de Syrie. Les uns disent que ce fut David qui les en chassa après avoir reçu par une révélation divine l’ordre suivant : « Oh David ! Fais sortir les Berbères de la Syrie car ils sont la lèpre du pays ». D’autres veulent que ce soit Yûshac (Josué), fils de Noun, ou bien Ifrîkush, ou bien encore un des rois Tubbac qui les en expulsa (cité par Ibn Khaldûn, trad. De Slane, Histoire des Berbères, t. 1, p. 176-177).
21L’introduction des Tubbac dans le mythe fut surtout le fait des généalogistes de deux groupements berbères, les Ṣanhâdja* et les Kutâma*, qui cherchèrent à travers eux à se donner une parenté avec les Arabes, jugée plus noble et valorisante. Les Tubbac étaient en effet des rois légendaires du Yemen qui auraient expulsé les Berbères d’Orient, ou qui, les ayant attaqués en Afrique selon une autre tradition, auraient laissé comme garnison sur place deux de leurs tribus, qui devinrent les Ṣanhâdja et les Kutâma. Leur mention fut souvent associée à celle d’Ifrîkush : On dit que partis du Yemen, ces rois envahirent l’Ifriqîyya et les Berbères du Maghreb. L’un d’eux, Ifrîkush ibn Kays ibn Sayfî, contemporain de Moïse ou à peu près, aurait donné son nom à l’Ifriqîyya. Il aurait fait un grand massacre de Berbères… (Ibn Khaldûn, Al-Muqaddima, trad. V. Monteil, Paris, 1997, p. 16).
22Ifrîkush est donc un éponyme de l’Ifrîḵiyya, un nom géographique forgé par les Arabes au temps de la conquête pour désigner l’Africa romaine, une partie du pays peuplé par les Berbères. Flavius Josèphe citait déjà un éponyme semblable, Epher ou Aphras, issu d’Abraham. Ifrîkush fut, de son côté, doté d’ascendants très divers. Il servit parfois, en se combinant au mythe yéménite sans mention des Tubbac, la thèse de la parenté arabo-berbère, notamment à nouveau chez les généalogistes des Kutâma et des Ṣanhâdja dès le VIIIe siècle, ainsi que l’atteste Ibn al-Kalbî : ces tribus n’appartiennent pas à la race berbère mais sont des branches de la population yéménite qu’Ifrîkush ibn Sayfî établit en Ifriqîyya avec les troupes qu’il laissa pour garder le pays (cité par Ibn Khaldûn, trad. De Slane, t. 1, p. 170). Mais le plus souvent, il fut présenté, au moment où, issus de la descendance de Noé, ils vivaient encore au Proche-Orient, comme une sorte de roi des Berbères, qui les conduisit ensuite en Ifriqîyya : C’est lui qui amena les Berbères du pays de Canaan puisqu’il a traversé ce pays au moment où ils furent battus et massacrés par Yûshac (Ibn Khaldûn, Kitâb al-cIbar, t. III, Beyrouth, 1981, p. 95).
23Comme le montre ce texte, son mythe était souvent lui-même combiné avec celui de l’expulsion des Berbères de Palestine par Josué, déjà évoqué par Ibn al-Kalbî. Or cette version du mythe d’origine centré sur le rôle de Josué était directement issue de la tradition judéo-chrétienne rapportée par Procope, cité précédemment. Dans ce récit, à part le nom essentiel logiquement actualisé (les Maures devenus les Berbères), la structure mythique est fondamentalement identique : les Berbères ont été chassés de Canaan par Josué, ils ont effectué une migration de l’Egypte jusqu’aux colonnes d’Hercule (c’est-à-dire, disent les Arabes, jusqu’à « l’Océan vert »), et naturellement sur leur route ils ont essaimé : pour Procope en fondant « une foule de cités », pour les Arabes « une foule de tribus ».
https://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/674
Antiquité judaique Livre 1 :
CHAPITRE XV
Prospérité d’Abraham et de Chetoura.
[238] Abram[236] épouse plus tard Chetoura, qui lui donne six fils d’une grande vigueur au travail et d’une vive intelligence : Zambran(ès)[237], Jazar(ès)[238], Madan(ès), Madian(ès), Lousoubac(os)[239], Soùos[240]. Ceux-ci engendrèrent aussi des enfants : de Soùos[241] naissent Sabakan(ès)[242] et Dadan(ès)[243] et de celui-ci Latousim(os), Assouris et Lououris[244]. Madan[245] eut Ephâs, Ophrès (Afer en hébreux Gn 25v1-4), Anôch(os), Ebidâs[247], Eldâs[248]. Tous, fils et petits-fils, allèrent, à l’invitation d’Abram, fonder des colonies ; ils s’emparent de la Troglodytide et de la partie de l’Arabie heureuse qui s’étend vers la mer Erythrée. On dit aussi que cet Ofren fit une expédition contre la Libye, s’en empara et que ses descendants s’y établirent et donnèrent son nom au pays qu’ils appelèrent Afrique. Je m’en réfère à Alexandre Polyhistor, qui s’exprime ainsi [249] : « Cléodème le prophète, surnommé Malchos, dans son histoire des Juifs, dit, conformément au récit de Moïse, leur législateur, que Chetoura donna à Abram des fils vigoureux. Il dit aussi leurs noms ; il en nomme trois : Aféras, Sourîm, Jafras. Sourîm donna son nom à l’Assyrie, les deux autres, Aféras et Jafras, à la ville d’Afra et à la terre d’Afrique. Ceux-ci ont combattu avec Hercule contre la Libye et Antée ; et Hercule, ayant épousé la fille d’Afranos, aurait eu d’elle un fils Didôros, duquel naquit Sophôn ; c’est de lui que les Berbères tiennent le nom de Sofakas ».
»
En conclusion :
Noter que Afer fils de Madian est fils de fils de Coush fils de Cham et non fils d’Abraham de Gn 25v1-6, 1 Chrn 1v32-33. Voir aussi les passages Gn 10v7-12, Habacuk 3v7, Nbr 12v1, Exode 3v1, 4v25, 18v1 où les fils de Coush : Séba, Dedan, Assur pas leuco-syriens Gn 10v10-11, 25v3 et Madian père de Afer etc sont attribués à Abraham qui avait pas plus de deux fils Gn 25v9, Gal 4v22 : Ismael et Isaac. Gn 25v1-6 et 1 Chrn 1v32-33 n’ont aucune citation ou alusion directes ou indirecte nulle part ailleurs et que ces passages ne sont pas retrouvés à Qumran ni en fragment, ni en commentaire, ni sous forme de midrashim.
D’ailleurs, dans les plus anciennes versions du mythe de l’exode (Artapan, Ezéchiel de tragique et Flavius), le pays de Madian est en Afrique (Troglodyte) dans la corne de l’Afrique (Erythrée, Dibouti Ethiopie moderne).
Dans Sefer Jasher 7v14 et 28v22, Epher ou Aféra est fils de Heth fils de Canaan. Dans Tite-Live où le mot Afrique ou africain est apparu pour la premères fois, le mot afrique est associé aux phéniciens (cananéens carthaginois).
Le mot Afrique vient de Ephar (Afar) un fils de Heth petit fils de Canaan (les phéniciens) originaires de la corne de l’Afrique selon Hérodote :
Sefer Jasher : (Gn 10v15, 26v34-35, 27v45-46) 7v14 Les fils de Canaan: Sidon, Heth, Leboussi, Emori, Guigarshi, Hivi, Harqi, Sini, Arvadi, Semari et Hamati. Voilà les fils de Cham, selon leurs familles. … 28v22 Ésaü vit dans le pays de Séir la fille d’un homme de Canaan, son nom était Jehudith, fille de Beéri, fils d’Epher, des familles de Heth, fils de Canaan.
De meme, les africains ammoniens = cananéens (Originaire de l’Oasis de Siwa Esdras 9v1 contre Exode 3v8, Josué 3v10, Gn 15v18-21) sont aussi transformés en des descendants de Lot dont Abraham est l’oncle dans les fables de la Genèse. Il y a meme des arguments bibliques qui prouve que les ammonites sont plutôt des cananéens car Milcom leur Dieu est un dieu cananéen ou phénicien (1 R 11v5,33, 2 R 23v13). Deuteronome 2v19 est, en dehors de Genèse 19v38, le seul passage biblique qui fait des ammonites des descendants de Lot neuveux de Abraham. On observe aussi qu’en dehors de ces passages, les ammonites et les moabites sont toujours cités à coté des peuples descendants de Canaan (Juges 3v13, 10v6-11, 1 R 11v5,33, 2 R 23v13). Esdras 9v1 dit clairement que les Ammonites sont des cananéens donc des descendants de Ham (Hammon ou Ammon père d’Osiris).
Panafricanisme antique :
Les ouest-sub-Saharien sont les hespériens du pays d’Osiris
Strabon Livre I : Les ouest-africains sont d’Origine Soudanaise et l’Atlas est au Cameroun
« 26. … Éphore, enfin, rapporte une autre tradition fort ancienne, qu’on peut supposer sans invraisemblance avoir été connue d’Homère : suivant cette tradition, qui avait cours, dit-il, parmi les Tartessiens, les Éthiopiens auraient poussé leurs incursions dans l’intérieur de l’Afrique jusqu’au Dyris [ou Atlas] (Cameroun) et y auraient laissé une partie des leurs, tandis que le reste se serait répandu tout le long du littoral; or Éphore conjecture que c’est le fait de cette séparation qui a suggéré à Homère l’expression suivante :‘’Les Éthiopiens divisés en deux nations aux extrémités de la terre.’’27. Voilà déjà ce qu’on pourrait répondre à Aristarque et à ses partisans ; mais il y a maint autre argument plus plausible encore à faire valoir, pour achever de décharger le poète de l’imputation de grossière ignorance qui pèse sur lui. Ainsi, en me reportant aux opinions des anciens Grecs, en voyant comment ils comprenaient tout ce qu’ils connaissaient de peuples septentrionaux sous le seul et même nom de Scythes, ou sous celui de nomades qu’emploie Homère, et comment plus tard, avec le progrès des découvertes dans l’Occident, ils adoptèrent aussi pour cette partie de la terre des dénominations générales, soit les noms simples de Celtes et d’ibères, soit les noms mixtes de Celtibères et de Celloscythes, étant réduits par ignorance à ranger ainsi sous une seule et même dénomination des peuples séparés et distincts, je crois pouvoir affirmer que le nom d’Éthiopie désignait de même pour eux toute la région méridionale de la terre baignée par l’Océan. Et voici qui le prouve. C’est d’abord un passage du Prométhée déchaîné d’Eschyle (74):
« [Là tu verras] l’Érythrée rouler ses flots sacrés sur un sable rougi, et s’étendre non loin de l’Océan, ce lac aux reflets d’airain, ce lac, source de richesses pour l’Éthiopien, où le soleil, qui voit toute chose, vient plonger sans cesse son corps immortel et par les chaudes ablutions d’une eau doucement pénétrante retremper l’ardeur de ses coursiers fatigués. »
Comme c’est, en effet, dans toute la longueur du climat méridional que l’Océan rend au soleil le service dont parle le poète et se trouve avoir par rapport à l’astre du jour la position indiquée dans ces vers, on peut en conclure, ce semble, qu’Eschyle croyait les Éthiopiens répandus réellement sur toute la longueur du climat méridional. On lit maintenant dans le Phaéthon d’Euripide que Clymène avait été donnée à Mérops,
« Mérops, souverain maître de cette terre que, du haut de son rapide quadrige, le soleil levant frappe d’abord de ses feux dorés : ses noirs voisins l’appellent l’étincelante étable où se reposent les coursiers de l’aurore et du soleil (75) »
Dans le présent passage, à la vérité, le poète attribue « l’étincelante étable » en commun aux coursiers de l’Aurore et à ceux du Soleil ; mais dans tout ce qui suit il se borne à dire qu’elle est placée non loin du palais de Mérops. Or, cette donnée géographique, par la façon du moins dont elle est liée à l’ensemble du drame, ne saurait s’entendre exclusivement de notre Éthiopie, limitrophe de l’Égypte, et elle nous paraît embrasser plutôt toute l’étendue des côtes de l’Océan, d’une extrémité à l’autre du climat méridional.
28. Éphore explique aussi dans le même sens l’opinion des anciens au sujet de l’Éthiopie. Voici en effet ce qu’on lit dans sa Description de l’Europe :
« Supposons le ciel et la terre divisés en quatre régions : les Indiens occuperont celle d’où souffle l’Apéliote ; les Éthiopiens, celle d’où souffle le Notus ; les Celtes, la région du Couchant ; et les Scythes, la région boréale. »
A quoi il ajoute que l’Éthiopie et la Scythie sont plus étendues que les deux autres régions, l’Éthiopie se prolongeant depuis le levant d’hiver jusqu’à l’extrême occident, et la Scythie se trouvant située juste à l’opposite. Qu’Homère, maintenant, ait partagé ces idées, la chose ressort clairement et de la position qu’il assigne à Ithaque,
« VERS LA SOMBRE RÉGION (autrement dit vers le Nord), tandis que les autres ils s’écartent davantage vers l’AURORE ET LE SOLEIL (76) »
(expression qui, pour lui, désigne tout le côté méridional de la terre), et de cet autre passage,
« Soit qu’ils volent à droite du côté de l’aurore et du soleil, soit qu’ils gagnent à gauche la région ténébreuse du ciel (77), »
et de celui-ci encore,
« Allons, amis, puisque nous ignorons et le côté de la nuit et le côté de l’aurore, et le point de l’horizon où le soleil, ce flambeau des humains, descend au-dessous de la terre et le point d’où son char remonte et s’élève au-dessus. (78) »
tous passages, du reste, sur lesquels nous revenons dans notre description d’Ithaque pour les mieux éclaircir. Conséquemment dans ce vers,
« Car Zeus s’en fut hier vers l’Océan peur visiter les vertueux Éthiopiens (79), »
il nous faut généraliser le sens et entendre que l’Océan se déploie sur toute la longueur du climat méridional et l’Éthiopie pareillement, puisque, sur quelque point dudit climat que vous arrêtiez votre pensée, c’est toujours sur l’Océan et sur l’Éthiopie que vous tombez. C’est dans un sens général aussi que le poète a dit ailleurs,
« Mais il fut aperçu de Poséidon, qui revenant alors des rivages de l’Éthiopie, du haut des monts Solymes, le découvrit au loin (80), »
cette double expression
« des rivages de l’Éthiopie, du haut des monts Solymes »
étant l’équivalent de celle-ci « des régions du Midi » ; car ce n’est point des Solymes de Pisidie que le poète parle ici, mais d’un peuple imaginaire, avons-nous dit, portant le même nom, et qu’il suppose placé par rapport à l’esquif sur lequel erre son héros et par rapport aux peuples situés au sud de ce point (lesquels ne sauraient être que ses Éthiopiens) juste dans la même position où les Solymes de Pisidie se trouvaient être par rapport au Pont et à l’Éthiopie proprement dite, sise au-dessus de l’Égypte. Ce qu’Homère enfin dit des grues doit être pris également en thèse générale :
« Fuyant l’hiver et les pluies torrentielles, elles s’envolent en criant vers les rivages de l’Océan, et leurs cris annoncent
« à la nation des Pygmées et la guerre et le trépas (81). »
Osiris est né dans la corne hespérienne et a grandi dans la ville de Nyse en Ethiopie Hespérienne, culte des ancètres institué en l’honneur d’Hammona :
Denys de Millet par Diodore BH Livre III, Traduction française : FERD. HOEFER : Osiris est né à Dakar au Sénégal et a Grandit à Kano (Nyse dans la culture Nok) au Nigéria au bord du fleuve du Lac Tchad.
I. Nous n’ignorons pas que ceux qui écrivent l’histoire des temps fabuleux, sont exposés à omettre dans leur description beaucoup de faits ; car il est bien difficile de fouiller dans les ténèbres de l’antiquité. Les lecteurs ne font aucun cas de l’histoire qui ne peut être exactement fixée par la chronologie. De plus, la tâche de l’historien est rendue difficile par la variété et le grand nombre de demi-dieux, de héros, et d’hommes célèbres dont il a à parler. Mais ce qu’il y a de plus embarrassant, c’est que ceux qui ont écrit sur l’histoire la plus ancienne et la mythologie ne s’accordent pas entre eux. Aussi, par la suite, les principaux historiens n’ont-ils point touché au récit des mythes et ont essayé de raconter des faits plus récents. Ephore de Cumes (01), disciple d’Isocrate, ayant entrepris d’écrire une histoire universelle, passe sous silence tout ce qui tient à la mythologie ancienne, et il ne commence son ouvrage qu’au retour des Héraclides. De même aussi, Callisthène (02) et Théopompe, con- 260 temporains d’Euphore, ont passé sous silence les anciens mythes. Quant à nous, nous avons suivi une route contraire, et nous avons jugé convenable au plan de notre ouvrage de ne pas négliger l’histoire de l’antiquité. Car bien des choses mémorables ont été accomplies par les héros, par les demi-dieux et par beaucoup d’autres hommes de bien. En reconnaissance des bienfaits reçus d’eux, la postérité a honoré les uns par des sacrifices divins, et les autres par des sacrifices héroïques, et l’histoire leur doit à tous des louanges éternelles.
Nous avons rapporté dans les trois livres précédents les traditions mythologiques des autres nations, nous avons donné la topographie des pays habités par chaque peuple ; nous avons parlé des bêtes féroces, et d’autres animaux qui y naissent ; en un mot nous avons traité de toutes les choses remarquables et dignes de mémoire. Nous exposerons dans le présent livre ce que les Grecs racontent des temps primitifs ; nous y parlerons des demi-dieux et des plus célèbres héros, et en général de tous ceux qui se sont rendus fameux dans la guerre par leurs exploits, ou dans la paix par des inventions utiles et leur législation.
Nous commencerons par Bacchus, tant à cause de son origine antique, qu’à cause des immenses services qu’il a rendus au genre humain. Nous avons déjà dit dans les livres précédents que plusieurs nations barbares revendiquent la naissance de ce dieu. Les Egyptiens disent que le dieu qui porte chez eux le nom d’Osiris est le Bacchus des Grecs ; selon leur mythologie, ce dieu a parcouru toute la terre, et enseigné aux hommes à cultiver la vigne ; enfin, en reconnaissance de ce bienfait, il a, d’un commun accord, reçu l’immortalité. Les Indiens placent à leur tour chez eux le berceau de ce dieu ; ils racontent qu’il s’est livré à la culture de la vigne, et qu’il a enseigné aux hommes l’usage du vin. Comme nous avons déjà ailleurs fait connaître les opinions des Barbares, nous n’exposerons ici que les traditions des Grecs.
II. Cadmus, fils d’Agénor, fut envoyé, par le roi de Phénicie, 261 à la recherche d’Europe, avec défense de revenir en Phénicie sans ramener cette fille avec lui. Cadmus parcourut bien des pays sans la trouver, et ne pouvant la rencontrer nulle part il renonça à retourner dans sa patrie ; il arriva dans la Béotie, où il fonda Thèbes, selon l’ordre d’un oracle. Il y établit sa résidence et épousa Harmonia, fille de Vénus ; il en eut Sémélé, Ino, Autonoé, Agavé et Polydore. Sémélé, qui était très belle, fut aimée de Jupiter. Mais comme Jupiter ne la voyait qu’en secret, elle se crut méprisée ; et elle le pria de la visiter avec toute la pompe qui l’entoure, lorsqu’il s’approche de Junon. Jupiter s’avança donc armé du tonnerre et de la foudre ; Sémélé, qui était enceinte, ne put soutenir cet éclat : elle avorta et fut elle-même brûlée. Jupiter prit l’enfant et le remit à Mercure, avec ordre de le porter dans une grotte à Nyse, située entre la Phénicie et le Nil, et de le donner à nourrir aux Nymphes, qui devaient en prendre un soin extrême. Bacchus, ayant été élevé à Nyse, fut appelé Dionysus d’un nom composé de Dios (03) et de Nyse. Ainsi que le témoigne Homère, lorsqu’il dit dans ses hymnes : «Nyse, montagne élevée, toujours verdoyante, loin de la Phénicie et près des ondes de l’Egyptus (04).». Après avoir été ainsi élevé par les Nymphes, Bacchus découvrit le vin, et enseigna aux hommes la culture de la vigne. Il parcomrut presque toute la terre, répandit dans beaucoup de pays la civilisation, et recueillit partout de grands honneurs. Il inventa aussi une boisson préparée avec de l’orge, et que quelques-uns appellent zythus ; cette boisson est presque aussi bonne que le vin (05). Il en enseigna la préparation à ceux qui habitent les contrées impropres à la culture de la vigne. Il était accompagné d’une armée, composée non seulement d’hommes, mais aussi de femmes : elle lui servait à punir les méchants et les impies. Bienfaisant envers sa patrie, il rendit libres toutes les villes de 262 la Béotie, et il en fonda une qui fut appelée Eleuthera, nom qui rappelle sa constitution libérale.
III. Bacchus employa trois ans entiers à son expédition dans l’Inde ; il revint en Béotie, chargé de riches dépouilles. Monté sur un éléphant indien, il obtint le premier l’honneur du triomphe. Les Béotiens, les Thraces, et les autres Grecs ont institué en mémoire de cette expédition dans l’Inde les fêtes de Bacchus qu’on appelle triétérides (triennales) ; Bacchus passe alors pour un dieu qui se montre aux hommes. Dans beaucoup de villes grecques les femmes se rassemblent tous les trois ans pour célébrer les bacchanales ; il est alors de coutume que les filles portent des thyrses, et que saisies d’enthousiasme, elles chantent les louanges de Bacchus. Les femmes se réunissent par troupes pour lui offrir des sacrifices ; et supposant dans leurs hymnes la présence de ce dieu, elles imitent les Ménades qui l’avaient jadis accompagné. Bacchus châtia dans son expédition tous ceux qui passaient pour impies ; les plus fameux étaient Penthée et Lycurgue. Comme la découverte du vin est un grand bienfait pour les hommes, non seulement à cause du plaisir qu’il leur procure, mais aussi parce que l’usage du vin fortifie le corps, ou invoque le bon génie, lorsque, pendant les repas, on donne, à tous les convives, du vin pur. Mais lorsque après le repas on leur donne du vin mêlé d’eau, on invoque Jupiter Sauveur. Le vin pur rend l’homme furieux ; mais quand il est tempéré par la pluie de Jupiter, il ne leur procure que du plaisir, en corrigeant le principe maniaque et corrupteur. Bacchus et Cérès sont les deux divinités auxquelles les hommes rendent les plus grands honneurs, en souvenir des bienfaits qu’ils en ont reçus. Car l’un a inventé une boisson très agréable, et l’autre a gratifié les hommes du meilleur aliment sec.
IV. Selon quelques mythologues, il y a eu un autre Bacchus beaucoup plus ancien que celui-là. Il naquit de Jupiter et de Proserpine ; quelques-uns lui donnent le nom de Sabazius. On célèbre sa naissance ; mais on ne lui offre des sacrifices, et on ne lui rend les honneurs divins que la nuit et clandestinement, à cause 263 de la honte qui s’attache à ces assemblées. Il avait, dit-on, l’esprit très inventif ; il attela le premier des boeufs à la charrue pour ensemencer le sol. C’est pourquoi on le représente cornu. Bacchus, fils de Sémélé, naquit longtemps après celui-ci. Le fils de Sémélé était luxurieux, délicat de corps, et surpassait tous les autres hommes par sa beauté. Il était aussi fort adonné aux plaisirs vénériens, et se faisait suivre par un grand nombre de femmes armées de lances en forme de thyrses. Il fut accompagné dans ses courses par les Muses, filles instruites, et qui le divertissaient par leurs chants, par leurs danses, et d’autres amusements. Il avait aussi dans son armée Silène, son nourricier et son précepteur ; Silène avait beaucoup contribué à la gloire de son disciple. Dans les combats, Bacchus était couvert d’armes guerrières et de peaux de panthère. Mais en temps de paix, pendant les solennités publiques et les fêtes, il était vêtu d’étoffes fines, belles comme les fleurs (06). Son front était serré d’un bandeau, pour se garantir des maux de tête, causés par l’excès du vin : c’est pourquoi on l’a appelé Mithrophore. On dit que ce bandeau est l’origine du diadème des rois. Bacchus est aussi appelé Dimeter, parce que les deux Bacchus sont nés d’un seul père, et de deux mères. Le plus jeune a hérité des exploits de son aîné. De là vient que la postérité, ignorant la vérité, et trompée par la ressemblance du nom, a pensé qu’il n’y avait eu qu’un Bacchus. On donne à Bacchus une baguette comme attribut, par la raison que nous allons dire. Comme primitivement on n’avait pas encore songé à mélanger le vin avec de l’eau, on le buvait pur. Il arrivait donc souvent que dans les assemblées et les festins, les convives enivrés entraient en fureur, et se frappaient les uns les autres avec des bâtons. Les uns étaient blessés, et les autres mouraient de leurs blessures. Pour remédier à ces choses, Bacchus ne condamna pas les hommes 264 à s’abstenir entièrement du plaisir de boire du vin pur, mais il ordonna qu’au lieu de bâtons, ils se servissent de baguettes.
V. Les hommes ont donné à Bacchus plusieurs épithètes, rappelant différents événements. Ils l’ont appelé Bacchéus, à cause des Bacchantes qui l’accompagnaient ; Lénéus, parce qu’on écrase les raisins dans le pressoir (07) ; Bromius à cause du bruit qu’on entendit au moment de sa naissance. C’est pour une raison semblable qu’on l’a appelé aussi Pyrigène (09). Il fut nommé Thriambus, parce que, revenant de l’Inde chargé de riches dépouilles, ii obtint le premier, dans sa patrie, l’honneur du triomphe. On explique de la même façon les autres épithètes qu’on lui donne. Il serait trop long, et bois de notre sujet, de nous y arrêter davantage. On le représente dimorphe parce qu’il y a eu deux Bacchus ; l’ancien était barbu, car tous les anciens laissaient croître leur barbe ; le plus jeune était beau et voluptueux, comme nous l’avons déjà dit. Quelques-uns prétendent qu’on lui a attribué deux formes à cause du caractère différent des gens ivres, dont les uns sont furieux, les autres gais. Bacchus avait aussi avec lui les Satyres qui l’amusaient par les danses et par les jeux tragiques (09). Les Muses le délassaient par la variété de leurs connaissances, et l’égayaient par leurs divertissements. Les Satyres lui faisaient passer une vie heureuse. Enfin, Bacchus est regardé comme l’inventeur des représentations scéniques et des théâtres. Il établit même des écoles de musique. Il exempta de toute charge, ceux qui, dans ses expéditions militaires, s’étaient rendus habiles dans l’art musical. C’est pourquoi on a depuis lors fondé des sociétés de musiciens qui ont joui d’immunités. Ce que nous avons dit de Bacchus suffit dans l’ordre de notre plan.
VI. Nous allons maintenant joindre à l’histoire de Bacchus 265 celle de Priape. Selon les anciens mythologues, Priape est fils de Bacchus et de Vénus ; et ils expliquent cette naissance eu disant que le vin porte naturellement aux plaisirs de Vénus. Quelques-uns prétendent que les anciens mythologues désignaient par le nom de Priape les parties génitales de l’homme. Il y en a même qui disent qu’on a décerné à ces parties les honneurs divins, comme étant le principe de la génération et de la conservation perpétuelle du genre humain. Les mythologues égyptiens qui ont parlé de Priape, racontent que les Titans dressèrent des embûches à Osiris et le massacrèrent ; qu’après avoir divisé son corps en plusieurs parties égales, ils les emportèrent secrètement hors du palais ; que les seules parties génitales furent jetées dans le fleuve, parce que personne ne voulait les conserver. Isis ayant recherché les meurtriers de son mari, et fait périr les Titans, rassembla les autres parties du corps d’Osiris et leur donna une figure humaine ; puis elle confia aux prêtres le soin de les enterrer et leur commanda de vénérer Osiris comme un dieu. Mais ne pouvant retrouver les parties génitales, elle leur fit rendre les honneurs divins et en déposa l’image dans un temple. Voilà ce que les anciens Egyptiens racontent de Priape et des honneurs qu’on lui rend. Quelques-uns donnent à ce Dieu le nom d’Ithyphallus, et d’autres celui de Tychon. On lui offre des sacrifices non seulement dans les villes, mais encore dans les campagnes ; et on le regarde comme le gardien des fruits de la vigne et des jardins. Ceux qui par sortilège détruisent quelque bien, reçoivent de lui leur punition. On rend quelques honneurs à Priape non seulement dans les mystères de Bacchus, mais aussi dans presque tous les autres mystères, en le célébrant par le rire et le jeu. L’origine d’Hermaphrodite, fils de Mercure et de Vénus est, suivant les mythologues, analogue à celle de Priape. Ce Dieu fut appelé Hermaphrodite d’un nom composé de celui de son père et de celui de sa mère (10). Quelques-uns prétendent que ce Dieu se montre aux hommes à certaines époques ; que son corps est un mélange 266 d’homme et de femme ; en effet, il a toute la beauté et la mollesse du corps d’une femme, en même temps que son aspect a quelque chose de mâle et de rude. D’autres considèrent ces productions comme des monstruosités rares, et qui présagent tantôt des biens, tantôt des maux. Mais ces détails doivent suffire (11).…
LXI. Suivant le récit des mythologues, Saturne (Yahvéh), fière d’Atlas, se fit, au contraire, remarquer par son impiété et son avarice (Actes 17v18, Esaie 48v11). Il épousa sa soeur Rhéa, et en eut Jupiter (Zeus), surnommé par la suite l’Olympien. Il y a eu un autre Jupiter, frère d’Uranus et roi de Crète, mais il fut inférieur en gloire à celui qui naquit plus tard, car le dernier fut maître du monde entier. Jupiter, roi de Crète, eut dix enfants nommés Curètes ; il appela l’île de Crète Idéa, du nom de sa femme ; il y fut enterré, et on montre encore aujourd’hui le lieu de son tombeau. Cependant les Crétois racontent ces choses différemment ; nous y reviendrons en parlant de l’histoire de la Crète. Saturne régna sur la Sicile, la Libye, et même l’Italie ; en un mot, il étendit son empire sur tous les pays de l’Occident. Il construisit dans ces pays des forteresses confiées à des gardes, en même temps qu’il fortifia tons les points élevés. C’est pourquoi on appelle encore aujourd’hui Saturniens les lieux élevés qu’on voit en Sicile et dans les pays occidentaux. Jupiter (Zeus), fils de Saturne (Yahveh), mena une vie tout opposée à celle de son père ; il se montra doux et bienveillant envers les hommes. C’est pourquoi les peuples lui donnèrent le nom de Père (Patéra). Il succéda à l’empire, soit que Saturne le lui eût cédé volontairement, soit qu’il y eût été contraint par ses sujets, auxquels il était odieux. Jupiter vainquit son père, qui était venu l’attaquer avec les Titans, et demeura maître du trône. Il parcourut ensuite toute la terre pour répandre ses bienfaits sur la race des hommes. Doué d’une grande force ainsi que de beaucoup d’autres qualités, il devint bientôt le maître du monde entier. Il s’efforçait de rendre ses sujets heureux ; et il punissait sévèrement les impies et les méchants. Aussi, après sa mort, les hommes lui donnèrent le nom de Zeus, parce qu’il leur avait enseigné à bien vivre (83). Ils le placèrent par reconnaissance dans le ciel, et lui décernèrent le titre de dieu et de maître 243 éternel de tout l’univers. Telles sont en abrégé les traditions des Atlantes, relatives à l’origine des dieux.
LXII. Dans notre histoire des Egyptiens, nous avons rapporté les traditions de cette nation sur la naissance et les exploits de Bacchus ; nous croyons devoir placer ici ce que les Grecs racontent de ce dieu. Comme les anciens mythologues et les poètes diffèrent entre eux au sujet de Bacchus, et mêlent à leurs récits beaucoup de merveilleux, il est fort difficile de démêler la vérité de l’origine et des actions de Bacchus. Les uns ne reconnaissent qu’un seul Bacchus ; d’autres en admettent trois. Quelques-uns même soutiennent que ce Dieu n’a jamais apparu sous forme humaine, et que par le nom de Bacchus il faut entendre le vin. Nous rapporterons succinctement les différentes opinions émises à ce sujet. Ceux qui parlent de ce dieu en physiciens, et qui nomment Bacchus le fruit de la vigne, soutiennent que la terre, entre antres fruits, produisit d’elle-même primitivement la vigne, qui n’a point été découverte. Ils en donnent comme preuve, qu’on trouve encore aujourd’hui, dans beaucoup d’endroits, des vignes sauvages, portant des fruits semblables à ceux de la vigne cultivée. Ils ajoutent que Bacchus a été nommé Déméter par les anciens, comptant pour une première naissance le moment de la germination de la plante, et regardant comme une seconde naissance l’époque où la vigne perte des grappes ; de cette manière Bacchus aurait eu deux naissances, l’une en sortant du sein de la terre, l’autre en produisant le fruit de la vigne. Quelques mythologues lui attribuent encore une troisième naissance : ils racontent que Bacchus, né de Jupiter et de Cérès, fut déchiré par les enfants de la terre, qui le mirent en pièces et le firent bouillir ; mais que Cérès ramassa ses membres et lui rendit la vie. On donne une interprétation physique de ce mythe, en disant que Bacchus, fils de Jupiter et de Cérès, signifie que la vigne s’accroît, et que son fruit, qui fournit le vin, mûrit par le moyen de la terre (Cérès), et par la pluie (Jupiter). Bacchus, déchiré dans sa jeunesse par les enfants de la terre, signifierait la vendange que font les cultivateurs ; car les hommes 244 considèrent Cérès comme la terre. Les membres qu’on a fait bouillir indiqueraient l’usage assez général de faire cuire le vin pour le rendre meilleur et lui donner un fumet plus suave. Les membres déchirés par les enfants de la terre et remis dans leur premier état par les soins de Cérès, expriment qu’après qu’on a dépouillé la vigne de son fruit, et qu’on l’a taillée, la terre la met à même de germer de nouveau selon la saison de l’année. En général, les anciens poètes et les mythologues appellent la terre, en tant que mère, du nom de Cérès, (Déméter). Tout cela est conforme à ce qu’en disent les chants d’Orphée, et aux cérémonies introduites dans les mystères dont il n’est pas permis de parler à ceux qui n’y sont pas initiés. C’est aussi par des raisons physiques que d’autres expliquent comment Bacchus est fils de Sémélé ; car ils disent que la terre fut nommée par les anciens Thyoné ; qu’on lui avait donné le nom de Sémélé à cause de la vénération qu’on avait pour cette déesse, et Thyoné, à cause des sacrifices qu’on faisait en son honneur. Selon la tradition, Bacchus naquit deux fois de Jupiter, parce que le déluge de Deucalion ayant fait périr la vigne, celle-ci reparut bientôt après la pluie. Bacchus s’étant montré ainsi aux hommes une seconde fois, avait été, selon le mythe, gardé dans la cuisse de Jupiter. Telles sont les opinions de ceux qui n’entendent par Bacchus que l’usage et la découverte du vin.
LXIII. Les mythologues qui reconnaissent un Bacchus de forme humaine, lui attribuent d’un commun accord la découverte de la culture des vignes et de tout ce qui concerne la fabrication du vin. Mais ils ne s’accordent pas s’il y a eu plusieurs Bacchus ou s’il n’y en a eu qu’un seul. Les uns disent qu’il n’y a eu qu’un seul Bacchus qui enseigna aux hommes à faire du vin, et à recueillir les fruits des arbres ; qui fit une expédition dans toute la terre, et qui institua les mystères sacrés et les Bacchanales. Les autres, comme je l’ai déjà dit, prétendent qu’il y a eu trois Bacchus ayant vécu à des époques différentes, et ils attribuent à chacun d’eux des actions particulières. Ils assurent que le plus ancien était Indien de nation, que son pays produisant spontanément la vigne, il s’avisa le premier d’écraser des grappes de raisin et d’inventer ainsi l’usage du vin. Il eut également soin de cultiver les figuiers et d’autres arbres à fruit ; enfin il fut l’inventeur de tout ce qui concerne la récolte. C’est pourquoi il fut appelé Lénéus (84). On lui donne aussi le nom de Catapogon (85), parce que les Indiens ont la coutume de laisser croître leur barbe jusqu’à la fin de leur vie. Ce même Bacchus parcourut toute la terre à la tête d’une armée, et enseigna l’art de planter la vigne et de presser le raisin, ce qui lui fit donner le nom de Lénéus. Enfin, après avoir communiqué aux hommes plusieurs autres découvertes, il fut mis, après sa mort, au rang des immortels par ceux qu’il avait comblés de ses bienfaits. Les Indiens montrent encore aujourd’hui l’endroit de sa naissance, et ils ont plusieurs villes qui portent dans leur langue le nom de ce dieu. Il nous reste encore beaucoup d’autres monuments remarquables qui attestent que Bacchus est né chez les Indiens : nais il serait trop long de nous y arrêter.
LXIV. Selon ces mêmes mythologues, le second Bacchus naquit de Jupiter et de Proserpine ; quelques-uns disent de Cérès. Ce fut lui qui le premier attela des boeufs à la charrue ; car auparavant les hommes travaillaient la terre avec leurs mains. Il inventa plusieurs autres choses utiles à l’agriculture, et qui soulagèrent beaucoup les laboureurs de leurs fatigues. C’est pourquoi les hommes, n’oubliant point ces bienfaits, lui décernèrent les honneurs divins et lui offrirent des sacrifices. Les peintres ou les sculpteurs représentent ce Bacchus avec des cornes, tant pour le distinguer de l’autre que pour indiquer de quelle utilité a été aux hommes l’invention de faire servir le boeuf au labourage (86). Le troisième Bacchus naquit, selon la tradition, à Thèbes, en Béotie, de Jupiter et de Sémélé, fille de Cadmus. Epris de Sémélé, qui était très belle, Jupiter eut avec elle des rapports fréquents. Junon en devint jalouse, et, 246 voulant se venger de sa rivale, elle prit la figure d’une des confidentes de Sémélé et lui dressa un piège. Sous ce déguisement, elle lui persuada qu’il serait plus convenable, que Jupiter vînt la trouver avec la même pompe que lorsqu’il allait voir Junon. S’étant ainsi laissé séduire, Sémélé exigea de Jupiter les mêmes honneurs qu’il rendait à Junon. Jupiter se présenta donc armé de la foudre et du tonnerre ; Sémélé, qui ne put soutenir l’éclat de cette apparition, accoucha avant terme et mourut. Jupiter cacha aussitôt le foetus dans sa cuisse, et, lorsque ce foetus eut pris tout le développement d’un enfant à terme, il le porta à Nyse, en Arabie. Là, cet enfant fut élevé par les Nymphes, et appelé Dionysus (87), nom composé de celui de son père et de celui du lieu où il avait été nourri. Il était d’une beauté remarquable, et passa sa jeunesse parmi des femmes, en festins, en danses et en toutes sortes de réjouissances. Composant ensuite une armée avec ces femmes, auxquelles il donna des thyrses pour armes, il parcourut toute la terre. Il institua les mystères, et n’initia dans les cérémonies que des hommes pieux et d’une vie irréprochable. Il établit partout des fêtes publiques et des luttes musicales. Il apaisa les différends qui divisaient les nations et les villes, et substitua aux troubles et à la guerre l’ordre et une paix durable.
LXV. La renommée avant partout annoncé la présence du dieu, divulgué les bienfaits de la civilisation qu’il apportait, tout le monde courait au-devant de lui ; on le recevait partout avec de grandes marques de joie. Un petit nombre d’hommes le méprisaient par orgueil ou par impiété. Ils disaient que c’était par incontinence qu’il menait les Bacchantes avec lui, et qu’il n’avait inventé les mystères et les initiations que pour corrompre les femmes d’autrui. Mais Bacchus s’en vengea immédiatement ; car quelquefois il se servait de son pouvoir surnaturel pour rendre ces impies tantôt insensés, tantôt pour les faire déchirer par les mains des femmes qui le suivaient. Quelquefois il usait d’un stratagème pour se défaire de ses ennemis : au lieu de thyrses, il donna à ses Bacchantes des lances dont la pointe acérée 247 était cachée sous les feuilles de lierre. Les rois, ignorant ce stratagème, méprisaient ces troupes de femmes, et, n’étant protégés par aucune arme défensive, ils étaient blessés contre leur attente. Les plus célèbres de ceux qui furent ainsi punis, sont : Penthée, chez les Grecs, Myrrhanus, roi chez les Indiens, et Lycurgue, chez les Thraces. Au sujet de celui-ci, la tradition rapporte que Bacchus, voulant conduire son armée d’Asie en Europe, contracta une alliance avec Lycurgue, roi de la Thrace sur l’Hellespont. Il avait déjà fait entrer l’avant-garde des Bacchantes dans ce pays allié, lorsque Lycurgue commanda à ses soldats de faire une attaque nocturne, et de tuer Bacchus et toutes les Ménades. Averti de cette trahison par un Thrace appelé Tharops, Bacchus fut terrifié, parce que son armée était encore sur l’autre rive, et qu’il n’avait passé la mer qu’accompagné d’un très petit nombre d’amis. C’est pourquoi il repassa secrètement la mer pour aller rejoindre ses troupes. Lycurgue attaqua les Ménades dans un lieu appelé Nysium, et les tua toutes. Mais Bacchus, franchissant l’Hellespont avec son armée, défit les Thraces en bataille rangée, et fit prisonnier Lycurgue, auquel il fit crever les yeux ; et, après lui avoir fait subir toutes sortes de tourments, il le fit enfin mettre en croix. Ensuite, pour témoigner à Tharops sa reconnaissance, il lui donna le royaume des Thraces, et lui enseigna les mystères Orgiaques. Oeagre, fils de Tharops, succéda à son père, et apprit de lui les mystères, auxquels il initia plus lard son fils Orphée. Surpassant tous ses contemporains par son génie et son instruction, Orphée changea plusieurs choses dans les Orgies. C’est pourquoi on appelle Orphiques les mystères de Bacchus. Quelques poètes, au nombre desquels est Antimaque (88), disent que Lycurgue était roi, non de la Thrace, mais de l’Arabie ; et que ce fut à Nyse, en Arabie, qu’il avait attaqué Bacchus et les Bacchantes. Châtiant ainsi les impies et accueillant avec douceur les autres hommes, Bacchus revint des Indes à Thèbes, où il fit son entrée sur un éléphant. Il employa en tout trois ans à cette expédition ; c’est pourquoi les Grecs appellent 248 Triétérides les fêtes Dionysiaques. Les mythologues prétendent encore que Bacchus, chargé des dépouilles qu’il avait recueillies dans une si grande expédition, conduisit le premier triomphe en revenant dans sa patrie. …
LXVI. Telles sont les origines de Bacchus sur lesquelles on est le plus d’accord chez les anciens. Mais beaucoup de villes grecques se disputent l’honneur d’avoir donné le jour à Bacchus. Les Eliens, les Naxiens, les habitants d’Eleuthère, les Teïens, et beaucoup d’autres encore essaient de prouver que Bacchus est né chez eux. Les Teïens donnent pour preuve une source qui, à des époques fixes, laisse couler naturellement un vin d’un parfum exquis. Les uns allèguent que leur pays est consacré à Bacchus ; d’autres appuient leur prétention sur les temples, et les enceintes sacrées, qui sont de temps immémorial dédiées à ce dieu. En général, comme Bacchus a laissé, en beaucoup d’endroits de la terre, des marques de sa présence bienfaisante, il n’est pas étonnant que tant de villes et de contrées le réclament. Le poète confirme notre récit, lorsque, dans ses hymnes, il parle ainsi des villes qui se disputent la naissance de Bacchus ; et en même temps, il le fait naître à Nyse, en Arabie : «Les Dracaniens, les habitants d’Icare exposés aux tempêtes, les Naxiens, la race divine des Iraphiotes, ceux qui habitent les rives de l’Alphée aux tournants profonds, les Thébains, réclament, ô Seigneur, ta naissance. Ils se trompent. Tu naquis du père des dieux et des hommes, loin des mortels et à l’insu de Junon aux bras blancs. [Tu reçus le jour] à Nyse, sur une montagne élevée, couverte de bois fleuri, loin de la Phénicie, et près des ondes de l’Egyptus (89)». Je n’ignore pas que les Libyens, qui habitent les bords de l’Océan, revendiquent aussi la naissance de Bacchus. Ils prétendent que la plupart des choses que les mythes racontent de ce dieu, se sont passées dans leur pays ; ils ont même une ville appelée Nyse, et citent beaucoup d’autres vestiges qui, à ce qu’on dit, s’y voient encore aujourd’hui. De plus, ils s’appuient sur ce 249 que beaucoup d’anciens mythologues et poètes de la Grèce, et même quelques écrivains plus récents, ont adopté cette opinion. Aussi, pour ne rien omettre relativement à l’histoire de Bacchus, rapporterons-nous succinctement les traditions des Libyens, conformes à celles que racontent les historiens grecs, et surtout Dionysius (90), qui a mis en ordre les anciens mythes. Cet auteur a rassemblé tout ce qui concerne Bacchus, les Amazones, les Argonautes, la guerre de Troie et plusieurs autres choses ; il y a joint les chants des anciens mythologues ou poètes.
LXVII. Conformément au récit de Dionysius (Denys de Millet V av EC), Linus inventa le premier, chez les Grecs, le rythme et la mélodie ; de plus, après que Cadmus eut apporté de la Phénicie les lettres, Linus les appliqua le premier à la langue grecque, donna à chacune son nom, et fixa leur forme. Ses lettres furent appelées, d’une dénomination générale, phéniciennes, parce qu’elles avaient été apportées de la Phénicie en Grèce ; elles portaient plus particulièrement le nom de pélasgiennes, parce que les Pélasgiens se sont les premiers servis de ces caractères transportés (91). Linus, admiré pour sa poésie et son chant (92), eut un grand nombre de disciples, dont trois très célèbres, Hercule, Thamyris et Orphée. D’une intelligence lente, Hercule ne fit point de progrès dans l’art de jouer de la lyre, qu’il apprenait ; son maître s’avisa alors de le frapper. Hercule, transporté de colère, tua Linus d’un coup de sa lyre. Thamyris avait des dispositions plus heureuses. Il se livra à la musique ; mais la perfection où il parvint lui inspira la prétention de mieux chanter que les Muses. Ces déesses, irritées, le privèrent de son talent pour la musique, et lui ôtèrent la vue, ainsi qu’Homère le témoigne, lorsqu’il dit : 250 «C’est ici que les Muses, irritées, firent taire le chant de Thamyris le Thrace (93)». Il dit encore : «Les déesses, irritées, l’aveuglèrent. Elles le privèrent de sa voix et lui firent perdre la mémoire du jeu de la lyre». Quant à Orphée, troisième disciple de Linus, nous en parlerons en détail, en racontant les aventures de sa vie. On rapporte que Linus (94) écrivit en lettres pélasgiennes l’histoire du premier Bacchus, et plusieurs autres mythes, qu’il a laissés dans ses commentaires. Orphée et Pronapidès (95) maître d’Homère, doués l’un et l’autre de grands talents pour la composition du chant, se sont également servis des lettres pélasgiennes. Enfin Thymoetès, fils de Thymoetès, descendant de Laomédon, qui vivait du temps d’Orphée, parcourut une grande partie du monde, et arriva vers les côtes occidentales (espéran ἑσπέραν) de la Libye (Afrique de l’Ouest) ; il y vit la ville de Nyse, où, selon la tradition des habitants, fut élevé Bacchus. Les Nyséens lui apprirent en détail l’histoire de ce dieu. Thymoetès composa ensuite un poème surnommé Phrygien, écrit en langue et en caractères antiques.
LXVIII. Histoire Africaine d’osiris
Selon le récit de cet écrivain, Ammon, roi de la partie Libyenne du haut (toú mérous tís Livýis Ouranoú, Carte d’Afrique avec Sud en Haut), épousa Rhéa, soeur de Saturne et des autres Titans. En visitant son royaume, Ammon trouva, près des monts Cérauniens, une fille singulièrement belle, qui s’appelait Amalthée. Il en devint amoureux, et en eut un enfant d’une beauté et d’une force admirables. Il donna à Amalthée la souveraineté de la contrée voisine, dont la configuration rappelle la corne d’un boeuf, et qu’on appelait la corne d’Hespérus (96) (la région de Dakar au Sénégal). Cette contrée, en raison de la fertilité de son sol, produit non seulement beaucoup de vignes, mais encore toutes sortes d’arbres fruitiers. Amalthée prit donc le gouvernement de cette 251 contrée, à laquelle elle laissa le nom de corne d’Amalthée, et on a depuis lors appelé Amalthées tous les pays fertiles. Craignant la jalousie de Rhéa, Ammon cacha avec soin cet enfant, et le fit transporter secrètement dans la ville de Nyse (La ville de Kano), qui était fort éloignée de là. Cette ville est située dans une île environnée par le fleuve Triton (bassin du Lac Tchad); elle est très escarpée, et l’on ne peut y entrer que par un passage étroit qu’on nomme les portes Nyséennes. L’île est formée d’une terre très fertile, garnie de prairies charmantes, de jardins cultivés, et arrosée de sources abondantes ; elle est couverte d’arbres fruitiers de toute espèce, et de vignes sauvages, la plupart sous forme d’arbrisseaux. Toute cette région est bien exposée aux vents et extrêmement saine ; aussi ceux qui l’habitent vivent-ils beaucoup plus longtemps que leurs voisins. L’entrée de cette île se présente d’abord sous la forme d’une vallée, ombragée d’arbres élevés et touffus, qui laissent à peine y pénétrer un faible rayon du soleil.
LXIX. Partout les bords des chemins sont arrosés par de sources d’une eau excellente et qui invite les passants à s’y reposer. En avançant, on rencontre une grotte arrondie d’une grandeur et d’une beauté extraordinaires. Cette grotte est surmontée d’un rocher escarpé d’une hauteur prodigieuse, et dont les pierres brillent des couleurs les plus éclatantes, semblables à la pourpre marine, à l’azur et autres nuances resplendissantes ; enfin ou ne pourrait imaginer aucune couleur qui ne se trouvât pas là. A l’entrée de cette grotte, il y a des arbres énormes dont les uns portent des fruits ; les autres, toujours verts, semblent n’avoir été produits par la nature que pour réjouir la vue. Là nichent des oiseaux de toute espèce, remarquables par la beauté de leur plumage et par la douceur de leur chant ; aussi ce lieu est-il fait non seulement pour les jouissances de la vue, mais encore pour celles de l’oreille, ravie par les sons des chanteurs naturels qui surpassent la mélodie même des artistes. Derrière l’entrée, la grotte est entièrement découverte et reçoit les rayons du soleil. Il y croît des plantes de toute espèce, mais surtout la casie et d’autres végétaux dont l’odeur se conserve pendant 252 des années. On voit aussi dans cette grotte plusieurs lits de Nymphes, formés de toutes sortes de fleurs, oeuvre non pas de l’homme, mais de la nature. Tout à l’entour, on n’aperçoit point de fleurs flétries ni de feuilles tombées. C’est pourquoi, outre le plaisir que procure la vue, on a encore celui de l’odorat.
LXX. Ce fut dans cette grotte qu’Ammon déposa son Fils, et qu’il le donna à nourrir à Nysa, fille d’Aristée (97). Il désigna, pour surveiller l’éducation de cet enfant, Aristée, homme remarquable par son esprit, par sa sagesse, et par son instruction variée. Afin de le garantir contre les embûches de Rhéa, sa marâtre, Ammon en confia la garde à Minerve (Athéna), qui venait de naître de la Terre, sur les rives du fleuve Triton, d’où elle fut surnommée Tritonis. Selon le récit des mythologues, cette déesse fit voeu de garder une virginité perpétuelle, et à tant de sagesse, elle joignit un esprit si pénétrant, qu’elle inventa un grand nombre d’arts. Robuste et très courageuse, elle s’adonna aussi au métier des armes, et elle fit beaucoup d’exploits mémorables. Elle tua l’Aegide, monstre terrible et tout à fait indomptable ; il était né de la Terre et vomissait de sa gueule une masse de flammes. Ce monstre parut d’abord dans la Phrygie, et brûla toute la contrée qui, encore aujourd’hui, s’appelle la Phrygie brûlée. Il infesta ensuite le mont Taurus, et incendia toutes les forêts jusqu’à l’Inde. Après cela, retournant vers la mer, il entra dans la Phénicie, et mit en feu les forêts du Liban. Ayant ensuite traversé l’Egypte et parcouru les régions occidentales (espéran ἑσπέραν) de la Libye, il tomba, comme la foudre, sur les forêts des monts Cérauniens. Il mettait en feu toute la contrée, faisant périr les habitants, ou les forçant à s’expatrier, lorsque parut Minerve qui, surpassant les hommes en prudence et en courage, tua ce monstre. Depuis lors elle porta toujours la peau de l’Aegide sur sa poitrine, soit comme une arme défensive, soit comme un souvenir de sa valeur et de sa juste renommée (98). La Terre, mère de ce 253 monstre, en fut irritée : elle enfanta les géants qui furent plus tard vaincus par Jupiter (Zeus) avec le secours de Minerve (Athéna), de Bacchus (Dyonisos) et des autres dieux. Ainsi donc, Bacchus ayant été nourri à Nyse et instruit dans les plus belles sciences, était non seulement d’une force et d’une beauté remarquables, mais il aimait les arts et inventa plusieurs choses utiles. Etant encore enfant, il découvrit la nature et l’usage du vin, en écrasant des raisins de vignes sauvages. Il trouva aussi qu’on pouvait faire sécher les fruits mûrs, et les conserver utilement. Il inventa ensuite la culture la plus convenable à chaque plante. Il résolut de faire part aux hommes de ces découvertes, espérant qu’ils lui accorderaient, en mémoire de ces grands bienfaits, les honneurs divins.
LXXI. La renommée de Bacchus s’étant ainsi répandue, Rhéa, irritée contre Ammon, résolut de s’emparer de Bacchus. Mais, ne réussissant pas dans son entreprise, elle quitta Ammon, et, retournant auprès des Titans, ses frères, elle épousa son frère Saturne (Yahvéh Sabaoth). Celui-ci, à l’instigation de Rhéa, marcha contre Ammon et le défit en bataille rangée. Pressé par la famine, Ammon se réfugia en Crète. Là il épousa Créta, l’une des filles des Curètes, alors régnant, et il fut reconnu roi de cette île, qui, nommée auparavant Idéa, reçut le nom de Crète, du nom de la femme du roi. Saturne s’empara des pays d’Ammon, y régna avec cruauté, et marcha à la tête d’une nombreuse armée contre Nyse et Bacchus. Mais Bacchus, instruit de la défaite de son père, et de la marche des Titans, leva des troupes dans Nyse. Au nombre de ces guerriers étaient deux cents jeunes gens, tous élevés avec lui, d’une bravoure et d’un attachement à toute épreuve ; il fit venir des contrées voisines les Libyens et les Amazones qui, comme nous l’avons dit, célèbres par leur courage, avaient les premières entrepris une expédition lointaine, et soumis par leurs armes une grande partie de la terre. Ce fut à l’instigation de Minerve, animée des mêmes goûts guerriers, que les Amazones devinrent les auxiliaires de Bacchus. Comme ces femmes, elle s’était vouée au métier des armes et à la virginité. L’armée se partagea en deux corps ; Bacchus commanda les hommes, et Minerve les femmes ; ils attaquèrent ainsi la troupe des Titans. Le combat fut sanglant, et il tomba beaucoup de monde de part et d’autre ; enfin Saturne fut blessé, et Bacchus remporta la victoire. Les Titans s’enfuirent dans les pays jadis occupés par Ammon ; Bacchus revint à Nyse avec un grand nombre de prisonniers. Là, entourant les captifs avec toute son armée sous les armes, il reprocha aux Titans leur conduite, et leur fit croire qu’il allait les faire périr ; mais il leur fit grâce, et les laissa libres de partir ou de l’accompagner à la guerre. Ils devinrent tous ses compagnons d’armes ; et en reconnaissance de leur salut inespéré, ils l’adorèrent comme un dieu. Bacchus, appelant les prisonniers l’un après l’autre, et leur offrant une coupe de vin pour faire une libation, leur fit jurer de servir fidèlement, et de combattre courageusement pour lui jusqu’à la fin de leur vie. Ces soldats ainsi engagés furent nommés Hypospondes ; de là on appela plus tard, en mémoire de ce fait, Spondes, les trèves conclues avec l’ennemi.
LXXII. Au moment où Bacchus allait marcher contre Saturne, et faire sortir ses troupes de Nyse, Aristée, son précepteur, lui offrit un sacrifice, et fut ainsi le premier homme qui rendit à Bacchus des honneurs divins. Les plus distingués des Nyséens prirent part à cette expédition. On les appelait Silènes, du nom de Silénus, premier roi de Nyse, et dont l’origine antique est inconnue. Ce Silénus avait une queue au bas du dos, et ses descendants, participant de la même nature, portaient tous ce signe distinctif. Bacchus se mit en route à la tête de son armée, et après avoir traversé beaucoup de pays privés d’eau, et d’autres qui étaient déserts et incultes, il s’établit devant la ville libyenne Zabirna. Là, il tua un monstre, né de la Terre ; ce monstre s’appelait Campé, et avait dévoré beaucoup d’habitants. Cet exploit lui acquit une grande réputation auprès des 255 indigènes. Pour y perpétuer sa mémoire, il fit élever, sur le corps de ce monstre, un tertre énorme, monument qui a subsisté jusqu’à des temps assez récents. Bacchus se porta ensuite à la rencontre des Titans. Dans sa marche, il maintint parmi les troupes une discipline sévère, et se montra doux et humain envers les habitants. Enfin il déclara qu’il n’avait entrepris cette expédition que pour châtier les impies (Yahveh Saturne avec Jésus Actes 17v18 sont des démons ou titans étrangers) et répandre ses bienfaits sur le genre humain. Les Libyens, admirant la discipline de ses troupes et sa magnanimité, fournirent abondamment des vivres aux soldats et les suivirent avec joie. Lorsque l’armée de Bacchus (Osiris) se fut approchée de la ville des Ammoniens, Saturne (Yahvéh) lui livra bataille en dehors des murs ; ayant été vaincu, il fit, pendant la nuit, incendier la ville, afin de détruire le palais paternel de Bacchus. Emmenant avec lui Rhéa, sa femme, et quelques-uns de ses amis, il abandonna la ville clandestinement. Cependant Bacchus eut une conduite toute différente ; car, ayant fait prisonniers Saturne (Yahvéh) et Rhéa (Ashéra), non seulement il leur pardonna, en considération des liens de parenté, mais il les pria même de le regarder à l’avenir comme leur fils, et de le laisser vivre avec eux, en les honorant. Rhéa l’aima toute sa vie comme un fils ; mais Saturne ne lui fut jamais sincèrement attaché. A cette même époque, Saturne eut un fils appelé Jupiter, que Bacchus honorait beaucoup, et qui devint, par la suite, roi du monde.
LXXIII. Avant le combat, les Libyens avaient raconté à Bacchus qu’à l’époque où Ammon fut chassé de son royaume, il avait été prédit aux habitants du pays, que, dans un temps déterminé, viendrait son fils, pour prendre possession du trône de son père, et que, maître de toute la terre, il serait considéré connue un dieu. Bacchus ajouta foi à cette prédiction, et institua un oracle en honneur de son père, fonda une ville, lui décerna les hoimeurs divins et établit des prêtres pour l’oracle qu’il avait institué. Ammon y est représenté avec une tête de bélier, insigne que ce roi portait sur son casque, dans la guerre. Quelques mythologues prétendent qu’il avait naturellement une véritable 256 corne sur chaque côté des tempes, et que son fils Bacchus avait le même aspect. C’est ce qui accrédita la tradition que Bacchus était né cornu. Après la fondation de la ville et l’établissement de l’oracle d’Ammon, Bacchus fut, dit-on, le premier qui consulta l’oracle de son père ; et il obtint pour réponse qu’il acquerrait l’immortalité par ses bienfaits envers les hommes. C’est pourquoi, rempli d’espérance, il envahit d’abord avec son armée l’Egypte, et y établit pour roi Jupiter, fils de Saturne et de Rhéa. Comme celui-ci était encore fort jeune, il lui donna Olympus pour gouverneur. Nommé ainsi dans la vertu, par les préceptes de son maître, Jupiter fut surnommé Olympien. Bacchus enseigna aux Egyptiens la culture et l’usage de la vigne, la conservation du vin, du fruit des arbres, et d’autres produits. Sa réputation s’étant répandue partout, personne n’osa lui résister ; tous les hommes se soumirent volontairement, et vénérèrent Bacchus comme un dieu par des louanges et des sacrifices. Bacchus parcourut ainsi toute la terre, plantant la vigne, et comblant les nations de ses bienfaits, dont le souvenir est éternel. Aussi ces hommes, qui n’accordent pas également les mêmes honneurs aux autres divinités, sont presque tous unanimes sur le culte de Bacchus. Car ce dieu a répandu ses biens sur les Grecs aussi bien que sur les Barbares. Et il a même appris à ceux qui habitent des contrées sauvages et peu propres à la culture de la vigne, à composer, avec de l’orge, une boisson qui, pour le goût, ne le cède guère au vin. On raconte que Bacchus, revenant de l’Inde, descendit vers la côte de la Méditerranée, et fut obligé de combattre les Titans, dont les troupes réunies avaient pénétré dans l’île de Crète pour attaquer Ammon. Jupiter envoya des soldats égyptiens au secours d’Ammon, et la guerre s’allumant dans cette île, Bacchus, Minerve, et quelques autres dieux, y accoururent. Il se livra une grande bataille ; Bacchus resta vainqueur, et tous les Titans furent tués. Après cela, Ammon et Bacchus échangèrent le séjour terrestre contre la demeure des immortels. Jupiter régna, selon la tradition, sur tout l’univers ; car, après le châtiment 257 des Titans, personne ne fut assez sacrilège pour lui disputer l’empire.
LXXIV. Telle est, d’après la tradition des Libyens (négro-africaine), l’histoire du premier Bacchus, fils d’Ammon et d’Amalthée. Quant au second, qui était fils de Ioús fille d’Inachus, il fut roi d’Egypte, et enseigna les mystères sacrés. Enfin, le troisième, né de Jupiter et de Sémélé, fut, chez les Grecs, l’émule des deux précédents, imitant les deux premiers, il parcourut tonte la terre à la tête d’une armée ; il éleva plusieurs colonnes pour marquer les termes de son expédition ; il répandit la culture de la terre ; il menait avec lui des femmes armées, comme l’ancien Bacchus avait à sa suite les Amazones. Il s’occupa beaucoup des Orgies, perfectionna quelques cérémonies, et en inventa de nouvelles. Ce dernier Bacchus recueillit ainsi la gloire des deux premiers, que la longueur du temps avait presque effacés de la mémoire des hommes. La même chose est arrivée non seulement à Bacchus, mais encore à Hercule. En effet, il y a eu plusieurs héros de ce nom. Hercule, le plus ancien, est, selon la tradition, d’origine égyptienne ; après avoir subjugué une grande partie de la terre, il éleva une colonne sur la côte de la Libye. Le second, originaire de la Crète, l’un des Dactyles idéens, se livra à la magie et à l’art de la guerre, et institua les jeux olympiques. Enfin, le dernier Hercule (idéen phrygien de pont en Bytinie : ville nommée de son nom Héraclès), né de Jupiter (frère d’Uranus) et d’Alcmène (beau-fils d’Abraham et d’Apher), peu de temps avant la guerre de Troie, parcourut, obéissant aux ordres d’Eurysthée, une grande partie de la terre. Après avoir heureusement achevé ses travaux, il érigea en Europe la colonne qui porte son nom. A cause de la ressemblance de nom et de moeurs, on attribua à ce dernier les actions des deux Hercule plus anciens ; confondant les temps, de trois, on n’en fit qu’un. Parmi les diverses preuves qu’on allègue pour démontrer qu’il y a eu plusieurs Bacchus, il y en a une qu’on tire de la guerre des Titans. Tout le monde est d’accord que Bacchus fut l’auxiliaire de Jupiter, dans la guerre contre les Titans. Or, il est absurde de placer la race des Titans dans le temps où vivait Sémélé, et de faire Cadmus, fils d’Agénor, plus ancien que 258 les dieux de l’Olympe. Telles sont les traditions mythologiques des Libyens au sujet de Bacchus. Nous terminons ici le troisième livre, d’après le plan que nous nous étions tracé au commencement.
Pseudo-Scylax : La Libye, Les éthiopiens cultivent le vin, la Libye est une presqu’ile
Tous les comptoirs qui sont dans ces parages, appartiennent aux Phéniciens. Lorsqu’ils arrivent dans l’île de Cerné, ils amarrent leurs bâtiments, tendent leurs tentes et, à l’aide de petits vaisseaux plats, ils transportent leurs marchandises sur le continent. Ceux avec lesquels ils trafiquent, sont les Ethiopiens. Ils leur vendent des peaux de cerfs et de lions, et des pierres précieuses, des peaux et des dents d’éléphants, et des troupeaux de bêtes domestiques. Les plus riches ameublements de ces Ethiopiens consistent dans des vases ciselés et dans des bouteilles d’ivoire: Les femmes ont pour ornement des bracelets d’ivoire. Ils emploient aussi cette parure pour décorer leurs cheveux Ces peuples sont, de tous ceux que nous connaissions, les plus grands; car ils ont plus de quatre coudées de haut : quelques uns même ont jusqu’à cinq coudées. Ils portent la barbe et les cheveux longs; ce sont les plus beaux hommes de la terre. Celui qui, parmi eux, a la plus belle taille devient leur chef. Ils sont excellents cavaliers, et archers très adroits. Ils décochent leurs flèches, durcies au feu, avec une dextérité merveilleuse Les négociants Phéniciens portent aussi à ces peuples de l’onguent d’Egypte, des béliers châtrés, des tuiles attiques et des vases. C’est pendant les fêtes de la nation que se fait ce commerce de la vaisselle. Les Ethiopiens sont carnivores et emploient le lait pour leur boisson; cependant ils ont l’usage du vin qu’ils tirent en abondance des vignes qu’ils cultivent. Ils ont une grande ville où les Phéniciens vont porter leurs marchandises. Quelques-uns prétendent que les Ethiopiens habitent un vaste territoire qui confine par l’intérieur des terres à l’Egypte, et de l’autre à la mer. Ils assurent que la Libye n’est autre chose qu’une presqu’île.
Les égyptiens sont une des colonies des éthiopiens hespériens
—Herodote livre ii. Euterpe xxix … vous naviguez douze jours ; puis vous arrivez à une grande ville appelée Méroé. On dit qu’elle est la capitale du reste des Éthiopiens. Zeus (Amon-Rè) et Bacchus (Osiris) sont les seuls dieux qu’adorent ses habitants ; les cérémonies de leur culte sont magnifiques : ils ont aussi parmi eux un oracle de Zeus (Amon), sur les réponses duquel ils portent la guerre partout où ce Dieu le commande et quand il l’ordonne.
—Herodote livre ii. Euterpe xxix
Diodore vers l’an 50 av EC : « II On remarque que les Éthiopiens (les africains notamment les soudanais) ont recueilli, de la part des dieux, la récompense de leur piété, en n’ayant jamais essuyé le joug d’aucun despote étranger. En effet, de tout temps ils ont conservé leur liberté ; et, grâce à leur union, ils n’ont jamais été soumis par les souverains qui ont marché contre eux, et dont aucun n’a réussi dans son entreprise.
III. Cambyse, qui avait tenté une expédition en Éthiopie, y perdit toute son armée, et courut lui-même les plus grands dangers. Sémiramis, si renommée par la grandeur de ses entreprises et de ses exploits, à peine s’était-elle avancée dans l’Éthiopie qu’elle abandonna aussitôt le projet de faire la guerre aux habitants de ce pays. Hercule et Bacchus, en parcourant toute la terre, ont épargné les seuls Éthiopiens, habitant au-dessus de l’Égypte, par égard à la piété de cette nation, en même temps qu’à cause de la difficulté de l’entreprise. Les Éthiopiens disent que les Égyptiens descendent d’une de leurs colonies, qui fut conduite en 181 Égypte par Osiris ; et ils ajoutent que ce pays n’était, au commencement du monde, qu’une mer ; mais qu’ensuite le Nil, charriant dans ses crues le limon emporté de l’Éthiopie, a peu à peu formé des atterrissements. S’appuyant sur ce qui se passe aux embouchures du Nil, ils démontrent clairement que toute l’Égypte est l’ouvrage de ce fleuve : tous les ans le terrain est exhaussé par l’apport du limon, et le sol s’agrandit aux dépens de la mer (03). Ils disent, en outre, que la plupart des coutumes égyptiennes sont d’origine éthiopienne, en tant que les colonies conservent les traditions de la métropole ; que le respect pour les rois, considérés comme des dieux, le rite des funérailles et beaucoup d’autres usages, sont des institutions éthiopiennes ; enfin, que les types de la sculpture et les caractères de l’écriture sont également empruntés aux Éthiopiens. Les Égyptiens ont en effet deux sortes d’écritures particulières, l’une, appelée vulgaire, qui est apprise par tout le monde ; l’autre, appelée sacrée, connue des prêtres seuls, et qui leur est enseignée de père en fils, parmi les choses secrètes. Or, les Éthiopiens font indifféremment usage de l’une et de l’autre écriture. L’ordre des prêtres est, chez les deux nations, établi sur les mêmes bases. Ceux qui sont voués au culte des dieux font les mêmes purifications ; ils se rasent et sont vêtus de la même façon, et ils portent tous un sceptre en forme de charrue. Les rois des deux nations portent aussi un sceptre semblable ; ils ont de plus sur la tête un bonnet long, ombiliqué au sommet (04), et entouré de ces serpents que l’on nomme aspics. Cet ornement semble indiquer que quiconque ose commettre un attentat contre le roi est condamné à des morsures mortelles. Les Éthiopiens allèguent encore beaucoup d’autres preuves de leur antiquité et de leur colonie égyptienne ; mais nous pouvons nous dispenser de les rapporter. 182 IV. Afin de ne rien omettre de ce qui peut intéresser l’histoire ancienne, disons maintenant un mot des caractères éthiopiens, appelés hiéroglyphiques par les Égyptiens. Ces caractères ressemblent les uns à diverses espèces d’animaux, les autres aux membres du corps humain, d’autres enfin, à des instruments mécaniques. »
— Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, III,
« […] À côté est une autre île, dite de Tadu (i.e. île de Méroé, ou Butana), qu’on rencontre en entrant par le bras droit du Nil, et qui fait un port ; la ville a peu d’édifices ; le pays est gouverné par une femme, la reine Candace, nom qui, depuis grand nombre d’années, passe de reine en reine. Amon a ici aussi un temple révéré, et l’on trouve des chapelles dans toute la contrée ; au reste, au temps de la puissance des Éthiopiens, cette île jouissait d’un grand renom »
—Pline, Histoire Naturelle volume 1, Livre VI-XXXV
Pline, Histoire Naturelle
« Le continent entier a été appelé Æthérie, puis Atlantie, puis Éthiopie, d’Éthiops fils de Vulcain. »
Pline, Histoire Naturelle volume 1, Livre VI-XXXV
«avant d’avoir revu les bords du fleuve Aegyptus, de ce fleuve tombé du sein de Zeus (Amon)» (Od. IV, 581),
fait bien réellement naître le Nil des eaux du ciel».Strabon Livre XVII v 5
Une stèle de la 26e dynastie a également été récupérée sur le site antique de Dafnah (Daphnae) près du delta égyptien, qui contient une inscription indiquant que « lorsque la pluie tombe sur la montagne de Pount, le Nil est inondé ». C’est une claire allusion aux hautes terres d’Ouganda et de la région du Lac Tanganika, où prend sa source le Nil.
Le Texte d’Edfou, trouvé dans le Temple d’Horus à Edfou, et le Papyrus de Hunefer racontent l’histoire d’un « peuple des collines » qui devint les premiers colons de cette région. « Nous sommes venus du début du Nil où le dieu Hapi habite au pied des Montagnes de la Lune. » Les montagnes de la Lune sont probablement celles qui contiennent le lac Tanganika dans la région des grands lacs, à l’origine du Nil.
Un autre texte égyptien dit « les montagnes de Punt le révèlent, lui le Dieu qui est caché ».
« Tergedum, 106,000: Mile Gagaudes est au milieu de ces parages. A partir de là, l’expédition vit des perroquets; à partir d’une autre île, nommée Artigula, le sphingie (sorte de singe) (vill, 30); à partir de Tergedum, des cynocéphales (VIII, 80) : de là à Napata, 80,000 pas; cette petite ville est la seule qui subsiste parmi celles qui ont été citées (v1, 35, 4); de Napata à I’lle de Méroé, 860,000. Autour de Méroé les herbes commencèrent à devenir plus vertes, et l’on aperçut quelque peu de forêt, et des traces de rhinocéros et d’éléphants. D’après ce rapport, la ville de Méroé 8 est à 70,000 pas de l’entrée de l’Ile (Méroé); å côté est une autre ile, dite de Tadu, qu’on rencontre en entrant par le bras droit du Nil, et qui fait un port; la ville a peu d’édifices; le pays est gouverné par une femme, la reine Candace, nom qui, depuis grand nombre d’années, passe de reine en reine. Amon a ici aussi un temple révéré, et l’on trouve des chapelles dans toute la contrée; au reste, au temps de la puissance des Éthiopiens, cette ile jouissait d’un grand renom (v, 10). On rapporte qu’elle fournissait d’ordinaire 250,000 hommes armés, et qu’elle nourrissait 400,000 artisans. On dit qu’aujourd’hui encore les Ethiopiens sont partagés entre quarante-cinq rois. (xxx.) Le Continent entier a été appelé Æthérie, puis Atlantie, puis Éthiopie, d’Éthiops fils de Vulcain. »
Pline, Histoire Naturelle volume 1, Livre VI-XXXV
Les institutions politiques démocratiques antiques des africains et du code d’honneur que Diodore trouve barbare :
C’est Amon qui se manifeste en Ra, Ra-Aten, Atoum, Ptah etc ! Peut on dire que Muhammad a abandonné le dieu Yah Sabaoth de son ancêtre Abraham et Ismaël pour adopter le dieu Allah des arabes ! Etant donné que Abraham n’a jamais connu Allah et que Abraham était un hébreu ?
La fondation d’une nouvelle idéologie royale (religion d’État) s’accompagne souvent d’un changement de Nom à la divinité ! Rien à avoir au fond avec un changement de Dieu ! Dans le judaïsme antique , dieu était Yah Sabaoth, dans le christianisme, dieu porte le nom de Dieu (Zeus, un dieu grec), dans l’islam, Dieu porte le nom de Allah qui est un dieu arabe alors que Abraham était un hébreu, dans le judaïsme moderne, dieu porte le nom de Ha-Sem du nom de l’ancètre mythique des hébreux, donc on ne peut dire que ces religions ont adopté de nouveau dieux différents les un des autres ! Yah Sabaoth signifie Yah Saturne, Allah signifie lune, comment ça peut être le même dieu ?
On est bien d’accord que quand les chrétiens disent Dieu (Zeus) ils ne pensent jamais mentalement au dieu Zeus de la mythologie grecque ! Mais c’est bien de Zeus que vient le mot Dieu autant qu’Esdras vient du mot Eza !
Sous le règne d’Akénaton se manifeste un problème structurel de l’architecture politique africaine antique ! En effet, le pouvoir clérico-législative est parfois en conflit avec le pouvoir du prince ou pouvoir royal ! Ce problème est si récurent que Diodore en parle concernant le Soudan ! Diodore trouve que la structure politique africaine est barbare alors que cette structure est la préfiguration de la démocratie moderne ! Diodore soutient le centralisme dictatorial grec contre la clerico-democratie africaine
1-Au temps d’Akénaton avec sa lute avec le pouvoir clérico-législative des prètres d’Amon de la capital séculaire Thèbe :
https://www.youtube.com/watch?v=w3tq_8Oe94s
Sous titres
#34_ Non_ Akhenaton n’était pas monolâtre exclusiviste ! – YouTube
S’il y a une idée reçue qui a la vie dure en égyptologie, c’est bien celle qui fait passer Akhenaton pour un roi monolâtre exclusiviste !
C’est une affirmation complètement fausse, qui repose en partie sur des témoignages erronés et dans cette vidéo, je vais vous expliquer ce qu’il en a été vraiment, preuves à l’appui !
Akhenaton est un roi qui vécut au Nouvel Empire et il est certainement l’un de ceux qui a fait couler le plus d’encre et assurément celui qui a suscité le plus de fantasmes, le principal consistant à le faire passer pour un monolâtre exclusiviste !
Il est donc important de repréciser déjà le contexte dans lequel il monte sur le trône.
Depuis l’ascension de la reine Hatchepsout sur le trône d’Egypte, au début du Nouvel Empire, le clergé d’Amon n’a cessé de voir son pouvoir et ses propriétés agricoles et viticoles augmenter.
Le roi Amenhotep III avait subtilement commencé à essayer de juguler le pouvoir que les prêtres d’Amon faisaient peser sur le pouvoir royal.
La nomination d’un noble originaire de Memphis tout à la fois aux postes de vizir, non pas du nord mais du sud, de maire de Thèbes et de Premier prophète d’Amon, c’est-à-dire directeur du clergé, montre bien sa volonté d’extraire des griffes des prêtres d’Amon le pouvoir qui se concentrait dans leurs mains à la fois dans la capitale et dans leur propre communauté.
Et d’ailleurs, le prince héritier Thoutmosis, qui serait devenu Thoutmosis V s’il avait survécu, était non pas Grand prêtre d’Amon mais Grand prêtre de Ptah, le dieu protecteur de la cité de Memphis, ce qui n’était pas une nomination anodine.
Enfin, c’est également Amenhotep III qui entreprit de développer le culte d’Aton.
Jusque-là, ce dieu solaire, mentionné dans les « Textes des Pyramides » à l’Ancien Empire, était révéré sans jamais avoir été mis sur le devant de la scène religieuse.
Ce pas fut franchi par Amenhotep III et amplifié comme jamais sous le règne de son second héritier, le futur Akhenaton.
Lors de son accession au trône, le jeune Amenhotep IV ne témoigna aucune hostilité envers le clergé d’Amon ou son dieu.
Au contraire, dans la lignée de ses prédécesseurs, l’un de ses premiers actes religieux forts fut d’aménager une avant-porte sur l’entrée principale du temple qui, à l’époque, était à hauteur du troisième pylône de Karnak.
Sur les deux flancs de cette avant-porte, il se fit représenter en train d’abattre les ennemis devant Amon, une scène symbolique destinée à la protection du temple du dieu.
Mais très vite, il organisa le culte d’une nouvelle divinité.
Si vous avez vu la passionnante ToutankaInterview de Robert Vergnieux, vous savez déjà qu’il ne s’agit pas d’Aton, mais du dieu Râ-Horakhty.
Alors soit-dit en passant, pour quelqu’un que l’on a fait passer pour un fanatique d’Aton dès son adolescence, ça commence mal.
Si ce temple n’est en rien une déclaration de guerre au clergé d’Amon, c’est en tout cas un premier acte qui a forcément été mal pris par les prêtres puisqu’Amenhotep IV a osé lancer l’érection du temple, sur le territoire d’Amon, destiné au culte d’une autre divinité et solaire de surcroît.
Il opéra également des innovations architecturales qui eurent des répercussions sociales non négligeables et affaiblirent le pouvoir des prêtres d’Amon.
Mais ce n’est pas le propos ici. Si le sujet vous intéresse, Robert Vergnieux en parle très bien dans la ToutankaInterview que je vous ai précédemment signalée.
Peu après, Amenhotep IV ordonna la construction d’un nouveau temple, cette fois dédié à Aton, non loin de Karnak, qui fut nécessairement perçue comme une nouvelle provocation par les prêtres d’Amon.
En l’an 4, la rupture entre le roi et le puissant clergé d’Amon se révéla au grand jour avec l’annonce d’un chantier colossal en vue de la construction d’une nouvelle capitale sur un site complètement vierge, aujourd’hui connu sous le nom de Tell el-Amarna et appelé Akhetiten, « l’horizon d’Aton » en égyptien.
Il fallut toutefois que le roi et sa cour attendent quatre années avant de pouvoir s’installer dans la nouvelle capitale, érigée en un temps record.
Dans ce laps de temps, Amenhotep IV brandit une nouvelle fois la hache de guerre à l’encontre des prêtres d’Amon.
En l’an 5 de son règne, il fit changer son nom de naissance, Imenhetep, qui signifie « Amon est satisfait » ou « Amon est en paix » par Akheniten (Akhenaton), qui signifie « La gloire d’Aton » mais aussi « Utile à Aton ».
Son programme de guerre ouverte avec le clergé d’Amon n’était toutefois pas achevé : il ordonna que le nom d’Amon soit martelé ou recouvert, ce qui fut fait, jusque dans les mentions mêmes du nom de son père Amenhotep et décréta la destruction des statues de culte du dieu Amon.
Tout le pays ne fut toutefois pas touché de la même manière par cette vague de martelage sans précédent.
Ainsi, la région du Fayoum fut-elle relativement épargnée.
Aucune autre divinité ne subit cette chasse aux sorcières, contrairement à ce que l’on raconte parfois.
Dans la nouvelle capitale, Akhenaton ne fit de la place qu’à Râ qui conserva ses bonnes grâces, un fait qui montre bien qu’il n’était pas monolâtre exclusiviste !
On entend souvent dire qu’il était interdit de prier les anciens dieux, notamment dans la nouvelle capitale, supposément car Akhenaton ne reconnaissait qu’un seul dieu.
Or le roi et la reine se sont volontiers mis en scène, comme sur cette bague, en se faisant représenter à l’image du couple divin originel Chou, le dieu de l’Air, et Tefnout, la déesse de l’Humidité produite par le soleil.
Pour des soi-disant monolâtre exclusiviste, une nouvelle fois, ça fait désordre.
Entre Chou, Tefnout et Râ, ça fait quand même trois divinités acceptées sans problème à Tell el-Amarna…
Je parlais juste avant de Râ : non seulement le dieu du Soleil avait droit de cité dans la capitale, mais son nom fut donné à au moins deux des filles d’Akhenaton et de Nefertiti : les princesses Neferneferourâ dont le nom signifie « Belle est la perfection de Râ » et Setepenrâ, dont le nom se traduit par « L’Élue de Râ ».
Je pense que vous conviendrez, comme moi, que la signification de ces deux noms, surtout le dernier, est loin d’être anodine et témoigne, une fois encore, du fait qu’Akhenaton était loin d’être monolâtre exclusiviste.
Il est manifeste que, pour le flatter et lui plaire, un grand nombre de courtisans d’Akhenaton le suivirent dans sa réforme religieuse.
Certains allèrent même jusqu’à modifier leur nom soit pour honorer Aton, soit pour remplacer le nom honni d’Amon par celui d’Aton ou d’une autre divinité.
Ce fut le cas d’un proche d’Akhenaton qui était « porteur du sceau royal » et « boucher royal, propre de mains », un titre dont je suis fan.
L’homme se targuait également du titre honorifique d’« Ami Unique », ce qui en dit long sur ses relations privilégiées avec le roi.
Ce noble avait reçu le nom d’Amonemouia à la naissance, ce qui signifie « Amon est dans la barque ».
Au moment de la réforme amarnienne, il décida de changer son nom et de bannir celui d’Amon pour se prénommer Ptahemouia qui veut dire « Ptah est dans la barque ».
Si Akhenaton avait vraiment été monolâtre exclusiviste, s’il n’avait reconnu la Divinité que d’un seul dieu, est-ce qu’Amonemouia aurait choisi d’honorer le dieu Ptah à sa barbe et devant toute la cour de Tell el-Amarna ?
La réponse est évidente, bien évidemment que non.
S’il a pris la liberté de privilégier la mise en avant d’un autre dieu qu’Aton dans son nom, c’est bien parce qu’Akhenaton n’était en rien le fanatique monolâtre exclusiviste qu’on dépeint régulièrement.
On en a d’autres exemples, notamment avec l’exceptionnel sculpteur Thoutmosis, l’auteur de la magnifique tête de Nefertiti passée à la postérité.
En égyptien, son nom se dit Djehoutimes, Thoutmosis est son équivalent en grec, et cela signifie « Thot l’a engendré ».
Une fois encore, un artisan au service de la famille royale aurait-il conservé un pareil nom rendant hommage au dieu de la Connaissance et de l’Ecriture sous le règne d’un roi fanatiquement monolâtrie exclusiviste. Non, certainement pas !
Je donnerai encore deux derniers exemples, édifiants eux aussi.
Le premier concerne celui qui fut, pour une courte période, le co-régent d’Akhenaton, et se nommait Semenkhkarâ, dont le nom signifie « Vigoureux est l’esprit de Râ ».
Et un autre personnage qui fut également important auprès du couple royal : le vizir.
Akhenaton en eut plusieurs et l’un d’eux, que l’on connaît par sa magnifique tombe creusée dans la montagne thébaine, se prénommait Râmes, Ramose en grec, ce qui signifie « Râ l’a engendré ».
Les deux n’ont ni risqué leur vie, ni même leur position en conservant leur nom qui, pourtant, niait l’unicité du dieu Aton.
J’en arrive au dernier point de ma démonstration qui va vous expliquer la raison pour laquelle Chou, Tefnout et Râ furent mis en avant par le roi lui-même et le motif pour lequel Ptahemouia et tant d’autres n’avaient aucune inquiétude à avoir en honorant dans leur nom un autre dieu qu’Aton.
Un document d’une importance capitale est régulièrement cité pour justifier la position monolâtre exclusiviste d’Akhenaton.
Il s’agit de la Stèle de la Restauration, dont deux copies sont connues à ce jour.
Le texte, rédigé à l’initiative du jeune roi Toutânkhamon, indique :
De façon un peu trop hâtive, certains en ont conclu que les temples des dieux traditionnels avaient été fermés sous le règne d’Akhenaton et rouverts sous celui de son fils Toutânkhamon. Pas du tout !
Le texte ne dit absolument rien dans ce sens.
Le texte parle de temples oubliés, envahis par les mauvaises herbes, traversés par des chemins ordinaires.
Comme souvent, la propagande royale exagéra les faits dans le texte mais pourtant,
il ne fut pas fait état de fermeture des temples ou d’obligation à un culte unique.
Il est primordial de ne pas confondre l’adoration d’un dieu unique et le désintérêt ouvert pour les autres dieux qui, dans le cas présent, s’est traduit par une absence de culte des divinités traditionnelles de la part du roi.
Akhenaton se moquait complètement de la majorité des dieux et déesses de l’Egypte.
Il n’avait pas besoin de nier leur existence puisqu’Aton n’était placé en aucun cas au même niveau qu’eux mais au-dessus d’eux.
Les seuls temples qui ont été fermés sous son règne étaient ceux d’Amon.
Cet acte n’était toutefois pas tant religieux que politique : ce n’est pas tant Amon qui faisait concurrence à Aton, c’était son clergé qui posait problème à Akhenaton.
Que d’autres temples aient été désertés par des gens qui ont suivi le roi par peur, par conviction ou par souci de bien se faire voir du souverain, oui, que des temples aient été abandonnés car leurs clergés n’étaient plus aidés financièrement par Akhenaton, oui, mais à aucun moment la volonté du roi n’a été jusqu’à faire fermer les temples de tous les dieux dans le pays.
Les preuves du non-monothéisme d’Akhenaton sont simples, évidentes et logiques.
Mais comme souvent avec l’Egypte antique, une version sulfureuse est toujours plus vendeuse et source de fantasmes que certains adorent exploiter.
Vous voulez en savoir plus, je reviens sur la période amarnienne dans le chapitre que je consacre à l’histoire de l’Egypte antique dans le tome 1 de mon livre « Bienvenue à l’école des scribes ».
Si t’es toqué d’antiquité, t’as qu’à liker ToutankaTube !
Akénaton n’était donc pas monothéiste du Dieu Aton. C’est plutôt un problème politique.
2-La démocratie grecque Athénienne est l’œuvre des africains
Harmodius et Aristogiton, qui tuerent, en 514 av. J.-C., Hipparque, fils du tyran Pisistrate, et ouvrirent ainsi la voie a la democratic athenienne,9 etaient des Géphyréens d’origine phénicienne.1° Or, nul doute que les Gephyreens ne fussent des Africains de l’Est de langue aksoumite; mais le plus probable est qu’ils etaient des érythréens; et cela, 11. Le nom « Gephyreens », d’autre part, vient du mot grec gephyra, qui signifie « le pont ». En tout cas, les Gephyreens etaient des est-africains d’Erythrée immigres en Grece.
HERODOTE, Histoires, 5.57.
9 Cf. THUCYDIDE, Histoire de la guerre du Peloponnese, 6.53-59.
Herodote, Hisioires, 5.57.
La perception des Phéniciens chez les historiens grecs de l’Antiquité
Hérodote attribue aux Phéniciens l’introduction de l’écriture parmi les Grecs, soulignant leur rôle important dans la diffusion des connaissances et des technologies culturelles. : « Pendant le séjour que tirent en ce pays les Phéniciens qui avaient accompagné Cadmus, et du nombre desquels étaient les Géphyréens, ils introduisirent en Grèce plusieurs connaissances, et entre autres des lettres qui étaient, à mon avis, inconnues auparavant dans ce pays. Ils les employèrent d’abord de la même manière que tous les Phéniciens. Mais, dans la suite des temps, ces lettres changèrent avec la langue, et prirent une autre forme. Les pays circonvoisins étant alors occupés par les Ioniens, ceux-ci adoptèrent ces lettres, dont les Phéniciens les avaient instruits, mais ils y firent quelques légers changements. Ils convenaient de bonne foi, et comme le voulait la justice, qu’on leur avait donné le nom de lettres phéniciennes parce que les Phéniciens les avaient introduites en Grèce. Les Ioniens appellent aussi, par une ancienne coutume, les livres des diphthrères, parce qu’autrefois, dans le temps que le biblos (le papyrus) était rare, on écrivait sur des peaux de chèvre et de mouton ; et, encore à présent, il y a beaucoup de Barbares qui écrivent sur ces sortes de peaux. » – Hérodote, Histoires, Livre V, Chapitre 58 / https://remacle.org/bloodwolf/historiens/herodote/terpsichore.htm…
3-Au temps des Eragamène dans la période ptolémaique : la démocratie sacerdotale africaine de l’éthiopie sub-égyptienne
Diodore de Sicile – Livre III
I. Le premier des deux livres précédents contient l’histoire des anciens rois d’Egypte, les traditions religieuses de ce pays, les particularités du Nil, la description des fruits et des divers animaux qui s’y trouvent, la topographie de l’Egypte avec les coutumes et les lois de ses habitants ; le second livre traite de l’Asie, de l’histoire des Assyriens, de la naissance et du pouvoir de Sémiramis, de la fondation de Babylone et de beaucoup d’autres villes ; de l’expédition de Sémiramis dans l’Inde ; ensuite nous avons parlé des Chaldéens et de leurs connaissances astrologiques, de l’Arabie et des productions singulières que ce pays renferme, de l’empire des Scythes, des Amazones, enfin des Hyperboréens. Conformément au plan que nous nous sommes tracé, nous allons maintenant parler des Ethiopiens, des Libyens et des Atlantides.
II. On soutient que les Ethiopiens sont les premiers de tous les hommes, et que les preuves en sont évidentes. D’abord, tout le monde étant à peu près d’accord qu’ils ne sont pas venus de l’étranger, et qu’ils sont nés dans le pays même, on peut, à juste titre, les appeler Autochthones ; ensuite il paraît manifeste pour tous que les hommes qui habitent le Midi sont probablement sortis les premiers du sein de la terre. Car la chaleur du soleil séchant la terre humide et la rendant propre à la génération des animaux, il est vraisemblable que la région la plus voisine du soleil a été la première peuplée d’êtres vivants. On prétend aussi que les Ethiopiens ont les premiers enseigné aux hommes à vénérer les dieux, à leur offrir des sacrifices, à faire des pompes, des solennités sacrées et d’autres cérémonies, par lesquelles les hommes pratiquent le culte divin. Aussi sont-ils partout célèbres pour leur piété ; et leurs sacrifices paraissent être les plus agréables à la divinité. A l’appui de cela nous avons le témoignage du poète presque le plus ancien et le plus admiré des Grecs, qui nous représente, dans son Iliade, Jupiter et les autres immortels se rendant en Ethiopie pour recevoir les offrandes et les festins que les Ethiopiens leur offrent tous les ans : «Jupiter a traversé hier l’Océan pour se rendre chez les braves Ethiopiens qui lui prépaient un festin. Tous les dieux le suivaient». On remarque que les Ethiopiens ont recueilli, de la part des dieux, la récompense de leur piété, en n’ayant jamais essuyé le joug d’aucun despote étranger. En effet, de tout temps ils ont conservé leur liberté ; et, grâce à leur union, ils n’ont jamais été soumis par les souverains qui ont marché contre eux, et dont aucun n’a réussi dans son entreprise.
III. Cambyse, qui avait tenté une expédition en Ethiopie, y perdit toute son armée, et courut lui-même les plus grands dangers. Sémiramis, si renommée par la grandeur de ses entreprises et de ses exploits, à peine s’était-elle avancée dans l’Ethiopie qu’elle abandonna aussitôt le projet de faire la guerre aux habitants de ce pays. Hercule et Bacchus, en parcourant toute la terre, ont épargné les seuls Ethiopiens, habitant au-dessus de l’Egypte, par égard à la piété de cette nation, en même temps qu’à cause de la difficulté de l’entreprise. Les Ethiopiens disent que les Egyptiens descendent d’une de leurs colonies, qui fut conduite eu Egypte par Osiris ; et ils ajoutent que ce pays n’était, au commencement du monde, qu’une mer ; mais qu’ensuite le Nil, charriant dans ses crues le limon emporté de l’Ethiopie, a peu à peu formé des atterrissements. S’appuyant sur ce qui se passe aux embouchures du Nil, ils démontrent clairement que toute l’Egypte est l’ouvrage de ce fleuve : tous les ans le terrain est exhaussé par l’apport du limon, et le sol s’agrandit aux dépens de la mer. Ils disent, en outre, que la plupart des coutumes égyptiennes sont d’origine éthiopienne, en tant que les colonies conservent les traditions de la métropole ; que le respect pour les rois, considérés comme des dieux, le rite des funérailles et beaucoup d’autres usages, sont des institutions éthiopiennes ; enfin, que les types de la sculpture et les caractères de l’écriture sont également empruntés aux Ethiopiens. Les Egyptiens ont en effet deux sortes d’écritures particulières, l’une, appelée vulgaire, qui est apprise par tout le monde ; l’autre, appelée sacrée, connue des prêtres seuls, et qui leur est enseignée de père en fils, parmi les choses secrètes. Or, les Ethiopiens font indifféremment usage de l’une et de l’autre écriture. L’ordre des prêtres est, chez les deux nations, établi sur les mêmes bases. Ceux qui sont voués au culte des dieux font les mêmes purifications ; ils se rasent et sont vêtus de la même façon, et ils portent tous un sceptre en forme de charrue. Les rois des deux nations portent aussi un sceptre semblable ; ils ont de plus sur la tête un bonnet long, ombiliqué au sommet, et entouré de ces serpents que l’on nomme aspics. Cet ornement semble indiquer que quiconque ose commettre un attentat contre le roi est condamné à des morsures mortelles. Les Ethiopiens allèguent encore beaucoup d’autres preuves de leur antiquité et de leur colonie égyptienne ; mais nous pouvons nous dispenser de les rapporter.
IV. Afin de ne rien omettre de ce qui peut intéresser l’histoire ancienne, disons maintenant un mot des caractères éthiopiens, appelés hiéroglyphiques par les Egyptiens. Ces caractères ressemblent les uns à diverses espèces d’animaux, les autres aux membres du corps humain, d’autres enfin, à des instruments mécaniques. Aussi, le sens de leur écriture n’est-il pas le résultat d’une réunion de syllabes ; mais il ressort de la signification métaphorique des objets tracés, signification que l’exercice grave dans la mémoire. Ainsi, ils dessinent un épervier, un crocodile, un serpent ou quelque partie du corps, telle qu’un oeil, une main, un visage et d’autres objets semblables. Or, ils entendent par épervier tout ce qui se fait promptement, parce que cet oiseau a le vol à peu près le plus rapide ; ceci s’applique, dans un sens métaphorique, à un mouvement rapide et à tout ce qui s’y rapporte ; ces choses se comprennent aussi bien que si elles étaient exprimées de vive voix. Le crocodile signifie tout ce qui a trait à la méchanceté ; l’oeil est le gardien de la justice et la sentinelle du corps. Parmi les membres, la main droite ouverte, avec les doigts étendus, représente le besoin d’acquérir ; la main gauche fermée, la conservation et la garde des biens. Il en est de même des autres parties du corps, des instruments mécaniques ou de tout autre objet. En s’appliquant ainsi à découvrir la signification cachée de ces formes, et en exerçant leur intelligence et leur mémoire par une étude longtemps continuée, ils arrivent à lire couramment tout ce qui est ainsi écrit.
V. Les Ethiopiens ont plusieurs coutumes fort différentes de celles des autres nations, particulièrement en ce qui regarde l’élection des rois. Les prêtres choisissent les membres les plus distingués de leur classe, et celui qui est touché par l’image du dieu, portée en procession solennelle, est aussitôt proclamé roi par le peuple, qui l’adore et le vénère comme un dieu, comme s’il tenait la souveraineté d’une providence divine. Le nouveau roi se soumet au régime prescrit par les lois, et suit en général les usages héréditaires ; il ne peut distribuer de bienfait ni infliger de châtiment que selon les règles établies primitivement. Il lui est défendu de mettre à mort aucun de ses sujets, il ne peut pas même punir l’accusé qui mérite la peine capitale. Dans ce dernier cas, il se borne à envoyer un de ses serviteurs, avec un certain emblème de mort, pour annoncer au criminel la sentence qui le frappe. Dès que le criminel aperçoit cet emblème, il entre dans sa maison et s’ôte lui-même la vie ; il n’est point permis de s’enfuir à l’étranger, et le bannissement, peine si commune chez les Grecs, est défendu. On raconte à ce sujet, qu’un jour un condamné, voyant arriver chez lui le porte-mort envoyé par le roi, voulut se sauver en Ethiopie ; mais que sa mère, s’en étant aperçue, passa sa ceinture au cou de son fils, qui se laissa étrangler sans oser y opposer la moindre résistance : il s’était, au contraire, laissé patiemment serrer la gorge jusqu’à ce que la mort s’ensuivît, afin de ne pas imprimer au nom de sa famille une tache d’infamie trop grande.
VI. De toutes les coutumes, la plus singulière est celle qui se pratique à la mort des rois. A Méroé, les prêtes chargés du culte divin exercent l’autorité la plus absolue, puisqu’ils peuvent, si l’idée leur vient dans l’esprit, dépêcher au roi un messager et lui ordonner de mourir. Ils déclarent alors que telle est la volonté des dieux, et que de faibles humains ne doivent point mépriser les ordres des immortels. Ils font entendre encore d’autres raisons qu’un esprit simple accueille toujours avec confiance, élevé qu’il est dans les vieilles traditions dont il ne peut s’affranchir, et ne trouvant aucune objection contre des ordres si arbitraires. C’est ainsi que dans les siècles précédents les rois ont été soumis aux prêtres, non par la force des armes, mais par l’influence de craintes superstitieuses. Mais, sous le règne du second des Ptolémées, Ergamène, roi des Ethiopiens, élevé à l’école des Grecs et instruit dans la philosophie, osa le premier braver ces préjugés. Prenant une résolution digne d’un roi, il pénétra avec ses soldats dans le sanctuaire du temple d’or des Ethiopiens et massacra tous les prêtres. Après avoir aboli une coutume absurde, il gouverna le pays selon sa volonté.
VII. Les amis du roi suivent une coutume qui, malgré son étrangeté, existe, dit-on, encore aujourd’hui. Lorsque le roi a perdu un membre du corps par un accident quelconque, tous ses familiers se privent volontairement du même membre ; car ils regardent comme une chose honteuse que, le roi étant par exemple boiteux, ses courtisans puissent marcher droit, et que tous, quand il sort, ne puissent pas le suivre en boitant ; enfin, il leur paraît inconvenant de ne pas partager avec le roi les incommodités corporelles, puisque la véritable amitié consiste à mettre en commun tous les biens ainsi que tous les maux, et surtout les maux physiques. Il est aussi d’usage qu’à la mort du roi tous ses amis se laissent mourir volontairement : ils croient par là donner des témoignages glorieux de leur affection sincère. Il n’est donc pas facile d’attenter, chez les Ethiopiens, aux jours du roi ; car le roi et ses amis ont tous un égal intérêt à veiller à sa sûreté. Telles sont les lois et les coutumes des Ethiopiens qui habitent la métropole, l’île de Méroé et la partie de l’Ethiopie voisine de l’Egypte.
VIII. Il existe encore beaucoup d’autres tribus éthiopiennes, dont les unes habitent les deux rives du Nil et les îles formées par ce fleuve, les autres occupent les confins de l’Arabie, et d’autres vivent dans l’intérieur de la Libye. Presque tous ces Ethiopiens, et surtout ceux qui sont établis sur les rives du Nil, ont la peau noire, le nez épaté et les cheveux crépus ; leurs moeurs sont très sauvages et féroces comme celles des bêtes auxquelles ils ressemblent, non pas tant par leur caractère, que par leurs habitudes. Leur corps est sale et leurs ongles très longs comme ceux des animaux ; ils sont étrangers aux sentiments d’humanité ; quand ils parlent, ils ne font entendre qu’un son de voix aigu ; enfin ils ne cherchent point à se civiliser comme les autres nations ; leurs moeurs diffèrent entièrement des nôtres. Ils ont pour armes des boucliers en cuir de boeuf, des piques courtes, des lances recourbées ; quelquefois ils se servent d’arcs de bois de quatre coudées de long, qu’ils bandent avec le pied ; après que toutes les flèches sont lancées, ils combattent avec des massues de bois. Ils font aussi porter les armes aux femmes, qui sont obligées de servir pendant un certain temps ; la plupart d’entre elles portent ordinairement un anneau de cuivre passé dans une des lèvres de la bouche. Quelques-uns de ces Ethiopiens vont tout nus ; seulement, pour se garantir des chaleurs, ils se servent des premiers objets qui tombent sous leur main ; les uns coupent aux moutons les queues avec lesquelles ils se cachent les hanches en les laissant pendre par-devant pour cacher les parties sexuelles, d’autres emploient pour cela les peaux de leurs bestiaux ; il y en a qui s’enveloppent le milieu du corps de ceintures faites de cheveux tressés, la nature du pays ne permettant pas aux brebis d’avoir de la laine. Quant à la nourriture, les uns vivent d’un fruit aquatique qui croît naturellement autour des étangs et dans les endroits marécageux ; les autres cueillent les sommités les plus tendres des végétaux qui leur donnent pendant les fortes chaleurs un ombrage rafraîchissant ; d’autres sèment du sésame et du lotus ; il y en a qui se nourrissent des racines les plus tendres des roseaux. Comme beaucoup d’entre eux sont exercés à manier l’arc, ils tirent un grand nombre d’oiseaux dont la chasse leur procure d’abondants aliments ; mais la plupart vivent de la chair, du lait et du fromage de leurs troupeaux.
IX. Les Ethiopiens qui habitent au-dessus de Méroé ont deux opinions différentes à l’égard des dieux. Ils disent que les uns, comme le Soleil, la Lune et le Monde, sont d’une nature éternelle et indestructible ; que les autres, ayant reçu en partage une nature mortelle, ont acquis les honneurs divins par leurs vertus et leurs bienfaits. C’est ainsi qu’ils vénèrent Isis, Pan, Hercule et Jupiter, qu’ils regardent comme ayant été les plus grands bienfaiteurs du genre humain. Cependant un petit nombre d’Ethiopiens n’admettent aucunement l’existence des dieux, et maudissant le soleil comme leur plus grand ennemi, ils se retirent, au lever de cet astre, dans des marécages. Leurs coutumes concernant les morts sont fort étranges. Les uns jettent les corps dans le fleuve, pensant que c’est là le mode de sépulture le plus distingué ; les autres les entourent de verre, et les gardent dans leurs demeures, dans la conviction que les morts ne doivent pas être inconnus à leurs parents, et que ces derniers ne doivent pas oublier la mémoire des membres de leur famille ; d’autres renferment les morts dans des cercueils de terre cuite et les enterrent alentour des temples ; le serment prononcé sur ces tombeaux est pour eux le plus solennel. Ils défèrent la royauté, tantôt aux hommes les plus beaux, dans la croyance que la royauté et la beauté sont toutes deux des dons de la fortune, tantôt à ceux qui élèvent avec le plus de soin les troupeaux, parce qu’ils les supposent les plus aptes à garder leurs sujets. Ailleurs, ils choisissent pour roi le plus riche, dans la pensée qu’il sera le plus en état de secourir ses peuples. D’autres, enfin, confient le pouvoir suprême aux plus courageux, parce qu’ils n’estiment connue dignes de commander que ceux qui ont acquis le plus de gloire à la guerre.
Le meme problème politique avec la lute de pouvoir entre le pouvoir
Terre sphérique kamite ou terre plate abrahamique : Les africains savaient déjà que la terre est sphérique depuis l’antiquité
ChéréAmon Euseb de Césarée et Théophile d’Anthioche
EUSÈBE DE CÉSARÉE Préparation évangélique LIVRE III :
Notre auteur nous apprend encore quels sont les symboles de celle des Égyptiens. Voici comme il l’interprète :
« Chez les Égyptiens, l’être créateur de toutes choses s’appelle Kneph : ils lui ont donné la forme humaine, un teint azuré, tirant sur le noir. Ils lui ont mis à la main une ceinture et un sceptre, sur la tête un diadème orné de plumes. Par ces divers emblèmes ils représentent ses attributs : l’un signifie que cette raison suprême habite invisible dans un secret impénétrable : un autre, qu’il est le père de tous les êtres vivants ; un autre est le signe de sa royauté; enfin le plumage qui orne sa tête est le symbole de l’agilité de son intelligence. Ils racontent que de la bouche de ce dieu sortit un œuf, d’où naquit leur dieu Phtha, le Vulcain des Grecs ; or cet œuf n’est autre chose que le monde. Ils lui ont consacré la brebis en mémoire de ce que dans le principe, les hommes se nourrissaient de lait. Pour le monde lui-même, voici sous quel emblème ils l’ont représenté : une statue de forme humaine, les pieds joints, couverte d’un manteau bigarré, descendant des épaules jusqu’aux pieds, sur la tête une sphère d’or, pour signifier, par l’attitude des pieds, l’immobilité du monde; par le manteau, la prodigieuse variété des astres ; enfin par la sphère, la forme sphérique du monde. Ils représentent le soleil sous l’emblème d’un homme montant un bateau, porté par un crocodile. Le bateau est le signe de l’élément humide au milieu duquel se meut le soleil, et le crocodile marque l’eau douce qui le porte: double symbole qui signifie que l’air, à travers lequel le soleil accomplit sa révolution, est un élément à la fois humide et doux. Ils ont donné à la terre céleste et à celle d’ici-bas le nom d’Isis, qui signifie égalité, c’est-à-dire la source de toute justice. La terre céleste, ils l’ont appelée la lune; le sol que nous habitons et qui produit les fruits se nomma simplement la terre. Isis chez les Égyptiens est la même que Cérès chez les Grecs : comme aussi la Proserpine et le Bacchus des Grecs sont l’Isis et l’Osiris égyptiens. Isis nourrit les plantes de la terre et leur donne l’accroissement. Osiris est la personnification du principe producteur des fruits: les Égyptiens lui offrent le tribut de larmes comme une sorte d’expiation de ce que la vie des fruits est sacrifiée, lorsqu’on les enterre pour les semer, ensuite lorsque l’homme les consomme pour sa nourriture. Osiris est pris aussi quelquefois pour la puissance du Nil. Ainsi lorsqu’ils veulent désigner le sol terrestre, ils prennent Osiris dans le sens du principe productif des fruits: et quand ils parlent de la terre céleste, Osiris est pris pour le fleuve du Nil qui, selon eux. prend sa source dans le ciel. Lorsqu’ils le prennent pour le Nil, ils n’en répandent pas moins des larmes en son honneur, comme pour suppléer sa puissance, qui paraît avoir des intervalles de faiblesse et d’anéantissement. Isis qu’ils donnent pour épouse à Osiris, n’est autre chose que la terre d’Égypte: elle est son égale, elle fait germer les fruits dans son sein, enfin elle les met au jour: ce qui fait dire qu’Osiris est à la fois, l’époux et le fils d’Isis.
« … C’est ce que Chérémon voyait, en effet, que tous ceux qui avaient fait le soleil auteur du monde, avaient appliqué tout ce qu’on raconte d’Osiris et d’Isis, avec toutes les fables sacrées, aux astres, soit à leur lever ou à leur coucher, soit aux différentes phases de la lune, soit au cours du soleil, soit à l’hémisphère du jour ou celui de la nuit, soit au fleuve Nil ; de sorte qu’ils rapportaient tout à des causes physiques, et non à des substances vivantes et incorporelles. Plusieurs aussi ont tellement fait dépendre tout ce qui a rapport à nous, du mouvement des astres, qu’ils ont attaché notre sort comme par des liens indissolubles à une sorte de nécessité qu’ils appellent la destinée, mettant tout sous la puissance de cette divinité. Aussi ils n’ont des temples, des statues, un culte que pour ceux qui savent briser les liens de la fatalité. »
Théophile d’Antioche à Autolyque Livre 2 Ch. XXXII
XXXII. Ainsi donc les hommes érudits, qui veulent fouiller dans les temps anciens, peuvent juger par-là combien vos histoires sont incomplètes et récentes, lorsqu’elles ne se rattachent pas aux récits des saints prophètes. Dans ces premiers temps, les hommes étaient rares dans l’Arabie et la Chaldée ; mais lorsqu’ils furent divisés de langage, ils commencèrent à croître et à se multiplier peu à peu dans tout l’univers. …
Le monde avait été divisé d’abord en trois parties, l’Orient, le Midi et l’Occident ; quand les hommes débordèrent ainsi de tous côtés, les autres parties du monde furent aussi habitées. Cependant des écrivains, à qui ces faits sont inconnus, ne craignent point d’affirmer que le monde est sphérique, et (d’autres) semblable à un cube (un dé). Et comment pourraient-ils se flatter d’être ici dans la vérité, puisqu’ils ignorent la création du monde et la manière dont il s’est peuplé ? Les hommes s’étant multipliés peu à peu sur la terre, comme nous l’avons déjà dit, bientôt les îles elles-mêmes et les contrées désertes se couvrirent d’habitants.
Nékao : Hérodote L 4.XLII : le tour de l’Afrique par le pharaon soudanais Nekao
« J’admire d’autant plus ceux qui ont décrit la Libye, l’Asie et l’Europe, et qui en ont déterminé les bornes, qu’il y a beaucoup de différence entre ces trois parties de la terre : car l’Europe surpasse en longueur les deux autres; mais il ne me paraît pas qu’elle puisse leur être comparée par rapport à la largeur. La Libye montre elle-même qu’elle est environnée de la mer, excepté du côté où elle confine à l’Asie. Nécos, roi d’Égypte, est le premier que nous sachions qui l’ait prouvé. Lorsqu’il eut fait cesser de creuser le canal qui devait conduire les eaux du Nil au golfe Arabique, il fit partir des Phéniciens sur des vaisseaux, avec ordre d’entrer, à leur retour, par les colonnes d’Hercule, dans la mer Septentrionale, et de revenir de cette manière en Égypte.
Les Phéniciens, s’étant donc embarqués sur la mer Érythrée, naviguèrent dans la mer Australe. Quand l’automne était venu, ils abordaient à l’endroit de la Libye où ils se trouvaient, et semaient du blé. Ils attendaient ensuite le temps de la moisson, et, après la récolte, ils se remettaient en mer. Ayant ainsi voyagé pendant deux ans, la troisième année ils doublèrent les colonnes d’Hercule, et revinrent en Égypte. Ils racontèrent, à leur arrivée, que, en faisant voile autour de la Libye (l’Afrique), ils avaient eu le soleil à leur droite. Ce fait ne me paraît nullement croyable ; mais peut-être le paraîtra-t-il à quelque autre. C’est ainsi que la Libye a été connue pour la première fois. »Hérodote L 4.XLII
Kamites de Menphis : Opinions des Savant de Memphis du temps de Diodore :
Diodore Livre 1 v XL. Quelques philosophes de Memphis ont essayé de donner de la crue du Nil une explication plus spécieuse que convaincante, et qui est adoptée par beaucoup de monde : ils divisent la terre en trois parties; l’une est notre continent, l’autre a les saisons inverses des nôtres, et la troisième, située entre ces deux parties, est inhabitable par son extrême chaleur. Si le Nil croissait en hiver, il tirerait évidemment son accroissement de notre zone, par suite des pluies qui tombent chez nous , principalement vers cette époque. Or, comme sa crue a, au contraire, 48 lieu en été, il est manifeste que l’hiver existe alors dans des climats opposés aux nôtres, et que l’excédant des eaux de ces régions est versé sur notre continent. On conçoit que personne ne peut visiter les sources du Nil, puisque ce fleuve, sorti de la zone opposée, traverse la zone intermédiaire, qui est inhabitable. Ils apportent encore à l’appui de leur assertion l’extrême douceur des eaux du Nil ; ces eaux éprouvent une sorte de digestion pendant qu’elles coulent à travers ces régions brûlées; et il est de la nature du feu de rendre toute eau douce (58). Cette explication , donnée par les philosophes de Memphis, trouve une réfutation éclatante et toute prête dans l’absurdité d’admettre qu’un fleuve coule d’une terre opposée pour arriver sur la nôtre, surtout lorsqu’on considère que la terre est sphéroïdale. Et ceux qui, par leurs raisonnements, oseraient aller contre l’évidence, ne parviendraient jamais à changer la nature des choses. Ils ont, en effet, introduit un argument qu’ils regardent comme irréfragable, en plaçant entre les deux zones une contrée inhabitable ; ils croient par là échapper à toute objection sérieuse. Mais il faut qu’ils appuient leur opinion sur un témoignage irrécusable ou qu’ils confirment leurs démonstrations accordées d’avance. Comment le Nil aurait-il seul une pareille origine ? Il faudrait admettre la même chose pour les autres fleuves; quant à la cause de la douceur des eaux, elle est tout à fait irrationnelle. Car si les eaux du Nil avaient été rendues douces par l’effet de la chaleur, elles ne seraient pas fécondantes et ne nourriraient pas de nombreuses espèces de poissons et d’autres animaux qui s’y trouvent ; attendu que toute eau qui a été altérée parle feu est entièrement impropre à nourrir des animaux (59). Or, comme la nature du Nil 49 est tout à fait contraire aux résultats que donnerait cette coction supposée, l’explication que les philosophes de Memphis donnent de la crue du Nil doit être regardée comme erronée.
Al Idriss le soudanais
Al idriss, le premier géographe du monde moderne qui a réalisé la première carte du monde était un noir d’origine soudanaise appelé Dreses Al nubiensis, il a écrit un livre nommé Géographia al Nubiensis. Connu aussi sous le nom de Dreses, parfois surnommé « l’Arabe de Nubie »1, est un explorateur, géographe, botaniste et médecin, né peut-être à Sebtanote 1, l’actuelle Ceuta, vers 1100. Il a grandi en Afrique du Nord et en Al-Andalus, a étudié à Cordoue sous l’empire Almoravide 3, a exploré une grande partie de la Méditerranée et est allé aussi en Europe3. Il serait mort vers 1165 ou 11754 en Sicile ou à Ceuta. Il appartient à la famille des Chérifs idrissides5.
2 Chroniques 12:2-4 (= avec parallèle dans 1 Rois 14v25-28)
[2]La cinquième année du règne de Roboam, Schischak, roi d’Égypte, monta contre Jérusalem, parce qu’ils avaient péché contre l’Éternel. [3]Il avait mille deux cents chars et soixante mille cavaliers; et il vint d’Égypte avec lui un peuple innombrable, des Libyens, des Sukkiens et des Éthiopiens (koushites). [4]Il prit les villes fortes qui appartenaient à Juda, et arriva jusqu’à Jérusalem.
2 Chroniques 14:9-15 (sans parallèle dans le livre de 1 àu 2 Rois, invention mensongère d’Esdras)
Zérach, l’Éthiopien, sortit contre eux avec une armée d’un million d’hommes et trois cents chars, et il s’avança jusqu’à Maréscha. …
2 Chroniques 16:8 (sans parallèle dans le livre de 1 ou 2 Rois, invention mensongère d’Esdras)
[8]Les Éthiopiens et les Libyens ne formaient-ils pas une grande armée, avec des chars et une multitude de cavaliers? Et cependant l’Éternel les a livrés entre tes mains, parce que tu t’étais appuyé sur lui.
Nahum 3:8-10
[8]Es-tu meilleure que No Amon, Qui était assise au milieu des fleuves, Entourée par les eaux, Ayant la mer pour rempart, La mer pour murailles? [9]L’Éthiopie et les Égyptiens innombrables faisaient sa force, Puth et les Libyens étaient ses auxiliaires. [10]Et cependant elle est partie pour l’exil, elle s’en est allée captive; Ses enfants ont été écrasés au coin de toutes les rues; On a jeté le sort sur ses nobles, Et tous ses grands ont été chargés de chaînes.
Daniel 11:42-44
[42]Il étendra sa main sur divers pays, et le pays d’Égypte n’échappera point. [43]Il se rendra maître des trésors d’or et d’argent, et de toutes les choses précieuses de l‘Égypte; les Libyenset les Éthiopiens (koushites) seront à sa suite. [44]Des nouvelles de l’orient et du septentrion viendront l’effrayer, et il partira avec une grande fureur pour détruire et exterminer des multitudes.
« … vous naviguez douze jours ; puis vous arrivez à une grande ville appelée Méroé. On dit qu’elle est la capitale du reste des Éthiopiens. Zeus (Amon-Rè) et Bacchus (Osiris) sont les seuls dieux qu’adorent ses habitants ; les cérémonies de leur culte sont magnifiques » :
—Herodote livre ii. Euterpe xxix
Celsius ‘Discours véritable’.
Mais si les Juifs s’arrogent le privilège de lumières plus hautes et d’une sagesse plus rele-vée, affectent de mépriser les autres comme des impurs et refusent d’avoir commerce avec eux, je leur répéterai que la croyance même qu’ils professent touchant le ciel ne leur appartient pas en propre, que, sans parler des autres, les Perses, comme Hérodote le rapporte, l’ont reçue il y a longtemps. « Leur coutume, dit-il, est d’aller sacrifier à Zeus, sur les plus hautes montagnes ; et ils appellent Zeus toute la voûte du ciel qui s’étend sur leurs têtes 20 . » On accordera, je pense, que les noms ici sont indifférents, et qu’il importe peu que Zeus soit appelé le Très-Haut, ou Zen, ou Adonaï, ou Sabaoth (Yahvéh Sabaoth ou l’Eternel des armée), ou Amon, comme chez les Égyptiens, ou Pappaeos, comme chez les Scythes. Il ne faut pas non plus qu’ils s’imaginent qu’ils sont plus saints que les autres parce qu’ils se font circoncire. Les Égyptiens et les Colchidiens l’ont fait avant eux ; ni parce qu’ils ne mangent pas de chair de pore ; les Égyptiens s’en abstiennent aussi, et, par surcroît, ils s’abstiennent même de chair de brebis, de chèvre, de vache et de poisson. Pythagore même et ses disciples défendaient de se nourrir de fèves et de tout ce qui avait eu vie.
Hérodote, en son temps (Ve siècle av. J.-C.) : «Les Colchidiens [noirs habitant la Georgie pendant l’antiquité], les Égyptiens et les Éthiopiens sont les seuls peuples qui aient de tout temps pratiqué la circoncision. Les Phéniciens et les Syriens de Palestine (les juifs selon Flavius) reconnaissent qu’ils tiennent cet usage des Égyptiens ; les Syriens établis dans la vallée du Thermodon [Cappadoce] déclarent l’avoir depuis peu emprunté aux Colchidiens. Des Égyptiens et des Éthiopiens, je ne saurais dire quel est le peuple qui a pris cette coutume à l’autre, car elle est, de toute évidence, des plus anciennes» (Histoire, II).
Genèse 10:6
Les fils de Cham furent: Cusch, Mitsraïm, Puth et Canaan.
2 Chroniques 14:9-15
Zérach, l’Éthiopien, sortit contre eux avec une armée d’un million d’hommes et trois cents chars, et il s’avança jusqu’à Maréscha. …
2 Rois 23:29-35 (2 Chroniques 35 v 20-24)
29 Sous son règne, le pharaon Néko, roi d’Egypte[a], alla rejoindre le roi d’Assyrie près de l’Euphrate. Le roi Josias essaya de lui barrer la route, mais dans l’affrontement, le pharaon le tua à Meguiddo[b]. 30 Ses officiers mirent son corps sur un char, le ramenèrent de Meguiddo à Jérusalem et l’enterrèrent dans son tombeau. Le peuple du pays prit Yoahaz, fils de Josias, et l’établit roi par l’onction pour succéder à son père sur le trône.
2 Chroniques 35
20Après tout cela, après que Josias eut réparé la maison de l’Eternel, Néco, roi d’Egypte, monta pour combattre à Carkemisch sur l’Euphrate. Josias marcha à sa rencontre; 21et Néco lui envoya des messagers pour dire: Qu’y a-t-il entre moi et toi, roi de Juda? Ce n’est pas contre toi que je viens aujourd’hui; c’est contre une maison avec laquelle je suis en guerre. Et Dieu m’a dit de me hâter. Ne t’oppose pas à Dieu, qui est avec moi, de peur qu’il ne te détruise. 22Mais Josias ne se détourna point de lui, et il se déguisa pour l’attaquer, sans écouter les paroles de Néco, qui venaient de la bouche de Dieu. Il s’avança pour combattre dans la vallée de Meguiddo. 23Les archers tirèrent sur le roi Josias, et le roi dit à ses serviteurs: Emportez-moi, car je suis gravement blessé. 24Ses serviteurs l’emportèrent du char, le mirent dans un second char qui était à lui, et l’amenèrent à Jérusalem. Il mourut, et fut enterré dans le sépulcre de ses pères. Tout Juda et Jérusalem pleurèrent Josias.
Job 28:19
La topaze d’Éthiopie n’est point son égale, Et l’or pur n’entre pas en balance avec elle.
Ézéchiel 29:10
C’est pourquoi voici, j’en veux à toi et à tes fleuves, Et je ferai du pays d’Égypte un désert et une solitude, Depuis Migdol jusqu’à Syène et aux frontières de l’Éthiopie.
Ésaïe 45:14
Ainsi parle l’Éternel: Les gains de l’Égypte et les profits de l’Éthiopie, Et ceux des Sabéens à la taille élevée, Passeront chez toi et seront à toi; Ces peuples marcheront à ta suite, Ils passeront enchaînés, Ils se prosterneront devant toi, et te diront en suppliant: C’est auprès de toi seulement que se trouve Dieu, Et il n’y a point d’autre Dieu que lui.
Ésaïe 43:3
Car je suis l’Éternel, ton Dieu, Le Saint d’Israël, ton sauveur; Je donne l’Égypte pour ta rançon, L’Éthiopie et Saba à ta place.
Ézéchiel 30:4-9
L’épée fondra sur l’Égypte, Et l’épouvante sera dans l’Éthiopie, Quand les morts tomberont en Égypte, Quand on enlèvera ses richesses, Et que ses fondements seront renversés. L’Éthiopie, Puth, Lud, toute l’Arabie, Cub, Et les fils du pays allié, Tomberont avec eux par l’épée. Ainsi parle l’Éternel: Ils tomberont, les soutiens de l’Égypte, Et l’orgueil de sa force périra; De Migdol à Syène ils tomberont par l’épée, Dit le Seigneur, l’Éternel.lire plus.
Daniel 11:43
Il se rendra maître des trésors d’or et d’argent, et de toutes les choses précieuses de l’Égypte; les Libyens et les Éthiopiens seront à sa suite.
C’est cette religion africaine que les pharaons nubiens sont allés rétablir en Egypte au cours de la 25 ème dynastie apres avoir chassé les envahisseurs venu d’Orient.
En 720 avant J.-C., l’Égypte divisée est menacée par les Assyriens, mais un roi Kouch, Piânkhy, prend la défense de la civilisation égyptienne. Depuis Napata, il lance ses armées à la conquête des villes de la vallée du Nil pour rétablir les cultes égyptiens. Une épopée dont on connaît les détails grâce à la stèle de Piânkhy.
« À chaque fois, cette stèle nous précise qu’ils ont débarrassé des différents temples les soldats qui les occupaient, qu’ils ont rétabli les offrandes, ce qui était un geste fondamental dans l’idéologie monarchique égyptienne et qu’ils ont rétabli les cultes et le calme de ville en ville. Donc ce n’est pas une revanche contre les Égyptiens, c’est au contraire le souci de mettre en valeur et restaurer une culture qu’ils considéraient également comme la leur. »
La 25e dynastie : le retour aux sources
Les descendants de Piânkhy, devenus pharaons, fondent la 25e dynastie. Ils se placent sous la protection des dieux égyptiens et produisent des stèles pour réaffirmer les éléments fondateurs de la religion.
« Ce qui est particulièrement intéressant et émouvant c’est que non seulement ils connaissaient bien cette culture égyptienne mais ils ont cherché à revenir aux sources de cette culture, à s’informer dans les archives égyptiennes selon un mode de fonctionnement typiquement égyptien des textes théologiques les plus anciens qu’ils ont fait recopier sur pierre. Ça se voit aussi dans l’art de cette époque-là qui va se laisser influencer par les plus beaux modèles de l’Ancien Empire, par exemple. »
Ce retour à l’art et à l’architecture de l’Ancien Empire égyptien (-2700 à -2200 avant J.-C.), est très fort sous le règne de Taharqa qui fait construire plusieurs temples en Égypte et en pays Kouch.
Mais malgré ce retour aux sources, il existe des spécificités dans l’art des pharaons noirs, en particulier dans leurs représentations, comme en témoignent les magnifiques statues découvertes en 2003 par Charles Bonnet et Dominique Valbelle, reconstituées dans l’exposition du Louvre.
« Il y a des critères stylistiques qui permettent de reconnaître les reliefs et les statues de cette époque. Il y a des critères anatomiques, notamment des visages particulièrement ronds, il sont coiffés d’une couronne très particulière qu’on appelle la coiffe kouchite qui se présente à nos yeux comme une espèce de casque qui enserre le crâne et ils ont au front deux cobras côte à côte. »
Ces deux cobras représentent les deux terres sur lesquelles règnent ces pharaons : le pays Kouch et l’Égypte. Ils sont le symbole de ces pharaons noirs, les seuls à porter deux uræus.
Malgré sa puissance, la dynastie des pharaons noirs finit par abdiquer devant les conquêtes assyriennes. Le fis du grand Taharqa, dernier pharaon de cette dynastie, est vaincu lors du sac de Thèbes en -663.
L’héritage de ces pharaons noirs a été en partie détruit par leurs successeurs, placés au pouvoir par les Assyriens. Mais la « Renaissance » qu’ils ont initiée est perpétuée par les dynasties suivantes, contribuant ainsi à la grandeur de l’Égypte antique.
Hymne à Aton d’Akénaton
« Un Nil dans le ciel, c’est le don que tu as fait aux étrangers (sub-sahariens) ».
« Tous les pays étrangers, si loin soient-ils, tu les fais vivre aussi, Tu as placé un Nil dans Heret qui descend pour eux, »
Hérodote Livre 2 Euterpe : la Haute-Egypte ou la Thébaïde (Egypte hors Delta) est en Libye, les libyens et les égyptiens sont les hommes les plus sains sur terre :
VIII. En allant d’Héliopolis vers le haut du pays, l’Égypte est étroite ; car, d’un côté, la montagne d’Arabie, qui la borde, tendant du septetrion vers le midi et le notus, prend toujours, en remontant, sa direction vers la mer Érythrée. On y voit les carrières où ont été taillées les pyramides de Memphis. C’est là que la montagne, cessant de s’avancer, fait un coude vers le pays dont je viens de parler ; c’est là que se trouve sa plus grande longueur : de l’orient à l’occident elle a, à ce que j’ai appris, deux mois de chemin, et son extrémité orientale porte de l’encens. De l’autre côté l’Égypte est bornée, vers la Libye, par une. montagne de pierre couverte de sable, sur laquelle on a bâti les pyramides.
XV. Les Ioniens ont une opinion particulière sur ce qui concerne l’Égypte : ils prétendent qu’on ne doit donner ce nom qu’au seul Delta, depuis ce qu’on appelle l’Échauguette de Persée, le long du rivage de la mer, jusqu’aux Tarichées de Péluse, l’espace de quarante schènes ; qu’en s’éloignant de la mer l’Égypte s’étend, vers le milieu des terres, jusqu’à la ville de Cercasore, où le Nil se partage en deux bras, dont l’un se rend à Péluse, et l’autre à Canope. Le reste de l’Égypte, suivant les mêmes Ioniens, est en partie de la Libye, et en partie de l’Arabie. En admettant cette opinion, il serait aisé de prouver que, dans les premiers temps, les Égyptiens n’avaient point de pays à eux : car le Delta était autrefois couvert par les eaux, comme ils en conviennent eux-mêmes, et comme je l’ai remarqué ; et ce n’est, pour ainsi dire, que depuis peu de temps qu’il a paru. Si donc les Égyptiens n’avaient point autrefois de pays, pourquoi ont-ils affecté de se croire les plus anciens hommes du monde ? Et qu’avaient-ils besoin d’éprouver des enfants, afin de s’assurer quelle en serait la langue naturelle ? Pour moi, je ne pense pas que les Égyptiens n’ont commencé d’exister qu’avec la contrée que les Ioniens appellent Delta, mais qu’ils ont toujours existé depuis qu’il y a des hommes sur terre ; et qu’il mesure que le pays s’est agrandi par les alluvions du Nil, une partie des habitants descendit vers la basse Égypte, tandis que l’autre resta dans son ancienne demeure : aussi donnait-on autrefois le nom d’Égypte à la Thébaïde, dont la circonférence est de six mille cent vingt stades.
XVI. Si donc notre sentiment sur l’Égypte est juste, celui des Ioniens ne peut être fondé ; si, au contraire, l’opinion des Ioniens est vraie, il m’est facile de prouver que les Grecs et les Ioniens eux-mêmes ne raisonnent pas conséquemment lorsqu’ils disent que toute la terre se divise en trois parties, l’Europe, l’Asie et la Libye : ils devraient y en ajouter une quatrième, savoir, le Delta d’Égypte, puisqu’il n’appartient ni à l’Asie ni à la Libye ; car, suivant ce raisonnement, ce n’est pas le Nil qui sépare l’Asie de la Libye, puisqu’il se brise à la pointe du Delta, et le renferme entre ses bras, de façon que cette contrée se trouve entre l’Asie et la Libye.
XVIII. Le sentiment que je viens de développer sur l’étendue de l’Égypte se trouve confirmé par le témoignage de l’oracle de Zeus Ammon, dont je n’ai eu connaissance qu’après m’être formé cette idée de l’Égypte. Les habitants de Marée et d’Apis, villes frontières du côté de la Libye, ne se croyaient pas Égyptiens, mais Libyens (noirs africains). Ayant pris en aversion les cérémonies religieuses de l’Égypte, et ne voulant point s’abstenir de la chair des génisses (09), ils envoyèrent à l’oracle d’Ammon pour lui représenter qu’habitant hors du Delta, et leur langage étant différent de celui des Égyptiens, ils n’avaient rien de commun avec ces peuples, et qu’ils voulaient qu’il leur fût permis. de manger de toutes sortes de viandes. Le dieu ne leur permit point de faire ces choses, et leur répondit que tout le pays que couvrait le Nil dans ses débordements appartenait à l’Égypte, et que tous ceux qui, habitant au-dessous de la ville d’Éléphantine, buvaient des eaux de ce fleuve, étaient Égyptiens.
XIX. Or le Nil, dans ses grandes crues, inonde non seulement le Delta, mais encore des endroits qu’on dit, appartenir à la Libye (la Thébaïde), ainsi que quelques petits cantons de l’Arabie, et se répand de l’un et de l’autre côté l’espace de deux journées de chemin, tantôt plus, tantôt moins.
XXII. Le troisième sentiment est le plus faux, quoiqu’il ait un beaucoup plus grand degré de vraisemblance. C’est ne rien dire, en effet, que de prétendre que le Nil provient de la fonte des neiges, lui qui coule de la Libye par le milieu de l’Éthiopie, et entre de là en Égypte.
XXIV. Mais si, après avoir blâmé les opinions précédentes, il est nécessaire que je déclare moi-même ce que je pense sur ces choses cachées, je dirai qu’il me paraît que le Nil grossit en été, parce qu’en hiver le soleil, chassé de son ancienne route par la rigueur de la saison, parcourt alors la région du ciel qui répond à la partie supérieure de la Libye (Afrique Sub-saharienne). Voilà, en peu de mots, la raison de cette crue ; car il est probable que plus ce dieu tend vers un pays et s’en approche, et plus il le dessèche et en tarit les fleuves.
XXV. Mais il faut expliquer cela d’une manière plus étendue : l’air est toujours serein dans la Libye supérieure ; il y fait toujours chaud, et jamais il n’y souffle de vents froids. Lorsque le soleil parcourt ce pays, il y produit le même effet qu’il a coutume de produire en été, quand il passe par le milieu du ciel ; il attire les vapeurs à lui, et les repousse ensuite vers les lieux élevés, où les vents, les ayant reçues, les dispersent et les fondent. C’est vraisemblablement par cette raison que les vents qui soufflent de ce pays, comme le sud et le sud-ouest, sont les plus pluvieux de tous. Je crois cependant que le soleil ne renvoie pas toute l’eau du Nil qu’il attire annuellement, mais qu’il s’en réserve une partie. Lorsque l’hiver est adouci, le soleil retourne au milieu du ciel, et de là il attire également des vapeurs de tous les fleuves. Jusqu’alors ils augmentent considérablement, à cause des pluies dont la terre est arrosée, et qui forment des torrents ; mais ils deviennent faibles en été, parce que les pluies leur manquent, et que le soleil attire une partie de leurs eaux. Il n’en est pas de même du Nil : comme en hiver il est dépourvu des eaux de pluie, et que le soleil en élève des vapeurs, c’est, avec raison, la seule rivière dont les eaux soient beaucoup plus basses en cette saison qu’en été. Le soleil l’attire de même que tous les autres fleuves ; mais, l’hiver, il est le seul que cet astre mette à contribution : c’est pourquoi je regarde le soleil comme la cause de ces effets.
XXVI. C’est lui aussi qui rend, à mon avis, l’air sec en ce pays, parce qu’il le brûle sur son passage ; et c’est pour cela qu’un été perpétuel règne dans la Libye supérieure (Afrique Sub-Saharien). Si l’ordre des saisons et la position du ciel(du Sud) venaient à changer de manière que le nord prît la place du sud, et le sud celle du nord, alors le soleil, chassé du milieu du ciel par l’hiver, prendrait sans doute son cours par la partie supérieure de l’Europe, comme il le fait aujourd’hui par le haut de la Libye ; et je pense qu’en traversant ainsi toute l’Europe, il agirait sur l’Ister comme il agit actuellement sur le Nil.
XXXII. Voici néanmoins ce que j’ai appris de quelques Cyrénéens qui, ayant été consulter, à ce qu’ils me dirent, l’oracle de Zeus Ammon, eurent un entretien avec Étéarque, roi du pays. Insensiblement la conversation tomba sur les sources du Nil, et l’on prétendit qu’elles étaient inconnues. Étéarque leur raconta qu’un jour des Nasamons arrivèrent à sa cour. Les Nasamons sont un peuple de Libye qui habite la Syrte, et un pays de peu d’étendue à l’orient de la Syrte. Leur ayant demandé s’ils avaient quelque chose de nouveau à lui apprendre sur les déserts de Libye, ils lui répondirent que, parmi les familles les plus puissantes du pays, des jeunes gens, parvenus à l’âge viril, et pleins d’emportement, imaginèrent, entre autres extravagances, de tirer au sort cinq d’entre eux pour reconnaître les déserts de la Libye, et tâcher d’y pénétrer plus avant qu’on ne l’avait fait jusqu’alors. Toute la côte de la Libye qui borde la mer septentrionale (la Méditerranée) depuis l’Égypte jusqu’au promontoire Soloéis (12) (au Maroc), où se termine cette troisième partie du monde, est occupée par les Libyens et par diverses nations libyennes, à la réserve de ce qu’y possèdent les Grecs et les Phéniciens ; mais, dans l’intérieur des terres, au-dessus de la côte maritime et des peuples qui la bordent, est une contrée remplie de bêtes féroces. Au delà de cette contrée, on ne trouve plus que du sable, qu’un pays prodigieusement aride et absolument désert. Ces jeunes gens, envoyés par leurs compagnons avec de bonnes provisions d’eau et de vivres, parcoururent d’abord des pays habités ; ensuite ils arrivèrent dans un pays rempli de bêtes féroces ; de là, continuant leur route à l’ouest à travers les déserts, ils aperçurent, après avoir longtemps marché dans un pays très sablonneux, une plaine où il y avait des arbres. S’en étant approchés, ils mangèrent des fruits que ces arbres portaient. Tandis qu’ils en mangeaient, de petits hommes (13), d’une taille au-dessous de la moyenne, fondirent sûr eux, et les emmenèrent par force. Les Nasamons n’entendaient point leur langue, et ces petits hommes ne comprenaient rien à celle des Nasamons. On les mena par des lieux marécageux ; après les avoir traversés, ils arrivèrent à une ville dont tous les habitants étaient noirs, et de la même taille que ceux qui les y avaient conduits. Une grande rivière (14), dans laquelle il y avait des crocodiles, coulait le long de cette ville de l’ouest à l’est.
XXXIII. Je me suis contenté de rapporter jusqu’à présent le discours d’Étéarque. Ce prince ajoutait cependant, comme m’en assurèrent les Cyrénéens, que les Nasamons (les Toubous) étaient retournés dans leur patrie, et que les hommes (pygmées d’Ouganda) chez qui ils avaient été étaient tous des enchanteurs. Quant au fleuve qui passait le long de cette ville, Etéarque conjecturait que c’était le Nil, et la raison le veut ainsi ; car le Nil vient de la Libye, et la coupe par le milieu …
XXXIV. L’Ister est connu de beaucoup de monde, parce qu’il arrose des pays habités ; mais on ne peut rien assurer des sources du Nil, à cause que la partie de la Libye qu’il traverse est déserte et inhabitée. Quant à son cours, j’ai dit tout ce que j’ai pu en apprendre par les recherches les plus étendues. Il se jette dans l’Égypte ; l’Égypte est presque vis-à-vis de la Cilicie montueuse ; de là à Sinope, sur le Pont-Euxin, il y a, en droite ligne, cinq jours de chemin pour un bon voyageur : or Sinope est située vis-à-vis de l’embouchure de l’Ister. Il me semble par conséquent que le Nil, qui traverse toute la Libye, peut entrer en comparaison avec l’Ister. Mais en voilà assez sur ce fleuve.
LXV. Entre autres pratiques religieuses, les Égyptiens observent scrupuleusement celles-ci. Quoique leur pays touche à la Libye, on y voit cependant peu d’animaux ; et ceux qu’on y rencontre, sauvages ou domestiques, on les regarde comme sacrés.
LXXVII. Parmi les Égyptiens que j’ai connus, ceux qui habitent aux environs de cette partie de l’Égypte où l’on sème des grains sont sans contredit les plus habiles, et ceux qui, de tous les hommes, cultivent le plus leur mémoire. Voici quel est leur régime : ils se purgent tous les mois pendant trois jours consécutifs, et ils ont grand soin d’entretenir et de conserver leur santé par des vomitifs et des lavements, persuadés que toutes nos maladies viennent des aliments que nous prenons d’ailleurs, après les Libyens, il n’y a point d’hommes si sains et d’un meilleur tempérament que les Égyptiens. Je crois qu’il faut attribuer cet avantage aux saisons, qui ne varient jamais en ce pays ; car ce sont les variations dans l’air, et surtout celles des saisons, qui occasionnent les maladies. Leur pain s’appelle cyllestis : ils le font avec de l’épeautre. Comme ils n’ont point de vignes dans leur pays (46), ils boivent de la bière ; ils vivent de poissons crus séchés au soleil, ou mis dans de la saumure ; ils mangent crus pareillement les cailles, les canards et quelques petits oiseaux, qu’ils ont eu soin de saler auparavant ; enfin, à l’exception des oiseaux et des poissons sacrés, ils se nourrissent de toutes les autres espèces qu’ils ont chez eux, et les mangent ou rôties ou bouillies.
Hérodote L 4.XLII : le tour de l’Afrique par le pharaon soudanais Nekao
« J’admire d’autant plus ceux qui ont décrit la Libye, l’Asie et l’Europe, et qui en ont déterminé les bornes, qu’il y a beaucoup de différence entre ces trois parties de la terre : car l’Europe surpasse en longueur les deux autres; mais il ne me paraît pas qu’elle puisse leur être comparée par rapport à la largeur. La Libye montre elle-même qu’elle est environnée de la mer, excepté du côté où elle confine à l’Asie. Nécos, roi d’Égypte, est le premier que nous sachions qui l’ait prouvé. Lorsqu’il eut fait cesser de creuser le canal qui devait conduire les eaux du Nil au golfe Arabique, il fit partir des Phéniciens sur des vaisseaux, avec ordre d’entrer, à leur retour, par les colonnes d’Hercule, dans la mer Septentrionale, et de revenir de cette manière en Égypte.
Les Phéniciens, s’étant donc embarqués sur la mer Érythrée, naviguèrent dans la mer Australe. Quand l’automne était venu, ils abordaient à l’endroit de la Libye où ils se trouvaient, et semaient du blé. Ils attendaient ensuite le temps de la moisson, et, après la récolte, ils se remettaient en mer. Ayant ainsi voyagé pendant deux ans, la troisième année ils doublèrent les colonnes d’Hercule, et revinrent en Égypte. Ils racontèrent, à leur arrivée, que, en faisant voile autour de la Libye, ils avaient eu le soleil à leur droite (au Nord). Ce fait ne me paraît nullement croyable ; mais peut-être le paraîtra-t-il à quelque autre. C’est ainsi que la Libye a été connue pour la première fois. »Hérodote L 4.XLII
Diodore : les véritables sources du Nil selon les africains
Diodore Livre 1 v XL. Quelques philosophes de Memphis ont essayé de donner de la crue du Nil une explication plus spécieuse que convaincante, et qui est adoptée par beaucoup de monde : ils divisent la terre en trois parties; l’une est notre continent, l’autre a les saisons inverses des nôtres, et la troisième, située entre ces deux parties, est inhabitable par son extrême chaleur. Si le Nil croissait en hiver, il tirerait évidemment son accroissement de notre zone, par suite des pluies qui tombent chez nous , principalement vers cette époque. Or, comme sa crue a, au contraire, 48 lieu en été, il est manifeste que l’hiver existe alors dans des climats opposés aux nôtres, et que l’excédant des eaux de ces régions est versé sur notre continent. On conçoit que personne ne peut visiter les sources du Nil, puisque ce fleuve, sorti de la zone opposée, traverse la zone intermédiaire, qui est inhabitable. Ils apportent encore à l’appui de leur assertion l’extrême douceur des eaux du Nil ; ces eaux éprouvent une sorte de digestion pendant qu’elles coulent à travers ces régions brûlées; et il est de la nature du feu de rendre toute eau douce (58).
“Les historiens rapportent que les Éthiopiens furent les premiers de tous les hommes et ils affirment que les preuves en sont évidentes. En effet, que les Éthiopiens ne soient pas venus de l’extérieur et que, originaires du pays, ils méritent leur nom d’autochtones, cela est presque universellement admis ; que les premiers auxquels la Terre a donné la vie doivent être ceux qui habitent les régions du midi, cela est évident pour tous : c’est, en effet, la chaleur du soleil qui a asséché la terre encore humide au moment de la création de l’univers et qui a donné la vie, de sorte qu’il est raisonnable de penser que la région la plus proche du soleil a été la première à porter des créatures animées15”. 15 Diod. 3.2.1 (trad. Bommelaer 1989).
Diodore Hist Univ. Tome 1 Livre III
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/diodore/livre3.htm
II. Des Éthiopiens et de ce qu’ils pensent de leur ancienneté par rapport aux Égyptiens.
Les Éthiopiens se disent les premiers de tous les hommes et ils en donnent des preuves qu’ils croient évidentes. L’on convient assez généralement qu’étant nés dans le pays et n’y étant point venus d’ailleurs, ils doivent être appelés autochtones et il est vraisemblable qu’étant situés directement sous la route du soleil ils sont sortis de la terre avant les autres hommes, car si la chaleur du soleil se joignant à l’humidité de la terre lui donne à elle‑même une espèce de vie, les lieux les plus voisins de l’équateur doivent avoir produit plus tôt que les autres des êtres vivants. Les Éthiopiens disent aussi que ce sont eux qui ont institué le culte des dieux, les fêtes, les assemblées solennelles, les sacrifices, en un mot toutes les pratiques par lesquelles nous honorons la divinité : c’est pour cela qu’ils passent pour les plus religieux de tous les hommes et qu’on croit que leurs sacrifices sont les plus agréables aux dieux. L’un des plus anciens poètes et le plus estimé de la Grèce leur rend ce témoignage, lorsqu’il introduit dans l’Iliade Zeus et les autres dieux allant en Éthiopie pour assister aux festins et aux sacrifices annuels qui leur étaient préparés à tous chez les Éthiopiens.
Zeus aujourd’hui suivi de tous les dieux,
des Éthiopiens reçoit les sacrifices.
Ils disent que les dieux ont récompensé leur piété par des avantages considérables, comme de n’avoir jamais été sous la domination d’aucun prince étranger. En effet, ils ont toujours conservé leur liberté par la grande union qui a toujours régné entre eux et plusieurs princes très puissants qui les ont voulu subjuguer ont échoué dans leur entreprise. Cambyse étant venu les attaquer avec de nombreuses troupes, son armée périt entièrement et lui-même y courut risque de la vie. Sémiramis, cette reine que son habileté et ses exploits ont rendu si fameuse, fut à peine entrée dans l’Éthiopie qu’elle sentit que son dessein n’aurait point d’exécution. Bacchus et Hercule ayant traversé la terre entière s’abstinrent de combattre les seuls Éthiopiens, soit par la crainte qu’ils conçurent de leur puissance, soit par la vénération qu’ils avaient pour leur piété. Les Éthiopiens disent que les Égyptiens sont une de leurs colonies qui fut menée en Égypte par Osiris. Ils prétendent même que ce pays n’était au commencement du monde qu’une mer mais que le Nil entraînant dans ses crues beaucoup de limon d’Éthiopie, l’avait enfin comblée et en avait fait une partie du continent. On voit aux embouchures du Nil une particularité qui semble prouver que toute l’Egypte est un ouvrage du fleuve.
V … Il y a plusieurs autres nations éthiopiennes dont les unes cultivent les deux côtés du Nil avec les îles qui sont au milieu, les autres habitent les provinces voisines de l’Arabie, d’autres sont plus enfoncées dans la libye. Presque tous et entre autres ceux qui sont nés le long du fleuve ont la peau noire, le nez camus et les cheveux crépus. … Les Éthiopiens qui habitent au‑dessus de Méroé font des distinctions remarquables entre les dieux : ils disent que les uns sont d’une nature éternelle et incorruptible comme le soleil, la lune et l’univers entier, que les autres étant nés parmi les hommes se sont acquis les honneurs divins par leurs vertus et par les biens qu’ils ont faits au monde. Ils révèrent Isis, Pan et surtout Zeus et Hercule dont ils prétendent que le genre humain a reçu le plus de bienfaits. Quelques Éthiopiens cependant croient qu’ils n’y a point de dieux, et quand le soleil se lève ils s’enfuient dans leurs marais en blasphémant contre lui comme contre leur plus cruel ennemi. Les Éthiopiens diffèrent encore des autres nations dans les honneurs qu’ils rendent à leurs morts. Les uns jettent leurs corps dans le fleuve, pensant que c’est la plus honorable sépulture qu’on puisse leur donner. Les autres les gardent dans leurs maisons enfermés dans des niches de verre, croyant qu’il sied bien à des enfants d’avoir toujours devant les yeux le visage de leurs parents et à ceux qui surviennent de conserver la mémoire de leurs prédécesseurs. D’autres enferment les corps morts dans des cercueils de terre cuite et les enterrent aux environs des temples. Ils regardent comme le plus inviolable des serments celui qui se fait sur les morts. En certaines contrées, les Éthiopiens donnent la royauté à celui d’entre eux qui est le mieux fait, disant que les deux plus grands dons de la fortune sont la monarchie et la belle taille. Ailleurs, ils la défèrent au pasteur le plus vigilant comme à celui qui aura le plus de soin de ses sujets. D’autres choisissent le plus riche dans la pensée qu’il sera plus en état de secourir ses peuples. Il y en a d’autres qui prennent pour rois ceux qui sont les plus forts, estimant dignes de la première place ceux qui sont les plus capables de les défendre dans les combats. Il y a dans la Libye et tout auprès de là un très beau pays qui produit une grande quantité de fruits de toute espèce ; on y trouve un abri commode dans les grandes chaleurs entre les plantes qui croissent dans les marais. Les libyens et les Éthiopiens sont continuellement en guerre pour se disputer ce terrain. On y voit un grand nombre d’éléphants qui y descendent de la haute Libye attirés, selon quelques auteurs, par la bonté des pâturages. En effet des deux côtés du fleuve il y a de grands marais où croissent toutes sortes d’herbes, et surtout des roseaux que ces animaux trouvent si bons, que quand ils en ont une fois goûté ils demeurent toujours dans cet endroit où ils consument les vivres des habitants.
HISTOIRE DU PANAFRICANISME DE L’ANTIQUITE A NOS JOURS
Les preuves antiques du panafricanisme :
Voici ce qu’on disait des africains de facon unanime : « personne n’a jamais pu vaincre les africains à cause de leur piété par la grace de Dieu et par leurs unions sacrée », Tous les envahisseurs qui ont vaincu le dieu Yahveh et les hébreux ont été mise en échec par les afraicains dans l’antiquité.
C’est donc parce que cette union sacré a été plutard rompu par la conversion au christianisme des abyssins avec le roi Ezana qui a attaqué et détruit ses frères africains du Soudan méroitique que le malheur est rentré en Afrique depuis 1700 ans. C’est la meme chose qui s’est passé à Abomey où les rois traitres convertis au christianisme Guézo et Agoliagbo ont trahi leur frère traditionnaliste purs Adandozan et Béhanzin instruit et initié par Adandozan.
- Diodore vers l’an 50 av EC : « On remarque que les Éthiopiens (les africains noirs) ont recueilli, de la part des dieux, la récompense de leur piété, en n’ayant jamais essuyé le joug d’aucun despote étranger. En effet, de tout temps ils ont conservé leur liberté ; et, grâce à leur union, ils n’ont jamais été soumis par les souverains qui ont marché contre eux, et dont aucun n’a réussi dans son entreprise. »
— Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, III, 2 [lire en ligne [archive]]
Hérodote renchérie « …vous naviguez douze jours ; puis vous arrivez à une grande ville appelée Méroé. On dit qu’elle est la capitale du reste des Éthiopiens (africains). Zeus (Amon-Rè) et Bacchus (Osiris) sont les seuls dieux qu’adorent ses habitants ; les cérémonies de leur culte sont magnifiques : »
— Hérodote Livre II v XXIX
Flavius Joseph vers l’an +90 : « …. La plupart (tous les noirs africains restés authentique) des fils de Cham échappèrent cependant à cette malédiction (colonisation et esclavage) ; seuls les fils de Chanaan furent atteints par dieu (Yahvéh). … »
— Flavius Josèphe ANTIQUITES JUDAÏQUES Chapitre VI «3
- La bible hébraique témoigne de la puissance des africains : Esaie 18v1-2 « Terre, où retentit le cliquetis des armes, Au delà des fleuves de l’Ethiopie! 2Toi qui envoies sur mer des messagers, Dans des navires de jonc voguant à la surface des eaux! Allez, messagers rapides, vers la nation forte et vigoureuse, Vers ce peuple redoutable depuis qu’il existe, Nation puissante et qui écrase tout, Et dont le pays est coupé par des fleuves. »
— Esaie 18v1-2
2 Chroniques 14:9-15 Zérach, l’Éthiopien, sortit contre eux avec une armée d’un million d’hommes et trois cents chars, et il s’avança jusqu’à Maréscha. …
Hérodote Livre II Euterpe : … CLIX. Nécos, ayant donc abandonné l’entreprise du canal, … Ces flottes lui servirent dans l’occasion. Nécos livra aussi sur terre une bataille contre les Syriens (les juifs ou Syrien de Palestine), près de Magdole (Améguido); et, après avoir remporté la victoire, il prit Cadytis, ville considérable de Syrie. Il consacra à Apollon l’habit qu’il avait porté dans ces expéditions, et l’envoya aux Branchides, dans le pays des Milésiens. Il mourut ensuite, après avoir régné seize ans en tout, et laissa la couronne à Psammis, son fils.
2 Rois 23:29-35 (2 Chroniques 35 v 20-24) … 29 Sous son règne, le pharaon (Soudanais) Néko, roi d’Egypte[a], alla rejoindre le roi d’Assyrie près de l’Euphrate. Le roi Josias essaya de lui barrer la route, mais dans l’affrontement, le pharaon le tua à Meguiddo[b]. 30 Ses officiers mirent son corps sur un char, le ramenèrent de Meguiddo à Jérusalem et l’enterrèrent dans son tombeau. Le peuple du pays prit Yoahaz, fils de Josias, et l’établit roi par l’onction pour succéder à son père sur le trône.
2 Chroniques 35 … 20Après tout cela, après que Josias eut réparé la maison de l’Eternel, Néco, roi d’Egypte, monta pour combattre à Carkemisch sur l’Euphrate. Josias marcha à sa rencontre; 21et Néco lui envoya des messagers pour dire: Qu’y a-t-il entre moi et toi, roi de Juda? Ce n’est pas contre toi que je viens aujourd’hui; c’est contre une maison avec laquelle je suis en guerre. Et Dieu m’a dit de me hâter. Ne t’oppose pas à Dieu, qui est avec moi, de peur qu’il ne te détruise. 22Mais Josias ne se détourna point de lui, et il se déguisa pour l’attaquer, sans écouter les paroles de Néco, qui venaient de la bouche de Dieu. Il s’avança pour combattre dans la vallée de Meguiddo. 23Les archers tirèrent sur le roi Josias, et le roi dit à ses serviteurs: Emportez-moi, car je suis gravement blessé. 24Ses serviteurs l’emportèrent du char, le mirent dans un second char qui était à lui, et l’amenèrent à Jérusalem. Il mourut, et fut enterré dans le sépulcre de ses pères. Tout Juda et Jérusalem pleurèrent Josias.
Pendant le temps des razias négrières
Nous avons un exemple de panafricanisme au Sénégal et en Sierra Leone avec les divers tribu qui se sont uni pour attaquer les forts esclavagiste des européens sans compter l’exemple du bois Caiman en Haiti et l’UNIA de Marcus Garvey.
Serra Leone https://youtu.be/m4MpWqf8y44?t=1248
Senegal https://youtu.be/m4MpWqf8y44?t=447
Pendant la colonisation
Au Cameroun aussi, on a un exemple de panafricanisme où les diverses ethnies se sont unis pour combattre les colonisateurs allemands entre autre.
COSMOGONIE KAMITE DE L’EGYPTE ANTIQUE
Récit de la création du monde en Égypte antique
Alors que la culture de l’Égypte antique peut paraître très homogène de prime abord, il existait, au moins sur les questions religieuses, de grandes variations géographiques. Ainsi, ce n’est pas une, mais plusieurs cosmogonies (mythes de la création du Monde) qui coexistaient dans les différentes parties du royaume. Les plus connues sont celles d’Héliopolis, d’Hermopolis, de Thèbes et de Syène (Éléphantine-Assouan).
Les cosmogonies se fondent toutes sur la même croyance d’un principe créateur, mais chaque nome voit dans son dieu tutélaire, le démiurge à l’origine de cette création. Ainsi les Héliopolitains voient en Rê le fondateur du monde, et les Hermopolitains Thot, etc.
Ainsi, Hérodote, qui ne croyait qu’à ce qu’on pouvait lui confirmer en plusieurs endroits, conclut de la disparité des mythes qu’il entendit lors de son voyage en Égypte, qu’au sujet des dieux, les Égyptiens n’en savaient pas plus les uns que les autres[1].
La cohérence de ce système s’explique par le fait que pour les Égyptiens, chaque démiurge local n’est qu’une manifestation d’une même puissance divine sous une multitude de formes. C’est ainsi qu’on définit parfois la religion égyptienne comme « un monothéisme dans un polythéisme » ou un monothéisme polymorphique. À l’époque amarnienne, le pharaon Akhénaton voulut concrétiser la fusion de ce syncrétisme dans un dieu universel, Aton. Cette philosophie fut cependant aussi éphémère que son précepteur.
La cosmogonie la plus répandue est celle d’Héliopolis qui a pour créateur un démiurge solaire (Rê sous l’une de ses formes) et donne une généalogie divine descendant jusqu’au dieu pharaonique Horus.
Cosmogonie memphite
Mythe de la création memphite.
Cette version de la création du monde se présente comme la plus simple, puisqu’un unique dieu, Ptah, en est l’acteur. Créant le monde par sa pensée (êtres, animaux, végétaux, etc.) puis leur donnant la vie par sa parole créatrice, en énumérant un par un le nom des éléments imaginés.
Cette version propre à la ville de Memphis est présente sur une stèle du roi Chabaka de la XXVe dynastie actuellement conservée au British Museum.
Cosmogonie héliopolitaine
Mythe de la création héliopolitaine.
Dans ce courant théologique, il existait au départ une étendue d’eau infinie et intemporelle : le Noun (métaphore probable du Nil, fleuve à l’importance prépondérante dans la société égyptienne). Puis du Néant, Atoum, le démiurge, se donna lui-même naissance et prit place sur la butte primordiale émergeant de l’eau. À partir de là, il donna naissance à un couple : Shou, mâle anthropomorphe orné d’une plume d’autruche, est le dieu de l’air et Tefnout, femelle zoomorphe (avec une tête de lionne), est la déesse de l’humidité. Cependant, la manière dont ces deux êtres furent mis au monde est contradictoire au sein même des « textes sacrés ». En effet, dans une première version, Atoum pratiqua l’onanisme et les fit naître simultanément mais dans la seconde, Shou fut craché et Tefnout éternué par Atoum. Ces deux derniers protagonistes engendreront Geb, dieu de la Terre et Nout, déesse du Ciel, s’aimant d’un amour si fort, qu’Atoum dut les séparer. Malgré cela, naquirent tout de même de leurs unions, cinq enfants : Osiris, Horus l’Ancien, Seth, Isis et Nephtys composante même de l’Ennéade d’Héliopolis (les neuf dieux descendants du démiurge Atoum : Shou, Tefnout, Geb, Nout, Osiris, Horus l’Ancien, Seth, Isis, Nephtys).
Cosmogonie hermopolitaine
Ogdoade d’Hermopolis.
Dans cette cosmogonie, Thot, le démiurge, déposa sur la butte primordiale récemment jaillie du Noun (probable métaphore du Nil en crue d’où n’émergent que les buttes) un étrange œuf. Il fut couvé par les huit entités élémentaires, quatre dieux mâles aux têtes de grenouille et leur contrepartie féminine aux têtes de serpent. Appelée l’ogdoade d’Hermopolis, elle est composée de Noun et Nounet, l’élément liquide, Heh et Hehet, l’infini, Kekou et Keket, les ténèbres et Amon et Amonet, l’élément mystérieux (ou « caché »). L’œuf finit par éclore et naquit le soleil, s’élevant alors vers les cieux. Cette cosmogonie fut apportée par la ville d’Hermopolis, Khemnou en égyptien (signifiant d’ailleurs la cité des huit, tel l’Ogdoade) mais sans pour autant apparaître homogène au sein même de ce courant théologique puisque différentes versions existent, celle-ci n’étant que la principale.
Osiris,Ousiré, Wasiré
Osiris est le premier Dieu dans l’histoire des religions, qui trône le jour du jugement dernier pour juger les âmes. (Cheikh Anta Diop)
Il est le grand Dieu civilisateur qui est venu il y a environ 15 500 ans, il apporte aux hommes la connaissance de l’agriculture et de la Maat: il est l’ordre universel. Ousiré n’est pas Dieu au même titre d’ Amon-Râ mais personnifie un aspect positif de l’être supprême, il est un Neter.
« C’est le coeur d’Osiris qui est dans toutes blessures ». Le coeur d’Osiris est la conscience d’Osiris-juge-dévorant, qui est dans tout jugement, dans tout châtiment, car « ton coeur (de celui procédant d’Apophis ou de l’ennemi de Rê) est arraché… ta blessure est prescrite par la vérité », et Osiris est Vérité- Justice-Lumière, parce qu’il a reçu la double couronne au ciel en présence du Seigneur suprême depuis la constitution du monde. L’âme devient glorieuse- Khu presque de la même façon » (Le livre des morts de l’Égypte ancienne).
Le peuple noir fut le premier à avoir établi la relation entre le monde visible et l’invisible, l’Afrique, terre de nos ancêtres a été la premiére à recevoir des révélations venant de Dieu créateur du ciel et de la terre pour l’humanité. En effet, Osiris eut pour mission de diffuser à travers le monde les savoirs acquis auprès des dieux. Pour ce faire, il s’entoure de sa sœur Isis et de spécialistes dans divers domaines (architectes, agriculteurs, etc.) L’historien Diodore de Sicile dans son livre I, nous confirme ces faits en ces termes: « D’Ethiopie, (…) il (Osiris/Ousiré) reprit sa route à travers l’Arabie le long des côtes de la mer Erythrée et s’avança jusqu’aux Indes et jusqu’aux confins de la Terre habitée(…). » hotep
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LES DÉGÂTS DE LA COLONISATION MENTALE.
Faire des textes sur une personne n’a jamais été mon leitmotiv car je discute des idées et non des hommes. Mais pour une fois je dédie ce texte à la personne du nommé Nkumu Yoka Walukula Ekila, symbole d’un melting pot de tout ce qui relève de l’ignorance, de l’aculturation, de la haine et du rejet de soi.
Tant de mots forts pour une seule personne qui sonneraient même comme une insulte si ce n’était pas une simple description de sa personne comme nous allons le voir dans les paragraphes suivants.
L’IGNORANT QUI S’IGNORE
Si ce forum connaît un tel succès, c’est en grande partie à cause des textes soignés de toutes les croyances qui ont brillées par leurs informations et leurs enseignements. Et sans fausse modestie je suis entre autre de ceux qui se sont attelés à apporter une contribution de qualité à ce groupe. Et ceux d’ici qui m’ont aussi lu sous le pseudonyme de « Narkosehammer Pedro » savent à quel point je mets un point d’honneur à travailler mes textes.
Alors pour revenir au sieur Nkumu qui du haut de toute son arrogante ignorance a prétendu que les africains ne connaissaient rien de la momification et partant de son ignorance finit par conclure que ces africains n’auraient donc jamais pu être les bâtisseurs égyptiens qui eux momifiaient leurs pharaons. Et dans son raisonnement biaisé, il va même nous traiter d’imposteurs et nous mettre au défi de lui montrer une « momie de chef en Afrique noire »
Ce qui est un exercice très facile que j’ai résolu en lui publiant exactement la photo de momie du chef Fali au nord Cameroun confirmée et certifiée par le le musée de Quai Bralny-Jacques Chirac avec toutes les références qui vont avec. Ce qui est en réalité proprement dit un « échec et mat ». Mais notre ignorant s’est tout de suite transformé en expert en herbe dont le seul argument sort tout droit de l’académie des nieurs qui nient pour nier.
Poussé dans ses derniers retranchements et pour ne pas perdre la face, il va courir faire un autre post en nous demandant de lui fournir les corps bien conservés et les techniques de momification en Afrique noire. Pour le corps, la momie Fali parle d’elle-même et ici nous allons traiter de la suite de sa requête.
L’ACULTURÉ CONGÉNITAL
Lorsque le sieur Nkumu nous demande de lui fournir les techniques de momification, en réalité ce qu’il croit c’est qu’il est capable de poser des peaux de bananes sur notre chemin et profiter de notre manque de réponse pour au moins sauver sa face et continuer dans son inconsistance habituelle pour se donner un semblant de légitimé en mouton de panurge.
Il est allé jusqu’à dire que la momie Fali (dont il ne savait rien du tout avant mes réponses) a juste subi un simple lavage et que même chez lui au Congo ça se faisait sans aucun lien avec la momification. Et comme il faut traiter ce genre d’aculturé congénital à la mesure de son ignorance, nous lui fournissons ici des sources sur les techniques de momification des peuples africains Y COMPRIS CHEZ LUI AU CONGO pour lui faire comprendre à quel point il ne sait rien de son propre pays.
Comment va-t-il d’ailleurs le savoir alors que le Congo actuel est la plus grosse usine de fabrication de pasteurs et prophètes au monde? La conséquence ne peut qu’être la prolifération des spadassins à leurs propres cultures comme notre Nkumu qui doit vraiment souffrir de se découvrir nhaigr tous les matins quand il se regarde dans la glace.
LA HAINE DE SOI
Lorsque nous abordons cet aspect de ce personnage, il convient de soutenir notre argument par son attitude. Car derrière l’incapacité qu’il veut attribuer aux noirs à momifier se cache en réalité son idée de ne voir le noir africain que comme un primitif sauvage limité à la chasse et à la cueillette.
Car si l’aptitude à momifier était vraiment pour lui synonyme de compétence pour bâtir l’Égypte, alors comment voudrait-il expliquer la momification chez les peuples papous? Insinuerait-il que ces peuples techniquement auraient été capable de bâtir l’Égypte mais au grand jamais les peuples d’Afrique noire?
C’est d’où l’on comprend que pour ce personnage, tout racolage est bon tant que ça peut lui permettre de cracher sur les africains allant même jusqu’à oublier qu’il en est un. Même si nous oublions un peu que dans sa tête d’endoctriné chretien il se croit enfant adoptif d’Abraham comme une branche sauvage greffée à l’olivier.
RESUMÉ
On a ici un cas rare qui a au moins eu le mérite d’attirer l’attention sur lui et surtout aussi sur les autres ignorants qui l’acclament dans ses sorties incongrues. Peut-être le fait de valider ses posts dans le forum lui a fait croire qu’il est pertinent alors que c’est simplement parce que chaque cours du roi a besoin de son fou pour animer la galerie. Bien évidement ceci à condition que le fou ne prennent pas un peu trop de liberté au point de se croire calife à la place de calife.
SOURCES:
Sources 1: Dans les sources ci-dessous sélectionnées sur le tas, j’ai donné la vidéo de conférence du « Musée de l’homme » menée par Patrice Josset, maître de conférence à l’université Paris VI et spécialiste des momies et attaché au laboratoire d’éco-anthropologie et ethnobiologie. La vidéo dure plus d’une heure mais j’ai attaché l’extrait où il parle des momies chez les Senoufos.
Source 2: C’est le livre encyclopédie » Le monde étranges des momies »qui traite des différents aspects liés aux momies partout dans le monde. J’y ai aussi sélectionné les pages qui rentrent dans le cadre de cet exposé et les ai postés en capture
SOURCES 3: Extrait du Tome 48-Fascicule 1 du « JOURNAL DES AFRICANISTES » rédigé par Georges Niaw Goran-Bouah. Cette source confirme les propos du maître de conférence Patrice Josset. Et a été sélectionnée à juste titre pour clore tout débat comme quoi nous n’avons que les sources européennes quand ça nous arrange
SOURCES 4: Capture d’écran de la photo de la momie chez les peuples Fali pris sur la page;
https://www.sciencesetavenir.fr/…/momies-les-chemins-de…
Démétrios, fils d’Artémidôros,
appelé aussi Thraséas, de Magnésie sur le Méandre adresse une prière à Isis.
Ceci a été copié d’une stèle de Memphis, qui se trouve près du temple d’Héphaïstos.
Moi, je suis Isis, la souveraine de toute contrée,
j’ai été instruite par Hermès
et j’ai inventé l’écriture avec Hermès (…)
Moi, j’ai donné aux hommes les lois, et j’ai décrété ce que personne ne peut changer.
Moi, je suis la fille aînée de Kronos ;
je suis l’épouse et la sœur du roi Osiris ;
je suis celle qui découvrit aux hommes les fruits ;
je suis la mère du roi Horus;
je suis celle qui se manifeste dans l’étoile du Chien ;
je suis celle qui est appelée « Déesse » parmi les femmes ; (…)
Moi, j’ai inventé la science nautique. (…)
Moi, j’ai rendu le droit plus puissant que l’or et l’argent ;
j’ai ordonné que la vérité fut reconnue pour belle ;
j’ai inventé les contrats de mariage.
Moi, j’ai fixé leur langue aux hellènes et aux Barbares. (…)
J’ai fait surgir les îles des abîmes à la lumière ;
Je suis la souveraine des pluies.
Je vaincs le destin :
À moi, le destin obéit. Salut, Égypte qui m’a élevée.
— Extraits d’une version découverte en 1925
à Cymé en Éolide par le tchèque A. Salač.
Traduction de Laurent Bricault.
LES SOURCES DU NIL SELON LES TEXTES DE L’ANTIQUITE :
Hérodote Livre II
XXIII. Celui qui a attribué à l’Océan la cause du débordement du Nil a eu recours à une fable obscure, au lieu de raisons convaincantes ; car, pour moi, je ne connais point de fleuve qu’on puisse appeler l’Océan ; et je pense qu’Homère, ou quelque autre poète plus ancien, ayant inventé ce nom, l’a introduit dans la poésie.
XXIV. Mais si, après avoir blâmé les opinions précédentes, il est nécessaire que je déclare moi-même ce que je pense sur ces choses cachées, je dirai qu’il me paraît que le Nil grossit en été, parce qu’en hiver le soleil, chassé de son ancienne route par la rigueur de la saison, parcourt alors la région du ciel qui répond à la partie supérieure de la Libye. Voilà, en peu de mots, la raison de cette crue ; car il est probable que plus ce dieu tend vers un pays et s’en approche, et plus il le dessèche et en tarit les fleuves.
XXV. Mais il faut expliquer cela d’une manière plus étendue : l’air est toujours serein dans la Libye supérieure ; il y fait toujours chaud, et jamais il n’y souffle de vents froids. Lorsque le soleil parcourt ce pays, il y produit le même effet qu’il a coutume de produire en été, quand il passe par le milieu du ciel ; il attire les vapeurs à lui, et les repousse ensuite vers les lieux élevés, où les vents, les ayant reçues, les dispersent et les fondent. C’est vraisemblablement par cette raison que les vents qui soufflent de ce pays, comme le sud et le sud-ouest, sont les plus pluvieux de tous. Je crois cependant que le soleil ne renvoie pas toute l’eau du Nil qu’il attire annuellement, mais qu’il s’en réserve une partie. Lorsque l’hiver est adouci, le soleil retourne au milieu du ciel, et de là il attire également des vapeurs de tous les fleuves. Jusqu’alors ils augmentent considérablement, à cause des pluies dont la terre est arrosée, et qui forment des torrents ; mais ils deviennent faibles en été, parce que les pluies leur manquent, et que le soleil attire une partie de leurs eaux. Il n’en est pas de même du Nil : comme en hiver il est dépourvu des eaux de pluie, et que le soleil en élève des vapeurs, c’est, avec raison, la seule rivière dont les eaux soient beaucoup plus basses en cette saison qu’en été. Le soleil l’attire de même que tous les autres fleuves ; mais, l’hiver, il est le seul que cet astre mette à contribution : c’est pourquoi je regarde le soleil comme la cause de ces effets.
XXVI. C’est lui aussi qui rend, à mon avis, l’air sec en ce pays, parce qu’il le brûle sur son passage ; et c’est pour cela qu’un été perpétuel règne dans la Libye supérieure. Si l’ordre des saisons et la position du ciel venaient à changer de manière que le nord prît la place du sud, et le sud celle du nord, alors le soleil, chassé du milieu du ciel par l’hiver, prendrait sans doute son cours par la partie supérieure de l’Europe, comme il le fait aujourd’hui par le haut de la Libye ; et je pense qu’en traversant ainsi toute l’Europe, il agirait sur l’Ister comme il agit actuellement sur le Nil.
XXVII. J’ai dit qu’on ne sentait jamais de vents frais sur ce fleuve, et je pense qu’il est contre toute vraisemblance qu’il puisse en venir d’un climat chaud, parce qu’ils ont coutume de souffler d’un pays froid : quoi qu’il en soit, laissons les choses comme elles sont, et comme elles ont été dès le commencement.
XXVIII. De tous les Égyptiens, les Libyens et les Grecs avec qui je me suis entretenu, aucun ne se flattait de connaître les sources du Nil, si ce n’est le hiérogrammatéus, ou interprète des hiéroglyphes de Minerve, à Saïs en Égypte. Je crus néanmoins qu’il plaisantait, quand il m’assura qu’il en avait une connaissance certaine. Il me dit qu’entre Syène, dans la Thébaïde, et Éléphantine, il y avait deux montagnes dont les sommets se terminaient en pointe ; que l’une de ces montagnes s’appelait Crophi, et l’autre Mophi. Les sources du Nil, qui sont de profonds abîmes, sortaient, disait-il, du milieu de ces montagnes : la moitié de leurs eaux coulait en Égypte, vers le nord; et l’autre moitié en Éthiopie, vers le sud. Pour montrer que ces sources étaient des abîmes, il ajouta que Psammitichus, ayant voulu en faire l’épreuve, y avait fait jeter un câble de plusieurs milliers d’orgyies (10), mais que la sonde n’avait pas été jusqu’au fond. Si le récit de cet interprète est vrai, je pense qu’en cet endroit les eaux, venant à se porter et à se briser avec violence contre les montagnes, refluent avec rapidité, et excitent des tournants qui empêchent la sonde d’aller jusqu’au fond.
XXIX. Je n’ai trouvé personne qui ait pu m’en apprendre davantage; mais voici ce que j’ai recueilli, en poussant mes recherches aussi loin qu’elles pouvaient aller : jusqu’à Éléphantine, j’ai vu les choses par moi-même ; quant à ce qui est an delà de cette ville, je ne le sais que parles réponses que l’on m’a faites. Le pays au-dessus d’Éléphantine est élevé. En remontant le fleuve, on attache de chaque côté du bateau une corde, comme on en attache aux boeufs, et on le tire de la sorte. Si le câble se casse, le bateau est emporté par la force du courant. Ce lieu a quatre jours de navigation. Le Nil y est tortueux comme le Méandre, et il faut naviguer de la manière que nous avons dit pendant douze schènes (11). Vous arrivez ensuite à une plaine fort unie, où il y aune île formée par les eaux du Nil ; elle s’appelle Tachompso. Au-dessus d’Éléphantine, on trouve déjà des Éthiopiens ; ils occupent même une moitié de l’île de Tachompso, et les Égyptiens l’autre moitié. Attenant l’île, est un grand lac sur les bords duquel habitent des Éthiopiens nomades. Quand. vous l’avez traversé, vous rentrez dans le Nil, qui s’y jette ; de là, quittant le bateau, vous faites quarante jours de chemin le long du fleuve ; car, dans cet espace, le Nil est plein de rochers pointus et de grosses pierres à sa surface, qui rendent la navigation impraticable. Après avoir fait ce chemin en quarante jours de marche, vous vous rembarquez dans un autre bateau oit vous naviguez douze jours ; puis vous arrivez à une grande ville appelée Méroé. On dit qu’elle est la capitale du reste des Éthiopiens. Zeus et Bacchus sont les seuls dieux qu’adorent ses habitants ; les cérémonies de leur culte sont magnifiques : ils ont aussi parmi eux un oracle de Zeus, sur les réponses duquel ils portent la guerre partout où ce dieu le commande et quand il l’ordonne.
XXX. De cette ville, vous arrivez au pays des Automoles en autant de jours de navigation que vous en avez mis à venir d’Éléphantine à la métropole des Éthiopiens. Ces Automoles s’appellent Asmach. Ce nom, traduit en grec, signifie. ceux qui se tiennent à la gauche du roi ; ils descendent de deux cent quarante mille Égyptiens, tous gens de guerre, qui passèrent du côté des Éthiopiens pour le sujet que je vais rapporter. Sous le règne de Psammitichus, on les avait mis en garnison à Éléphantine, pour défendre le pays contre les Éthiopiens; à Daphnes de Péluse, pour empêcher les incursions des Arabes et des Syriens ; à Marée, pour tenir la Libye en respect. Les Perses ont encore aujourd’hui des troupes dans les mêmes places où il y en avait sous Psammitichus; car il y a garnison perse à Éléphantine et à Daphnes. Ces Égyptiens étant donc restés trois ans dans leurs garnisons, sans qu’on vint les relever, résolurent, d’un commun accord, d’abandonner Psammitichus, et de passer chez les Éthiopiens. Sur cette nouvelle, ce prince les poursuivit : lorsqu’il les eut atteints, il employa les prières, et tous les motifs les plus propres à les dissuader d’abandonner les dieux de leurs pères, leurs enfants et leurs femmes. Là-dessus, l’un d’entre eux, comme on le raconte, lui montrant le signe de sa virilité, lui dit : Partout où nous le porterons, nous y trouverons des femmes, et nous y aurons des enfants. Les Automoles, étant arrivés en Éthiopie, se donnèrent au roi. Ce prince les en récompensa en leur accordant le pays de quelques Éthiopiens qui étaient ses ennemis, et qu’il leur ordonna de chasser. Ces Égyptiens s’étant établis dans ce pays, les Éthiopiens se civilisèrent, en adoptant les moeurs égyptiennes.
XXXI. Le cours du Nil est donc connu pendant quatre mois de chemin, qu’on fait en partie par eau, et en partie par terre, sans y comprendre le cours de ce fleuve en Égypte ; car, si l’on compte exactement, on trouve qu’il faut précisément quatre mois pour se rendre d’Éléphantine au pays de ces Automoles. Il est certain que le Nil vient de l’ouest ; mais on ne peut rien assurer sur ce qu’il est au delà des Automoles, les chaleurs excessives rendant ce pays désert et inhabité.
XXXII. Voici néanmoins ce que j’ai appris de quelques Cyrénéens qui, ayant été consulter, à ce qu’ils me dirent, l’oracle de Zeus Ammon, eurent un entretien avec Étéarque, roi du pays. Insensiblement la conversation tomba sur les sources du Nil, et l’on prétendit qu’elles étaient inconnues. Étéarque leur raconta qu’un jour des Nasamons arrivèrent à sa cour. Les Nasamons sont un peuple de Libye qui habite la Syrte, et un pays de peu d’étendue à l’orient de la Syrte. Leur ayant demandé s’ils avaient quelque chose de nouveau à lui apprendre sur les déserts de Libye, ils lui répondirent que, parmi les familles les plus puissantes du pays, des jeunes gens, parvenus à l’âge viril, et pleins d’emportement, imaginèrent, entre autres extravagances, de tirer au sort cinq d’entre eux pour reconnaître les déserts de la Libye, et tâcher d’y pénétrer plus avant qu’on ne l’avait fait jusqu’alors. Toute la côte de la Libye qui borde la mer septentrionale (la Méditerranée) depuis l’Égypte jusqu’au promontoire Soloéis (12), où se termine cette troisième partie du monde, est occupée par les Libyens et par diverses nations libyennes, à la réserve de ce qu’y possèdent les Grecs et les Phéniciens ; mais, dans l’intérieur des terres, au-dessus de la côte maritime et des peuples qui la bordent, est une contrée remplie de bêtes féroces. Au delà de cette contrée, on ne trouve plus que du sable, qu’un pays prodigieusement aride et absolument désert. Ces jeunes gens, envoyés par leurs compagnons avec de bonnes provisions d’eau et de vivres, parcoururent d’abord des pays habités ; ensuite ils arrivèrent dans un pays rempli de bêtes féroces ; de là, continuant leur route à l’ouest à travers les déserts, ils aperçurent, après avoir longtemps marché dans un pays très sablonneux, une plaine où il y avait des arbres. S’en étant approchés, ils mangèrent des fruits que ces arbres portaient. Tandis qu’ils en mangeaient, de petits hommes (13), d’une taille au-dessous de la moyenne, fondirent sûr eux, et les emmenèrent par force. Les Nasamons n’entendaient point leur langue, et ces petits hommes ne comprenaient rien à celle des Nasamons. On les mena par des lieux marécageux ; après les avoir traversés, ils arrivèrent à une ville dont tous les habitants étaient noirs, et de la même taille que ceux qui les y avaient conduits. Une grande rivière (14), dans laquelle il y avait des crocodiles, coulait le long de cette ville de l’ouest à l’est.
XXXIII. Je me suis contenté de rapporter jusqu’à présent le discours d’Étéarque (roi des cyrénéens). Ce prince ajoutait cependant, comme m’en assurèrent les Cyrénéens, que les Nasamons étaient retournés dans leur patrie, et que les hommes (pygmées Ougandais) chez qui ils avaient été étaient tous des enchanteurs. Quant au fleuve qui passait le long de cette ville, Etéarque conjecturait que c’était le Nil, et la raison le veut ainsi ; car le Nil vient de la Libye, et la coupe par le milieu ; et s’il est permis de tirer des choses connues des conjectures sur les inconnues, je pense qu’il part des mêmes points que l’Iister. Ce dernier fleuve commence en effet dans le pays des Celtes, auprès de la ville de Pyrène, et traverse l’Europe par le milieu. Les Celtes sont au delà des colonnes d’Hercule, et touchent aux Cynésiens, qui sont les derniers peuples de l’Europe du côté du couchant. L’Ister se jette dans le Pont-Euxin à l’endroit où sont les Istriens, colonie de Milet (15).
Les errements des hébreux et des grecs : Liban, inde, Maroc etc
Le Liban abrite les sources du Nil selon la bible hébraïque
Selon Genèse 2v10ss, un fleuve (sources du Nil) jaillissait d’Eden qui est au Liban (2 Rois 19v12-13, et les versets Psaum 104v16, Gn 2v7-9,13v10, Ezékiel 28v2,13 ; 36v35 et 31v15,16,18, Amos 1:5, 2 Rois 19:12-13, Cant 7 :4, Hamath et Damas en Liban et et Ezékiel 48:1 avec Thora-Jubilés 8v19, 10v36, 13v1-2) pour arroser le jardin puis se divise en 4 branches ou 4 fleuves : Pichon(le fleuve Niger d’Afrique Subsaharienne au pays d’Havila (Gétules Tamacheq) fils de Couch Gn 2:11 = 10:7 et 1 Chron 1:9), le Nil ou Gihon (source Ouganda, passe par Soudan puis Egypte en Afrique Jérémie 2v18 Septante), l’Euphrate (2 Chron 35 :20), le Tigre (Daniel 10 :4) ou Hiddekel (deux sources distinctes mais tous situées en Irac). Un fleuve imaginaire situé au Liban dans le Jardin d’Eden se divise en 4 pour donner le Nil dont la source est en Ouganda en plein cœur de l’Afrique, L’Euphrate et le Tigre qui ont deux sources distinctes en Irac et un autre fleuve non identifié probablement situé en Afrique Subsaharienne ! C’est à se demander si Yahveh séchait les cours de géographie à l’ecole des dieux ou si ceux qui ont écrit ces textes étaient des drogués soulards incultes
La chose est tellement absurde que St Augustain a dit que la source coumune de ces fleuves est sous terre ! Voila à quel niveau d’absurdité ont arrive avec les livres réligieux écrit par les bédouins scribes incultes de l’antiquité au moyen orient comme Esdras qui a écrit la thora à Babylone sans aucune connaissance de la géographie de la palestine et de la Syrie. Esdras donc, dans ses fantaisies, place la source des 4 fleuves au Liban mais il faut aussi remarquer qu’en dehors des égyptiens qui ont montré leur connaissance exacte des sources du Nil qu’ils placent au cœur de l’afrique précisément dans l’hémisphère Sud (Diodore Livre 1 v XL), meme les grecs ne connaissaient pas les sources de ce fleuve qu’ils placent tantot en inde, tantot au Maroc tantot du coté de l’océan des éthiopiens.
Selon Augustin, De la Genèse 1107 CHAPITRE 7.
DES FLEUVES QUI ARROSAIENT LE PARADIS TERRESTRE. Gn 2v10ss
14. Faut-il nous arrêter, à l’objection que, sur ces quatre fleuves, les uns ont une source connue, les autres une source cachée, et que par conséquent il est littéralement impossible qu’ils sortent de l’unique fleuve du Paradis? Loin de là la situation du Paradis terrestre étant une énigme pour l’esprit humain, il faut croire que le fleuve qui arrosait le Paradis se divisait en quatre bras, selon le témoignage incontestable de l’Ecriture; quant aux fleuves dont les sources, dit-on, sont connues, ils ont disparu quelque part sous terre, et après avoir parcouru un long circuit, ils ont reparu en d’autres pays où ils passent pour prendre leur source. Qu’y a-t-il de plus fréquent que ce phénomène? Mais
Le Maroc abrite les sources du Nil selon certains grecs
Dion Cassius, LXXV, 13, Le Nil et l’Atlas (pays des Macennites), v. 220 n-è
Le Nil tire visiblement sa source du mont Atlas. Ce mont est dans la Macennitide, près de l’Océan, du côté du couchant ; il s’élève beaucoup plus que les autres montagnes, ce qui a fait dire aux poètes qu’il était une colonne du ciel ; car personne n’est jamais monté au sommet et n’a vu sa cime. Aussi est-il constamment couvert d’une neige d’où se forme, l’été, une quantité prodigieuse d’eau. D’ailleurs, toute la partie qui environne le pied de la montagne est marécageuse, et cet état s’augmente encore alors et produit, dans cette saison, la crue du Nil ; car c’est de ces marécages qu’il sort, comme en sont un témoignage le crocodile et les autres animaux qui y naissent aussi bien que dans le fleuve. Que personne ne soit surpris, si j’ai découvert ce qui était inconnu aux anciens Grecs ; c’est que les Macennites habitent le voisinage de la Mauritanie-Inférieure et que plusieurs des soldats qui servent dans ce pays vont jusqu’à l’Atlas.
L’inde abrite les sources du Nil selon d’autres grecs
Arrien anab. VI. 1. Strabon. I. 15 p. 696. Lucain, dans Pharsale I. 10 v. 292, fait sortir le Nil du pays des Sères (les Chinois).
On voit en cela la cause de la confusion qui règne toutes les fois qu’il est question, chez les anciens, d’Éthiopie. L’ignorance de la véritable configuration des parties équatoriales du globe, jointe à celle de l’origine du Nil, ajoutées l’une et l’autre à une Éthiopie orientale imaginaire, ont répandu des ténèbres cimmériennes sur tout ce qui concerne le Nil et l’Afrique. Et comme les uns, c’était le plus grand nombre, faisaient tourner l’Océan atlantique au midi, ils donnaient à l’Afrique une projection orientale contraire à la réalité. Ce qui explique l’erreur d’Alexandre qui, en arrivant à l’Indus, se crut parvenu aux sources du Nil, et s’imagina qu’en s’embarquant sur ce fleuve ou l’un de ses affluents, il arriverait en Égypte. Voir Arrien anab. VI. 1. Strabon. I. 15 p. 696. Lucain, dans Pharsale I. 10 v. 292, fait sortir le Nil du pays des Sères (les Chinois).
Mystère des origines
D’où vient le Nil ? Cette question, qui a interpellé des générations de géographes européens, les Égyptiens ne se la posaient pas : pour eux, les sources du fleuve se situaient à Éléphantine, sous la protection du dieu Khnoum. Réponse trop vague pour Hérodote qui évoque plutôt le « Pays des déserteurs » alors qu’Aristote lui préfère celui des Pygmées. L’empereur Néron se penche à son tour sur le problème et envoie deux centurions qui parviennent à « deux rochers d’où tombait un énorme cours d’eau » (Sénèque, Questions naturelles, Ier siècle). Cela reste bien imprécis…
Hérodote : opinions d’Etéarque, du roi des cyrénéens, peuple noirs d’Afrique du Nord
Livre 2
XXII. … lui (le Nil) qui coule de la Libye par le milieu de l’Éthiopie, et entre de là en Égypte. Comment donc pourrait-il être formé par la fonte des neiges, puisqu’il vient d’un climat très chaud dans un pays qui l’est moins ? Un homme capable de raisonner sur ces matières peut trouver ici plusieurs preuves qu’il n’est pas même vraisemblable que les débordements du Nil dérivent de cette cause. …
… XXXIII. Je me suis contenté de rapporter jusqu’à présent le discours d’Étéarque (roi des cyrénéens). Ce prince ajoutait cependant, comme m’en assurèrent les Cyrénéens, que les Nasamons étaient retournés dans leur patrie, et que les hommes (pygmées Ougandais) chez qui ils avaient été étaient tous des enchanteurs. Quant au fleuve qui passait le long de cette ville, Etéarque conjecturait que c’était le Nil, et la raison le veut ainsi ; car le Nil vient de la Libye, et la coupe par le milieu ; et s’il est permis de tirer des choses connues des conjectures sur les inconnues, je pense qu’il part des mêmes points que l’Iister. Ce dernier fleuve commence en effet dans le pays des Celtes, auprès de la ville de Pyrène, et traverse l’Europe par le milieu. Les Celtes sont au delà des colonnes d’Hercule, et touchent aux Cynésiens, qui sont les derniers peuples de l’Europe du côté du couchant. L’Ister se jette dans le Pont-Euxin à l’endroit où sont les Istriens, colonie de Milet (15).
Diodore : opinions des Savant kamites de Memphis du temps de Diodore :éle
Diodore Livre 1 v XL. Quelques philosophes de Memphis ont essayé de donner de la crue du Nil une explication plus spécieuse que convaincante, et qui est adoptée par beaucoup de monde : ils divisent la terre en trois parties; l’une est notre continent, l’autre a les saisons inverses des nôtres, et la troisième, située entre ces deux parties, est inhabitable par son extrême chaleur. Si le Nil croissait en hiver, il tirerait évidemment son accroissement de notre zone, par suite des pluies qui tombent chez nous , principalement vers cette époque. Or, comme sa crue a, au contraire, 48 lieu en été, il est manifeste que l’hiver existe alors dans des climats opposés aux nôtres, et que l’excédant des eaux de ces régions est versé sur notre continent. On conçoit que personne ne peut visiter les sources du Nil, puisque ce fleuve, sorti de la zone opposée, traverse la zone intermédiaire, qui est inhabitable. Ils apportent encore à l’appui de leur assertion l’extrême douceur des eaux du Nil ; ces eaux éprouvent une sorte de digestion pendant qu’elles coulent à travers ces régions brûlées; et il est de la nature du feu de rendre toute eau douce (58). Cette explication , donnée par les philosophes de Memphis, trouve une réfutation éclatante et toute prête dans l’absurdité d’admettre qu’un fleuve coule d’une terre opposée pour arriver sur la nôtre, surtout lorsqu’on considère que la terre est sphéroïdale. Et ceux qui, par leurs raisonnements, oseraient aller contre l’évidence, ne parviendraient jamais à changer la nature des choses. Ils ont, en effet, introduit un argument qu’ils regardent comme irréfragable, en plaçant entre les deux zones une contrée inhabitable ; ils croient par là échapper à toute objection sérieuse. Mais il faut qu’ils appuient leur opinion sur un témoignage irrécusable ou qu’ils confirment leurs démonstrations accordées d’avance. Comment le Nil aurait-il seul une pareille origine ? Il faudrait admettre la même chose pour les autres fleuves; quant à la cause de la douceur des eaux, elle est tout à fait irrationnelle. Car si les eaux du Nil avaient été rendues douces par l’effet de la chaleur, elles ne seraient pas fécondantes et ne nourriraient pas de nombreuses espèces de poissons et d’autres animaux qui s’y trouvent ; attendu que toute eau qui a été altérée parle feu est entièrement impropre à nourrir des animaux (59). Or, comme la nature du Nil 49 est tout à fait contraire aux résultats que donnerait cette coction supposée, l’explication que les philosophes de Memphis donnent de la crue du Nil doit être regardée comme erronée.
5En 663 a.C., Psammétique ier monte sur le trône d’Égypte. Des Ioniens et des Cariens l’ont aidé à le conquérir. Il les récompense en leur donnant des terres pour s’établir8. Des Milésiens fondent Naucratis. Un siècle plus tard, Amasis en fait une ville grecque autonome et permet aux Grecs de pratiquer leurs cultes sur le sol égyptien9. Dès le vie s. a.C., une importante communauté grecque se trouve donc établie dans le pays. Elle est à même de connaître sa géographie, sa population et ses confins. Cette connaissance se répand en Grèce par son intermédiaire et détermine la vision que les Grecs ont des Éthiopiens. Ils les considèrent comme des Africains qui habitent le pays du Nil. Eschyle les chante ainsi dans un fragment d’origine incertaine :
“Je sais grâce à ma science célébrer la race de la terre d’Éthiopie où le Nil aux sept courants, qui charrie la terre lorsque les vents causent un déluge au moment où une lumière de feu d’où jaillit l’éclat d’une flamme fait fondre la neige sur les montagnes10”.
Euripide évoque aussi, dans son Archélaos, le fleuve “qui gonfle ses flots en venant de la terre éthiopienne peuplée de mortels noirs”11.
Strabon Livre XVII v 5
Il ne s’agissait nullement de prouver que les crues du fleuve ont pour cause les pluies ; il n’était pas besoin surtout, pour démontrer un fait semblable, d’appeler en témoignage les imposantes autorités qu’énumère Posidonius. «Callisthène, dit Posidonius, proclamait que la cause des crues du Nil est dans les pluies de la saison d’été ; mais cette explication, il l’avait recueillie de la bouche d’Aristote, qui lui-même la tenait de Thrasyalcès de Thasos, l’un des membres de la secte des anciens physiciens, Thrasyalcès l’ayant empruntée à son tour de Thalès, qui avouait enfin l’avoir trouvée dans Homère, puisque Homère, à en juger par le passage où il dit :
«avant d’avoir revu les bords du fleuve Aegyptus, de ce fleuve tombé du sein de Zeus (Amon)» (Od. IV, 581),
fait bien réellement naître le Nil des eaux du ciel».Strabon Livre XVII v 5
Une stèle de la 26e dynastie a également été récupérée sur le site antique de Dafnah (Daphnae) près du delta égyptien, qui contient une inscription indiquant que « lorsque la pluie tombe sur la montagne de Pount, le Nil est inondé ». C’est une claire allusion aux hautes terres d’Ouganda et de la région du Lac Tanganika, où prend sa source le Nil.
Le Texte d’Edfou, trouvé dans le Temple d’Horus à Edfou, et le Papyrus de Hunefer racontent l’histoire d’un « peuple des collines » qui devint les premiers colons de cette région. « Nous sommes venus du début du Nil où le dieu Hapi habite au pied des Montagnes de la Lune. » Les montagnes de la Lune sont probablement celles qui contiennent le lac Tanganika dans la région des grands lacs, à l’origine du Nil.
Un autre texte égyptien dit « les montagnes de Punt le révèlent, lui le Dieu qui est caché ».
Pount se trouve aux sources du Nil blanc prêt du Lac Tanganika. Ceci est confirmé par une inscription rupestre ultérieure de l’Empire du Milieu à Wadi Hammamat du règne du pharaon Mentuhotep III ou Senekhkere (r. 2004 -1992 avant notre ère ) de la onzième dynastie. Selon le trésorier en chef Henu , il a reçu l’ordre du roi de construire un navire destiné à Pount le long du Nil :
[Mon seigneur, vie, prospérité] santé[…] m’a envoyé envoyer un navire à Pount pour lui apporter de la myrrhe fraîche des cheikhs de la Terre Rouge , en raison de la crainte de lui dans les hautes terres. Alors je sortis de Koptos sur la route que sa majesté m’avait commandée…
Je suis parti avec une armée de 3 000 hommes. J’ai fait de la route une rivière (le Nil), et de la Terre Rouge (désert) une étendue de champ, car j’ai donné une étendue de champ, car j’ai donné une bouteille en cuir, une perche […], 2 jarres d’eau et 20 pains à chacun un parmi eux chaque jour. Les ânes étaient chargés de sandales[…]
Puis j’ai atteint la mer (le Lac en Ouganda) ; puis j’ai fait ce navire, et je l’ai expédié avec tout, quand j’ai fait pour lui une grande oblation de bétail, de taureaux et de bouquetins.
Maintenant, après mon retour de la mer (Lac en Ouganda), j’ai exécuté l’ordre de sa majesté, et je lui ai apporté tous les cadeaux que j’avais trouvés dans les régions de la terre de Dieu . Je revins par la ‘vallée’ d’Hammamat, je lui apportai d’augustes blocs pour les statues appartenant au temple. Jamais il n’en fut fait descendre de semblable pour la cour du roi ; jamais cela n’a été fait par un confident du roi envoyé depuis l’époque du dieu.
Une stèle découverte à Wadi Gawasis (Wadi Gasus) apporte une réponse. Érigé par Khentkhetwer, un fonctionnaire sous la douzième dynastie Pharaon Amenemhet II ou Nubkaure (r. 1922 – 1878 avant notre ère) , il contient une gravure qui identifie explicitement Saww comme le port où Khentkhetwer et ses hommes sont arrivés après leur voyage à Pount. La stèle de Khentkhetwerl’inscription se lit comme suit :
Donner des louanges et des louanges divines à Horus[…], à Min de Coptos, par le prince héréditaire, comte, porteur du sceau royal, le maître de la salle de jugement Khentkhetwer[…] après son arrivée en toute sécurité de Pount ; son armée étant avec lui, prospère et en bonne santé et ses navires ayant débarqué à Sewew (Saww) . Année 28.
Preuve archéologique démontrant la présence des anciens egyptiens dans la région des grands lacs (Congo):
Il y a plusieurs preuves archéologiques qui démontrent que les anciens égyptiens connaissent très bien l’Afrique des grands lacs.
Second rappel: une statuette d’Osiris daté du -7ième siècle, a été retrouvée au Zaire, sur les bords du fleuve Lualaba, près du confluent de la Kalunegongo;
Une statue portant le cartouche de Touthmosis III (-1490-1468), a été trouvée au Sud du Zambèze.
Aussi, des vases egyptiens ont été découverts au Centre du Congo près des berges de la rivière Kasai (province Kasai).
Source: Histoire générale de l’Afrique Tome 2, Chapitre 4
Connaissance moderne
Le lac Victoria, qui est la deuxième plus grande étendue d’eau douce sur Terre après le lac Supérieur en Amérique du Nord, est bordé par le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie. Son affluent le plus lointain, qui est aussi la source du Nil la plus lointaine, est la Rukarara qui prend naissance au Rwanda et son exutoire, le Nil blanc, se trouve à Jinja en Ouganda. Le lac contient environ 450 espèces de poissons dont 302 endémiques.
Le bassin versant voit une multitude de cours d’eau, dont le plus important est la Kagera venant de Tanzanie, se jeter dans le lac. D’autres viennent du Burundi, du Rwanda et du Kenya. L’émissaire du lac Victoria, le Nil Blanc (Bahr-el-Abiad), s’écoule, d’Ouganda, où il franchit rapidement les chutes Owen, vers le nord pour se jeter dans le lac Kyoga puis le lac Albert et enfin le Nil. La portion du Nil Blanc située entre le lac Victoria et le lac Kyoga est aussi appelée Nil Victoria et serait née entre 12 000 et 14 000 ans av. J.-C. Les affluents, dont le débit varie beaucoup au cours des saisons, fournissent moins de 20 % des eaux du lac, le reste provenant des pluies. Les pertes sont en partie dues au débit sortant du Nil Blanc mais aussi à l’évaporation (variable selon les saisons et le vent) qui représente une perte de 31 à 124 millimètres par mois.
LES PROPHETIES KAMITES
La prophétie de Néferti débute —à la manière des célèbres récits du papyrus Westcar— comme un conte :
« Il arriva une fois en la majesté du roi de Haute et Basse-Égypte Snéfrou, juste de voix, qui était roi bienfaisant dans ce pays entier ; il arriva que le conseil de la résidence entrât au palais (qu’il soit en vie, jeune et en bonne santé !) pour présenter les salutations. »
Néferti, contemporain de Snéfrou, reprend donc, à travers sa peinture des malheurs de l’Égypte, des thèmes chers à la littérature dite « pessimiste » qui apparaît sous le Moyen Empire : invasions étrangères, cycle de la nature déréglé, crue du Nil insuffisante, guerre et famine, misère et anarchie, et finalement guerre civile qui ensanglante le pays. Il s’agit là des évènements qui troublèrent les années obscures de la Première Période intermédiaire :
« Ce pays est si gravement atteint que personne ne se lamente plus sur lui, que personne ne parle, que personne ne pleure. Comment donc ce pays pourra-t-il subsister ? Le disque solaire, voilé, ne brillera plus pour que le peuple puisse voir ; on ne pourra pas vivre si les nuages le recouvrent ; et, privés de lui, tous les hommes seront sourds. (…) Je te décris le fils comme un adversaire, le frère comme un ennemi,
et l’homme meurtrier de son père. Chaque bouche sera remplie de aime-moi ; mais tout ce qui est bon sera parti. »
— Traduction de Claire Lalouette.
Néferti annonce ensuite à Snéfrou le changement qui se produira quelque quatre cents ans après son règne :
« Héliopolis ne sera plus le berceau d’aucun dieu.
Un roi viendra, il sera du Sud, et s’appellera Ameny. Ce sera le fils d’une femme de Ta-Seti,
un enfant de la Haute-Égypte. Il s’emparera de la couronne blanche, et prendra la couronne rouge ; Il réunira les deux couronnes et apaisera les deux dieux avec ce qu’ils veulent. »
Le discours parfait d’Asclépios, l’oracle du potier, la fin des religions en Egypte.
1) Le discours parfait d’Asclépios un des plus célèbres textes découvert à Nag Hammadi est bien ce discours fort troublant car l’auteur annonce la fin de la religion des pharaons et la décadence de l’Egypte ce « pays qui est le temple du monde » voir le site de Nag Hammadi
Il ne faut pas que tu ignores qu’un temps viendra où les Égyptiens…. et leur application tout entière au culte divin sera méprisée. ….La divinité tout entière quittera l’Égypte et remontera au ciel (en Afrique sub-Saharienne Ta-Neter, Haute-Nubie : Kémitisme)
l’Égypte… sera désertée des dieux. Car les étrangers domineront sur l’Égypte. les Égyptiens seront empêchés de rendre un culte à Dieu. Bien plus, ils encourront le suprême châtiment, comme quiconque, parmi eux, sera pris à honorer Dieu pieusement.
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Et en ce jour-là ce pays, qui est pieux au-dessus de tous les pays, se verra devenir impie. Il ne sera plus rempli de temples, mais rempli de tombeaux
Il ne sera plus rempli de dieux, mais de cadavres.
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Ô Égypte, Égypte ! Tes mots ne sont plus que des pierres, à admirer, alors le bèrbère l’emportera sur toi, ô Égyptien, par sa piété, qu’il soit Scythe ou Indien, ou tout autre du même genre !
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2) oracle du potier
Il existe un autre manuscritintitulé « l’oracle du potier »qui accuse les grecs d’Alexandrie d’avoir nui terriblement à la religion égyptiennemais ce texte est beaucoup plus optimiste
………….. Les porteurs de ceinture (les grecs, les juifs et les asiates) se détruiront eux-mêmes car ce sont des sectateurs de Typhon. Alors Agathodemon abandonnera la ville qui est en train d’être construite (Alexandrie) et émigrera à Memphis et elle sera désertée la ville des étrangers qui sera construite parmi nous. Ces choses se produiront quand tous les maux auront pris fin quand les étrangers qui sont en Egypte disparaitront comme les feuilles d’un arbre en Automne et la ville des porteurs de ceinture sera désertée en punition des impiétés qu’ils ont commis.
Et les statues égyptiennes qui ont été emmené là-bas seront rendues à l’Egypte (l’Afrique) et la ville prés de la mer (L’Egypte actuelle) sera transformée en un lieu où les pécheurs feront sécher leur poisson …..
3) la fin des religions
Malgré tout, l’Asclépios continue
On préférera (en Egypte actuel) les ténèbres à la lumière et l’on préférera la mort à la vie.
Personne n’élèvera plus son regard vers le ciel (En Egypte actuelle) ; mais l’homme pieux sera compté pour fou, l’homme impie sera honoré comme sage, le couard sera compté pour vaillant et l’on châtiera l’homme de bien comme un malfaiteur.
Miracle scientifique de l’Egypte antique
https://web.facebook.com/watch?v=3639832122911876
Reine Amanirenas, victorieuse par Amon :
Reine Amanirenas elle était connu pour sa cruauté illimité , toute ville que Amanirenas dominer était brûlé , les gouverneur , les général d’arme de l’ennemi sont mutilés, les rois sont décapité et leur tête sont jeter sous les marché d’un temple afin de suscité la craindre et la grandeur de la reine au rang des soldats
La reine Amanirenas ne s’assied jamais sur son trône , elle était toujours redressé en face de sa trône , les yeux river sur le feu , l’épée dans la main gauche on la surnomma la reine borgne , elle ne souriait jamais , bien qu’elle soit belle comme une déesse , tous ce qui préoccupait la pense de Amanirenas était la violence , la guerre et la destruction , raison pour laquelle elle était toujours redressé et armé afin de suscité la craindre au rang des conjurateurs de l’ombre , qu’elle était toujours prêt pour la brutalité .
6 ans plus tard après avoir été convaincue que ses soldats lui sont dévoués et qu’il le craindre plus que les dieux , elle lança une campagne militaire dans la péninsule arabique et remporta la victoire. la bataille durant deux ans. des milliers des arabes firent déporter et réduit en esclavage au pays kouchite d’où la raison du métissage du peuple de l’Afrique de l’est .
les villes arabe firent brûlé , les roi décapité , Lorsque le préfet (ou premier magistrat) d’Égypte Aelius Gallus s’opposa au guerre en Arabie.
les kouchite lancent une attaque sur l’Égypte. Amanirenas et Akinidad défient les forces romaines à Syène etPhilae, et laissent les Juifs de l’île Éléphantine
L’historien Neil MacGregor se réfère au récit de Strabon selon lequel « une féroce reine borgne, Candace » s’empara d’une série de forts romains dans le sud de l’Égypte, en 25. Son armée serait revenue avec une représentation en bronze de la tête d’Auguste, extraite d’une statue de l’empereur romain. Elle fait ensuite « enterrer la tête coupée du glorieux Auguste sous les marches d’un temple dédié à la victoire ».
Victoire du Dieu Africain et Chronologie Hérodote
Hérodote Livre 2
CXLI. Après Anysis, un prêtre de Vulcain, nommé Séthos (85), monta, à ce qu’on me dit, sur le trône. Il n’eut aucun égard pour les gens de guerre, et les traita avec mépris, comme s’il eût dû n’en avoir jamais besoin. Entre autres outrages, il leur ôta les douze aroures de terre (86) que les rois, ses prédécesseurs, leur avaient données à chacun par distinction : mais, dans la suite, lorsque Sanacharib, roi des Arabes et des Assyriens (87), vint attaquer l’Égypte avec une armée nombreuse, les gens de guerre ne voulurent point marcher au secours de la patrie. Le prêtre, se trouvant alors fort embarrassé, se retira dans le temple, et se mit à gémir devant la statue du dieu sur le sort fâcheux qu’il courait risque d’éprouver. Pendant qu’il déplorait ainsi ses malheurs, il s’endormit, et crut voir le dieu lui apparaître, l’encourager, et l’assurer que, s’il marchait à la rencontre des Arabes, il ne lui arriverait aucun mal, et que lui-même il lui enverrait du secours. Plein de confiance en cette vision, Séthos prit avec lui tous les gens de bonne volonté, se mit à leur tête, et alla camper à Péluse, qui est la clef de l’Égypte. Cette armée n’était composée que de marchands, d’artisans, et de gens de la lie du peuple (88) : aucun homme de guerre ne l’accompagna. Ces troupes étant arrivées à Péluse, une multitude prodigieuse de rats de campagne se répandit la nuit dans le camp ennemi, et rongea les carquois, les arcs et les courroies qui servaient à manier les boucliers ; de sorte que, le lendemain, les Arabes étant sans armes, la plupart périrent dans la fuite. On voit encore aujourd’hui dans le temple de Vulcain une statue de pierre qui représente ce roi ayant un rat sur la main, avec cette inscription : QUI QUE TU SOIS, APPRENDS, EN ME VOYANT, A RESPECTER LES DIEUX.
La chronologie : 3 période sothiaques de 1460 chacun depuis Ménès à Sanchérib (en l’an -700) soit vers 5080 av EC au moins
CXLII. Jusqu’à cet endroit de mon histoire, les Egyptiens et leurs prêtres me firent voir que, depuis leur premier roi, jusqu’au prêtre de Vulcain qui régna le dernier, il y avait eu trois cent quarante et une générations, et, pendant cette longue suite de générations, autant de grands prêtres et autant de rois. Or, trois cents générations font dix mille ans, car trois générations valent cent ans ; et les quarante et une générations qui restent au delà des trois cents font mille trois cent quarante ans. Ils ajoutèrent que, durant ces onze mille trois cent quarante ans, aucun dieu ne s’était manifesté sous une forme humaine, et qu’on n’avait rien vu de pareil ni dans les temps antérieurs à cette époque, ni parmi les autres rois qui ont régné en Égypte dans les temps postérieurs ; ils m’assurèrent aussi que, dans cette longue suite d’années, le soleil s’était levé quatre fois hors de son lieu ordinaire, et entre autres deux fois où il se couche maintenant, et qu’il s’était couché aussi deux fois à l’endroit où nous voyons qu’il se lève aujourd’hui ; que cela n’avait apporté aucun changement en Égypte ; que les productions de la terre et les inondations du Nil avaient été les mêmes, et qu’il n’y avait eu ni plus de maladies, ni une mortalité plus considérable.
CXLIII. L’historien Hécatée, se trouvant autrefois à Thèbes, parlait aux prêtres de Zeus de sa généalogie, et faisait remonter sa famille à un dieu qu’il comptait pour le seizième de ses ancêtres. Ces prêtres en agirent avec lui comme ils firent depuis à mon égard, quoique je ne leur eusse rien dit de ma famille. Ils me conduisirent dans l’intérieur d’un grand bâtiment du temple, où ils me montrèrent autant de colosses de bois qu’il y avait eu de grands prêtres ; car chaque grand prêtre ne manque point, pendant sa vie, d’y placer sa statue. Ils les comptèrent devant moi, et me prouvèrent, par la statue du dernier mort, et en les parcourant ainsi de suite, jusqu’à ce qu’ils me les eussent toutes montrées, que chacun était le fils de son prédécesseur. Hécatée (89) parlait, dis-je, à ces prêtres de sa généalogie, et se faisait remonter à un dieu qu’il regardait comme le seizième de ses ancêtres. Ils lui opposèrent la généalogie de leurs pontifes, dont ils lui firent l’énumération, sans cependant admettre qu’un homme eût été engendré d’un dieu, comme il l’avait avancé ; ils lui dirent que chaque colosse représentait un piromis engendré d’un piromis ; et, parcourant ainsi les trois cent quarante-cinq colosses, depuis le dernier jusqu’au premier, ils lui prouvèrent que tous ces piromis étaient nés l’un de l’autre, et qu’ils ne devaient point leur origine à un dieu ou à un héros. Piromis est un mot égyptien qui signifie bon et vertueux.
LA RELIGION DE L’AFRIQUE ANCIENNE
OU ETAIT YAHVEH DESARME ? OU ETAIENT DIEU, LES DIEUX ET LES ANCETRES ?
Où était Yahvéh ? 2 Rois 18v30-35, 25v1-22
Où était yahvé quand :
- Mesha (-800), les assyriens (-700), les soudanais avec le grand Pharaon Nékao qui a vaincu le roi chéri de Yahveh, le nazi Josias tué à Méguido, les babylonien (-600) les grec (-300) les romains (-50) les Tutus +70, les romains de nouveau en l’an +135, détruisaient son pays son peuple son temple et son culte ?
- Où était Yahveh quand Hitler tuait 6 millions de juifs (vers +1940) ?
Yahveh devient carrément le colabo (Osée 13v16), le garçon de course ou le porte parole des interets politiques de Babylone (des colonisateurs de son peuple : assyriens : Jérémie 21v7, 43v10, 1 Chrn 6v15, Ezéchiel 17:11-17, perses : Esaie 45v1-13, Esd 7v13-14 et meme grecs avec le livre de Daniel 8v3-22 et Gn 9v27) meme si ces rois (par exemple Nébucadnetsar) ont parfois peu d’égard ou de respect pour Yahveh (Daniel 1v12), meme si Yahveh lui prétend qu’ils sont ses serviteurs (Jérémie 43v10).
On ne se soumet pas au dieu de ses bourreaux
Les chinois, les indiens et les japonais ont aussi été vaincu et colonisés par les euro-chrétiens ! Y compris israel donc plusieurs fois devant l’Eternel désarmé incapable de les sauver face Moabites du roi Mesha (-800), aux assyriens (-750), babyloniens (-650), grecs (-330), les romains (-40), les arabes (+650), hitler (1940) etc ! Boudah est indien, et les chinois adorent Dieu et leurs propres ancètre à 80% animiste ou paganiste! Le boudisme ne se solde jamais par le reniement du culte des ancetres comme le christianisme et l’islam qui sont des religions exclusivistes.
Un fils ne renie pas son père, une nation ne renie pas ses ancetres pour leurs incapacités temporaires ! Un fils qui honnore son père, une nation qui vénère Dieu et ses ancètres finit toujours par retrouver la bénédiction.
Abandonner le culte de ses ancetre est la porte ouverte à tous les malheurs ! Nos ancetre africains sont les seules qui se soucient vraiment de nous depuis le monde spirituel, L’egregore jésus est européens de père (Julius Panthéra) et est au service des européens.
POURQUOI LES AFRICAIN ONT ETE VAINCU PAR LES EURO-CHRETIENS ET LES ARABO-MUSULMANS ?
COMMENT LES AFRICAINS ONT FINI PAR ETRE VAINCUS MALGRE LEUR REPUTATION D’INVINCIBILITE DANS L’ANTIQUITE ? FAUT-IL SE SOUMETTRE AU DIEU DE SES COLONS VAINCEURS ET BOURREAUX ?
Les juifs ont été vaincu colonisé envahis tabassé par Mesha (-800), les assyriens (-700), les soudanais avec le grand Pharaon Nékao qui a vaincu le roi Josias tué à Méguido (-615), les babylonien (-600), les grec (-300), les romains (-50) les Tutus +70, les romains de nouveau en l’an +135, Hitler (1940) avec un génocide de 6 millions de morts, mais les juifs n’ont jamais abandonné yahveh, le dieu faible marmailleur incapable de les sauver véritablement de leur bourreaux.
Où était Jésus quand l’Allemagne de Hitler massacrait la France ? Quand Corona virus tuait les occidentaux en quantité industrielle ? Pour la gouverne des aliénés, l’Afrique n’est pas un peuple de PRÉDATION, contrairement à vos soi-disant détenteurs de ‘’la parole de Dieu’’ qui étaient barbares, sauvages et criminels parce qu’ils n’avaient rien chez eux alors que leur dieu serait bon selon eux…
Au moment où le dieu yahveh était totalement incapable de protéger son peuples, voici ce qu’on disait des africains de facon unanime : « personne n’a jamais pu vaincre les africains à cause de leur piété par la grace de Dieu et par leurs unions sacrée », Tous les envahisseurs qui ont vaincu le dieu Yahveh et les hébreux ont été mise en échec par les afraicains dans l’antiquité. L’Egypte antique et le Soudan ancien, c’est respectivement 6000 ans et 5000 ans de succession de dynasties alors que les royaumes d’israel et de Juda et la dynastie de David n’ont pas pu durer 300 ans.
C’est donc parce que cette union sacré a été plutard rompu par la conversion au christianisme des abyssins avec le roi Ezana qui a attaqué et détruit ses frères africains du Soudan méroitique que le malheur est rentré en Afrique depuis 1700 ans. C’est la meme chose qui s’est passé à Abomey où les rois traitres convertis au christianisme Guézo et Agoliagbo ont trahi leur frère traditionnaliste purs Adandozan et Béhanzin instruit et initié par Adandozan.
Voici les témoignages historique sur la puissance du Dieu des africains et la religion antique (ou spiritualité) commune à tous les africains :
- Pline l’ancienvers l’an 50 ap EC « .. ; de Napata à I’lle de Méroé, 860,000. Autour de Méroé les herbes … traces de rhinocéros et d’éléphants. … ; å côté est une autre ile, dite de Tadu, … ; le pays est gouverné par une femme, la reine Candace, nom qui, depuis grand nombre d’années, passe de reine en reine. Amon a ici aussi un temple révéré, et l’on trouve des chapelles dans toute la contrée; au reste, au temps de la puissance des Éthiopiens, cette ile jouissait d’un grand renom (v, 10). On rapporte qu’elle fournissait d’ordinaire 250,000 hommes armés, et qu’elle nourrissait 400,000 artisans. On dit qu’aujourd’hui encore les Ethiopiens sont partagés entre quarante-cinq rois. (xxx.) … Le Continent entier a été appelé Æthérie, puis Atlantie, puis Éthiopie, d’Éthiops fils de Vulcain. »
Pline l’ancien, Histoire Naturelle volume 1, Livre VI-XXXV
- Hérodote vers l’an 450 av EC : XXIX. … vous naviguez douze jours ; puis vous arrivez à une grande ville appelée Méroé. On dit qu’elle est la capitale du reste des Éthiopiens. Zeus (Amon-Rè) et Bacchus (Osiris) sont les seuls dieux qu’adorent ses habitants ; les cérémonies de leur culte sont magnifiques : ils ont aussi parmi eux un oracle de Zeus (Amon), sur les réponses duquel ils portent la guerre partout où ce Dieu le commande et quand il l’ordonne.
… CXLI. Après Anysis, un prêtre de Vulcain, nommé Séthos (85), monta, à ce qu’on me dit, sur le trône. Il n’eut aucun égard pour les gens de guerre, … (86) que les rois, ses prédécesseurs, leur avaient données à chacun par distinction : mais, dans la suite, lorsque Sanacharib, roi des Arabes et des Assyriens (87), vint attaquer l’Égypte avec une armée nombreuse, les gens de guerre ne voulurent point marcher au secours de la patrie. Le prêtre, se trouvant alors fort embarrassé, se retira dans le temple, et se mit à gémir devant la statue du dieu sur le sort fâcheux qu’il courait risque d’éprouver. Pendant qu’il déplorait ainsi ses malheurs, il s’endormit, et crut voir le dieu lui apparaître, l’encourager, et l’assurer que, s’il marchait à la rencontre des Arabes, il ne lui arriverait aucun mal, et que lui-même il lui enverrait du secours. Plein de confiance en cette vision, Séthos prit avec lui tous les gens de bonne volonté, se mit à leur tête, et alla camper à Péluse, qui est la clef de l’Égypte. Cette armée n’était composée que de marchands, d’artisans, et de gens de la lie du peuple (88) : aucun homme de guerre ne l’accompagna. … ; de sorte que, le lendemain, les Arabes étant sans armes, la plupart périrent dans la fuite. On voit encore aujourd’hui dans le temple de Vulcain une statue de pierre qui représente ce roi ayant un rat sur la main, avec cette inscription : QUI QUE TU SOIS, APPRENDS, EN ME VOYANT, A RESPECTER LES DIEUX.
—Herodote livre ii. Euterpe xxix
Diodore vers l’an 50 av EC : « II On remarque que les Éthiopiens (les africains notamment les soudanais ou coushites et les pays du Niger-Congo ou Hespéria) ont recueilli, de la part des dieux, la récompense de leur piété, en n’ayant jamais essuyé le joug d’aucun despote étranger. En effet, de tout temps ils ont conservé leur liberté ; et, grâce à leur union, ils n’ont jamais été soumis par les souverains qui ont marché contre eux, et dont aucun n’a réussi dans son entreprise.
III. Cambyse, qui avait tenté une expédition en Éthiopie, y perdit toute son armée, et courut lui-même les plus grands dangers. Sémiramis, si renommée par la grandeur de ses entreprises et de ses exploits, à peine s’était-elle avancée dans l’Éthiopie qu’elle abandonna aussitôt le projet de faire la guerre aux habitants de ce pays. Hercule et Bacchus, en parcourant toute la terre, ont épargné les seuls Éthiopiens, habitant au-dessus de l’Égypte, par égard à la piété de cette nation, en même temps qu’à cause de la difficulté de l’entreprise. Les Éthiopiens disent que les Égyptiens descendent d’une de leurs colonies, qui fut conduite en 181 Égypte par Osiris ; et ils ajoutent que ce pays n’était, au commencement du monde, qu’une mer ; mais qu’ensuite le Nil, charriant dans ses crues le limon emporté de l’Éthiopie, a peu à peu formé des atterrissements. S’appuyant sur ce qui se passe aux embouchures du Nil, ils démontrent clairement que toute l’Égypte est l’ouvrage de ce fleuve : tous les ans le terrain est exhaussé par l’apport du limon, et le sol s’agrandit aux dépens de la mer (03). Ils disent, en outre, que la plupart des coutumes égyptiennes sont d’origine éthiopienne, en tant que les colonies conservent les traditions de la métropole ; que le respect pour les rois, considérés comme des dieux, le rite des funérailles et beaucoup d’autres usages, sont des institutions éthiopiennes ; enfin, que les types de la sculpture et les caractères de l’écriture sont également empruntés aux Éthiopiens. Les Égyptiens ont en effet deux sortes d’écritures particulières, l’une, appelée vulgaire, qui est apprise par tout le monde ; l’autre, appelée sacrée, connue des prêtres seuls, et qui leur est enseignée de père en fils, parmi les choses secrètes. Or, les Éthiopiens font indifféremment usage de l’une et de l’autre écriture. L’ordre des prêtres est, chez les deux nations, établi sur les mêmes bases. Ceux qui sont voués au culte des dieux font les mêmes purifications ; ils se rasent et sont vêtus de la même façon, et ils portent tous un sceptre en forme de charrue. Les rois des deux nations portent aussi un sceptre semblable ; ils ont de plus sur la tête un bonnet long, ombiliqué au sommet (04), et entouré de ces serpents que l’on nomme aspics. Cet ornement semble indiquer que quiconque ose commettre un attentat contre le roi est condamné à des morsures mortelles. Les Éthiopiens allèguent encore beaucoup d’autres preuves de leur antiquité et de leur colonie égyptienne ; mais nous pouvons nous dispenser de les rapporter. 182 IV. Afin de ne rien omettre de ce qui peut intéresser l’histoire ancienne, disons maintenant un mot des caractères éthiopiens, appelés hiéroglyphiques par les Égyptiens. Ces caractères ressemblent les uns à diverses espèces d’animaux, les autres aux membres du corps humain, d’autres enfin, à des instruments mécaniques. »
— Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, III,
« avant d’avoir revu les bords du fleuve Aegyptus, de ce fleuve tombé du sein de Zeus (Amon)» (Od. IV, 581),
fait bien réellement naître le Nil des eaux du ciel». Strabon Livre XVII v 5
Une stèle de la 26e dynastie a également été récupérée sur le site antique de Dafnah (Daphnae) près du delta égyptien, qui contient une inscription indiquant que « lorsque la pluie tombe sur la montagne de Pount, le Nil est inondé ».
Le Texte d’Edfou, trouvé dans le Temple d’Horus à Edfou, et le Papyrus de Hunefer racontent l’histoire d’un « peuple des collines » qui devint les premiers colons de cette région. « Nous sommes venus du début du Nil où le dieu Hapi habite au pied des Montagnes de la Lune. » .
Un autre texte égyptien dit « les montagnes de Punt le révèlent, lui le Dieu qui est caché ».
- La bible hébraique et les hébreux témoignent de la puissance des africains :
« Terre, où retentit le cliquetis des armes, Au delà des fleuves de l’Ethiopie! 2Toi qui envoies sur mer des messagers, Dans des navires de jonc voguant à la surface des eaux! Allez, messagers rapides, vers la nation forte et vigoureuse, Vers ce peuple redoutable depuis qu’il existe, Nation puissante et qui écrase tout, Et dont le pays est coupé par des fleuves. »
— Esaie 18v1-2
2 Chroniques 14:9-15 (Sans parallèle dans 1 Rois)
Zérach, l’Éthiopien, sortit contre eux avec une armée d’un million d’hommes et trois cents chars, et il s’avança jusqu’à Maréscha. …
Flavius Joseph vers l’an +90 : « …. La plupart (des africains) des fils de Cham échappèrent cependant à cette malédiction (colonisation et esclavage) ; seuls les fils de Chanaan furent atteints par dieu (Yahvéh). … »
— Flavius Josèphe ANTIQUITES JUDAÏQUES Chapitre VI «3
Voici comment les érudits de l’antiquité voyaient le dieu Yahveh des israélites, comme étant un dieu faible, inculte et incapable :
- Celsius dans le discours véritable : « [Mais les Juifs qui se met-tent en ce haut rang et prêtent à Dieu une si grande sollicitude à leur égard, qui sont-ils donc 189 ?] Des esclaves échappés d’Égypte en fugitifs. Ces hommes [qui se prétendent si chers à Dieu] n’ont jamais rien fait qui fût digne de mémoire, n’ont jamais compté pour rien dans le monde 190 . [Pour se donner des titres de noblesse], ils ont prétendu faire remonter leur origine à la souche même des goè-tes et des premiers vagabonds, et ont allégué, à cet effet, on ne sait quels noms obscurs, équivoques, couverts d’ombres épaisses qu’ils expliquent aux ignorants et aux imbéciles, quoique jamais dans la longue suite des âges passés, il n’en ait été question 191 , et à propos desquels ils disputent vainement avec d’autres 192 .[Parmi les peuples les plus anciens, Athéniens, Égyptiens, Arcadiens, Phrygiens et autres, de vénérables légendes, placent au commencement du monde une première génération d’hommes issus de la terre 193 .] Les Juifs, ramassés dans un coin de la Palestine, gens tout à fait sans lettres, et qui n’avaient jamais en-tendu dire que ces choses avaient été chantées autrefois par Hésiode et par beaucoup d’autres génies divinement inspirés, se sont avisés d’une très incroyable et d’une très grossière histoire : à savoir que Dieu avait de ses mains fabriqué un homme, avait soufflé sur lui, tiré une femme d’une de ses côtes, leur avait donné des ordres contre lesquels un serpent s’était élevé, que ce serpent, à la fin, avait prévalu contre les commandements de Dieu, fable bonne pour des vieilles fem-mes , récit, où, contre la piété, on fait Dieu si faible dès le commencement, qu’il ne peut se faire obéir d’un seul homme qu’il a formé lui-même 19. »
- Julien l’apostat : vers l’an +350 : « Je sens un mouvement qui paraît m’être inspiré, et qui m’oblige tout àcoup, Galiléens, à vous demander, pourquoi vous avez déserté lesTemples de nos Dieux, pour vous sauver chez les Hébreux. Est-ce parceque les Dieux ont donné à Rome l’Empire de l’Univers ; et que les Juifs, sil’on excepte un très court intervalle, ont toujours été les esclaves de toutes les nations ? Considérons d’abord Abraham, il fut étranger et voyageurdans un pays, dont il n’était pas citoyen. Jacob ne servit-il pas en Syrie,ensuite dans la Palestine, et enfin dans sa vieillesse en Égypte ? Mais, dira-t-on, est-ce que Moïse ne fit pas sortir d’Égypte les descendants deJacob ; et ne les arracha-t-il pas de la maison de servitude ? à quoi servit aux Juifs, quand ils furent dans la Palestine, leur délivrance d’Égypte ? est-ce que leur fortune en devint meilleure ? elle changea aussi souvent que la couleur du Caméléon. Tantôt soumis à leurs Juges, tantôt à desétrangers, ensuite à des Rois que leur Dieu ne leur accorda pas de bonnegrâce ; force par leur importunité, il consentit à leur donner desSouverains, les avertissant qu’ils seraient plus mal sous leurs Rois, qu’ilsne l’avaient été auparavant. Cependant malgré cet avis ils cultivèrent, ethabitèrent plus de quatre cent ans leur pays. Ensuite ils furent esclaves des Tyriens, des Mèdes, des Perses, et ils sont les nôtres aujourd’hui. »
Meme yahvéh lui-même pour ne pas perdre la face, Yahveh devient carrément le vouvouzéla, le colabo (Osée 13v16), le garçon de course ou le porte parole des interets politiques de Babylone (des colonisateurs de son peuple : assyriens : Jér 21v7, 43v10, 1 Chrn 6v15, Ezé 17:11-17, perses : Esaie 45v1-13, Esd 7v13-14 et meme grecs avec le livre de Dan 8v3-22 et Gn 9v27) meme si ces rois (par exemple Nébucadnetsar) ont parfois peu d’égard ou de respect pour Yahveh (Dan 1v12), meme si Yahveh lui prétend qu’ils sont ses serviteurs (Jér 43v10).
Jusqu’au 16 ème siecle, les juifs étaient pauvres impuissants et vivaient dans des guétto en Europe et en Israel. Par la suite, des banques juives usirières ont massivement participé aux razia négriers en comblant le vide laissé par les chrétiens européens qui par superstition ne s’adonaient pas trop aux prèts avec interret. Donc c’est grace à la sueur et au sang des africains dans l’esclavagisme et le colonialisme anti noirs que des banques juives se sont enrichi et que les juifs sont redevenu puissant avec un puissant lobi au USA et en angleterre à partir du 19 ème siecle. On sait aussi que les fables racistes négrophobes du talmud (malédiction de cham) ont aussi servi à justifier la mise en esclavage des noirs.
Par contre Les Japonais sont animistes fétichistes, ils n’ont jamais genocidé jamais volé, mais ils sont deuxième puissance économique du monde devant tous les pays européens colonialistes et voleurs…
Les tribus barbares paiens ‘les huns’ ont vaincu l’empire romain chrétien, mais les romains chrétiens ne se sont jamais convertis à leurs dieux paiens plus forts que Jésus ! Au contraire, convaincu que le dieu faible et impuissant de la bible est meilleur que les puissants dieux des huns, ils les ont convertis au christianisme au fils du temps !
Les arabo-musulmans ont été vaincu par les mongoles paiens, mais les arabo-musulmans n’ont jamais abandonné l’islam inventé par leur compatriote muhammed pour adopté la religion des envahisseurs turco-mongoles. Au contraire, les vainqueurs se sont convertis à la réligion des arabes vaincu. Car les arabo-musulmans ont su garder leur culture.
Les viking ont vaincu plusieurs nations chrétiennes, mais les chrétiens de ces pays ne se sont jamais mis à Adorer Thor le dieu nordique de la foudre plus puissant que le dieu des chrétiens etc
Les arabes ont tous été vaincus par les européens chrétiens, mais les arabo-musulmans n’ont jamais dit qu’ils vont abandonner l’islam pour embrasser le christianisme du vatican ou le protestantisme. Au contraire, l’arabie saoudite et les pays musulamans finance à coup de milliard l’islamisation de l’Europe ! Malgré que les arabes ont été vaincu et colonisés par les européens pendant des decenies voir des siecles pour ce qui concerne l’algérie.
Les indous ont été vaincu par les arabes, les mongoles et les européens, mais les indous n’ont jamais dit qu’il faut adopter la religion des vainqueurs. L’inde est la 10 ème puissance économique du monde devant les pays arabo-musulmans avec ses 233 millions de dieux et le culte des boeufs.
Les japonais et les chinois ont été vaincus par les chrétiens européens, mais ils ont rejeté les religions abrahamiques et ont gardé la culture vitaliste ou animiste de leur ancetres. Le japon sans ressourses minières, adore 8 millions de dieux et est 3 ème puissance économique du monde devant tous les pays arabo-musulmans au sol gorgé de pétrole. La chine est restée vitaliste à plus de 80% mais elle est la 1 ère puissance économique du monde sans jamais avoir besoin de jésus et allah.
Alors pourquoi c’est l’africain qui doit abandonner la religion primordiale de ses ancetres pour adorer les divinités yahveh, allah et Jésus des juifs, des arabes et des européens ? Alors que ceux qui ont créé les religions abrahamique étaient des énémies des africains et des négrophobe notoire ?
Ainsi, ce n’est pas parce que Yahveh, son fils Jésus et allah sont des dieux puissants que les européens et les arabes ont vaincu les africains, c’est parce que, avec la conversion d’Ezana en Abyssinie au chriscianisme pour des raisons politiques (faire cesser la guerres avec Rome, le commerce car persistance du polythéisme chez Ezana apres sa conversion), les africains se sont désunis et les convertis aux religions abrahamiques se sont mis à détruire leurs frères de la religion primordiale africaine. Ceci, avant meme que les arabes et les européens longtemps apres soient venus achever le travail. En plus les européens occidentaux tout comme les huns et les turco-mongoles savaient déjà gagner des guerrer et envahir le monde avant de se convertir au christianisme. Ce n’est donc pas Jésus et Yahveh qui ont rendu les européens grands, ce sont les européens qui ont rendu ces dieux faibles, impuissants et marmailleurs, grands.
C’est donc parce que nous sommes convaincus de la supériorité de la religion primordiale africaine kamite que nous disons que le christianisme et l’islam sont des arnaques et des mensonges !
LES NOIRS ETHIOPIENS SELON LES GRECS :
TEXTEhttps://books.openedition.org/ausonius/7092?lang=fr#ftn5
1Dans l’abondante littérature que les auteurs antiques ont consacrée aux Éthiopiens1, la question de leur origine n’est pas la seule traitée. Elle mérite qu’on l’étudie parce qu’elle offre un bon exemple du cheminement erratique de la volonté de savoir et de l’instabilité des conclusions auxquelles elle parvient lorsqu’elle porte sur un objet lointain et donc propice à la confusion de l’imaginaire et du réel, de la vérité et de la légende. Tôt inscrite dans une polarité entre l’Occident et l’Orient, elle a suivi les variations de l’équilibre entre ces deux pôles. Dans ces variations, l’histoire a joué son rôle, et aussi le mouvement des idées relatives à la naissance de la civilisation et de la sagesse. Parler de l’origine des Éthiopiens, c’est donc aussi évoquer l’évolution des représentations antiques du monde et de sa destinée.
2Le premier texte antique qui parle des Éthiopiens est aussi le plus important. Il se trouve au début de l’Odyssée. Sur l’Olympe, les dieux réunis en assemblée vont décider qu’il est temps pour Ulysse de rentrer à Ithaque. Ils profitent de l’absence de son pire ennemi, Poséidon :
“Il était parti chez les Éthiopiens qui vivent au loin, les Éthiopiens qui sont partagés en deux, aux extrémités de l’humanité, les uns au couchant d’Hypérion, les autres à son lever, voulant prendre sa part d’une hécatombe de taureaux et d’agneaux. Il prenait du bon temps attablé au banquet, tandis que les autres étaient rassemblés dans le palais de Zeus Olympien2.”
3Homère ne parle pas de l’origine des Éthiopiens, mais de leur situation géographique. Or ce qu’il en dit ne correspond pas à la géographie réelle de l’Éthiopie. Il mentionne deux populations appartenant au même peuple et habitant aux deux extrémités de la terre. Mais, dans l’Antiquité, l’Éthiopie est le nom d’un seul territoire, celui du Soudan actuel3, qui ne se trouve ni en Afrique occidentale ni en Extrême-Orient. Les Éthiopiens des bouts du monde dont parle Homère doivent donc être les peuples d’Afrique de l’Ouest. Cependant, cette conclusion, aujourd’hui acceptée par la plupart des commentateurs du texte homérique, a été longtemps repoussée. L’on a, par exemple, voulu faire du Nil l’axe séparant les Éthiopiens occidentaux et orientaux4. Les uns et les autres habiteraient alors l’Afrique et seraient même voisins, ce que le texte grec exclut. Cette explication rappelle celle de Strabon pour qui les Éthiopiens vivent à l’extrémité sud de l’univers, car l’Éthiopie s’étend de sa frontière septentrionale avec l’Égypte jusqu’à sa frontière méridionale qui jouxte le fleuve Océan. Elle est divisée en deux par le Nil et occupe tout le Sud du monde, du sud-est au sud-ouest5. Une telle interprétation donne une idée des efforts déployés par le rationalisme grec pour faire s’accorder la légende et la réalité6. Ils concernent aussi l’origine des Éthiopiens.
4Les auteurs antiques traitent, en effet, de ce sujet en l’inscrivant dans le cadre initial établi par Homère, les Éthiopiens constituent un peuple unique scindé en deux et vivant aux deux bouts du monde. Mais lequel de ces deux séjours est-il leur patrie ? Plus les Grecs acquièrent de connaissances sur l’Égypte et sur son peuplement, plus ils considèrent l’Éthiopie comme une réalité africaine7.
5En 663 a.C., Psammétique ier monte sur le trône d’Égypte. Des Ioniens et des Cariens l’ont aidé à le conquérir. Il les récompense en leur donnant des terres pour s’établir8. Des Milésiens fondent Naucratis. Un siècle plus tard, Amasis en fait une ville grecque autonome et permet aux Grecs de pratiquer leurs cultes sur le sol égyptien9. Dès le vie s. a.C., une importante communauté grecque se trouve donc établie dans le pays. Elle est à même de connaître sa géographie, sa population et ses confins. Cette connaissance se répand en Grèce par son intermédiaire et détermine la vision que les Grecs ont des Éthiopiens. Ils les considèrent comme des Africains qui habitent le pays du Nil. Eschyle les chante ainsi dans un fragment d’origine incertaine :
“Je sais grâce à ma science célébrer la race de la terre d’Éthiopie où le Nil aux sept courants, qui charrie la terre lorsque les vents causent un déluge au moment où une lumière de feu d’où jaillit l’éclat d’une flamme fait fondre la neige sur les montagnes10”.
Euripide évoque aussi, dans son Archélaos, le fleuve “qui gonfle ses flots en venant de la terre éthiopienne peuplée de mortels noirs”11.
6C’est en Éthiopie que le Soleil finit sa course et se repose. Dans un fragment du Prométhée délivré, Eschyle décrit “avec son éclat d’airain au bord de l’Océan le lac nourricier de tous les Éthiopiens où le Soleil qui voit tout toujours fait reposer de sa fatigue le corps immortel de ses chevaux dans les eaux chaudes et douces qui s’y déversent”12. Les Éthiopiens habitent donc à l’ouest du monde, du côté où le soleil se couche. Aucun lecteur d’Hérodote ne peut en douter. L’historien parle, en effet, bien plus longuement des Éthiopiens occidentaux13 que de leurs homonymes d’Orient14. Ces derniers vivent au Béloutchistan, entre l’Iran et le Pakistan actuels. Ils portent le même nom que les Éthiopiens d’Afrique parce qu’ils ont, comme eux, la peau noire. Mais ils ne parlent pas la même langue et ont les cheveux raides alors que les Africains ont les cheveux crépus. Si Hérodote reproduit la polarité énoncée par Homère, il y introduit un déséquilibre flagrant en faveur des Éthiopiens d’Afrique. Ce sont, pour lui, les vrais Éthiopiens. Il n’explique pas leur origine. Diodore de Sicile le fera quatre siècles plus tard.
7En consacrant les trois premiers livres de sa Bibliothèque historique aux antiquités barbares, il est conduit à décrire les Éthiopiens et à dire d’où ils viennent en s’appuyant sur les travaux de ses prédécesseurs :
“Les historiens rapportent que les Éthiopiens furent les premiers de tous les hommes et ils affirment que les preuves en sont évidentes. En effet, que les Éthiopiens ne soient pas venus de l’extérieur et que, originaires du pays, ils méritent leur nom d’autochtones, cela est presque universellement admis ; que les premiers auxquels la Terre a donné la vie doivent être ceux qui habitent les régions du midi, cela est évident pour tous : c’est, en effet, la chaleur du soleil qui a asséché la terre encore humide au moment de la création de l’univers et qui a donné la vie, de sorte qu’il est raisonnable de penser que la région la plus proche du soleil a été la première à porter des créatures animées15”.
8L’origine des Éthiopiens est donc particulièrement remarquable. Ils ont été les premiers habitants de la terre et sont sortis de son sein. Difficile d’imaginer autochthonie plus prestigieuse puisqu’elle est liée à la fois au début du peuplement de la terre et aux réalités physiques qui ont présidé à la naissance de l’univers.
9Diodore les aborde au livre I. Il estime en effet, comme les Stoïciens, que le monde et les êtres qui le peuplent n’existent pas de toute éternité (1.6.3). Il explique leur apparition par l’interaction de certains éléments :
“La terre, chauffée par les feux du soleil, prit d’abord de la consistance ; ensuite, comme sa surface fermentait sous l’effet de la chaleur, certaines de ses parties humides se gonflèrent en maints endroits et des pustules apparurent, enveloppées d’une membrane mince… Les parties humides fécondées par la chaleur, ainsi que nous l’avons dit, recevaient aussitôt pendant la nuit la nourriture que leur apportait la brume venue de l’air ambiant ; pendant le jour, elles se solidifiaient sous l’effet de l’ardeur solaire. Finalement, ces germes ayant atteint leur plein développement et leurs membranes s’étant désséchées et déchirées, les espèces animales les plus variées vinrent au jour”16.
10Parmi ces espèces, il y avait les hommes qui naquirent à l’endroit où l’action du soleil sur la terre était la plus intense, c’est-à-dire dans la partie sud du monde, par un phénomène de génération spontanée17. Les Éthiopiens furent donc les premiers hommes. Leur origine est de nature cosmique et ne doit rien à la légende ni à l’histoire. En revanche, l’histoire leur doit beaucoup.
11En effet, les Éthiopiens, peuple originel de la terre, ont été à l’origine d’éléments essentiels de la civilisation. Diodore leur attribue l’invention du culte des dieux (2.2.2). De là vient qu’ils sont renommés pour leur piété que les dieux récompensent en protégeant leur territoire (3.2.4). Diodore continue ici une tradition ancienne : Homère parle dans l’Iliade des Éthiopiens parfaits”18. Ils sont si renommés pour leur piété et leur vertu19 qu’Hésiode les considère comme fils de Poséidon20 et que Lycophron parle d’un “Zeus éthiopien”21. Diodore assigne une cause historique à leur réputation : leur rôle fondateur en matière cultuelle. Ce rôle, lié à leur apparition originelle sur la terre, explique la protection divine dont ils bénéficient. Diodore ajoute que les Égyptiens qui, selon les Éthiopiens, étaient des colons venus de chez eux, leur ont emprunté nombre de leurs usages (3.3.1 sq.). Les Ethiopiens se trouvent donc à la fois à l’origine de la présence humaine sur la terre, des cultes rendus aux dieux ainsi que de la population et de la civilisation égyptiennes. Un opuscule apocryphe de Lucien, le De astrologia, va dans le même sens : il leur attribue toutes les vertus et l’invention de l’astrologie (§ 3). Ces hommes parfaits méritent l’attention. Diodore décrit leur civilisation (3.4 sq.) et leur apparence physique.
12Comme de nombreux auteurs22, il relève leur peau noire, leur nez camus et leurs cheveux crépus (3.8.2). Il n’indique pas sur le moment l’origine de ces traits, mais en donne plus tard l’explication en formulant un principe général. Constatant les différences climatiques considérables qui existent entre les pays qu’il décrit et la région où il vit, il conclut : “Comme la différence de climat est grande malgré la médiocrité des distances, il n’y a rien d’étonnant à ce que le régime et les modes de vie, et même les corps humains, soient très différents de ceux de chez nous” (3.34.8). Ce principe a son origine dans la théorie médicale. On le trouve énoncé à plusieurs reprises dans la Collection hippocratique23. Rendant compte du physique des habitants d’un pays par sa nature et par son climat, il permet d’expliquer les traits caractéristiques des Éthiopiens. Aussi beaucoup y ont-ils eu recours pour parler d’eux. Hérodote (2.22) et Pline 2.189) (expliquent par la chaleur la couleur de leur peau. Pour Ovide (Mét., 2.236), elle devint noire lorsque le monde s’embrasa à cause du cataclysme causé par Phaéthon incapable de conduire le char du Soleil. C’est aussi au climat qu’ils doivent leurs cheveux crépus. La démonstration en est souvent faite sous la forme d’un parallèle opéré avec un autre peuple et qui permet de relever les symétries et les différences.
13Cette forme d’exposition se rencontre aussi dans la littérature médicale. On la trouve ainsi dans le traité hippocratique Airs, eaux, lieux où l’auteur établit une symétrie entre les Scythes et les Égyptiens24. Mais ce sont les Indiens et les Éthiopiens que l’on compare pour expliquer que ces derniers ont les cheveux crépus. Strabon (15.1.13-24), après Aristote (Gén. An., 5.3.782b), impute cette réalité à la sécheresse de l’atmosphère dans laquelle ils vivent. Rejetant la thèse de ceux qui pensent que le soleil est plus proche de la terre à l’Occident qu’à l’Orient, il souligne qu’il provoque en Éthiopie une évaporation supérieure à celle qu’on observe en Inde. Aussi les Indiens n’ont-ils pas les cheveux crépus et sont-ils moins noirs que les Éthiopiens. On retrouve le rapprochement entre les deux peuples chez d’autres auteurs qui traitent du même sujet25. Ainsi la polarité établie par Homère prend-elle une forme heuristique. Si les Éthiopiens appartiennent bien à l’ouest du monde, on leur trouve à l’autre bout des homologues qui portent un autre nom, mais leur ressemblent assez pour qu’il soit éclairant de les mettre en rapport. A partir de l’époque hellénistique, ces rapprochements se multiplient26 et, dépassant le stade de la comparaison, conduisent parfois à des assimilations.
14L’Inde présentait avec l’Éthiopie des points communs. Ils concernaient le physique des habitants, mais aussi la faune terrestre et fluviale. En voyant des crocodiles dans l’Hydaspe et dans l’indus, Alexandre crut d’abord qu’il avait découvert les sources du Nil27. Il comprit ensuite son erreur. Elle s’expliquait par une tradition ancienne qui considérait la Mer Rouge comme une mer fermée bordée au sud par un continent reliant l’Afrique à l’Inde et le Nil comme un fleuve coulant d’Est en Ouest28. Ainsi Polybe écrit-il (3.2.38) que l’Asie et l’Afrique se rejoignent vers l’Éthiopie. Cette tradition était propice à une assimilation de l’Inde et de l’Éthiopie. L’on en trouve des échos chez les poètes. Au vie s. a.C., Mimnerme évoque le voyage du Soleil d’Ouest en Est : endormi sur un lit construit par Héphaïstos (dieu de la forge père de Aethiops ancètres des éthiopiens), il est transporté sur le lieu de son lever “depuis le pays des Hespérides (éthiopiens de l’Ouest) jusqu’à la terre des Éthiopiens”29. Il y a dont deux Éthiopies dont l’une se trouve donc à l’Est, confondue à l’Inde. C’est aussi le cas dans les vers des Suppliantes où Eschyle évoque des “Indiennes nomades, qui chevauchent des chameaux sur des selles à dossier à travers les régions qui avoisinent l’Éthiopie”30, à moins qu’il ne faille comprendre que le poète emploie le mot « Indiennes pour le mot “Éthiopiennes”. Car cette substitution est aussi attestée. Pour Virgile, le Nil est « un fleuve qui descend de chez les Indiens hâlés”31. Martial relève parmi les nombreux amants de Célia “même des Indiens noirs venus des eaux de la Mer Rouge32. Ovide écrit que Persée a emporté Andromède de chez les noirs Indiens”33. Dans une épigramme de l’Anthologie Palatine, (11.428) attribuée à tort à Lucien, on lit : ‘‘A quoi bon en vain t’escrimer à frotter le corps d’un Indien ? Cesse ton ouvrage. Tu ne peux dans une nuit ténébreuse faire briller le soleil. Dans cette variation sur un lieu commun ancien qui présente toute tentative pour faire devenir blanc un Éthiopien comme le symbole d’une peine perdue34, c’est le mot Indien qui est employé pour le mot “Éthiopien”. L’on ne saurait expliquer ces textes en parlant de confusion ou de contrainte métrique. Ils assimilent les populations habitant aux deux bouts du monde. Cette assimilation est un nouvel avatar de la polarité énoncée par Homère et elle conduit à poser à nouveau la question de leur origine.
15Si ces populations sont interchangeables, c’est qu’elles constituent le même peuple D’où vient-il ? Une riche tradition le fait naître à l’Ouest, et une autre à l’Est. Selon Strabon35, Suse fut fondée par Tithon, père de Memnon, le héros éthiopien tué par Achille devant Troie. Pour Pausanias36, Memnon quitta Suse et le fleuve Choaspès pour porter secours à Priam. Diodore37 rapporte que certains en faisaient un Assyrien, fils du roi Teutamos et qui construisit un palais à Suse avant de partir pour Troie. Il ajoute que les Ethiopiens frontaliers de l’Égypte contestent cette version des faits. C’est qu’ils avaient la leur qui faisait de Memnon, fils d’Aurore et de Tithon, un roi africain. Elle prévalut dès l’époque classique, mais celle qui lui attribuait une origine asiatique ne disparut pas. Elle ne faisait pas venir d’Orient tous les Éthiopiens. Ce pas fut franchi au iiie s. par Philostrate.
16Il est singulier qu’il en soit l’auteur, lui qui, décrivant dans les Images (806) un tableau qui représente la délivrance d’Andromède par Persée, commence par cette précision : Eh bien ce n’est pas la mer Rouge que nous voyons, nous n’avons pas devant nous des Indiens, mais des Éthiopiens et un Grec en Éthiopie.” A ces deux peuples qu’il distingue, il assigne dans la Vie d’Apollonios de Tyane une origine commune. Le sage pythagoricien parcourt, au premier siècle de notre ère, l’ensemble du monde habité. Son voyage en Inde (1.18-3.50) constitue le couronnement de sa formation spirituelle. Il y rencontre les Gymnosophistes. Leur chef, Iarchas, évoque devant lui le passé de l’Inde :
“Il fut un temps, continua-t-il, où les Éthiopiens habitaient dans ce pays, car c’était une race indienne ; l’Éthiopie n’existait pas encore, mais les frontières de l’Égypte dépassaient Méroé et les Cataractes, incluant, d’une part, les sources du Nil et, de l’autre, s’étendant jusqu’à ses embouchures. Donc, en ce temps-là, les Éthiopiens habitaient ici, et ils étaient les sujets du roi Gangès, et leur terre suffisait pour les nourrir et les dieux les protégeaient ; mais lorsqu’ils eurent tué leur Roi dont je te parle, les autres Indiens les considérèrent comme impurs, et la terre ne leur permit pas de demeurer sur elle ; elle gâtait les semences qu’ils lui confiaient avant qu’elles ne devinssent des fruits, elle faisait périr avant terme les enfants des femmes et ne donnait aux troupeaux qu’une pauvre nourriture, et partout où ils essayaient de fonder une ville, la terre s’effondrait et l’engloutissait. Bien plus, le fantôme de Gangès les poursuivit sur leur route, jetant le trouble dans leur multitude, et ne les quitta point qu’ils n’eussent offert à la terre en sacrifice expiatoire les meurtriers et ceux qui avaient versé le sang de leurs mains38”.
17Philostrate reprend donc la tradition qui unissait l’Inde et l’Éthiopie sur un même territoire. Il y ajoute le drame qui a mis fin à cette union, le meurtre d’un Roi qui a contraint à l’exil la race éthiopienne. Les Éthiopiens ont donc eu deux origines, celle qui les a fait naître en Inde et celle qui les en a chassés. A cette seconde origine, ils doivent une condition dégradée. Car les conséquences du meurtre perdurent. Iarchas précise que le fantôme du roi Gangès cessa de poursuivre les Éthiopiens lorsqu’ils eurent sacrifié ses meurtriers. Mais ils continuent en fait à payer les conséquences de leur crime, car ce passé lointain est toujours présent. Iarchas fait l’éloge du roi assassiné et révèle en conclusion qu’il est sa réincarnation (3.21). Cette révélation authentifie son récit et abolit le temps. Il n’a pas oublié le passé qui se poursuit en sa personne et dont les effets se font toujours sentir. Ils concernent les Éthiopiens. Apollonios leur rend plus tard visite (6.1-27). Il rencontre chez eux d’autres Gymnosophistes. Ils le reçoivent mal parce qu’ils ont cru aux calomnies répandues sur son compte, preuve de la pauvreté de leur science, ils s’adonnent à la polémique, à la chicane, et c’est Apollonios qui leur fait la leçon. Seul échappe à sa réprobation leur jeune disciple Nilos. Le père de ce jeune homme était naguère allé en Inde et lui avait dit « que les Indiens étaient les plus sages des hommes et que les Éthiopiens étaient des colons venus de l’Inde, qui pratiquaient une sagesse héritée de leurs pères et gardaient les yeux fixés sur leur première patrie” (6.16). Aussi s’attacha-t-il aux Gymnosophistes de son pays, mais il trouva leur sagesse inférieure à celle des Indiens qu’ils dénigraient au lieu de les imiter. L’expérience d’Apollonios vient confirmer la sienne. Les Gymnosophistes éthiopiens s’avèrent de piètres héritiers de leurs homologues indiens, ils en sont comme la copie dégradée, et le rappel de l’origine indienne des Éthiopiens, en venant confirmer par une autre source les révélations d’Iarchas, souligne leur indignité. Philostrate n’en précise pas la cause, mais fait en sorte que le lecteur se rappelle le meurtre du roi Gangès. L’Éthiopie qu’il dépeint n’est pas le foyer de piété, de vertu et de civilisation évoqué par la tradition classique, mais une terre peuplée de colons contraints à l’exil par un crime et où même les plus sages ne font pas bonne figure. Le royaume de la sagesse et du Bien se trouve en Inde. Philostrate reprend la polarité homérique en y introduisant un déséquilibre inverse à celui qui prévalait avant lui. En exaltant la supériorité spirituelle et morale de l’Inde qu’il oppose à la décadence de l’Éthiopie, il reflète l’évolution des esprits qui, en son temps, se tournent vers l’Orient pour y trouver la vérité39. Certains considèrent même alors que la philosophie n’est pas née en Grèce, mais en Inde, et Plotin suit l’expédition de Gordien contre la Perse dans l’espoir de rencontrer les Gymnosophistes et de s’initier à leur sagesse40. Ainsi commence un nouveau chapitre dans l’histoire de l’origine des Éthiopiens.
18Rares, cependant, sont ceux qui l’écrivent avec Philostrate. L’on trouve seulement dans le Chronicon d’Eusèbe de Césarée cette assertion issue de la Chronique de Sextus Julius Africanus : “Les Éthiopiens quittèrent le fleuve Indus et s’établirent en Égypte.”41 Gardons-nous pourtant de minimiser cette nouvelle généalogie des Éthiopiens qui correspond à une nouvelle carte de la sagesse. Elle donne à l’Asie la suprématie sur l’Afrique. Mais celle-ci aura sa revanche. Après l’avoir cru asiatique au xiie et au xiiie s., c’est en Éthiopie que l’on situera, à partir du xive s., le fabuleux royaume chrétien du prêtre Jean.42
19Par ses implications géographiques, climatologiques, physiologiques, historiques et philosophiques, la question de l’origine des Éthiopiens dépasse le cadre de la curiosité folklorique et relève de l’histoire des sciences et des mentalités. Inscrite dans un cadre défini par Homère, elle montre aussi l’inlassable curiosité des Anciens pour la présence de l’humanité aux extrémités du monde, aux frontières de l’inconnu43. Les Éthiopiens y faisaient figure d’avant-garde. Aussi ont-ils suscité beaucoup d’hypothèses et de récits dont le relief, l’ingéniosité et la poésie justifient peut-être qu’un historien de la littérature ait cru pouvoir les aborder.
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NOTES
1 Cf. Jacoby 1958, 277-337.
2 Hom. Od., 1.22-27.
3 Voir Snowden 1970.
4 Cf. Bérard 1955, 970 n. 7.
5 Cf. Str. 1.2.27-28 ; 2.3.7-8. Strabon défend les vers d’Homère contre les critiques d’Apollodore, d’Aristarque et de Cratès (1.2.24-25) et contre l’interprétation de Posidonios qui en corrige le texte (2 3 7-8) Il rapporte aussi (1.2.26) que, pour Éphore (voir FGrHist 70 F 128), les Éthiopiens habitant au couchant d’Hypérion sont les Mauritaniens, mais n’indique pas dans quel pays Éphore situe ceux du Levant.
6 Voir Lesky 1959 ; Nadeau 1970.
7 Snowden 1970, 103-106.
8 Hdt. 2.152-154.
9 Hdt. 2.178-179.
10 Fr. 300 Nauck, Fabula incerta, 1-5.
11 Fr. 228 Nauck, Archélaos, 3-4.
12 Fr. 192 Nauck, Prométhée délivré, 3-8.
13 Cf. Hdt. 2.22, 29-30, 42, 110 ; 3.17, 20-21, 23, 114.
14 Cf. Hdt. 3.94 ; 7.70.
15 Diod. 3.2.1 (trad. Bommelaer 1989).
16 Diod. 1.7.3-4 (trad. Vernière, in Bertrac et al. 1993).
17 Ovide décrit un processus analogue dans les Métamorphoses 1.416-421. Cf. Spoerri 1959, 117-131 Capelle 1955.
18 Hom., Il., 1.423.
19 Cf. e. g. Hom., Il., 1.423-424 et 23.205-207 ; Hdt. 3.20-24 ; Héliodore Éth.
20 Hés. fr. 150 Merkelbach & West, 17-19.
21 Lycophron, Alex., 535-537.
22 Voir Snowden 1970, 1-7.
23 Cf. Hippocr., Airs, eaux, lieux, 13.5 et 24.7 ; Du Régime, 2.37.1.
24 Cf. Hippocr., Airs, eaux, lieux, 18.1 ; 19.1 ; 20.2. Ce traité devait comporter un développement relatif aux Éthiopiens. Il a été perdu avec l’ensemble des chapitres consacrés à l’Égypte et à la Libye. Cette lacune commence en 12.6. Sur l’utilisation de la symétrie comme forme d’exposition, voir Jouanna 1996, 54-71 et notes aux chapitres 18 à 20.
25 Cf. Posidonios d’après Strabon 2.3.7 ; Pline 6.22 et 70 ; Arrien, Anab., 5.4.4 ; (L’Inde) 6.9.
26 Voir Dihle 1962, 100 sq.
27 Cf. Str. 15.1.25 ; Arrien 6.1.2.
28 Voir André 1949, 160 sq.
29 Fr. 12, 8-9, cité par Athénée 11.39.
30 Esch., Suppl., 284-286 (trad. Mazon 1920).
31 Virg., Géorg., 4.293.
32 Martial 7.30.4.
33 Ovide, A.A., 1.53.
34 Voir Snowden 1970, 2-5, et p. 197 sq.
35 Str. 15.3.2.
36 Paus. 10.31.7.
37 Diod. 2.22.
38 Philostrate, Vit. Apol., 3.20 (trad. Grimal 1958, légèrement modifiée).
39 Sur cette évolution, voir Le Glay et al. 1991,402-406.
40 Cf. Diogène Laërce 1.1 : Porphyre, Plot., 3.
41 Cf. Hiéron. Chronic., ed. R. Helm, Eusebius Werke, vol. 7, Berlin, 1956, 38b 1. 21-23. H Gelzer 1880 I, 126.
42 Voir Anfray 1990, 147-153.
43 Voir Romm 1992.
AUTEUR
Université de Lyon III.
LES ANCETRES DIRECTES ET CIVILISATEURS DE L’HUMANITE ACTUELLE :
Généralité
Selon la bible, les ancêtres directes (les 8 membres de la famille de Noé) de l’humanité habitaient en Anatolie (Turquie) près du mont Ararat avant d’aller peuple le reste du monde après l’évènement de divergence des langues près de la Tour de Babel vers 1950 av EC à partir de l’Irac. Ceci n’est pas en accord avec la vision antique où l’humanité existe depuis plus de 630 000 selon la tradition égyptienne (Simplicius 5ème siecle), ou plus de 150 000 ans d’après le savant africain égyptien Apollonius (livres de Théophile à Autolyque) et l’historiographie moderne qui situe clairement les premiers hommes en Afrique dans la région des grands Lacs depuis près de 150 000 ans où a vécu la mère de toutes les mères et depuis 140 000 ans où a vécu le père de tous les pères. La génétique des populations montre aussi que l’ancêtre Y-chromosomique de l’humanité devrait avoir au plus 4500 ans si Noé l’était vraiment, or nous observons que l’ancêtre Y-chromosomique de l’humanité vivait il y a 140 000 ans alors que la mère mitochondriale de l’humanité vivait il y a 150 000 ans. Aussi la distance génétique entres les différentes populations du monde se chiffre en dizaine de milliers d’années. Par exemple les aborigènes d’Australie sont distant de 50 000 ans des africains ! Ça prouve que leur ancêtre qui vivait au temps du mythologique déluge ont survécus et que leur ligné ne passe pas par Noé le fictif ! Encore une fois, en plus de l’histoire de la Nubie et de l’Egypte antique, la génétique des populations prouve que l’histoire du déluge mondial du temps de Noé est un mythe soit en terme basique un vulgaire mensonge inventé.
La conclusion qui s’imposent est que la bible est purement une œuvre humaine est n’est en rien différente ou supérieure ni logiquement ni moralement aux autres traditions ou mythologie des autres peuples.
Contrairement à ce qu’affirme l’apôtre Pierre, et même si la plupart se refuserait à l’admettre, la Bible renferme des fables habilement conçues. Ils devaient être bien naïfs, Jésus et les apôtres, de croire à ces fables de l’Ancien Testament, qu’ils tenaient pour vraies, au point d’y faire souvent allusion ! C’est bien dommage que nos savants négro-égyptiens tels que Manéthon, les plus grands savants du monde, n’aient pas été à leurs côtés pour les éclairer par leur Haute connaissance du monde et son histoire ! Par exemple Manéthon fait remonter à 10 000 av EC le règne des ShèmSuhor en Nubie.
Manéthon fait remonter à 5867 ans avant notre ère (5867 av EC) l’établissement de la première dynastie militaire en Egypte, dans la personne de Menas, ou mieux Meneï. Meneï fonda Memplùs, et à cette époque Thèbes, la capitale de la primitive Egypte, était déjà une ville immense et superbe, ce qui donne à ce pays une existence précédente fort considérable.
Simples observations sur l’origine et le culte des divinités égyptiennes : à propos de la collection archéologique de feu le Dr Ernest Godard / par G.-M. Ollivier-Beauregard, page 21
Champollion, après avoir écrit à Mgr Testa, le 23 mai 1827 : J’ai presque complété et rectifié le canon des dynasties égyptiennes à partir de 2200 avant J.-C. époque antérieurement à laquelle ne remonte aucun monument public de l’Egypte écrivait à son frère qu’il avait acquis la preuve que les Égyptiens, à une époque très reculée, comptaient plus de deux cents règnes antérieurs à la XVIIIe dynastie, et qu’il faudrait présenter le canon au public avec des gants d’une certaine couleur. Sa chronologie définitive, d’après Champollion-Figeac, faisait en effet remonter le règne de Ménès à 5867 ans avant J.-C. La thèse du fondateur de l’égyptologie était que les dynasties des rois d’Egypte énumérées par le prêtre égyptien Manéthon s’étaient succédé dans le temps dans leur ordre numérique, et qu’il était « absurde » de vouloir les répartir sur plusieurs trônes simultanés.
De la Noosphère à l’Apostasie, Sancho Pança (Auteur) Page 118
Selon les égyptologues et certains chercheurs suivants, la 1ère dynastie commença :
Champollion en – 5867 (ou 5867 av.J.C.)
Dans Diodore, nous lisons que l’Egypte fut fondée depuis l’an -5800 (4700 ans avant les dynasties étrangères berbere vers l’an -1000 selon manéthon) déjà avec ses traditions multimillénaires relativement stables plus de 2000 ans avant la création d’Adam. Les preuves archéologique montrent que la Nubie était déjà un empire-civilisation 4000 av EC.
Auguste Mariette en – 5004 (ou 5004 av.J.C.)
Davoust Michel.tarbes. Mai 2012 en -5583 (ou 5583 av J.C.)
Les peuples egyptiens pharaonique (-5800) et cananéens antique de Tyr (-2750) donne des dates plus vielle que Adam (-3761) et leur patriarches MessuRaim et Canaan (-2105) ! La bible hébraique est fausse
Pourquoi les anciens égyptiens n’ont pas parlé de la Tour de Babel (l’an -2100), de leur patriarche Cham, du déluge mondial (-2200), de l’ancêtre mondial Adam (-3760), de l’ancêtre de l’humanité après le déluge Noé, dans leur histoire racontée sur la base des archives anciennes par Manéthon du 1ere Pharaon Mény (-5319) à l’an -330 de l’arrivée d’Alexandre de macédoine ?
La bible d@ns ça diversité de copies collés
Que pensez-vous de ça ?
ont n’a constaté plus de 20 emprunts directes au texte de cet auteurs afric@ins.
Aménémopé dit « Donne tes oreilles, écoute ce qui est dit. Donne ton cœur pour l’interpréter. Il est utile de les mettre en ton cœur », la Bible copie (Proverbes 22, 17, 19) : « Prête l’oreille et écoute les paroles des sages.
Ainsi par exemple, à propos des Proverbes allant de 22 à 24, lorsque Aménémopé écrit : « N’emploie pas pour ta b@lance de faux poids », la Bible (Proverbes 20, 23) reprend : « La balance fausse n’est pas une bonne chose ».
Aménémopé dit encore « Donne tes oreilles, écoute ce qui est dit. Donne ton cœur pour l’interpréter. Il est utile de les mettre en ton cœur », la Bible copie (Proverbes 22, 17, 19) : « Prête l’oreille et écoute les paroles des sages. Applique ton cœur à ma science ».
Aménémopé ajoute : « Mieux vaut la pauvreté de la m@in de Dieu que les richesses dans un grenier » et la Bible reprend (Proverbes 22, 1, 2) : « La réputation est préférable à de grandes richesses. Et la grâce (divine) vaut mieux que l’argent et l’or ». etc…
Ptahhotep qui dit ceci : « Les plans de l’homme ne sont jamais réalisés mais ce sont ceux que Dieu ordonnent qui se produisent ».
un proverbe biblique qui s’en est inspiré en disant: « L’esprit de l’homme trace sa route mais Yahvé dirige ses pas ».
https://www.academia.edu/38682868/LA_STRUCTURE_CHRONOLOGIQUE_DE_LAIGYPTIACA_DE_MANETHON
https://ia600702.us.archive.org/26/items/EusebiusChroniclechronicon/Eusebius_Chronicle.pdf (Manéthon cité par Euseb)
Citation de Diodore et de Plutarque :
L’origine historique et scientifique des anciens Egyptiens
«Bien qu’au début, les documents écrits soient peu nombreux et seulement limités à quelques empreintes de sceaux royaux, ils nous éclairent cependant sur les premiers temps de l’histoire de l’Egypte, c’est à dire, un peu avant que ne débute la première dynastie.
C’était alors l’époque Nagadienne, où des rois se succédaient depuis longtemps déjà dans l’Egypte du Sud, que l’on appelle plus couramment Haute Egypte, c’est-à-dire tout au long de la vallée du Nil située plus au sud que la position actuelle du Caire.
D’autres rois existaient aussi dans l’Egypte du Nord, c’est-à-dire la région constituée par le delta du Nil, cependant les premiers rois du delta de cette période ne s’étaient pas installés depuis longtemps, soit tout au plus depuis deux ou trois siècles car nous savons maintenant que le delta était encore immergé sous la Mer.
Le lien entre l’abaissement du niveau de la mer et le développement de la civilisation égyptienne est très clair, notamment parce qu’il existe, en effet, une très bonne concordance entre les dates « Carbone 14 » égyptiennes et celles de la sortie du Delta de la mer vers – 4700, où on a pu ainsi observer une quantité de restes attribuée à l’activité humaine dans le Delta, dans la vallée du Nil et aussi dans les régions qui entourent cette vallée, ce qui nous a permis de savoir à quel moment du passé l’homme occupait ou n’occupait pas ces lieux.
De cette manière nous avons fait une constatation très curieuse dans toute l’étendue du royaume du Sud, c’est-à-dire dans la haute vallée du Nil à partir du sud du Caire, ainsi que dans ses prolongements dans le Soudan actuel, où nous pouvons trouver des artefacts humains jusque bien au-delà de -20 000 ans
On trouve aussi de nombreux vestiges très anciens dans ce qui est aujourd’hui la Palestine et la Jordanie, ainsi que sur le territoire de la Libye. Bref, toute cette région du Proche-Orient s’est révélée, grâce au Carbone 14, très anciennement peuplée, dès le paléolithique supérieur sauf dans le delta du Nil.
Pour cette Zone, les dates Carbone 14 ne commencent que vers – 4200, soit 3000 av. J.C. Mais à partir de ce moment, très vite, elles deviennent très nombreuses. Tout se passe en fait comme si l’implantation humaine n’avait eu lieu dans le Delta qu’à partir de cette date, alors que partout ailleurs, comme on vient de le dire, elle existait depuis longtemps. »
En résumé, tous ces résultats nous montrent que le mouvement de la civilisation égyptienne, du Sud vers le delta du Nil est corrélé par le recul ainsi que par l’abaissement du niveau de la mer, ce qui recoupent parfaitement la tradition rapportée par les Anciens»:
Gif-sur-Yvette sur l’étude des niveaux de la mer à partir de datations d’échantillons géologiques dans le livre: « L’homme et le climat » de Jacques Labeyrie, ancien directeur du Centre des faibles radioactivités du CEA-CNRS
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« Nous ne pouvons pas réduire l’Égypte à son Delta, si nous adoptions cette terminologie nous pourrions faire valoir qu’autrefois les Egyptiens n’avaient point de pays car on sait en effet que leur Delta, ils le disent eux-mêmes, est une terre d’alluvion, une terre, peut-on dire, nouvellement apparue»:
Hérodote critiquant l’opinion des Ioniens qui réduisaient l’Egypte seulement au Delta.
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« Les Ethiopiens disent que les Egyptiens sont une de leurs colonies qui fut menée en Egypte par Osiris. Ils prétendent même que ce pays n’était au commencement du monde qu’une mer, mais que le Nil entraînant dans ses crues beaucoup de limon d’Ethiopie, l’avait enfin comblé et en avait fait une partie du continent. Ils ajoutent que les Egyptiens tiennent d’eux, comme de leurs auteurs et de leurs ancêtres, la plus grande partie de leurs lois car c’est d’eux qu’ils ont appris à honorer les rois comme des dieux et à ensevelir leurs morts avec tant de pompe ; la sculpture et l‘écriture ont pris naissance chez les Ethiopiens. Les Ethiopiens allèguent d’autres preuves de leur ancienneté sur les Egyptiens qu’il est inutile de rappeler ici. »
Diodore de Sicile (Historien)
Hotep
Diodore Livre 1
XXIII. On dit qu’il s’est écoulé plus de dix mille ans (25) depuis Osiris et Isis jusqu’au règne d’Alexandre, qui a fondé en Égypte la ville qui porte son nom ; d’autres écrivent qu’il y en a près de vingt-trois mille. Ceux qui prétendent qu’Osiris est né à Thèbes en Béotie, de Sémélé et de Zeus, sont dans une erreur dont voici l’origine : Orphée, voyageant en Égypte, 24 fut initié aux mystères de Bacchus; et comme il était aimé et honoré des Cadméens, fondateurs de Thèbes en Béotie, il avait, pour leur complaire, transporté dans leur pays la naissance de ce dieu. La multitude, soit ignorance, soit désir de faire de Bacchus un dieu grec, accueillit volontiers les mystères et les initiations dionysiaques. Pour établir cette croyance, Orphée se servit du prétexte suivant : Cadmus, qui était originaire de Thèbes en Égypte, eut, entre autres enfants, une fille nommée Sémélé. Séduite par un inconnu , elle devint enceinte, et, au bout de sept mois, mit au monde un enfant qui eut une grande ressemblance avec Osiris. Cet enfant ne vécut pas longtemps, soit que les dieux l’aient ainsi voulu, soit que ce fût là son sort naturel.
XXVI. Les prêtres égyptiens comptent un intervalle d’environ vingt-trois mille ans depuis le règne d’Hélios jusqu’à l’invasion d’Alexandre en Asie. D’après leur mythologie, les dieux les plus anciens ont régné chacun plus de douze cents ans, et leurs descendants pas moins de trois cents.
XLIV. Suivant le rapport de quelques mythologistes, les dieux et les héros ont d’abord régné sur l’Egypte pendant l’espace de 53 près de dix-huit mille ans; Horus, fils d’Isis, a été le dernier roi de race divine. Ensuite, le pays a été gouverné par des hommes pendant environ cinq mille ans (03) jusqu’à la CLXXXe olympiade (04), époque où nous sommes allé en Egypte, sous le règne de Ptolémée, surnommé Dionysus le jeune. La plupart de ces rois étaient des indigènes; il n’y avait qu’un petit nombre d’Éthiopiens, de Perses et de Macédoniens. On compte en tout quatre rois éthiopiens qui ont régné pendant trente-six ans environ, non pas les uns après les autres, mais à des intervalles plus ou moins éloignés. Depuis Cambyse, qui avait conquis le pays par les armes, les Perses ont régné cent trente-cinq ans, en comptant le temps où les Égyptiens, ne pouvant plus tolérer l’insolence des gouverneurs et les sacrilèges commis envers les dieux indigènes, se révoltèrent pour secouer le joug étranger. Enfin le règne des Macédoniens a duré deux cent soixante-seize ans. Tout le reste du temps a été rempli par le règne de la dynastie nationale, comprenant quatre cent soixante-dix rois et cinq reines. Les prêtres avaient consigné l’histoire de tous ces rois dans les livres sacrés et transmis de toute antiquité à leurs successeurs. On y voit quelle était la puissance de chacun d’eux, quel était leur aspect physique et ce que chacun avait fait pendant son règne.
Mais il serait trop long de communiquer ici tous ces détails qui, la plupart, sont inutiles ; nous essaierons donc de passer en revue les faits les plus dignes de mémoire.
XLV. Après le règne des dieux, Menas fut, d’après la tradition, roi d’Egypte ; il montra aux peuples à révérer les dieux et à leur offrir des sacrifices. Il introduisit l’usage des tables, des lits, de riches tapis, en un mot le luxe et la somptuosité. On raconte que Tnephachthus, père de Bocchoris le Sage, qui régna plusieurs générations après, avait été obligé, pendant une expédition en Arabie, manquant de vivres dans le désert, de 54 se contenter d’un régime très-simple chez des particuliers qu’il avait rencontrés, et que, s’en étant extrêmement réjoui, il avait renoncé au luxe et maudit le roi qui avait le premier enseigné une vie somptueuse ; enfin, qu’il prit tant à cœur ce changement de nourriture, de boisson et de repos, qu’il fit transcrire cette malédiction en lettres sacrées et déposer dans le temple de Zeus à Thèbes.
LXIX. Nous avons passé en revue l’histoire des rois d’Égypte depuis les temps les plus anciens jusqu’à la mort d’Amasis; 79 nous en donnerons la suite aux époques convenables. Nous allons traiter maintenant des coutumes et des usages les plus singuliers, et en même temps les plus instructifs pour le lecteur. La plupart des anciennes mœurs de l’Égypte n’ont pas été respectées seulement des indigènes ; elles ont été aussi pour les Grecs un grand sujet d’admiration. Ainsi, les plus instruits de ces derniers ont ambitionné de visiter l’Égypte, pour y étudier les lois et les usages les plus remarquables. Bien que ce pays fût autrefois inaccessible aux étrangers, on cite cependant, parmi les anciens, comme ayant voyagé en Égypte, Orphée et le poète Homère ; et, parmi d’autres plus récents, Pythagore de Samos et Solon, le législateur.
Les Égyptiens s’attribuent l’invention des lettres et l’observation primitive des astres ; ils s’attribuent aussi l’invention de la science géométrique et de la plupart des arts ; ils se vantent également d’avoir promulgué les meilleures lois. Ils en allèguent, comme la plus grande preuve, que l’Égypte a été gouvernée pendant plus de quatre mille sept cents ans(jusqu’à Cambyse vers 525 av EC) par une suite de rois pour la plupart indigènes, et que leur pays a été le plus heureux de toute la terre. Tout cela, disent-ils, ne pourrait pas être, si les habitants n’avaient pas eu des mœurs, des lois et des institutions aussi parfaites. Nous laisserons de côté tous les faits invraisemblables et les fables inventées à plaisir par Hérodote et d’autres historiens qui ont écrit sur l’Égypte; nous exposerons les faits que nous avons soigneusement examinés et qui se trouvent consignés dans les annales des prêtres d’Égypte.
Règne de Hélios Rè | 23 332 av EC |
Règne d’Osiris | 18 332 av EC |
Fin du règne Osiris et Isis | 10 332 |
Fin du règne des dieux, 18 000 ans jusqu’à Règne de Ménes | 5 332 av EC |
Après 4700 ans, Domination assyrienne avec Psammeshus 1er | 640 av EC |
Nectanebo 2 | 360 av EC |
Alexandre de macédoine | 330 av EC |
Le conflit est marqué par des affrontements très violents, et dure plus jusqu’en 648, quand Babylone tombe, Shamash-shum-ukin trouvant alors la mort. Il est remplacé par Kandalanu, un souverain fantoche aux origines indéterminées, qui reste fidèle à l’Assyrie. L’Élam subit ensuite la vengeance assyrienne : sa principale ville, Suse est prise et pillée en 647. C’est un autre exploit sans précédent pour les troupes assyriennes, mais l’Égypte a alors échappé au joug assyrien puisque son roi Psammétique Ier a réunifié le pays et s’est dégagé de son statut de vassal, mais reste un allié de l’empire. Durant ces mêmes années plusieurs campagnes sont menées contre les tribus arabes. Après 639, les informations sur le règne d’Assurbanipal se tarissent, ce qui semblerait indiquer qu’une crise grave a démarré292,,293
1° Psammétique I° (vers 664 à 610 avant Jésus Christ) – Dans sa jeunesse, alors qu’Assurbanipal avait confirmé les droits de Nekao I° sur le trône de Saïs, Psammétique fut vraisemblablement emmené en tant qu’otage par les Assyriens, et vécut quelques années à la cour de Ninive[1].
Fils de Nékao Ier et de la reine Istemabet, il survit à la répression des Assyriens sur les princes révoltés du delta et est emmené à la cour de Ninive pendant que son père est confirmé dans son royaume de Saïs. Lorsqu’il revient en Égypte, son père l’installe à la tête de la principauté d’Athribis étendant ainsi l’influence du royaume saïte sur le delta.
Diodore de Sicile à propos de la MÉSOPOTAMIE :
» De très nombreuses colonies ont été disséminées depuis „ l’ÉGYPTE „ dans le monde entier.
De fait à Babylone, Bélos qui est tenu pour fils de Poséidon et de Libye, mena des colons „ ÉGYPTIENS „ à s’installer au bord de l’Euphrate, il y institua des prêtres qu’il exempta de taxes et déchargea de tout service public, tout comme ceux „ d’Égypte „.
Ce sont ces émigrés que les Babyloniens appelèrent :
„ CHALDÉENS „
Ils s’occupaient d’observer les astres à l’instar des prêtres, physiciens et astrologues „ d’Égypte „.
Les „ ÉGYPTIENS „ disent que les „ CHALDÉENS „ ne sont renommés en astrologie que pour avoir suivi l’enseignement des prêtres „ ÉGYPTIENS „.
Diodore de Sicile
La Bibliothèque Historique
Dans son ouvrage consacré à la Chaldée, le professeur Hoefer note à ce sujet :
» Suivant les Égyptiens, dans Diodore, les Chaldéens étaient une colonie de leurs prêtes que Bélus avait transportés sur les bords de l’Euphrate.
Et l’avait organisés sur le modèle de la caste mère. Cette colonie continue de cultiver la connaissance des étoiles qu’elle avait apportée de sa patrie ( L’ÉGYPTE ). »
PLUTARQUE : TRAITE D’ISIS ET D’OSIRIS
[9] Les rois d’Egypte étaient pris dans l’ordre des prêtres ou dans celui des guerriers, parce que les premiers étaient estimés et honorés pour leur sagesse, et les autres pour leur valeur. Lorsque le choix tombait sur un guerrier, il était aussitôt associé au sacerdoce, et on l’instruisait dans cette philosophie secrète dont la plupart des dogmes sont enveloppés de fables et d’allégories, qui ne laissent apercevoir que comme dans un jour sombre des traces obscures de la vérité. C’est ce qu’ils nous font eux-mêmes entendre clairement par ces sphinx qu’ils placent ordinairement devant leurs temples, et qui désignent que leur théologie est une science obscure et énigmatique. A Sais (17), on lisait sur le temple de Minerve, qu’on croit être la même qu’Isis, l’inscription suivante : Je suis tout ce qui a été, qui est et qui sera. Nul mortel n’a pu lever jusqu’ici le voile qui me couvre.
On croit assez généralement qu’Amoun, dont les Grecs ont fait Ammon, était, chez les Egyptiens, le nom propre de Zeus. Manéthon (18) le Sébennite croit que ce mot désigne ce qui est caché, ou l’action même de cacher. Hécatée d’Abdère dit que les Egyptiens s’en servent pour 328 s’appeler les uns les autres; que ce nom est de sa nature appellatif ; que ce peuple , qui croit que le premier des dieux, qu’il confond avec l’univers, est un dieu caché et inconnu, l’invoque et le prie de se découvrir à eux, en lui disant Amoun ;
[10] tant ce peuple portait de retenue et de réserve dans sa philosophie religieuse ! C’est ce qu’attestent unanimement les plus sages d’entre les Grecs, Solon, Thalès, Platon, Eudoxe, Pythagore, et, suivant quelques uns, Lycurgue lui-même, qui tous voyagèrent en Egypte, et y conférèrent avec les prêtres du pays. On dit qu’Eudoxe fut instruit par Conuphis de Memphis, Solon par Sonchis de Sais, et Pythagore par Enuphis l’Héliopolitain. Pythagore surtout, plein d’admiration pour ces prêtres, à qui il avait inspiré le même sentiment, imita leur langage énigmatique et mystérieux, et enveloppa ses dogmes du voile de l’allégorie. La plupart de ces préceptes ne diffèrent point de ce qu’on appelle en Egypte des hiéroglyphes. Tels sont ceux-ci : Ne mangez pas dans un char. Ne vous asseyez pas sur le boisseau. Ne plantez point de palmier. Ne remuez pas le feu arec l’épée dans votre maison. Je crois aussi que les pythagoriciens, en assignant à quelques uns de leurs dieux des nombres particuliers, à Apollon la monade, à Diane la dyade, à Minerve le septénaire, et à Neptune le premier cube, ont voulu imiter ce qui se pratique ou ce qui est représenté dans les temples d’Egypte.
380 Les Egyptiens, au rapport d’Eudoxe, disent que Zeus étant né avec les jambes collées l’une contre l’autre, en sorte qu’il lui était impossible de marcher, la honte qu’il avait de cette difformité le faisait vivre dans la solitude. Mais la déesse Isis lui ayant séparé ces parties de son corps, lui procura une marche libre et facile. Cette fable nous fait entendre que l’intelligence, la raison du dieu suprême, qui habitait en elle-même dans un lieu invisible et impénétrable à nos sens, fut déterminée par le mouvement à la production des êtres. …
[62] Les Égyptiens y désignent par un œil et un sceptre Osiris, leur seigneur et leur roi. Son nom, suivant quelques interprètes, signifie qui a beaucoup d’yeux. Os, dans leur langue, veut dire beaucoup, et iris, l’œil. Le ciel, qui ne vieillit point, puisqu’il est éternel, est figuré par un cœur posé sur un brasier ardent. A Thèbes, les statues des juges étaient sans mains, et celle du président avait les yeux fermés, pour montrer que la justice ne doit se laisser gagner ni par les présents ni par les prières. Les 329 guerriers avaient dans leur cachet un scarabée gravé ; car, dans cette espèce d’insectes, il n’y a point de femelle, ils sont tous mâles, et ils se reproduisent en déposant leur semence dans du fumier qu’ils roulent en forme de boule, et qui sert également au fœtus de matrice et de nourriture.
DISCOURS VERITABLE DE CELSIUS vers l’an 180 ap EC :
« Ils ne supportent pas de voir des temples, des autels ni des simulacres. Ils ont cela de commun avec les Scythes, les nomades de la Libye, les Sères qui n’ont pas de Dieu, et les autres nations les plus impies et les plus sauvages. Les Perses sont aussi dans le même sentiment, comme Hérodote le marque dans ce passage de son histoire : « Je sais de bonne source que chez les Perses les lois ne permettent pas d’élever d’autels, de temples, de simulacres : on taxe de folie ceux qui en érigent. C’est apparemment qu’ils pensent qu’on ne saurait attribuer aux Dieux une origine ni une forme humaine, comme font les Grecs 360. » Toutefois, Héraclite écrit quelque part : « Ils adressent des prières à ces simulacres : si l’on ignore absolument ce que c’est que les Dieux et les héros, autant parler à des pierres. 361» Que disent-ils là-dessus de plus sage que ce que dit Héraclite ? Celui-ci fait entendre au fond qu’il est insensé d’adresser des prières à des statues, à moins de savoir ce que c’est que les dieux et les héros. Telle est sa pensée. Mais eux, ils réprouvent absolument les simulacres. Est-ce parce que de la pierre, du bois, de l’airain ou de l’or mis en œuvre par le premier venu ne sauraient être un Dieu ? Belle découverte en vérité ! Quel autre, sans être plus que simple, peut croire que ce sont là des dieux et non des objets consacrés aux dieux ou des images qui les représentent ? S’ils entendent qu’on ne peut admettre des images divines, parce que Dieu, comme pensent les Perses, n’a pas la forme humaine, ils se contredisent fort étourdiment, puisqu’ils disent que Dieu a fait de l’homme sa propre image et lui a donné une forme semblable à la sienne. Ils accorderont bien, à la vérité, que ces simulacres sont élevés en l’honneur de certains êtres qui leur ressemblent plus ou moins ; mais, disent-ils, ces êtres à qui on les consacre ne sont pas des dieux, ce sont des démons, et celui qui adore Dieu ne doit pas servir de démons. »
360 Cf. Hérodote, livre I, p. 131. Bibl. grecq., Firm.-Didot.
361 Passage déjà cité dans la Préface
« Toutes les nations les plus vénérables par leur antiquité conviennent entre elles sur les principes essentiels. Égyptiens, Assyriens, Chaldéens, Indiens, Odryses, Perses, Samothraciens et Grecs, ont tous des traditions à peu près semblables 11 .C’est chez ces peuples et non ailleurs qu’est la source de la vraie sagesse, qui s’est ensuite épanchée partout en mille ruisseaux séparés. Leurs sages, leurs législateurs, Linus, Orphée, Musée, Zoroastre et les autres, sont les plus anciens fonda-teurs et interprètes de ces traditions, et les maîtres de toute culture. Nul ne songe à compter les Juifs parmi les pères de la civilisation, ni à accorder à Moïse un honneur pareil à celui des plus anciens sages 12 . Les histoires qu’il a racontées à ses compagnons sont de nature à faire connaître ce qu’il était et ce qu’étaient ceux-ci 13 . Les allégories par lesquelles on a tenté de les accommoder au bon sens ne sont pas supportables, et ceux qui ont essayé cette œuvre ont montré sans doute plus de complaisance et de bonté d’âme que de jugement 1 . Sa cosmogonie est d’une puérilité qui passe les bornes. Le monde, certes, est autrement ancien qu’il ne croit; et, des diverses révolutions qu’il a subies, soit par des embrasements, soit par des déluges, il n’a entendu parler que du dernier, celui de Deucalion, dont le souvenir plus récent a fait oublier les autres 15 . Venu après les anciens sages, Moïse s’est instruit à leur école, leur a emprunté ce qu’il a établi de meilleur parmi les siens, et s’est acquis à leurs frais le titre d’homme divin que les Juifs lui donnent 16 . Ceux-ci avaient déjà emprunté aux Égyptiens leur circoncision. Ces gardeurs de chèvres et de brebis, s’étant mis à la suite de Moïse, se aissèrent éblouir par ses prestiges et persuader qu’il n’y a qu’un Dieu, qu’ils nomment le Très-Haut, Adonaï, le Céleste, ou Sabaoth ou de quelque autre nom qu’il leur plaît de nommer le Monde. Il importe peu du reste quel nom on donne au grand Dieu, que ce soit Zeus, comme font les Grecs, ou autrement comme les Égyptiens et les Indiens 17 . Avec cela, les Juifs adorent les anges et cultivent la magie dont Moïse a été parmi eux le premier instituteur. » … « Si donc, en vertu de ces principes, les Juifs gardent avec un zèle jaloux leur propre loi, il n’y a pas lieu de les blâmer, mais ceux-là plutôt qui abandonnent, pour passer à la religion juive, les croyances dans lesquelles ils ont été nourris. Mais si les Juifs s’arrogent le privilège de lumières plus hautes et d’une sagesse plus rele-vée, affectent de mépriser les autres comme des impurs et refusent d’avoir commerce avec eux, je leur répéterai que la croyance mêmequ’ils professent touchant le ciel ne leur appartient pas en propre, que, sans parler des autres, les Perses, comme Hérodote le rapporte, l’ont reçue il y a longtemps. « Leur coutume, dit-il, est d’aller sacrifier à Zeus, sur les plus hautes montagnes ; et ils appellent Zeus toute la voûte du ciel qui s’étend sur leurs têtes 20 . » On accordera, je pense, que les noms ici sont indifférents, et qu’il importe peu que Zeus soit appelé le Très-Haut, ou Zen, ou Adonaï, ou Sabaoth, ou Ammon, comme chez les Égyptiens, ou Pappaeos, comme chez les Scythes. Il ne faut pas non plus qu’ils s’imaginent qu’ils sont plus saints que les autres parce qu’ils se font circoncire. Les Égyptiens et les Colchidiens l’ont fait avant eux ; ni parce qu’ils ne mangent pas de chair de pore ; les Égyptiens s’en abstiennent aussi, et, par surcroît, ils s’abstiennent même de chair de brebis, de chèvre, de vache et de poisson. Pythagore même et ses disciples défendaient de se nourrir de fèves et de tout ce qui avait eu vie. Or, à qui fera-t-on croire que tous ceux-là fussent mieux vus de Dieu, plus chers à Dieu pour cela seul que tous les autres hommes ; ni que Dieu n’envoie ses anges qu’à eux seuls, comme s’ils habitaient quelque partie du séjour des bienheureux ? Nous voyons bien dans quel état ils sont eux et leur pays.Laissons donc aller cette troupe dont la vanité et l’infatuation ont reçu de si rudes leçons. Ils ne connaissent pas le grand Dieu ; ils se sont laissé tromper et abuser par les prestiges de Moïse. Et on sait ce qui leur en a coûté de s’être mis à son école 21. »
Actes 7
…21et, quand il eut été exposé, la fille de Pharaon le recueillit, et l’éleva comme son fils. 22Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Egyptiens, et il était puissant en paroles et en oeuvres. 23Il avait quarante ans, lorsqu’il lui vint dans le coeur de visiter ses frères, les fils d’Israël.…
Pythagore est un noir cananéen de tyr
Eusebe Préparation Evangélique Livre X chap 4
C’est Pythagore, le disciple de Phérécyde, qui le premier, ayant imaginé le nom de philosophie, en introduisit l’usage. Les uns, disent qu’il était de Samos; les autres qu’il était Tyrrhénien; il en est qui le font Syrien, d’autres lui donnent Tyr pour patrie (39). Vous êtes donc forcé de convenir que le premier de vos philosophes, celui dont le nom est sans cesse à la bouche de tous les Grecs, était barbare et non pas Grec. Et Phérécyde lui-même, qu’on reconnaît comme le maître de Pythagore, on lui assigne la Syrie pour patrie.
Ce n’est pas tout, et il ne fut pas le seul dont Pythagore ait fréquenté l’école. On dit encore qu’il s’est mis en relation avec les mages de Perse, qu’il a reçu des leçons des prophètes Égyptiens dans un temps où la migra lion, tant en Égypte qu’à Babylone, était fréquente. Ce Pythagore, tout en allant à la recherche des sages doctrines répandues chez chaque peuple, parcourut la Babylonie, l’Égypte et la Perse, et devint disciple des mages et des prêtres. On dit même qu’il prit des leçons des Brachmanes, qui sont les philosophes des Indiens. Des uns, il apprit l’astrologie, des autres la géométrie; ceux-ci lui enseignèrent l’arithmétique, ceux-là la musique; et ayant rassemblé de la sorte les connaissances diverses de différents maîtres, les Grecs furent les seuls dont il ne trouva rien à apprendre, tant était grande la pénurie de sagesse et l’ignorance profonde dans laquelle ils étaient plongés. Au contraire, ce Pythagore tel que nous l’avons dépeint, à l’aide des acquisitions qu’il avait faites au dehors, devint pour les Grecs la cause de leur instruction. La première secte de philosophie émanée de lui, fut celle qui prit la dénomination d’Italique, qu’elle dut à sa résidence en Italie; après celle-ci, celle qui prit le nom d’Ionique, reconnaît pour son chef Thalès, l’un des sept sages; ensuite vint l’Éléatique, dont le père est Xénophane de Colophon. Or quelques historiens veulent que Thalès ait été Phénicien, d’autres le supposent de Milet; on déclare également qu’il eut des entretiens avec les prophètes Égyptiens : Solon, l’un des sept sages, qui paisse pour le législateur d’Athènes, fut aussi s’instruire auprès des Égyptiens, à ce que dit Platon, précisément à l’époque où les Hébreux étaient revenus habiter l’Égypte. Il le fait intervenir dans son Timée, comme recevant des leçons d’un barbare, lorsque cet Égyptien lui dit :
« O Solon, Solon, vous autres Grecs êtes toujours enfants, il n’est pas un seul vieillard parmi les Grecs; et l’on ne voit pas chez vous de science blanchie par l’âge. »
Or, ce Platon qui avait fréquenté les écoles Pythagoriciennes en Italie, ne se borna pas à ce seul mode d’enseignement; on dit encore qu’il fit voile vers l’Egypte, et qu’il s’appliqua pendant un temps fort long à l’étude de la philosophie Égyptienne. Il rend souvent lui-même, dans ses propres écrits ce témoignage aux barbares, et avec raison, à mon avis, en avouant de bonne foi que les plus beaux préceptes introduits dans la philosophie émanent des barbares. Entre de nombreuses citations que je pourrais en faire, je me contenterai d’indiquer le passage dans l’Epinomis( 40) où rappelant la mémoire en commun des Syriens et des Phéniciens, il dit :
« Le premier auteur, et celui qui le premier, entrevit ces vérités, fut un barbare. C’est une contrée bien ancienne en effet, qui a nourri ceux qui, les premiers, conçurent de telles choses, à cause de la délicieuse température dont jouissent constamment l’Egypte et la Syrie ; d’où, après avoir été mûrie pendant d’innombrables siècles, elles se sont disséminées en tout lieu, et parvinrent jusqu’ici (e).»
Il ajoute :
« Admettons même, que tout ce que les Grecs reçoivent des barbares, ils l’embellissent jusqu’à la perfection : »
Voici en quels termes s’énonce Platon.
« Mais déjà avant lui, dit-on, Démocrite avait fait connaître les discours moraux des Babyloniens, lorsque parlant de lui-même avec orgueil, il dit : « Je suis, de tous mes contemporains, celui qui ai parcouru le plus de pays, scrutant les points les plus éloignés, ayant vu le plus de températures et de contrées diverses, ayant écouté les discours des hommes plus savants que qui que ce soit; et personne au monde ne m’a surpassé en connaissances géométriques, ni dans l’art de la démontrer, ni les Arpedonaptes, ainsi nommés par les Égyptiens; attendu que j’ai consacré quatre-vingts ans de mon existence à visiter les nations étrangères (41). »
Selon Diodore Pythagore est un cananéens non grec qui a appris sont théorème auprès des égyptiens
DE DIODORE SUR LE MÊME SUJET (h).
« Toutes ces choses ayant été bien exposées, on doit dire combien de Grecs distingués par l’esprit et les connaissances, dans les anciens temps, se transportèrent en Égypte pour s’instruire des usages de ce pays, et s’initier aux doctrines qu’on y enseignait. Les prêtres égyptiens racontent en effet, d’après ce qui a été inscrit dans leurs livres sacrés, qu’Orphée, Musée, Mélampe et Dédale, se rendirent près d’eux. Après ceux-ci vinrent Homère le poète, et Lycurgue le Spartiate; à la suite, Solon l’Athénien et Platon le philosophe. On y vit aussi accourir Pythagore de Samos et le mathématicien Eudoxe, Démocrite l’Abdéritain, et OEnopide de Chio. Ils montrent des signes de leurs voyages à tous; pour les uns des statues ; pour les autres, les lieux ou les établissements auxquels ils ont donné leurs noms. Ils apportent des preuves du genre d’étude pour lequel chacun d’eux a montré de l’émulation; car ils soutiennent qu’ils ont remporté d’Égypte toutes les connaissances qui leur ont mérité l’admiration des Grecs. Ainsi Orphée a reçu des Égyptiens la plupart des initiations mystiques, et les orgies qu’il a instituées dans ses voyages, aussi bien que sa mythologie sur les enfers. Le mystère d’Osiris a été converti par lui en celui de Bacchus, et celui qu’ils consacrent à Isis ne diffère en rien de celui de Cérés; il n’y a que les noms de changés. Les châtiments des impies dans l’enfer, et les prairies des hommes pieux, les images funèbres que l’on voit moulées chez les gens du commun, n’ont été introduites par lui, qu’en imitation de ce qui se pratique dans les funérailles de l’Égypte.
« C’est d’après un usage très ancien chez les Égyptiens que l’Hermès Psychopompe (Mercure conducteur d’âmes), ayant amené le corps d’Apis jusqu’à un lieu déterminé, le remet entre les mains d’un personnage qui s’est couvert du masque (51) de Cerbère. C’est ce qu’Orphée a montré chez les Grecs, et ce qu’Homère, sur les traces de ce dernier, a transporté dans son poème, lorsqu’il dit : Mercure cyllenius évoquait les âmes des héros, tenant une verge à la main.»
Après avoir continué celte exposition, Diodore reprend :
« Ils disent que Mélampe a rapporte de l’Égypte les mystères qu’on célèbre chez les Grecs, en l’honneur de Bacchus, et les fables qui concernent Saturne : tout ce qui se rapporte au combat des Titans, et l’histoire entière des souffrances qu’ont essuyées les dieux ; ils disent que Dédale a imité les égarements du labyrinthe qui subsiste encore aujourd’hui, lequel fut construit, à ce que les uns rapportent, par Mendès, suivant les autres, par le roi Marus, bien des années avant que Minos régnât en Crète. La pose des statues anciennes un Égypte, est la même que celles des statues sorties des mains de Dédale, qui sont répandues dans la Grèce. Ce fut Dédale qui donna les plans architectoniques du magnifique Propylée de Vulcain à Memphis, si justement admiré. Il existe dans le même temple une statue en bois exécutée par ses mains : enfin, à cause de son génie, ayant été jugé digne des plus grands honneurs, car on lui doit de nombreuses découvertes, il a obtenu des hommages qui l’assimilent aux dieux ; et dans une des îles avoisinant Memphis, on voit encore maintenant un temple de Dédale, en grande vénération parmi les habitants.
« Quant à la venue d’Homère, ils en donnent d’autres marques évidentes, et surtout le médicament qu’Hélène donna à Télémaque venu chez Ménélas, qui avait la propriété de faire oublier les maux passés; carie poète dit positivement que le Nepenthès venait des Égyptiens; et ce qu’il ajoute, qu’Hélène le tenait de Polydamna, femme de Thonus, prouve l’exactitude de ses recherches, car aujourd’hui même encore, on dit que. ce sont les femmes qui, dans ce pays, administrent ce remède héroïque, et que depuis les temps anciens, les seules, femmes de Diospolis ont trouvé le remède à la colère et à la douleur. Or, Diospolis est la même ville que Thèbes. Vénus est nommée Vénus dorée (χρυσῆ Ἀφροδίτη) parmi les habitants, d’après une vieille tradition; il existe une plaine dite χρυσῆς Ἀφροδίτης près de la ville, appelée Momemphis. Et toutes les fables concernant Zeus et .limon, et ce qui tient à leur cohabitation, à leur voyage en Éthiopie, Homère n’a pu le savoir que de là. Chaque année en effet le temple (portatif) de Zeus chez les Égyptiens, est transporté au delà du fleuve, dans la Lybie proprement dite, et après un certain nombre de jours déterminés, on le rapporte; comme si le dieu revenait de l’Ethiopie; puis, la cohabitation de ces deux divinités est figurée en ce que, dans certaines solennités, leurs deux temples sont transportés sur une montagne toute couverte de fleurs, par les soins des prêtres.
Ils disent que Lycurgue, Platon et Solon ont ordonné, dans leur législation, la pratique de beaucoup d’usages existant en Égypte ; que Pythagore a appris des Égyptiens tout ce qui concerne le discours sacré, (ἱερὸς λόγος (52) les théorèmes de géométrie, la science des nombres et la métempsychose, commune à tous les animaux; ils supposent que Démocrite a passé cinq ans parmi eux, et qu’il y a puisé beaucoup d’enseignements astrologiques ; qu’également Œnopide ayant eu des fréquentations nombreuses avec les prêtres et les astrologues, en a remporté d’autres instructions, et surtout le cercle héliaque, par. lequel le soleil aurait une marche oblique et inverse de celle des autres astres ; que pareillement Eudoxe, ayant fait de l’astrologie chez eux, et y ayant appris beaucoup de choses utiles, il en dota la Grèce, et mérité la gloire dont il jouit; que de tous les anciens sculpteurs, ceux qui ont eu le plus de renom, avaient étudié chez eux, savoir : Teleclès et Théodore (53) fils de Rhoecus, qui ont exécuté pour les Samiens la statue d’Apollon Pythien (k).»
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/eusebe/preparation10.htm
Hérodote L 4.XLII : le tour de l’Afrique par le pharaon soudanais Nekao
« J’admire d’autant plus ceux qui ont décrit la Libye, l’Asie et l’Europe, et qui en ont déterminé les bornes, qu’il y a beaucoup de différence entre ces trois parties de la terre : car l’Europe surpasse en longueur les deux autres; mais il ne me paraît pas qu’elle puisse leur être comparée par rapport à la largeur. La Libye montre elle-même qu’elle est environnée de la mer, excepté du côté où elle confine à l’Asie. Nécos, roi d’Égypte, est le premier que nous sachions qui l’ait prouvé. Lorsqu’il eut fait cesser de creuser le canal qui devait conduire les eaux du Nil au golfe Arabique, il fit partir des Phéniciens sur des vaisseaux, avec ordre d’entrer, à leur retour, par les colonnes d’Hercule, dans la mer Septentrionale, et de revenir de cette manière en Égypte.
Les Phéniciens, s’étant donc embarqués sur la mer Érythrée, naviguèrent dans la mer Australe. Quand l’automne était venu, ils abordaient à l’endroit de la Libye où ils se trouvaient, et semaient du blé. Ils attendaient ensuite le temps de la moisson, et, après la récolte, ils se remettaient en mer. Ayant ainsi voyagé pendant deux ans, la troisième année ils doublèrent les colonnes d’Hercule, et revinrent en Égypte. Ils racontèrent, à leur arrivée, que, en faisant voile autour de la Libye (l’Afrique), ils avaient eu le soleil à leur droite. Ce fait ne me paraît nullement croyable ; mais peut-être le paraîtra-t-il à quelque autre. C’est ainsi que la Libye a été connue pour la première fois. »Hérodote L 4.XLII