


Histoire antique de l’Afrique : les tamasheqs (noirs) et la vraie origine (arménienne) des berbères blancs dit amazighs
HISTOIRE DES TAMASHEQ OU BERBERES NOIRS
Les libyens Gétules ou berbère noirs (de langue Tamacheq) de Siwa, Niger, Mali, Burkina et d’Afrique du Nord
Les libyens éthiopiens gétules mélanogétules de Libye intérieure et les gétules de Maurusie ou gétules de la maurétanie césarienne :
Les gétules (berbères ou tamacheq) bien que non nommés par Hérodote sont considéré comme des peuples éthiopiens c’est-à-dire soudanais (du Soudans oriental ou sub-égyptien au Soudan occidental ou Soudan francais qui est le Mali) par lui car Hérodote nous informe que tous les pharaons étrangers au nombre de dix-huit (y compris les pharaons berbères, cad gétules) sont tous éthiopiens et que les berberes siwi (aujourdhui encore noirs ou mulatre de l’Oasis de Siwah en Egypte) appelés ammoniens ou ammonites sont un peuple mixte d’Egyptiens et d’Ethiopiens (coushites) et que leur langue berbères ou tamacheq est aussi un mixte entre l’égyptien et l’éthiopien (la langue gétule). C’est-à-dire que selon Hérodote, le tamacheq est une langue égypto-couchitique. Diodore dit aussi que les peuples immédiatement situés au Sud-Ouest des Ammoniens (Siwah) sont des éthiopiens. Donc les tamacheq ou gétules sont aussi des éthiopiens (Coushites) selon Diodore. Les gétules de l’antiquité sont donc des noirs et sont aujourd’hui appelés berberes noirs ou tamacheq. Flavius Joseph (ou la bible) va dans le meme sens que Hérodote en classant les gétules ou tamacheq qu’il nomme éviléens parmis les peuples descendants de Coush fils de Ham ou Cham fils du mythique Noé (éviléens ou Havila dans la bible Gn 10v7, 1 Chrn 1v9). Ainsi, le Tamacheq est une langue coushitique et ne devrait pas etre classé dans une branche distincte des langues faussement dites afrasiennes comme le font les linguistes idéologues occidentaux. Le terme de Mélanogétule est apparu seulement quand les perses, les Mèdes et les arméniens, venus en Afrique dans la période des guerres puniques via l’Espagne se sont mélangés avec les gétules authentiques pour donner les gétules leucoderme de la Maurétanie césarienne. Ainsi donc, les mélanogétules sont des noirs et les authentiques gétules et les gétules de la maurétanie césarienne sont des numides d’origine irano-arménienne venu de Mycène et de Palestine et qui se sont mélangé aux gétules comme le confirment Hiempsal et Juba 2. Cette distinction des gétules est encore observable aujourd’hui avec d’une part, les berbères blancs (gétules de maurétanie césarienne) caractérisié principalement par les génomes haplogroupe E-M81/E-M183, J (J1 et J2) puis E-M123 et d’autre part, les berbères ou tamacheq originaux (gétules de libye intérieure ou mélanogétules) qui sont principalement au Niger (mais aussi de Libye moderne et d’Egype dans l’Oasis de Siwah et du Mali etc) avec les haplogoupe A/B, E1b1a, E-M78, R-V88 (commun avec les Haoussa et les Peuls du Nord Cameroun). Les haplogroupes des mélanogétules (Tamacheq) antiquement classés comme des nations éthiopienne ou coushitiques sont caractéristiques des peuples noirs sub-sahariens. Les Haplogroupes les plus dominants des berbères blancs sont tous caractéristique du Caucase, de l’Arménie antique, de l’Arabie et de l’Iran en confirmation des propos de Hiempsal et de Juba 2 sur l’origine ethnique des numides ancètres des berbères blancs.
Bien évidement, Jugurta tente de faire croire que les libyens et les gétules étaient des sauvages incultes avant l’arrivée en Afrique des Perses, Mèdes et Arméniens. On sait que Jugurtah a menti car les auteurs classiques grecs et les textes des chroniques de la bible (Samuel, Rois et Chroniques) reconnaissent que les libyens étaient civilisés connaissaient l’agriculture et la conception des chars qu’ils (notament les nigrites) ont enseigné aux grecs. Les égyptiens du temps d’Hérodote se disaient de race libyenne, Hérodote dit que les libyens sont les hommes les plus sains après les égyptiens.
Le fait que dans Salluste, Jugurta distingue les libyens des gétules prouve que les gétules ne peuvent etre que les éthiopiens nomades ou laboureurs dont parlent Hérodote car ce dernier parle de deux races autochtones en Afrique (Lbye) : les libyens et les éthiopiens. Salluste distingue aussi les numides des gétules et des libyens. Donc les gétules sont à la base un peuple éthiopien, c’est-à-dire coushitique ou soudanais créateurs originaux de la langue tamacheq ou berbère.
Les Libyens et Les gétules (nations éthiopienne nomades) étaient donc tous noirs avant l’arrivée des numides (Mèdes, Arméniens et perses).
Ptolémée (G. IV, 6, 5, Müller p. 743) classe les Mélanogétules (Tamacheq ou Touareg noirs, Niger, Libye, Mali Burkina) parmi les grands peuples de Libye intérieure. Il les situe à l’ouest (Libye, Niger etc) des Garamantes (Centre Tchad ou Sud de Siwah ou des Ammonites selon Diodore) qui s’étendent jusqu’aux sources du Bagradas, et à partir du mont Ousargala d’où précisément ce fleuve prend son cours (IV, 6, 3, p. 736), jusqu’au mont Sagapola d’où le Soubos (oued Sebou) s’élance (IV, 6, 3, p. 735). Cela revient à leur assigner un immense territoire dans les hautes plaines et du territoire saharien. On ne saurait être plus vague que l’est ici Ptolémée dans son apparente précision. Les Garamantes sont au sud des Nasamons (Toubous Libye Nord-Tchad, Est-Nord Soudan). Les Garamantes sont au Sud des Nasamons.
Les Gétules semblent apparaître dans nos sources avec la relation que fit l’historien Polybe de son périple de reconnaissance au long de la côte atlantique de l’Afrique, dans l’été de 146 avant J.-C. (J. Desanges, Recherches, p. 121-147). Mais il est difficile de déterminer, dans ce rapport transmis par Pline l’Ancien (V, 9-10), probablement par l’intermédiaire d’Agrippa, ce qui revient à Polybe et ce qui a été ajouté par le gendre d’Auguste (Id., éd. de Pline l’Ancien, H.N., Livre V, 1-46, Paris, CUF, 1980, p. 113). Quoi qu’il en soit, il est hors de doute que, quarante ans plus tard, Artémidore d’Ephèse faisait mention des Gétules (St. de Byz., Ethn., s.v., Meineke, p. 195 ; Eustathe, Comm. à Denys, Périég., 215). Pour l’époque de la guerre contre Jugurtha (111-105 av. J.-C), Salluste en fait état à plusieurs reprises, en précisant (Jug., LXXX, 1) que cette peuplade sauvage et inculte ignorait au début du conflit jusqu’au nom des Romains. Mais Tite-Live (XXIII, 18, 1), d’après un annaliste romain, signale déjà les Gétules dans l’armée d’Hannibal en 216 avant notre ère.
2Il n’est pas aisé d’établir avec quelque précision la limite septentrionale de la Gétulie qui, au surplus, a dû fluctuer. C’est dans la partie orientale de l’Afrique Mineure qu’on la connaît le mieux. Du temps de la guerre jugurthine (Sall., Jug., CIII, 4) puis encore à l’époque de César (B. Afr., XXV, 2), les Gétules n’étaient pas éloignés de Cirta, sans doute en direction du sud. Gadiaufala (Ksar Sbahi) (Table de Peutinger, segm. IV, 2) et Madaure (Mdaourouch) (Apulée, Apol, 24,1) paraissent avoir été situées à la limite de la Gétulie ; puis, à en croire le témoignage de la Table (IV, 5-V, 1), cette limite passait par Ad Aquas Ca(e)saris (Youks), un peu à l’ouest de Theueste (Tebessa) mais englobait Thelepte (Medinet el-Kdima) et Capsa (Gafsa). Cependant, à une époque il est vrai antérieure, les Cinithi* de Gightis* (Bou Ghara) pourraient avoir été tenus pour gétules (J. Desanges, éd. de Pline, H.N., V, 1-46, p. 338-339) ; en tout cas, la Table de Peutinger (VU, 2) signale des Bagigetuli ou Gétules errants (uagi) aux sources d’un fleuve Ausere qui se jette dans la mer face à l’île de Girba (Djerba). Au-delà, vers l’est, des Gétules étaient établis le long du littoral de la Tripolitaine (Strab. XVII, 3,9, C 829 ; Virg. Aen., V, 192 ; Florus, II, 31 ; Table de Peutinger, VU, 3 : Getullu, à l’est d’Oea, sur la mer). Ce sont peut-être ces Gétules syrtites qui ont fourni des rameurs et de l’infanterie de marine aux Pompéiens, adversaires de César (B. Afr., LXII, 1 ; St. Gsell, HAA.N., V, p. 111, n. 13).
3Il est très vraisemblable qu’au cours des temps, la perception de la Gétulie s’est quelque peu estompée vers le sud, car la Table de Peutinger (III, 2-5) paraît en exclure Thamugadi (Timgad) et Lambèse. Mais quand Augustin (Enarr. in psalm., CXLVIII, 10, dans C.C., séries Latina, XL, Turnhout, 1956, p. 2172-3) oppose la sécheresse de la Gétulie aux pluies qui arrosent Hippone, il est probable que, pour lui, la Gétulie représente la région des hauts plateaux qui s’étend au nord de l’Aurès et des monts des Nemencha. C’est là sans doute qu’il faut situer la « province » de Gétulie de l’époque vandale (Victor de Vita, I, 13).
4La Gétulie est groupée avec la Maurétanie par des textes inspirés des Commentaires d’Agrippa (Dimens. prou., 25, dans G.L.M., p. 13 ; Diu. orb. terr., 26, ibid., p. 19). La raison en est, à notre avis, que Juba II en avait reçu une partie d’Auguste, en plus des États de Bogud et de Bocchus II (Cassius Dio, LUI, 26,2). L’existence de cette Gétulie unie au royaume protégé de Maurétanie explique sans doute que Ptolémée (IV, 2, 7, p. 611-612) ait situé, beaucoup plus tard, dans la province de Maurétanie Césarienne un vaste territoire méridional, qu’il aurait dû attribuer à la Numidie, de Zarai (Zraia) à Thabudeos (Thouda), en passant par Tubunae (Tobna). En tout cas, l’expression « Gétulie de Maurousie » est attestée chez Dioscoride (De mat. med.,II, 66), tout comme, chez Pline l’Ancien (XXI, 77), l’expression « Gétulie de Maurétanie Césarienne ». Vers le sud, la limite entre la Gétulie et l’Éthiopie était, d’après Pline (V, 30), le Fleuve Nigris, considéré comme une partie du haut cours d’un Nil supposé, après pertes et résurgences, prendre source dans l’Atlas de Tingitane. Les Mélanogétules mentionnés par Ptolémée (IV, 6, 5, p 743) parmi les grands peuples de la Libye Intérieure.
5À l’ouest, en Tingitane, toujours selon Pline (V, 5), les Gétules Autololes* étaient installés sur l’itinéraire menant de Sala (Le Chellah, près de Rabat) à l’Atlas. A l’en croire (V, 17), les Maures ou Maurusii*, diminués par les guerres, concédaient dans la Maurétanie de l’intérieur une place de plus en plus grande aux Gétules Baniurae* (à situer dans le Haut Rharb ?) et à ces mêmes Autololes (appelés en l’occurrence Autoteles). Les Gétules s’étendaient jusqu’à l’Atlas, sur les pentes duquel ils récoltaient l’euphorbe (Diosc, III, 82 ; Pline, XXV, 78-79). Vers le sud, ils touchaient aux Éthiopiens (Pline, V, 17). Ils peuplaient le Haut Draa (Id., V, 10) et également les rivages de la région de Mogador, si bien que la pourpre fabriquée dans les îlots était qualifiée de gétulique (Id., VI, 201). En revanche, le littoral qui s’étend depuis l’embouchure du Sous jusqu’à celle du Draa et au-delà, était plutôt peuplé d’Aethiopes. Mais ces derniers vivaient aussi dans une partie des montagnes de l’Atlas méridional voisin de l’Océan (Athénée, II, 62 (62e), à rapprocher de Strab., XVII, 3, 5, C 827).
6Qui étaient ces Gétules, disséminés des sables des Syrtes aux rivages de l’Atlantique sur une bande latitudinale géographiquement assez hétérogène ? Il semble qu’ils n’aient jamais constitué de royaume. Le grand ensemble de populations mal différencié et peu structuré qu’ils formaient (« le plus grand des peuples libyques », selon Strabon, XVII, 3, 2, in fine ; natio frequens multiplexque, d’après Méla, I, 23), en général nomade (Sali., Jug. XIX, 6 ; Méla, D3, 104, etc.), ne peut être considéré comme une unité ethnique s’opposant aux Maures ou aux Numides*, comme l’a observé St. Gsell (H.A.A.N., V, p. 110). Même leur nomadisme ne saurait les caractériser par rapport à certains de ceux-ci. Faute d’un critère plus évident, Gsell (ibid.) a supposé que furent considérées comme gétules les populations qui restèrent en marge des royaumes maures, masaesyle et massyles.
7De fait, depuis l’époque de Marius, qui leur concéda des terres (B.A. fr., LVI 3) les Gétules lièrent leur sort au parti populaire du Sénat romain, soucieux de limiter les pouvoirs des rois massyles. Le dernier de ces rois, Juba Ier, semble avoir été en mauvais termes avec eux (Élien, N.A., VII, 23). La création du royaume protégé de Maurétanie changea les données du problème : désormais les Gétules se heurtaient à la coalition du pouvoir romain et du roi vassal (cf. M. Coltelloni-Trannoy, Royaume de Maurétanie, p. 31, 48-49, 72-75). Juba II eut maille à partir avec eux (Pline, VIII, 48 ; Cassius Dio, LV, 28, 3-4) ; son fils Ptolémée joua un rôle important dans la phase finale de la campagne contre Tacfarinas, dont une grande partie des fidèles était gétule (Tac, Ann., IV, 24, 3 et 26, 4).
8La position de Gsell nous paraît sage : c’est une attitude commune à l’égard de la notion d’État, si embryonnaire fût-elle, plutôt qu’un critère ethnique ou un genre de vie particulier, qui peut, très imparfaitement il est vrai, rendre compte de l’identité gétule, à condition de ne pas perdre de vue que ces populations avaient en commun, par ailleurs, d’habiter des hauts plateaux peu arrosés, éloignés des rivages montagneux : elles n’atteignaient la mer ou l’océan qu’aux deux extrémités du Maghreb dans un climat prédésertique. Cette marginalité préserva longtemps leur identité.
9Les Gétules furent assez rapidement incorporés dans l’Empire. Dès le milieu du ier siècle de notre ère, six nations gétules implantées sur le territoire militaire de la Numidie avaient à leur tête un préfet romain (C.I.L., V, 5267). Certains d’entre eux furent intégrés dans l’armée romaine et stationnés loin de l’Afrique. Il y eut, au moins depuis Vespasien, une ala Gaetulorum, qui participa à la guerre juive (C.I.L., V, 7007), puis fut utilisée dans le sud de la province d’Arabie : on ne sait si elle est identique à l’ala I Flauia Gaetulorum, stationnée en Mésie Inférieure, puis en Pannonie Inférieure au iie siècle de notre ère.
La langue tamacheq : une langue négro-africaine
Les berbères isolés de l’Oasis de Siwa en Egypte sont encore aujourd’hui très noirs ou mulâtre et sont génétiquement liés aux sub-sahariens (haplogroupe R-V88 haoussa, Peulh, touaregs noirs ou Tamacheq noirs du Niger, A/B et E1b1a Bantou, E-M78 Tamacheq du Niger et du Burkina) et non aux kabyles blancs E-M81 : la langue tamacheq est donc une langue négro-africaine : C’est ce qui explique les millions de Touaregs noirs et noirs-mulâtre du Mali, les touaregs noirs du Niger et du Burkina et dans tout le magreb. En effet, les habitants de Siwa sont des descendants des anciens égyptiens noirs et des Tamacheq noirs (appelés éthiopiens deux fois par Hérodote), c’est ce qui explique que Alexandre le grand est allé consulter l’oracle d’Ammon chez eux pour se faire légitimer, ils étaient qualifiés de libyens (négro-africains=libyens) au meme titre que les véritables égyptiens (thébains) qui se voulait libyens et non égyptiens car le mot égypte désignait uniquement les colons de la région cosmopolite du Delta depuis Sanchérib qui y a instalé les arabes, les grecs, les perses, les babyloniens. Ce sont donc les amazighs blancs d’Afrique qui ont adopté une langue africaine. Les amazighs blancs sont en fait des scythibères ou celtibère venus en Afrique comme mercenaires dans la période des guerres punique entre Carthage et Rome. Ce sont eux les Espagnols recrutés par Hannibal. Mais ils (Masinissa) ont fini par trahir l’Afrique Hannibal pour aider les romains à vaincre l’Afrique. Tous comme les Colchidiens étaient une nation de noirs en Europe, les numides ou berbères blancs étaient une nation blanche en Afrique qui était exclusivement peuplée de noirs autochtones jusqu’au temps d’Hérodote. La génétique des populations prouve que les berbères blancs sont originaires d’ibérie (Espagne -Portugal). Des études ont aussi montré que les variantes de berbère parlé par les berbere blancs sont curieusement proches de la langue basque entre l’Espagne et la France. La langue basque n’étant pas une langue latine mais un isolat.
Sources :
Hérodote
Tite-Live livres 21, 22, 23 et 27
Strabon
Pline l’ancien
https://en.m.wikipedia.org/wiki/Y-DNA_haplogroups_in_populations_of_Sub-Saharan_Africa
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Haplogroupes_Y-ADN_dans_les_populations_de_l%27Afrique_du_Nord
https://en.m.wikipedia.org/wiki/Haplogroup_E-M35
https://en.wikipedia.org/wiki/Haplogroup_R1b
L’origine négro-tamasheq des mots « niger », »nègre » et »noir » puis ‘’Nil’’ :
Le mot « niger », en latin, signifie « noir ». Ainsi, dans toutes les langues européennes, les mots tournant autour de la couleur noire sont traduits par « negro » ou « nigger ». L’orthographe étymologique du mot NiGeR (nom du fleuve Niger qui a donné les mots nigris, nigrite dans l’antiquité et nègre dans les temps moderne) selon les touaregs viendrait du mot Ajer Njer signifiant le fleuve des fleuves.
A.JeR = le fleuve (le A initial signifie Le).
N.JeR = les fleuves (le N initial signifie les, des).
JeR = fleuve, mais le J devenant G dans certaines régions, alors, JeR et GeR sont synonymes
Mais contrairement à ce qu’on croit, le nom du fleuve Niger, qui coule entre son origine la Guinée et le Nigeria à se trouve son delta, en passant par le Mali et le Niger, n’a pas la même origine. Les Tamacheq, par considération pour ce cours d’eau, l’ont de longue date baptisé « egerou n-igerou », qui signifie « le fleuve des fleuves » en langue berbère (Tamacheq noirs).
Le géographe Léon l’Africain (photo), dans sa « Description de l’Afrique » (livre publié en 1526), confirme l’identité du mot latin « niger » latin et le « n-igerou » Tamacheq (Berbères noirs).
Dans l’Antiquité, les géographes donnent le nom de Nigrite-gétules aux tamacheq (qui étaient des noirs riverains du fleuve Nigri-Niger entre les régions Tombouctou, Gao, Ménaka et le pays Niger) et les classent parmi les peuples libyens (Strabon) et éthiopiens (Pline l’Ancien). Le mot ‘Noir’ qui vient du mot nigri ou njer est donc un mot d’origine Tamacheq. Les Tamacheq de l’Oasis de Siwah (40 000 habitants) en Egypte (95 millions d’habitants) sont encore des noirs jusqu’au 20 ème siècle, ils deviennent de plus en plus mulâtre à cause du métissage facilité par la mobilité qui caractérise la modernisation au 20 ème et au 21 ème siècle. Les habitants de Siwah étaient appelés éthiopiens ammoniens dans l’Antiquité (Hérodote) ! Les pharaons berbères d’origine Lébw (libyens de Siwah) de la 22ème dynastie étaient en fait donc des noirs Tamacheq appelés éthiopiens ammoniens (Siwi) comme le confirme Hérodote (2 fois) et la bible (une fois) qui dit que Ozorko (Zérakh) fils de Shéshonk est éthiopien. Hérodote dit clairemnt que tous les pharaons étrangers au nombre de dix huit sont des éthiopiens (Nubiens ou ammoniens) y compris donc les pharaons berbères libyens (ammoniens) qui sont forcément des noirs.
Ainsi, les berbères noirs ou Tamacheq Ammoniens (Siwi) et Nigrites (Tamacheque de Gao, Menaka et Niger) sont donc des populations éthiopiennes de la Libye antique. Strabon place la Nigritie en Libye au Nord de l’Ethiopie Hespérienne.
Les géographes de l’antiquité parlent de deux Ethiopies en Afrique : l’Éthiopie Hespérienne ou sub-Nigrite (Sud Burkina, Côté d’ivoire, Ghana, Togo, Bénin, Sud Nigéria, Sud Cameroun etc) qui se situe au sud du bassin du fleuve Niger-Nigris et l’Ethiopie sub-égyptienne qui correspond au Soudan actuel. L’Ethiopie moderne avec l’Érythrée et Djibouti (Aksoum) portait le nom de Troglodyte (Solymie) ou Midoé (devenu Madian des Kéniens dans la bible). La Nigritie est au Nord (au dessous) de l’Ethiopie (Hespérienne) et les nigrites sont donc des libyens selon Strabon (Livre II Ch V.33). Par contre, les nigrites font partie des nations éthiopiennes selon Pline l’Ancien qui considère le fleuve Niger comme délimitation entre l’Ethiopie Hespérienne et l’Afrique (la Libye au sens réduit). Le géographe Ptolémée aussi classe les nigrites comme étant des peuples éthiopiens. Les ammoniens (Tamacheq ou Berbères de Siwah) qui sont un peuple Libw (libyens) dans les papyrus égyptiens et qui sont formé d’éthiopiens et d’égyptiens c’est-à-dire un peuple d’éthiopyégyptiens selon Hérodote (Livre 2, Ch XLII Larcher) sont appelés libyégyptiens par Pline l’Ancien (Livre V. Ch VIII). Les pharaons berbères Tamacheq sont des lébw (libyens) selon les textes ou papyrus égyptiens alors que le pharaon libyen ou berbère Ozorko (Zérakh) fils de Shéshonk (Shishak 2 Chroniques 12v2ss) est appelé éthiopien (Coushite) dans la Bible (2 Chroniques 14v9).
Une chose est sure, les libyens des textes classiques sont des noirs de meme couleurs de peau que les égyptiens, les éthiopiens hespériens ou sub-nigrites et les éthiopiens nubiens ou sub-égypienne. Hérodote et Diodore confirment tous que les libyens de l’antiquité étaient bel et bien des noirs. Hérodote rapporte meme que les thébains (haut-Egypte) se disent de race libyenne donc de race négro-africaine. Quand aux anciens égyptiens du Delta proprement appelés égyptiens, ils devraient etre de race éthiopienne car étant une colonie d’éthiopiens conduit là (dans le Delta) par Osiris. Flavius (ou la Bible) quand à lui dit que Libye (Lehabim Gn 10v13) est fils de Misraim (Egypte) petit fils de Cham (un autre nom de l’Egypte=Chémia selon Plutarque Tome V, Chémia et les Psaumes Egypte=Cham en Gn 10v20, Ps 105v23,27, 106v22, 1 Chrn 4v40) et que les Gétules sont descendants de Havila fils de Couch fils de Cham Gn 10v7, les libyens et les gétules (selon Flavius) sont donc des noirs. Diodore (livre XVII Ch 50.2) désigne sous le nom d’éthiopiens les habitants du Sud-Ouest du pays des ammoniens ou ammonites l’oasis de Siwah (à l’ouest du Nil égyptien), c’est-à-dire que les Tamacheq ou Touaregs encore appelés Gétules sont des noirs selon Diodore.
Il devient évident que lorque que Pline l’Ancien dit que le Nil et le Niger sont deux fleuves ayant la meme Nature, il ne s’agit pas seulement de ca, meme les mots Niger et Nil sont identiques, Les anciens Égyptiens appelaient le Nil soit Ḥ’pī ou Ḥap, soit itérou (trans. = jtrw)6 signifiant « rivière », qui se déformera plus tard en eior7. Hâpy était la personnification divine du Nil. En copte, le Nil est appelé en fonction des dialectes eioor, piaro en sahidique, phiaro en bohaïrique), eiero, iaro, iero, iera ou ior, termes tous dérivés de l’égyptien ancien. Le mot « Nil » ((ar) nīl), vient du latin Nilus, lui-même issu du grec Νεῖλος / Neîlos, qui serait lui-même une transcription déformée du terme égyptien Na-eiore, pluriel de eior, désignant le delta7 et signifiant « rivière, cours d’eau ». En Arabe, le Nil se dit Al-Niyl. Le mot « Nil » en ancien égyptien a donc la meme éthymologie et la meme significaton que le mot « niger » qui est un mot Tamacheq, démontrant ainsi que l’ancien égyptien et le Tamacheq sont deux dialectes d’une meme langue négro-africaine. YaR = boire en pulaar et sereere, YoR = écoulement de liquide en wolof, YoLe = se noyer en soninke, YoL = course de canots en Martinique.
Il est utile, en soutien de l’étymon d’origine Tamacheq, de mentionner que la table de Peutinger ou Table théodocienne mentionne un fleuve africain, le flumen Girin (« fleuve Girin ») et légende : Hoc flumen quidam Grin vocant, alii Nilum appellant, dicitur enim sub terra Etyopium in Nylum ire Lacum, « ce fleuve est nommé Grin, d’autres l’appellent Nil. On dit qu’il coule au sud de (« sous ») l’Éthiopie (« l’Afrique ») et se jette dans le lac du Nil. » Notons qu’en dépit de ces explications, le Girin et le Nil égyptien ne sont pas, topographiquement parlant, reliés par le cartographe antique. Le géographe Léon l’africain au 16 ième siècle parle aussi du fleuve Niger sous le nom de Nil des Soudanais (de l’Ouest) et le distingue du Nil égyptien. Une dernière source antique est à considérer, Pline l’Ancien mentionne en effet dans son Histoire naturelle, à plusieurs reprises, un fleuve Nigris, dont il indique qu’il est la frontière entre l’Afrique (la libye antique) et l’Éthiopie, dans son sens antique, c’est-à-dire le sud de la boucle du Niger. Lui aussi le compare au Nil, en les séparant très nettement. Il place sa source entre deux peuples et indique le nom d’une ville. Il évoque également le récit de Caius Suetonius Paulinus au sujet d’un fleuve saharien nommé Ger3. Cependant, cette dernière mention concerne peut-être plutôt l’Oued Guir. Le Niger a plusieurs noms locaux dont le mandingue Jeliba ou Joliba ou Dhioliba, le songhaï Issa Beri (littéralement: le grand cours d’eau).
Génétiquement parlant, les tamacheq noirs ou Touaregs (Niger 2 millions, Mali 500 mille, Burkina 80 mille, Libye et Siwah en Egypte 40 mille) sont principalement caractérisés par les haplogroupes négro-africains : E1b1a 40%, R-V88 30%, E-M78 10%. Les numides (berbères blancs du Maghreb) caractérisés par l’haplogroupe E-M81 sont en fait des grecs mycéniens ou philistins d’origine irano-armenienne (Est-Turquie, l’Arménie, la Syrie, Irak, Iran etc) venu via l’Espagne en Afrique entre l’époque des peuples de la mer et la période des guerres puniques comme le disent leurs propres Ancêtres (Hiempsal, Juba 2 et Flavius citant Cléodème, Khorenatsi), les historiens de l’antiquité (Pline, Strabon etc), Ibn Kaldoun, la génétique des populations et l’archéologie.
Les ancêtres des numides (Hiempsal, Juba 2, Flavius etc) disent eux même que les noirs (Libyens-Haratines ou éthiopiens-troglodyte et Gélules-Garramantes-Tamacheq) étaient déjà en Afrique du Nord avant leur arrivée en Afrique depuis l’Espagne.
Origine des mots nègre, Niger et Nil
D’après Myriam Cottias, directrice du Centre international de recherches sur les esclavages et post-esclavages, le mot trouve son origine dans un lieu géographique précis, la région située autour du fleuve Niger, la Négritie. Les Portugais y développent l’esclavage avec l’appui du royaume du Kongo : « Pendant la traite atlantique, cette origine géographique va être indissociablement liée à un statut : la servitude. Les marins portugais appellent les Africains qu’ils capturent sur les côtes pour en faire des esclaves aux Amériques les “negros” »4.
Dans la langue française, le terme « nègre » apparaît au xive siècle sous la forme adjectivale signifiant de « couleur noire ». Ce n’est que deux siècles plus tard, en 1529, dans le Voyage à Sumatra5 des frères Parmentier, qu’il apparaît pour désigner une « personne de couleur noire ». Ensuite, le mot « nègre » s’impose chez les marins et les commerçants esclavagistes, puis dans la société tout entière, comme un synonyme d’« esclave (noir) »6. Selon l’historien Pap Ndiaye, : « Dans les dictionnaires de français du xviiie siècle on peut lire, au mot “nègre” : “Voir esclave”. À l’époque, il y a une équivalence complète entre les deux termes4. »
Le capitaine-gouverneur de Ceuta, Pedro de Meneses Pedro de Meneses (en), effectue razzias et raids dans les campagnes autour de Ceuta. Les prises de guerre alimentent en des milliers de maures captifs les économies d’Andalousie et du Levant espagnol. Ils débarquent dans les ports de Valence et de Barcelone dans un marché de l’esclavage en essor. Entre 1380 et 1440, plusieurs esclaves orientaux proviennent de la traite en mer Noire et d’esclaves sarrasins.
Les Portugais ont été les premiers Européens à avoir déporté des Noirs comme esclaves dans leur propre pays, en 14427.
Les Espagnols ont été les premiers Européens à déporter des Noirs comme esclaves aux Amériques[réf. nécessaire]. Ils désignent alors les Noirs par le mot negro qui signifie « noir » en espagnol, comme l’illustre une scène du film Amistad. En français, on désignait ces populations d’abord par le mot neir (1080) puis par le mot « noir ». L’emploi du mot « nègre » était rare avant le xviiie siècle. L’usage s’en répand, donnant à d’autres formés par dérivation comme négrillon, négrier, puis négroïde, ce dernier terme étant souvent considéré comme raciste8.
Avant l’esclavage, on désignait également les personnes mélanodermes comme des « Maures ».
Le mot «nègre» est peu à peu remplacé par « Noir », avec une majuscule éventuelle quand on souhaite insister sur l’idée de peuple (vers 1960). Les expressions telles que « personne de couleur » ou, dans le langage familier, l’anglicisme « black » (en France), sont devenues courantes pour éviter de dire « noir ».https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_terme_%C2%AB_n%C3%A8gre_%C2%BB
Le mot nigri est juste un ethnonyme qui désigne les populations africaines vivant le long du fleuve niger appelé nigri par les auteurs latins et tritonis par les auteurs grecs plus anciens. Le mot nigri était donc comparable au mot Congo qui ne donne aucune indication sur la couleur de peau au sens éthymologique. Les mots nègres et noirs sont apparus avec les memes mécanismes que le mot esclave dérivé de l’ethnonyme slave.
Le mot « nègre », dérivé de l’adjectif latin niger (fleuve niger), désigne par métonymie une personne à la peau noire, originaire de l’Afrique de l’Ouest dans la boucle du Niger. Ce mot chargé de connotations négatives est aujourd’hui remplacé par « noir »6, sauf raisons particulières comme une revendication identitaire par exemple (cf. la négritude)7.
En relation avec la situation sociale des esclaves déportés par la traite des Noirs dans le monde occidental à partir du xvie siècle, le mot « nègre » désigne dès le xviie siècle une personne que l’on fait travailler très durement et sans respect, le plus souvent dans les champs ou comme domestique8.
Avant le xvie siècle, les mots ‘nègre’, ‘noir’ou ‘négroide’ n’existaient simplement pas ! Le mot qui désignait les africains avec prise en compte de leur couleur de peau brune est simplement le mot ‘maure’.
Les Nigrites sont mentionnés par Strabon, Pline l’Ancien et Claude Ptolémée. Ils devraient leur nom au fait qu’ils habitaient en bordure du fleuve Nigris. Il y a aussi la montagne Niger mentionnée par Pline dans les environs des Garamantes (Pline l’Ancien, Histoire Naturelle livre 5).
Strabon qui est le premier à les mentionner, classaient les Nigrites (Négroide) parmi les Libyens. Pour d’autres, ils étaient proches des Éthiopiens.
https://mediterranees.net/geographie/strabon/XVII-3.html
D’après Strabon, les Nigrites étaient parmi les peuples appelés libyens et avaient la technologie des chars dont ils étaient des conducteurs.
La présence de chars hypomobiles est documentée sur les images d’arts rupestres dans le Saharah chez les populations noires : https://shs.hal.science/halshs-01800699/document
Un autre facteur, fortuit mais non négligeable, a contribué à cette extension, mais plutôt en direction du sud et du sud-est. De même que les Numides se sont vu conférer abusivement une sorte d’excellence dans le nomadisme en raison de l’assimilation par les Grecs de leur nom avec le terme qui désignait chez eux les bergers conduisant leurs troupeaux d’un pâturage à un autre, à savoir nomades, de même l’ethnonyme transcrit en grec « Mauros » a été souvent assimilé à un adjectif grec mauros (plus anciennement amauros), signifiant « sombre », « opaque », puis « noir ». On observera d’ailleurs qu’en 484, il y avait en Maurétanie césarienne à la fois un évêché Amaurensis et un évêché Maurensis (Notitia prouinciarum, Maur. Caes., 35 et 122, Lancel : 265 et 269). Nous sommes assuré que cette étymologie populaire, déjà signalée par St. Gsell (p. 89), était répandue dès le début du principat de Tibère, puisque Manilius (Astr., IV, 729-730) écrivait alors : et Mauretania nomen | oris habet titulumque suo fert ipsa colore (« La Maurétanie tient son nom de son visage et affiche elle-même son identité par sa couleur »). Virgile qualifie le roi éthiopien Memnon de nigri (Virg. Aen., I, 489, « Et les escadrons de l’Aurore et les armes du noir Memnon. ‘’Eoasque acies et nigri Memnonis arma’’. »). Deux générations plus tard, Silius Italicus (Pun. II, 439) qualifie les Mauri de nigri, et, au IVe siècle de notre ère, Ausone (Par. 5, 3-6) explique le surnom Maura de sa grand-mère, Corinthia, par le fait que les compagnes de celle-ci avaient voulu souligner sa carnation sombre (fusca). Ainsi on en vint à désigner du nom de Maures toutes les populations établies dans le Sud du futur Maghreb, en général plus hâlées ou de carnation plus sombre que celles des abords de la Méditerranée, et l’on parla moins de Gétules et d’Éthiopiens (J. Desanges : 210-211).
Le géograhe Strabon (XVII, 3, 3, C826) relate que, selon des récits auxquels il n’accorde pas de crédit, peut-être le Périple d’Ophélas, Nigritae et Pharousii*, situés, dit-on, à trente jours de marche de Lynx (Larache ou Tanger, souvent confondus), auraient détruit trois cents établissement tyriens sur les golfes qui suivent (en s’éloignant vers le sud ou le sud-est) le golfe Emporique, lequel s’étend, d’après ses indications, au sud de Lynx. La moindre des étrangetés de cette tradition n’est pas que les comptoirs tyriens soient localisés en dehors du golfe « Emporique », alors que cet adjectif le désigne précisément comme le golfe « des Comptoirs » ! La situation des Nigritae à trente jours de marche de Lynx, qu’il s’agisse de Larache ou de Tanger, soit environ 900 km, les rejette loin des limites de la future province de Tingitane. Sans doute venaient-ils, comme les Pharousii, avec lesquels ils sont souvent mentionnés, des confins de l’Éthiopie, s’ils n’étaient eux-mêmes Éthiopiens. Strabon, citant en un autre passage (I, 2, 26, C33) Éphore, nous informe que, selon les habitants du Tartessos, les Éthiopiens auraient envahi la Libye jusqu’en son extrémité occidentale et occupé une grande partie d’un littoral qui, dans le contexte, ne peut être que le littoral atlantique. La mention des habitants du Tartessos permet de supposer que cette tradition s’était répandue à partir de Gades (Cadix). On peut penser qu’elle n’est pas sans rapport avec celle qui mettait en cause Nigritae et Pharousii. Strabon (XVII, 3, 7, C828) mentionne une seconde fois les Nigritae, mais sous la forme Νίγρητες, à nouveau avec les Pharousii. Ces deux peuples habitent au-dessus, c’est-à-dire au sud, des Maurousii*, près des Éthiopiens Hesperii* (occidentaux), sont équipés d’un arc, comme les Éthiopiens, et utilisent des chars à faux. La situation des Nigritae et des Pharousii comme des populations intermédiaires entre les Éthiopiens au sud, et les Gétules au nord, est confirmée par Strabon dans un tableau ethnographique general des peuples de la Libye qui provient de Poseidonios (Str. II, 5, 33, C131), ainsi que par Méla (I, 22). Ce dernier, en un second passage (III, 104), campe les Nigritae près des Gétules : ce sont des nomades qui fréquentent le littoral atlantique là où l’on exploite pourpre et murex (îlots de Mogador ?).2Pline l’Ancien (V, 43) classe au contraire Nigritae et Pharusii parmi les Ethiopiens. Il ajoute, dans une syntaxe quelque peu équivoque (éd. Desanges : 452), que les Nigritae tiennent leur nom du fleuve Nigris qu’il a déjà nommé (en V, 30) et sur lequel il va revenir (V, 44), ce que confirme, très clairement cette fois, Stéphane de Byzance (Ethn., s. u. Νίγρητες, Meineke : 474). Ajoutons que le rapport entre l’hydronyme et Νίγρητες est encore prouvé par Ptolémée (G. IV, 6, 4, Müller : 741), puisque celui-ci nomme le grand marais forme par le fleuve Nigeir, Nigritis (cf., en parallèle, le rapport entre l’hydronyme Ge(i)r/Gir/Giris et les Girrei/Girrhaei*). Contrairement à Méla, Pline (V, 43) fait des Nigritae un peuple de l’intérieur des terres, à l’opposé des Perorsi* qui touchent à l’océan. Ptolémée (IV, 6, 5 : 743) fait état des Nigritae parmi les peuples majeurs de Libye intérieure. Il les situe au nord du Nigeir et à l’est des Daradae* qui sont établis à l’embouchure du fleuve homonyme (oued Dra*).
Le Niger et le Nil, deux fleuves parfois tantot distincts tantot connectés littéralement ou au moins souterainnement selon les auteurs classiques paiens et chrétiens :
La mention du fleuve Nigris par Pline n’est pas d’un grand secours pour localiser les Nigritae. En effet, le Nigris qu’il signale en V, 30, semble situé en une toute autre région que celle qu’il mentionne en V, 44, et indirectement en V, 43 (cf. encore VIII, 77 : le fons Nigris, chez les Éthiopiens Hesperii, qui serait aussi l’origine du Nil, et V, 52 : Nigrum [acc.], mais Solin, 32, 5 : Nigrim. En tout état de cause, il ne doit pas s’agir d’une « source noire »). Selon toute vraisemblance, le flumen Nigris de V, 30, qui sert d’horizon administratif à la province d’Afrique, correspond plutôt au Γείρ de Ptolémée (IV, 6, 4 : 739 ; 5 : 743 ; 12 : 752) et au Giris de la Table de Peutinger « que certains appellent Nil » (segm. VII, 2, et VIII, 1 ; sur Giris comme autre nom du Nil, cf. Pline, V, 53). En revanche le Nigris relativement proche de l’Atlantique (V, 44) correspond au Νίγειρ de Ptolémée (IV, 6, 4 : 741 ; 5 : 743 ; 8 : 749), et peut-être, pour partie, au fleuve Ger rencontré par Suétonius Paulinus lors de sa campagne dans l’actuel Atlas marocain (Pline, V, 15) ; une fraction du haut Nil (Dyris) venu de l’Atlas s’appelle Nigir, selon Vitruve, VIII, 2, 6 ; le Ravennate, passim, nomme Ger le Giris de la Table de Peutinger). Il ne faut pas s’étonner de ces flottements. D’une part, les tenants de l’origine occidentale du Nil imaginaient un ensemble de pertes et de résurgences dans le désert qui permettait de relier idéalement au Nil, en un seul système, un certain nombre d’oueds sahariens indépendants les uns des autres jusqu’en Maurétanie océanique ; d’autre part, les hydronymes Ge(i)r, Gir ou Giris, Nige(i)r ou Nigris semblent reposer sur la même base libyque.
Il est utile, en soutien de l’étymon d’origine Tamacheq, de mentionner que la table de Peutinger ou Table théodocienne mentionne un fleuve africain, le flumen Girin (« fleuve Girin ») et légende : Hoc flumen quidam Grin vocant, alii Nilum appellant, dicitur enim sub terra Etyopium in Nylum ire Lacum, « ce fleuve est nommé Grin, d’autres l’appellent Nil. On dit qu’il coule au sud de (« sous ») l’Éthiopie (« l’Afrique ») et se jette dans le lac du Nil. » Notons qu’en dépit de ces explications, le Girin et le Nil égyptien ne sont pas, topographiquement parlant, reliés par le cartographe antique. Le géographe Léon l’africain au 16 ième siècle parle aussi du fleuve Niger sous le nom de Nil des Soudanais (de l’Ouest) et le distingue du Nil égyptien. Une dernière source antique est à considérer, Pline l’Ancien mentionne en effet dans son Histoire naturelle, à plusieurs reprises, un fleuve Nigris, dont il indique qu’il est la frontière entre l’Afrique (la libye antique) et l’Éthiopie, dans son sens antique, c’est-à-dire le sud de la boucle du Niger. Lui aussi le compare au Nil, en les séparant très nettement. Il place sa source entre deux peuples et indique le nom d’une ville. Il évoque également le récit de Caius Suetonius Paulinus au sujet d’un fleuve saharien nommé Ger3. Cependant, cette dernière mention concerne peut-être plutôt l’Oued Guir. Le Niger a plusieurs noms locaux dont le mandingue Jeliba ou Joliba ou Dhioliba, le songhaï Issa Beri (littéralement: le grand cours d’eau).
La connection imaginaire des fleuves Niger et Nil a fait naitre la fable que Nil qui vient de l’Océan dans l’esprit des géographes anciens car le fleuve Niger prend sa source dans l’Ethiopie (occidentale) et va vers l’Océan (des éthiopiens). L’idée selon laquelle le Nil vient de l’Océan est connue d’Hérodote qui ne le trouve pas crédible. Hérodote rapporte la quète des sources du Nil par les Nasamons qui le place en Libye au dela du pays des pygmées. En identifiant le Pishon biblique au Nil, Rashi s’inscrit évidemment dans la tradition paienne (Juba 2) de la continuété entre le fleuve Niger et le Nil.
L’identification par Flavius de évilat-évilas ou Eviléens aux Gétules (Tamacheq) et l’identiication de Pishon au Nil (des soudanais de l’Ouest ou des éthiopiens ?) par Rashi, prouvent clairement que Pishon ne peut etre que le fleuve Niger qui est le seul fleuve dont les Tamacheq (Gétules ou évilaious) sont riverain et qui est confondu au Nil. Le fleuve Niger est le seul fleuve dont le nom meme est dans la langue des éviléens ou gétules (Tamacheq). Il est vrai que Flavius dit que le fleuve Pishon est le Gange en Inde, cette confusion a deux sources possibles. La confusion entre évilat (gétules Havilah ou éviléens fils Cush-Ethiopie Gn 10v7) en Afrique avec Evilis fils de Jokthan fils de Héber en Inde. Hérodote dit que les indiens et les éthiopiens sont tous noirs et que leur seul différence est que les indiens ont des cheveux plats ou raides alors que les éthiopiens (dont les gétules ou tamacheq) avaient des cheveux crépus ou frisés. Il y a meme des textes classiques qui disent que les maures sont noirs et qu’ils viennent de l’Inde. La confusion entre les noirs d’Afrique et ceux de l’Inde va jusqu’à la confusion entre les fleuves africains (le Nil ou le Niger) avec le Gange en Inde puis que Alexandre de Macédoine (dit Alexandre le Grand ou Zul-Qarnain dans le Coran) croyaient pouvoir attendre l’Afrique sub-Saharienne (l’Ethiopie) en embarquant sur le Gange ou l’indus. Il est est évident donc que Flavius (ou ses sources) croyait (tout comme Alexandre) que le Gange est une branche du Fleuve Niger car il dit que les éviléens d’Evilat (pays du Fleuve Pishon Gn 2v11) sont les gétules en Afrique et que Pishon est le Gange en Inde au pays des évilis.

Steinsaltz on Genesis 2:11
The name of the one is Pishon; it is that which encircles the entire land of Havila, where the gold is found. Pishon is generally identified with the Nile (Selon Rashi).
Pour Rachi, rabbin français du XIe siècle, dans ses commentaires sur la Bible (sur Genèse 2.114), « Pichon C’est le Nil, le fleuve de l’Égypte. Il est appelé Pichon (du mot pachou signifiant «se répandre») parce que ses eaux, par la bénédiction de Dieu, montent et arrosent le sol. C’est comme dans : «et ses cavaliers se répandent (pachou)» . Autre explication : le Pichon fait pousser le lin (pichtan), ainsi qu’il est écrit à propos de l’Égypte : «ils seront confondus, ceux qui travaillent le lin (‘ovdé pichtim)»«
Gihôn (en hébreu : גִּיחוֹן, Gi’hon, en grec Γηῶν) est un fleuve mentionné dans la Bible, dans le deuxième chapitre de la Genèse (Gn 2,11 & 12). Selon la Genèse, le Gihon ou le Nil, « contourne le pays de Koush« , un nom lié soit à l’Éthiopie sub-égyptienne (le Soudan du Nord), était l’un des quatre fleuves qui abreuveraient le jardin d’Éden, les trois autres étant :
- le Pishon (fleuve Niger) qui traversait le pays de Havilah (Gétulie ou pays des Tamacheq Niger selon Flavius) où on trouve de l’or du bdellium et la pierre d’Onyx« ;
- le Tigre « qui passe à l’Est d’Assur« ;
- l’Euphrate qui coulent en plein milieu de la région de Mésopotamie et qui actuellement traversent la Turquie, la Syrie et l’Irak ;
Le Nil
- L’historien juif Flavius Josèphe, dans ses Antiquités judaïques2 (fin du Ier siècle), a associé le fleuve de Gihon (qu’il appelle « Geon ») au Nil. Cependant, dans la Bible, un mot hébreu tout à fait différent est employé pour localiser le Nil. De plus, même en ce temps, on se doutait que le Nil ne pouvait avoir la même source que le Tigre et l’Euphrate. On notera tout de même que le fleuve d’Abay constitue la portion supérieure du Nil bleu[réf. nécessaire].
- Sévérien de Gabala, se basant sur Jérémie 2.18 dans la traduction grecque de la Septante3, identifie le Gihon avec le Nil.
- Paul Orose : « La Basse-Égypte est limitée à l’est par la Syrie et la Palestine, à l’ouest par la Libye, au nord par la Mare Nostrum, au sud par la montagne appelée Climax, la Haute-Égypte et le Nil. Ce fleuve semble prendre sa source au rivage où commence la mer Rouge, à l’endroit appelé Mossylon Emporium. De là, il coule vers l’ouest sur une longue distance, formant en son milieu l’île de Méroé ; enfin, s’inclinant vers le nord, gonflé par les crues saisonnières, il arrose les plaines d’Égypte. Certains auteurs disent qu’il prend sa source non loin du mont Atlas et disparaît peu à peu dans les sables, d’où, après un court intervalle, il se jette dans un vaste lac, puis glisse vers l’est à travers le désert d’Éthiopie vers l’Océan, et enfin, tournant à gauche, coule vers l’Égypte. Il existe en vérité un grand fleuve de ce genre qui a telle origine et tel cours et qui engendre vraiment tous les monstres du Nil. Les barbares qui habitent près de sa source l’appellent Dara, mais les autres habitants l’appellent Nuhul. Ce fleuve, cependant, est englouti dans un immense lac dans le pays des peuples appelés Libyens-Égyptiens, non loin de l’autre fleuve qui, comme nous l’avons dit, jaillit du rivage de la Mer Rouge, à moins que, comme cela peut être le cas, il ne se déverse d’un canal souterrain dans le lit de ce fleuve qui descend de l’est.
- Saint Augustin, Livre VIII Le Paradis Terrestre : « CHAPITRE VII. DES FLEUVES QUI ARROSAIENT LE PARADIS TERRESTRE.
…13 « Il sortait d’Eden un fleuve qui arrosait le jardin et delà il se divisait en quatre fleuves. Le nom du premier est Phison; c’est celui qui coule autour de tout le pays d’Evilath, où il y a de l’or : et l’or de le pays-là est bon. C’est là aussi que se trouve le bdellion et la pierre d’onyx. Le nom du second fleuve est Géon ; c’est lui qui coulé autour de tout le pays d’Ethiopie. Le nom du troisième fleuve est le Tigre ; c’est celui qui coule vers l’Assyrie. Et le quatrième fleuve est l’Euphrate (1). »
Faut-il m’évertuer à prouver que ce sont là de véritables fleuves plutôt que des fleuves imaginaires destinés à servir de symboles, quand leur réalité est indiquée par leurs noms seuls, si connus dans les pays qu’ils baignent et répandus pour ainsi dire dans le monde entier? Le temps :. a changé le nom primitif de deux de ces fleuves; de même que le Tibre s’est d’abord appelé l’Albula, le Nil et le Gange sont les noms modernes du Géon et du Phison : quant au deux autres ils portent encore le même nom que dans les anciens temps. Or, si leur existence est avérée, ne devons-nous pas également entendre à la lettre tous les récits de l’Ecriture, et y voir, au lieu de pures allégories, des évènements historiques qui cachaient un sens figuré? Assurément une parabole peut emprunter une couleur historique à des circonstances qui n’ont rien de réel, par exemple, celle où le Seigneur raconte qu’un homme, qui allait de Jérusalem à Jéricho, tomba entre les mains des voleurs (2). Comment ne pas voir que c’est là une parabole et que le langage est allégorique d’un bout à l’autre Cependant les deux villes qui y sont nommées sont véritables et peuvent encore aujourd’hui se voir dans la Judée. Nous expliquerions de la même manière les quatre fleuves, si nous étions obligés d’interpréter au sens figuré tous les détails que l’Ecriture nous transmet sur le Paradis terrestre; (Gen. II, 10-14. — 2. Luc, X, 30) mais comme nous n’avons aucun motif pour ne pas prendre à la lettre les faits à leur origine, pourquoi ne pas s’attacher avec simplicité à l’autorité de l’Ecriture, quand elle raconte des évènements d’un caractère éminemment historique, en passant de la connaissance de la réalité au sens figuré qu’elle peut renfermer?
14. Faut-il nous arrêter, à l’objection que, sur ces quatre fleuves, les uns ont une source connue, les autres une source cachée, et que par conséquent il est littéralement impossible qu’ils sortent de l’unique fleuve du Paradis? Loin de là la situation du Paradis terrestre étant une énigme pour l’esprit humain, il faut croire que le fleuve qui arrosait le Paradis se divisait en quatre bras, selon le témoignage incontestable de l’Ecriture; quant aux fleuves dont les sources, dit-on, sont connues, ils ont disparu quelque part sous terre, et, après avoir parcouru un long circuit, ils ont reparu en d’autres pays où ils passent pour prendre leur source. Qu’y a-t-il de plus fréquent que ce phénomène? Mais on ne le connaît que pour les cours d’eaux qui ne restent pas longtemps cachés sous la terre. Ainsi un fleuve sortait d’Eden, c’est-à-dire, d’un lieu de déliées; ce fleuve arrosait le Paradis, en d’autres termes, les arbres magnifiques et chargés de fruits qui ombrageaient tout l’espace compris dans ce parc.
- Jean de Mandeville dans son livre4 (rédigé entre 1355 et 1357) identifie aussi ce fleuve (qu’il nomme Gyson) au Nil. Il estime qu’il sort du paradis terrestre (selon lui situé entre les déserts de l’Inde), puis coule longtemps sous terre avant de sortir d’une haute colline, Alothe, entre l’Inde et l’Éthiopie. Ensuite, il entoure toute l’Éthiopie (la boucle du Niger) et la Mauritanie et finit sa course en Égypte.
Histoire Naturele Livre V
V . [7] la ville de Tabidium, la nation Niteris, la ville de Negligemela, la nation où la ville de Bubéium, la nation Enipi, la ville Thuben, la montagne appelée niger (niger), Nitibrum et Rapsa, villes, la nation Discera, la ville Debris, le fleuve Nathabur, la ville Thapsagum, la nation Nannagi, la ville Boin, la ville Pège, le fleuve Dasibari, puis les villes contiguës de Baracum, de Buluba, d’Alasi, de Balsa, de Galla, de Maxala, de Zizama; le mont Gyri, qui, d’après le titre de l’image, produit des pierres précieuses. Jusqu’à présent on n’avait aucun chemin tracé menant aux Garamantes, attendu que les brigands de cette nation recouvrent de sable des puits qu’on trouve sans creuser beaucoup, si l’on a la connaissance des lieux.
Le conte nigérien sur lorigine du Tifinah : l’écriture Tamacheq :
Le conte de Anigouran l’inventeur de Tifinaɣ A proximité des gravures rupestres, on peut voir dans le massif de l’Aïr, (ou Ayăr, est un massif montagneux situé au Niger, en Afrique, dans l’écorégion du Sahara) de nombreuses inscriptions en tifinagh, l’écriture touarègue. En marge de toute analyse scientifique, la tradition orale des kel Tamasheq attribue ces signes à un ancêtre mythique, Anigouran( ou Aligouran, ou bien encore Arigoullan). Anigouran apparaît dans de nombreux récits qui mettent en scène des aventures dans lesquelles son intelligence exceptionnelle et sa ruse lui permettaient toujours de s’en sortir. On raconte aussi, sa grande rivalité avec son neveu Adelasegh, dont la grande perspicacité provoquait sa jalousie. Anigouran eut la charge de ses deux neveux( Adelasegh et sa soeur) après la mort de leur mère. Plus tard, il se mit à enseigner le tifinagh à son neveu et à son fils, mais il constata que ce dernier avait l’esprit borné, alors qu’Adelasegh était très doué. Avec le temps, il devient son rival, il était le seul à pouvoir résoudre les énigmes qu’il posait à son entourage. Ne plus pouvoir surpasser son neveu, Anigouran se mit à compliquer l’alphabet tifinagh , en y ajoutant des lettres et en l’écrivant selon un code particulier. Ce qui rend de nos jours encore, incompréhensibles les gravures que l’on trouve partout dans l’Aïr. La rivalité devenait de plus en plus intense, et il eut une période de duels mémorables durant laquelle les deux savants s’affrontèrent. A plusieurs reprises, Anigouran tenta de piéger et de tuer Adelasegh, et à sa dernière tentative, ses deux neveux furent capturés par des brigands. Satisfait puis attristé, Anigouran passait ses jours à inventer de nouvelles énigmes que personne n’arrivait à résoudre et on fait de lui l’inventeur mythique de plusieurs jeux pratiqués jusqu’à nos jours. Finalement, rongé par le regret et le manque, il décida de se réconcilier avec son neveu. Ne parvenant pas à retrouver leur trace; Anigouran grava sur les rochers du désert des messages codés en tifinagh que seuls Adelasegh et sa sœur pouvaient décoder, et ce, afin de leur indiquer le chemin du retour vers son campement. Ce qui explique la présence actuelle d’inscriptions en tifinagh dans le désert. Vous pouvez retrouver les merveilleuses aventures d’Anigouran dans le livre : Contes et légendes touaregs du Niger. recueillis par Laurence Rivaillé et écrits par Pierre-Marie Decoudras.
Selon Diodore, les Touaregs ou Tamacheq au sud et à l’Ouest de Siwah (ammonites) sont des éthiopiens alors que Hérodote considère les Tamacheq Siwi ou ammonites comme étant des égypto-éthiopiens :
Diodore HU Livre XVII
49 … [6] Le roi interpréta cet augure en bonne part ; et jugeant que le dieu du temple l’attendait avec plaisir, il hâta sa marche et aborda à un marais nommé le marais amer. De là faisant encore cent stades, il entra dans un lieu qu’on appelait les villes d’Hammon (Oasis de Siwah) ; d’où faisant encore un jour de marche, il se trouva auprès du temple. 50 Il est entouré d’un désert aride, sablonneux et sans aucune trace d’habitation d’homme. Mais le temple même est au milieu d’un terrain d’environ cinquante stades de long et de large, qui est arrosé par un grand nombre de fontaines d’eau claire et limpide, entre lesquelles aussi on voit des arbres chargés de fruits de toute espèce. On respire un air de printemps dans cet espace seul et privilégié, quoiqu’environné au loin de déserts arides et couverts de sables brûlants. [2] Les habitants du lieu disent que le temple a été bâti par l’Égyptien Danaüs. Il a pour voisins à son midi et à son couchant les Éthiopiens (les Touaregs ou Tamacheqs du Niger et de la Libye), au nord les peuples nomades libyens (Livýon nomadikón éthnos), ainsi nommés des troupeaux qu’ils font paître ; et au midi les Nasamomes (fils de la nymphe Tritonis, ce sont les Toubous du Soudan, Tchad et Libye). [3] Les maisons des Ammonites (éthiopyégyptiens selon Hérodote) ou desservants du temple ne semblent former que des villages. Mais il y a au milieu de leurs habitations une citadelle environnée d’un triple mur. Dans la distance du premier ou de l’extérieur au second, est le palais ou la demeure des anciens rois. Du second au troisième sont les appartements des femmes, des enfants et de tous les parents du roi. Là commencent les fortifications particulières du temple, son parvis, la fontaine sacrée où on lavait les victimes avant que de les immoler. Au-delà du troisième mur est le logement des satellites ou gardes du roi. [4] À quelque distance du temple principal et hors de la citadelle, il y a un autre temple d’Hammon environné d’arbres touffus qui en dérobent presque la vue.
…

Les Gétules selon Silius Italicus : Les Gétules sont iconophiles,
Silius Italicus
LIVRE III :265-299 LISTE DES TROUPES CARTHAGINES : AFRIQUE II
Les Éthiopiens étaient là, un peuple qui connaissait les confins du Nil et exploitait le minerai magnétique, seuls capables d’extraire le fer intact en approchant leurs aimants. Étaient également présents les Nubés, brûlés par le soleil, dont les corps témoignaient de l’astre impitoyable. Ils ne portaient ni heaumes de bronze, ni épais plastrons d’acier, ni arcs. Ils se couvraient la tête de plis de lin, dont ils recouvraient les membres, et lançaient des projectiles, la pointe imprégnée de sucs venimeux, entachant les lames de poison. Les Macae, hommes du fleuve Cinyps, apprennent maintenant à dresser une tente à la manière phénicienne. Ce sont des guerriers à la barbe hirsute, le dos vêtu de peau de chèvre sauvage hérissée, qui brandissent des javelots recourbés.
Les Adrymachidés, quant à eux, portaient un bouclier multicolore, une épée en forme de faucille et une jambière à la jambe gauche. Ils se nourrissaient d’une nourriture rudimentaire, maigre, rôtissant leurs pauvres provisions sur le sable brûlant.
Les Massyli, habitants les plus occidentaux de la Terre, arrivaient eux aussi des Hespérides avec leurs étendards scintillants. Devant eux marchait le féroce Bocchus, les cheveux bouclés en mèches serrées, qui avait vu le jardin sacré au bord de la mer, ses fruits dorés scintillant parmi les feuilles vertes.
Et les Gétules quittèrent leurs sites pour le camp d’Hannibal, qui sont habitués à vivre parmi des meutes de bêtes sauvages, apaisant la férocité des lions sauvages par leurs paroles ?
Ne construisant pas de huttes, ils vivent dans des chariots, migrant d’un endroit à l’autre, emportant avec eux leurs dieux nomades. Un millier d’escadrons ailés se précipitèrent pour rejoindre la troupe, avec des chevaux plus rapides que le vent, dressés à obéir au fouet.
Ainsi, lorsque les chiens spartiates hurlent dans les fourrés, ou qu’un chien ombrien, doté de son flair aiguisé, chasse les créatures sauvages le long des sentiers de montagne, un troupeau de cerfs, fuyant devant eux, se disperse au loin. Acherras menait les Gétules, le visage triste, le front froncé, car il était le frère de cet Asbyte si récemment massacré.
Les gétules selon Diodore et Flavius : Les gétules sont noirs,
Diodore HU Livre XVII
49 … [6] Le roi interpréta cet augure en bonne part ; et jugeant que le dieu du temple l’attendait avec plaisir, il hâta sa marche et aborda à un marais nommé le marais amer. De là faisant encore cent stades, il entra dans un lieu qu’on appelait les villes d’Hammon (Oasis de Siwah) ; d’où faisant encore un jour de marche, il se trouva auprès du temple. 50 Il est entouré d’un désert aride, sablonneux et sans aucune trace d’habitation d’homme. Mais le temple même est au milieu d’un terrain d’environ cinquante stades de long et de large, qui est arrosé par un grand nombre de fontaines d’eau claire et limpide, entre lesquelles aussi on voit des arbres chargés de fruits de toute espèce. On respire un air de printemps dans cet espace seul et privilégié, quoiqu’environné au loin de déserts arides et couverts de sables brûlants. [2] Les habitants du lieu disent que le temple a été bâti par l’Égyptien Danaüs. Il a pour voisins à son midi et à son couchant les Éthiopiens (les Touaregs ou Tamacheqs du Niger et de la Libye), au nord les peuples nomades libyens (Livýon nomadikón éthnos), ainsi nommés des troupeaux qu’ils font paître ; et au midi les Nasamomes (fils de la nymphe Tritonis, ce sont les Toubous du Soudan, Tchad et Libye). [3] Les maisons des Ammonites (éthiopyégyptiens selon Hérodote) ou desservants du temple ne semblent former que des villages. Mais il y a au milieu de leurs habitations une citadelle environnée d’un triple mur. Dans la distance du premier ou de l’extérieur au second, est le palais ou la demeure des anciens rois. Du second au troisième sont les appartements des femmes, des enfants et de tous les parents du roi. Là commencent les fortifications particulières du temple, son parvis, la fontaine sacrée où on lavait les victimes avant que de les immoler. Au-delà du troisième mur est le logement des satellites ou gardes du roi. [4] À quelque distance du temple principal et hors de la citadelle, il y a un autre temple d’Hammon environné d’arbres touffus qui en dérobent presque la vue.
Antiquité judaique Livre 1 : Les Gétules (Tamacheq noirs) étaient noirs koushites (éthiopiens cad soudanais occidental) :
« CHAPITRE VI
2. [130] Les enfants de Cham occupèrent les pays qui s’étendent depuis la Syrie et les monts Amanos et Liban jusqu’à la mer (Méditerranée) d’une part, et jusqu’à l’Océan de l’astre. Les noms de quelques-uns de ces pays se sont perdus tout à fait ; d’autres, altérés ou changés en d’autres noms sont méconnaissables ; peu se sont gardés intégralement. Des quatre fils de Cham, l’un, Chous(os), a vu son nom épargné par les siècles : les Éthiopiens, ses sujets, s’appellent eux-mêmes encore aujourd’hui et sont appelés par tout le monde en Asie Chouséens. Les Mestréens, eux aussi, ont vu leur nom demeurer, car nous appelons tous, dans ces pays, l’Égypte Mestré et les Égyptiens Mestréens. Phout(ès)[122] fonda la Libye et nomma de son nom les habitants Phoutiens. Il y a même un fleuve dans le pays des Maures qui a ce nom : plusieurs historiens grecs en font mention, ainsi que du pays qu’il baigne, la Phouté. Mais ce pays a changé de nom ; celui qu’il a aujourd’hui vient d’un des fils de Mestraïm[123], Libys[124] ; je dirai prochainement pourquoi on en est venu à l’appeler aussi Afrique. Chanaan(os)[125], quatrième fils de Cham, s’établit dans le pays qui est aujourd’hui la Judée ; il l’appela de son nom Chananée. Ces fils de Cham eurent des fils à leur tour. Chous en eut six : Sabas donna naissance aux Sabéens, Évilas (Εὐίλας=Evílas) aux Éviléens (Εὐιλαίους=Evilaíous), les Gétules d’aujourd’hui (dans LXX : Gn 2v11 évilat, 10v7 évila, Chr 1v9 évilat ; dans TM : Gn 2v11 havilah, 10v7 havilah, Chr 1v9 havilah) ; Sabath(ès)[126] aux Sabathéniens, que les Grecs appellent Astabariens ; Sabacathas[127] aux Sabacathéniens ; Regmos[128] fonda les Regméens ; il eut deux fils : Joudad(as)[129] qui fonda les Joudadéens, peuple de l’Éthiopie occidentale, auxquels il donna son nom ; Sabéos les Sabéens. Nemrod, fils de Chous, resta parmi les Babyloniens, dont il fut le tyran, comme je l’ai déjà indiqué antérieurement. Mestraïm eut huit fils, qui occupèrent tous les pays qui s’étendent depuis Gaza jusqu’à l’Égypte; Phylistin(os) est le seul dont le pays ait conservé le nom ; les Grecs appellent, en effet, Palestine la part qui lui échut. Quant aux autres, Loudiim(os), Enémétiim(os) et Labiim(os)[130], qui seul s’établit en Libye et donna ainsi son nom à la contrée, Nédem(os)[131], Phéthrosim(os)[132], Chesloïm(os) et Chephthorim(os)[133], on ne sait rien d’eux, hormis leurs noms ; car la guerre éthiopienne dont nous parlerons plus tard[134] a ruiné leurs villes, Chanaan eut aussi des fils : Sidon, qui bâtit en Phénicie une ville, à laquelle il donna son nom et que les Grecs encore aujourd’hui nomment Sidon ; Amathous[135], qui bâtit Amathous, que ses habitants appellent encore aujourd’hui Amathe (Hamath) ; les Macédoniens l’ont appelée Épiphanie du nom d’un des épigones. Aroudaios eut l’île d’Arados[136] ; Arucéos[137] habitait Arcé dans le Liban. Des sept autres, Evéos, Chetlaios[138], Jebouséos, Amorréos, Gergéséos, signés dans les Saintes Écritures : les hébreux détruisirent leurs villes, et voici la raison de leurs malheurs. …
4[140]. [143] Sem, le troisième fils de Noé, eut cinq fils, qui habitèrent l’Asie jusqu’à l’océan Indien, en commençant à partir de l’Euphrate. Élam(os) eut pour descendants les Élaméens, ancêtres des Perses. Assour(as) fonde la ville de Ninos et donne son nom a son peuple, les Assyriens, qui eurent une fortune exceptionnelle. Arphaxad(ès) nomma ses sujets Arphaxadéens ; ce sont les Chaldéens d’aujourd’hui. Aram(os) fut le chef des Araméens, que les Grecs appellent Syriens ; ceux qu’ils appellent aujourd’hui Lydiens étaient autrefois les Loudiens, fondés par Loud(as)[141]. Des quatre fils d’Aram(os), l’une Ous(os), fonde la Trachonitide et Damas, située entre la Palestine et la Cœlé-Syrie. Oul(os) fonde l’Arménie, Gather(os) les Bactriens, Mésas[142] les Mésanéens; leur ville s’appelle aujourd’hui Spasinou Charax. Arphaxadès fut père de Salès[143] et celui-ci d’Hébér(os). D’après son nom, les Judéens étaient appelé Hébreux dans le principe. Hébér fut père de Jouctas et de Phaléc(os), qui fut appelé ainsi parce qu’il naquit lors du partage des territoires : phalec, Hébreu, veut dire partage. Ce Jouctas, fils d’Hébér, eut pour fils Elmôdad(os), Saléph(os), Azermôth(ès)[144], Iraês[145], Adôram(os), Aizèl(os), Déclas, Ebal(os)[146], Abimaë(los), Sabeus, Ophairès, Evilis (Εὐίλης, dans LXX : Gn 10v29 évilat (TM havilah), 25v18 ‘Ismael depuis évilat (TM havilah) jusqu’à Sur’, 1 Chrn 1v19-23 absent (TM havilah), 1 Sam 15v7 ‘Ismael depuis évilat (TM havilah) jusqu’à Sur’), Jôbab(os). Ceux-ci, à partir du fleuve Côphen, habitent quelques parties de l’Inde et de la Sérique, qui y confine.
Voilà ce qu’on peut rapporter des enfants de Sem.
Flavius AJ Livre I, CHAPITRE XV
Prospérité d’Abraham et de Chetoura.[238] Abram[236] épouse plus tard Chetoura, qui lui donne six fils d’une grande vigueur au travail et d’une vive intelligence : Zambran(ès)[237], Jazar(ès)[238], Madan(ès), Madian(ès), Lousoubac(os)[239], Soùos[240]. Ceux-ci engendrèrent aussi des enfants : de Soùos[241] naissent Sabakan(ès)[242] et Dadan(ès)[243] et de celui-ci Latousim(os), Assouris et Lououris[244]. Madan[245] eut Ephâs, Ophrès (Afer en hébreux Gn 25v1-4), Anôch(os), Ebidâs[247], Eldâs[248]. Tous, fils et petits-fils, allèrent, à l’invitation d’Abram, fonder des colonies ; ils s’emparent de la Troglodytide et de la partie de l’Arabie heureuse qui s’étend vers la mer Erythrée. On dit aussi que cet Ophren fit une expédition contre la Libye, s’en empara et que ses descendants s’y établirent et donnèrent son nom au pays qu’ils appelèrent Afrique. Je m’en réfère à Alexandre Polyhistor, qui s’exprime ainsi [249] : « Cléodème le prophète, surnommé Malchos, dans son histoire des Juifs, dit, conformément au récit de Moïse, leur législateur, que Chetoura donna à Abram des fils vigoureux. Il dit aussi leurs noms ; il en nomme trois : Aphéras, Sourîm, Japhras. Sourîm donna son nom à l’Assyrie, les deux autres, Aféras et Japhras, à la ville d’Afra et à la terre d’Afrique. Ceux-ci ont combattu avec Hercule contre la Libye et Antée ; et Hercule, ayant épousé la fille d’Afra, aurait eu d’elle un fils Didôros, duquel naquit Sophôn ; c’est de lui que les Barbares tiennent le nom de Sophaques ».
»
Targum de Jonathan Genèse 10
And the sons of Cham, Kush, and Mizraim, and Phut, and Kenaan. And the name of their provinces, Arabia, and Mizraim, and Alichrok, and Kenaan. And the sons of Kush, Seba, and Havilah, and Sabta, and Raama, and Sabteka, and the name of their provinces, Sinirai, and Hindiki, and Semadi, and Lubai, and Zingai. And the sons of Mauritinos, Zmargad and Mezag.
Noter que Afer fils de Madian est fils de Cham et non fils d’Abraham de Gn 25v1-6, 1 Chrn 1v32-33 voir aussi Gn 10v7-12, Habacuk 3v7, Nbr 12v1, Exode 3v1, 4v25, 18v1 où les fils de Coush : Séba, Dedan, Assur pas leuco-syriens Gn 10v10-11, 25v3 et Madian père de Afer etc sont attribués à Abraham qui avait pas plus de deux fils Gn 25v9, Gal 4v22 : Ismael et Isaac. Gn 25v1-6 et 1 Chrn 1v32-33 n’ont aucune citation ou alusion directes ou indirecte nulle part ailleur et que ces passages ne sont pas retrouvés à Qumran ni en fragment, ni en commentaire, ni sous forme de midrashim.
Dans la bible antique Sefer Jasher 7v14 et 28v22, Epher ou Aféra est fils de Heth fils de Canaan. Dans Tite-Live où le mot Afrique ou africain est apparu pour la premères fois, le mot afrique est synonyme de Libyens au sens large d’Hérodote. Chez Sylax (Pseudo-Sylax) et Hérodote, la libye est clairement égale à tout le continent africain. Tite-live associe le mot Afrique ou africains aux libyens (des noirs) et aussi aux phéniciens (cananéens carthaginois noirs).
De meme, les africains ammonites = cananéens (Originaire de l’Oasis de Siwa Esdras 9v1 contre Exode 3v8, Josué 3v10, Gn 15v18-21) sont aussi transformés en des descendants de Lot dont Abraham est l’oncle dans les fables de la Genèse. Il y a meme des arguments bibliques qui prouve que les ammonites sont plutôt des cananéens car Milcom leur Dieu est un dieu cananéen ou phénicien (1 R 11v5,33, 2 R 23v13). Deuteronome 2v19 est, en dehors de Genèse 19v38, le seul passage biblique qui fait des ammonites des descendants de Lot neuveux de Abraham. On observe aussi qu’en dehors de ces passages, les ammonites et les moabites sont toujours cités à coté des peuples descendants de Canaan (Juges 3v13, 10v6-11, 1 R 11v5,33, 2 R 23v13). Esdras 9v1 dit clairement que les Ammonites sont des cananéens donc des descendants de Ham (Hammon ou Ammon père d’Osiris).
Le mot Afrique vient de Ephar (Afar) un fils de Heth petit fils de Canaan (les phéniciens) originaires de la corne de l’Afrique selon Hérodote :
Sefer Jasher : (Gn 10v15, 26v34-35, 27v45-46) 7v14 Les fils de Canaan: Sidon, Heth, Leboussi, Emori, Guigarshi, Hivi, Harqi, Sini, Arvadi, Semari et Hamati. Voilà les fils de Cham, selon leurs familles. … 28v22 Ésaü vit dans le pays de Séir la fille d’un homme de Canaan, son nom était Jehudith, fille de Beéri, fils d’Epher, des familles de Heth, fils de Canaan.
Selon la Bible, les pharaons Tamacheq ou berbères Machouach de la XXII ème dynasie étaient noirs selon la bible car Osorko est appelé éthiopien ou couchite par la bible :
2 Chroniques 12:2,3 La cinquième année du règne de Roboam, Schischak, roi d’Egypte, monta contre Jérusalem, parce qu’ils avaient péché contre l’Eternel.…
2 Chroniques 14:9 Zérach (Ozorko), l’Ethiopien, sortit contre eux avec une armée d’un million d’hommes et trois cents chars, et il s’avança jusqu’à Maréscha.
2 Chroniques 16:8 Les Ethiopiens et les Libyens ne formaient-ils pas une grande armée, avec des chars et une multitude de cavaliers? Et cependant l’Eternel les a livrés entre tes mains, parce que tu t’étais appuyé sur lui.
Selon Hérodote, les Tamacheq d’Egypte, c’est-à-dire les ammoniens de Siwah Mechouech dont Shéshonk et Osorko étaient des pharaonss noirs éthiopiens :
Plus à l’ouest, les Ammoniens ou habitants de l’oasis de Syouah (Siwa), étaient, selon Hérodote (II, 42), des descendants de colons égyptiens (noirs) et éthiopiens (noirs) qui parlaient une langue intermédiaire entre l’égyptien et l’éthiopien, une langue berbère. C’était donc une population noire. Les habitants de Siwah parlent encore ce dialecte berbère. La génétique des populations prouve qu’ils sont purement de race sub-sahariens (haplogroupe A/B, E1b1a et R-V88 qui caractérise Haoussa, les peulhs et les Touaregs noirs du Niger, du Burkina et du Nord-Est Mali) et donc noirs à l’origine et n’ont rien à avoir avec les berbères blancs kabyles (E-M81).
Hérodote livre 4
CXCVII. Tels sont les peuples de Libye dont je peux dire les noms. La plupart ne tenaient pas alors plus de compte du roi des Mèdes qu’ils ne le font encore à présent. J’ajoute que ce pays est habité par quatre nations, et qu’autant que je puis le savoir, il n’y en a pas davantage. De ces quatre nations, deux sont indigènes et deux sont étrangères. Les indigènes sont les Libyens et les Ethiopiens. Ceux-là habitent la partie de la Libye qui est au nord, et ceux-ci celle qui est au midi : les deux nations étrangères sont les Phéniciens et les Grecs.
Hérodote livre 2
XLII. « … Cette coutume a passé des Égyptiens aux Ammoniens. Ceux-ci sont en effet une colonie d’Égyptiens et d’Éthiopiens, et leur langue (le Tamacheq de Siwah) tient le milieu entre celle de ces deux peuples (l’Egyptien et le Tamacheq). Je crois même qu’ils s’appellent Ammoniens parce que les Égyptiens donnent le nom d’Amon (Amoún) à Zeus (Zeus-Hammon ou Ham de la Bible). Les Thébéens regardent, par cette raison, les béliers comme sacrés, et ils ne les immolent point, excepté le jour de la fête de Jupiter. …. XCIX … Ménès, leur premier roi, fit bâtir, au rapport des mêmes prêtres, la ville qu’on appelle aujourd’hui Memphis, dans l’endroit même d’où il avait détourné le fleuve, et qu’il avait converti en terre ferme ; car cette ville est aussi située dans la partie étroite de l’Égypte. Le même lit creuser au nord et à l’ouest de Memphis un lac qui communiquait avec le fleuve, n’étant pas possible de le faire à l’est, parce que le Nil s’y oppose ; enfin il éleva dans la même ville un grand et magnifique temple en l’honneur de Vulcain. C. Les prêtres me lurent ensuite dans leurs annales les noms de trois cent trente autres rois qui régnèrent après lui. Dans une si longue suite de générations, il se trouve dix-huit Éthiopiens (dont les pharaons berbères noirs Tamacheq y compris Ozoko fils de Shéshonk appelé éthiopien dans la Bible) et une femme du pays ; tous les autres étaient hommes et Égyptiens. »



Les contes kabyles rapportés par Frobenius : seuls les tamacheq noirs descendents des pharaons (des égyptiens) :
L’ORALITÉ DES PHARAONS TRANSMISE DE GÉNÉRATION EN GÉNÉRATION PAR DES ANCÊTRES BERBÈRES BLANCS
Malgré la distance géographique et temporelle qui sépare la Kabylie de l’Égypte pharaonique, des similarités ont pu être mises en évidence entre les deux.
– D’un point de vue linguistique d’abord, puisque l’égyptien et le kabyle sont apparentés dans le cadre de ce qui est appelé la famille de langues afroasiatiques à la demande des égyptologues occidentaux.
– D’un point de vue des croyances et de leurs représentations dans l’art, des chercheurs ont comparé des mythes kabyles mettant en scène un bélier portant le soleil entre ses cornes, sa représentation dans des peintures rupestres en Kabylie et du Sahara préhistorique, avec la figure de l’Amon Égypto-Nubien et de l’Ammon Libyen, imaginé comme un bélier ou un homme à tête de bélier avec le soleil sur sa tête.
LES CONTES KABYLES DE FROBENIUS
Les mythes kabyles en question ont été relevé par Leo Frobenius (1873-1938). C’est vraisemblablement dans les années 1910 que cet anthropologue et aventurier allemand a collecté des contes auprès de populations kabyles (Pagin 1998 :27).
118 récits populaires kabyles ont ainsi été rapportés dans 29 manuscrits rédigés par Frobenius. Parmi eux se trouve Feraon und die Neger (=Ferraun et les Nègres) publié pour la première fois en allemand dans le volume 1 de Volksmärchen der Kabylen (récits populaires des Kabyles) intitulé « Weisheit (sagesse) » en 1921. Ce n’est qu’en 1995 que ce volume fut traduit en français par Mokran Fetta sous le titre « Contes Kabyles ». Ferraun et les Nègres (sic) a été classé par Breteau et Roth comme prenant place dans un temps légendaire et faisant partie d’une série disparate parmi les autres contes.
LE NOM DE FERAON (FERRAUN)
Elle met en scène le géant « Feraon » ou « Ferraun », qui en arabe signifie « Pharaon ». En Kabyle, qui comme le Sémitique, l’Égyptien et d’autres du continent africain est une langue construisant ses mots sur la base d’une suite de consonnes lui donnant un sens large ainsi que différentes suites de voyelles qui réduisent ce sens en lui donnant notamment des propriétés grammaticales particulières.
En Kabyle en particulier et en Berbère en général, il existe bien une racine [F-R-N] associée à l’idée de « choisir », de « trier », « d’élire », mais aucune suite de voyelles correspondant à celles de « Ferraun » ne peut à ma connaissance être utilisées pour justifier l’existence d’un tel nom en kabyle.
Dans son glossaire kabyle relatif aux textes de Frobenius, Lamara Bougchiche (1998 :301) associe lui aussi « Ferraun » au « Pharaon » égyptien mythique, qui dans les contes berbères apparaît « comme un personnage méchant à l’appétit vorace ». L’identification de Ferraun avec Pharaon est aussi fortement suggérée par son sort dans un autre conte « Feraon et l’ange de la mort ou l’origine des sept mers ». Décrit comme un personnage extrêmement puissant et se croyant invincible mais qui finit par mourir en se noyant. Cette fin rappelle évidemment le sort du Pharaon dans l’Ancien Testament décrit comme s’étant noyé dans la Mer Rouge.
Comme beaucoup d’autres traditions, celle d’un important groupe ethnique berbère d’Algérie, les Kabyles, associe très étroitement les populations noires d’Afrique aux Égyptiens anciens.
LE CONTE RACISTE : « SUR LES FERAONS ET LES NOIRS »
La fonction du conte est d’expliquer plusieurs caractéristiques observées par les Kabyles chez les Noirs qu’ils côtoient. L’explication de ces caractéristiques est croisée avec des croyances historico-légendaires par les conteurs et par la majorité de leur auditoire. Les caractéristiques observées chez les Noirs sont qu’ils mangent beaucoup de haricots noirs, qu’ils vivent dans le désert avec le soleil proche de leurs têtes.
Les croyances historico-légendaires sont que les Noirs sont des descendants de Pharaon. Puis il y a le récit énoncé par le conteur. Celui-ci est exprimé au passé, alors que les croyances historico-légendaires connues de l’auditoire et l’énoncé des caractéristiques qu’observent les Kabyles chez des Noirs le sont au présent.
En français, l’énoncé des caractéristiques observées par les Kabyles chez les Noirs sont introduits par un connecteur logique introduit par « c’est (+ c’est ainsi + et + c’est pourquoi +) alors que la croyance historico-légendaire est introduite par « car » :
()
« En ce temps-là vivait un homme nommé Feraon (ou Ferraün). Feraon mangea un akufin plein d’orge et ne fut pas rassasié. […] Feraon alors mangea des haricots, des haricots noirs. Feraon était friand de haricots noirs. Il mangea goulûment et en grande quantité. […] Il digéra les haricots. Quand il se soulagea, les haricots noirs ressortirent non-digérés. Les haricots noirs devinrent sur terre des noirs (Kémet) ».
« C’est ainsi que les noirs sont nés de Feraon et les noirs jusqu’à aujourd’hui préfèrent les haricots à toute autre nourriture. Quand ils peuvent se procurer des haricots, les noirs laissent de côté de tout couscous et toute viande et ils avalent des haricots ».
« Après que Feraon eût mangé, il eût soif. […] Feraon s’en fut encore plus loin avec sa grande soif et arriva enfin à un grand fleuve. Il se pencha et but, et but, et but. Feraon avait étanché sa soif. Le fleuve pourtant n’avait pas encore diminué, mais s’écoulait au loin, large et profond. Feraon s’emporta contre le fleuve dont il avait bu une si grande quantité et qui pourtant ne baissait pas.
Feraon cria : « Le fleuve serait-il peut-être plus fort que je ne le suis ? » […] Je vais donc le brûler. Car Feraon est plus fort que le fleuve ». Feraon fit un gigantesque feu et charria des forêts d’arbres jusque-là. […] Tous les arbres furent jetés au feu par Feraon. Feraon jeta des arbres en flamme dans l’eau jusqu’à ce qu’elle se fût évaporée et qu’il ne restât qu’un tout petit peu d’eau qui s’évapora au soleil ».
« Feraon anéantit aussi les forêts, et tous les fourrés et les fleuves car il ne voulait pas que le fleuve fût plus fort que lui ».
C’est pourquoi aujourd’hui les nègres vivent dans le désert, là où il faut parfois faire quatorze jours de marche pour trouver une source, et deux mois pour trouver un village. C’est pourquoi les nègres vivent sans être protégés par la forêt dans le sable brûlant, et le soleil n’est qu’à une aune […] A côté de cela, il y a comme au Soudan, la mesure de longueur nephthgirel, qui va de l’épaule jusqu’à la pointe de la main tendue) au-dessus de leurs têtes. Car les nègres sont bien les descendants de Feraon ».
()
Ce conte nous explique donc que le dénommé « Feraon (Pharaon) » a donné naissance aux Noirs. Il l’a fait en déféquant des haricots noirs non digérés qui se transformèrent en Noirs. Le récit qui relate cette création des Noirs à partir d’excréments est une fantaisie négrophobe, mais qui a été inspirée par une observation faite par les Kabyles sur les Noirs. Ils sont particulièrement friands de haricots noirs. Le fait qu’ils vivent dans le désert est expliqué par l’orgueil de « Feraon » qui a brulé toute une forêt et fait évaporer un fleuve à cause de son orgueil.
CONFLIT HISTORIQUE DERRIÈRE « FERAON (PHARAON) ET LES NOIRS »
Lamara Bougchiche (1998 :301) se demande, au sujet de ce personnage de « Feraon » dans la littérature kabyle : « pourrait-il s’agir d’une réminiscence de relations symbiotiques et souvent conflictuelles entre les anciens (Rebou (blancs aux yeux bleus), Temehu (noirs du Sahara), Meschouech (Noirs de Siwa) et les Egyptiens anciens ? ». Si la réponse à la question de Bougchiche se révélait positive, faudrait-il y voir aussi une migration des ancêtres des voisins noirs des Kabyles à partir de l’Égypte pharaonique ? On connaît en effet les théories d’un berceau pharaonique du peuplement de l’Afrique sub-saharienne de Cheikh Anta Diop et de son disciple Aboubacry Moussa Lam.
Ces contes kabyles qui ne demandent qu’à être davantage explorées et argumentées, jouiraient alors d’un nouvel argument qui attestent que les pharaons étaient des noirs, les populations autocthones étaient des noirs. Quoi qu’il en soit, on est ici en présence d’une nouvelle tradition, après celle des Grecs, Latins, Byzantins, Arabes et Juifs, etc. qui assimilent l’Égypte pharaonique aux Noirs d’Afrique.
RÉFÉRENCES :
Lamara Bougchiche : Glossaire kabyle des termes et énoncés figurant dans les chapitres liminaires et dans l’ensemble mythique de du volume I des Volksmärchen der Kabylen
Charles H. Breteau & Arlette Roth / L’ensemble mythique recueilli par Léo Frobenius : un essai de validation
Leo Frobenius / Contes Kabyles
David M. Goldenberg / The Curse of Ham
photo ci-dessous : Berbères noires d’Algérie

Origine des confusions des gobinistes berbériste d’Afrique du Nord :
C’est le général Faidherbe homme politique et administrateur colonial francais qui a établi pour la première fois (1869, p. 532–542.) une filiation étymologique et ethnologique entre ce « peuple Machauouasch », dans sa dénomination grecque de Macae, Mazici, avec les Amazighs6 (sous entendu berbères blancs). Néanmoins elle demeure incertaine. Les Macae et Mazici des textes grecs sont des libyens or pour les grecs notamemnt Hérodote (Livre 2 ch XXII), les libyens sont des noirs. En plus, les berbère d’Egypte (notamment ceux de la 22 ème dynastie) étaient noirs africains (Coushites ou éthiopiens) comme le prouvent la bible (2 Chrn 12v2-3, 14v9 éthiopien Zérach ou Osorko, 2 Chrn 16v8), Hérodote (II, 42) et la génétique des populations (Haplogroupes A/B ou R-V88) sur les habitants berbères de Siwa. Des représentations des Cyrénéens dont font partie les berbères de Siwa en Egypte sont aussi représentés comme de purs noirs sur des artéfacts archéologiques datant du V-ème siecle av EC. Donc il n’y a aucun lien génétique ou de parenté entre les berbères blancs qui sont des descendants berbérophones des numides massilys et les berbères noirs mazics ou machouach qui ont dirigé l’Egypte à la 22 ème dynasie.
Libye, ancien nom de l’Afrique, maces, Tritonis etc
Pline l’Ancien (m. +79) Livre 5 : «I.
[1] L’Afrique a été appelée Libye par les Grecs, et la mer qui la baigne, mer Libyque; elle a l’Égypte pour limite (01). Aucune région ne présente moins de golfes; les côtes s’étendent obliquement sur une ligne prolongée à partir de l’occident. Les noms de ses peuples et de ses villes (02) sont, plus peut-être que ceux d’aucun autre pays, impossibles à prononcer pour les étrangers;
Pline l’ancien Livre 5 Ch
IV. [1] Un troisième golfe se partage en deux golfes, les Syrtes, périlleuses par la marée et les hauts-fonds. La plus voisine, qui est la plus petite, et, d’après Polybe, à 300.000 pas de Carthage, et a une entrée de 100.000 pas et un circuit de 300.000. Par terre, pour s’y rendre, il faut se guider sur les astres et traverser des déserts emplis de sables et de serpents. Vient ensuite une région boisée, que peuple une multitude de bêtes féroces; dans l’intérieur, des solitudes livrées aux éléphants, puis de vastes déserts; au delà les Garamantes, séparés des Augyles par douze journées de marche. Au-dessus des Garamantes fut jadis la nation des Psylles ; au-dessus des Psylles le lac de Lycomède, entouré de déserts.
[2] Quant aux Augyles mêmes, on les place entre l’Éthiopie qui regarde l’occident, et la région qui est intermédiaire aux deux Syrtes, et à une distance à peu près égale de l’une et de l’autre. Par la côte, la distance qui sépare les deux Syrtes est de 250.000 pas ; là sont la cité d’Oea, le fleuve Cinyps, la contrée de même nom, les villes de Néapolis, de Taphra, d’Abrotonum; la seconde Leptis, surnommée la Grande; puis la grande Syrte (golfe de Sidra), de 625.000 pas de tour, dont l’entrée a 312.000 pas: là habite la nation des Cisipades.
[3] Au fond du golfe, sur la côte, furent jadis les Lotophages (XIII, 32), appelés par quelques-uns Alachroens, jusqu’aux autels des Philènes; ces autels sont en sable. De ce côté, et peu avant dans les terres, est un vaste marais qui reçoit le fleuve Triton (Le fleuve Niger et le Lac Kainji au Nigéria) et qui en porte le nom; il a été appelé Pallantias par Callimaque; on dit qu’il est placé en deçà de la petite Syrte, mais beaucoup le mettent entre les deux Syrtes. Le promontoire qui borne la grande Syrte s’appelle Borion; au delà est la province Cyrénaïque.
[4] L’Afrique, depuis le fleuve Ampagsa jusqu’à cette limite, renferme vingt-six peuples qui obéissent à l’empire romain. On y trouve six colonies, quatre déjà nommées, et Uthina et Tuburbis; quinze villes jouissant du droit romain, parmi lesquelles il faut nommer, dans l’intérieur des terres, Azuritum, Abutucum, Aborium, Canopicum, Chilma, Simittuum, Thanusidium, Taburnicum, Tynidrumum, Tibiga, deux Ucita, la grande et la petite; Vaga; une ville jouissant du droit latin, Usalita; une ville tributaire placée près des Castra Cornelia;
[5] trente villes libres, desquelles il faut nommer, dans l’intérieur, Acola, Acharita, Avina, Abzirita, Canopita, Melzita, Matera, Salaphita, Tysdrita (09), Tiphica, Tunica, Theuda, Tagesta, Tiga, Ulusubrita, une autre Vaga, Visa, Zama. Les autres ne sont pas tant, pour la plupart, des cités seulement que des nations, telles que les Natabudes, les Capsitans, les Misulans, les Sabarbares, les Massylliens, les Nisives, les Vacamures, les Ethiniens, les Mussiniens (Macina), les Marchubiens, et toute la Gétulie jusqu’au fleuve Nigris, qui sépare l’Afrique de l’Éthiopie.
V. (V.) [1] La Cyrénaïque ou Pentapole est célèbre par l’oracle d’Hammon, qui est éloigné de la ville de Cyrène de 400.000 pas, par la source du Soleil (II, 10, 6), et surtout par cinq villes: Bérénice, Arsinoé, Ptolémais, Apollonle, et Cyrène elle-même. Bérénice est située sur la corne la plus intérieure de la Syrte; elle a porté jadis le nom des Hespérides, dont nous avons déjà parlé (V, 1); car le théâtre des fables grecques est souvent déplacé. Non loin et en avant de la ville est le fleuve Léthon, et un bois sacré où la tradition a placé les jardins des Hespérides. Elle est éloignée de Leptis de 375.000 pas;
[2] puis vient Arsinoé appelée Theuchira, à 43.000 pas ; puis Ptolémaïs, portant jadis le nom de Barcé, à 22.000 pas plus loin. A 40.000 pas, le promontoire Phyconte s’avance dans la mer de Crète; il est à 350.000 pas du cap Ténare en Laconie, et à 225.000 de la Crète elle-même; ensuite Cyrène, à 11.000 pas de la mer; du cap Phyconte à Apollonie, 24.000, et au cap Chersonèse 88.000 pas; de Chersonèse jusqu’à Catabathmos, 216.000 pas :
[3] là habitent les Marmarides, qui s’étendent à peu près depuis le pays des Paraetoniens jusqu’à la grande Syrte; puis les Araraucèles; sur la côte de la Syrte les Nasamons, appelés auparavant par les Grecs Mesammons, à cause de leur situation au milieu des sables. Le territoire de la Cyrénaïque, dans une largeur de 15.000 pas à partir du rivage, passe pour être riche en arbres; la zone, suivante intérieure, dans une même largeur, ne produit que des grains; enfin une dernière zone, de 30.000 pas de large sur 250.000 de longueur, ne produit que de l’assa foetida (XIX, 15).
[4] Après les Nasamons habitent les Asbystes et les Maces; au delà les Hammanientes, à douze journées de marche de la grande Syrte vers l’occident, et entourés eux-mêmes de sables dans tous les sens: toutefois, ils trouvent sans peine des sources à la profondeur d’environ deux coudées; car c’est là que refluent et séjournent les eaux de la Mauritanie; ils emploient en guise de pierre, pour construire leurs maisons, des blocs de sel qu’ils taillent dans leurs montagnes. De ces peuples il y a quatre journées de marche du côté du couchant d’hiver jusqu’aux Troglodytes, avec lesquels on ne fait d’autre commerce que celui de la pierre précieuse que nous appelons escarboucle (XXXVII, 25), et qui est apportée d’Éthiopie.
[5] Sur ce chemin est le pays de Phazanie, tourné du côté des déserts d’Afrique, dont nous avons parlé au-dessus de la petite Syrte. Là nous avons soumis la nation des Phazaniens et les villes d’Alèle et de Cillaba, de même que Cidamus en face de Sabrata (V, 3). De la s’élève une chaîne qui s’étend dans un long espace du levant au couchant. Les Romains l’ont appelée Noire (ater), soit que naturellement elle semble brûlée, soit qu’elle doive cette apparence à l’action des rayons du soleil.
[6] Au delà de cette montagne sont des déserts, Matelgae, ville des Garamantes; Debris, où est une fontaine dont les eaux sont bouillantes de midi à minuit et glaciales de minuit à midi, et la ville célèbre Garama, capitale des Garamantes. Toutes ces contrées ont été subjuguées par les armes romaines; Cornelius Balbus en a triomphé (44 de J, C.). Il est le seul étranger qui ait obtenu le char triomphal et le droit de cité: né à Cadix, il obtint ce droit avec Balbus l’ancien, son oncle; et, chose singulière, tandis que les auteurs romains lui ont attribué la conquête des villes susdites, lui-même a mené en triomphe, outre Cidamus et Garama, les noms et les images de toutes les nations et villes, dans l’ordre suivant:
[7] la ville de Tabidium, la nation Niteris, la ville de Negligemela, la nation où la ville de Bubéium, la nation Enipi, la ville Thuben, la montagne appelée Niger (niger), Nitibrum et Rapsa, villes, la nation Discera, la ville Debris, le fleuve Nathabur, la ville Thapsagum, la nation Nannagi, la ville Boin, la ville Pège, le fleuve Dasibari, puis les villes contiguës de Baracum, de Buluba, d’Alasi, de Balsa, de Galla, de Maxala, de Zizama; le mont Gyri, qui, d’après le titre de l’image, produit des pierres précieuses. Jusqu’à présent on n’avait aucun chemin tracé menant aux Garamantes, attendu que les brigands de cette nation recouvrent de sable des puits qu’on trouve sans creuser beaucoup, si l’on a la connaissance des lieux.
[8] Dans la dernière guerre que les Romains eurent avec les Oeens, sous les auspices de l’empereur Vespasien, on a trouvé une route abrégée de quatre journées; ce chemin s’appelle Au delà de la tête du rocher. La limite de la Cyrénaïque est Catabathmos, nom d’une ville et d’un vallon qui s’enfonce tout à coup. Depuis la petite Syrte jusqu’à cette limite, l’Afrique Cyrénaïque a 1.060.000 pas de long: en largeur, autant qu’on la connaît, elle a 800.000 pas.
Vl. (VI) [1] La région qui suit s’appelle Libye Maréotide, limitrophe de l’Égypte. Elle est occupée par les Marmarides, les Adyrmachides, puis par les Maréotes; la distance de Catabathmos à Paraetonium est de 86.000 pas. Dans ces parages est le bourg Apis (VIII, 71), lieu célèbre par le culte des Égyptiens: on compte de là à Paraetonium 62.000 pas; de Paraetonium à Alexandrie 200.000; la largeur est de 169.000.
[2] Ératosthène a écrit que de Cyrène à Alexandrie il y a par terre 525.000 pas. Agrippa a évalué la longueur de toute l’Afrique depuis la mer Atlantique y compris la basse Égypte, à 3.040.000 pas. Polybe et Ératosthène, qui passent pour les plus exacts, comptent 1.100.000 pas de l’Océan à la grande Carthage; de là la branche Canopique du Nil, qui est la plus voisine, 1.5828.000; Isidore, de Tingis à Canope, 3.599.000 pas (10); Artémidore, 40.000 de moins qu’Isidore.
VII. (VII.) [1] Ces mers ne renferment pas un grand nombre d’îles: la plus célèbre est Meninx, de 25.000 pas de long, de 23.000 de large, appelée par Ératosthène Lotophagitis; elle a deux villes : Meninx du côté de l’Afrique, et Thoar de l’autre; elle-même est à 200 pas du promontoire de droite de la petite Syrte. A 100.000 pas de cette île, en face du promontoire gauche, est Cercina, avec une ville libre de même nom; elle est longue de 25.000 pas; là où elle est le plus large, elle n’a que la moitié de cette étendue, et à l’extrémité la largeur n’en est pas de plus de 5.000 pas;
[2] du côté de Carthage elle est adjacente à une toute petite île qu’on appelle Cercinitis, et qui y est jointe par un pont. A environ 50.000 pas de ces deux îles est Lopadusa, longue de 6.000 ; puis Gaulos et Galata (III, 146),dont la terre tue le scorpion, animal dangereux de l’Afrique; on dit aussi qu’il meurt à Clupée, en face de laquelle est l’île Cosyra, avec une ville. Vis-à-vis le golfe de Carthage sont les deux autels d’Aegimore, moins îles que rochers situés à peu près entre la Sicile et la Sardaigne: des auteurs prétendent que ces îles, habitées jadis, se sont enfoncées dans la mer.
VIII. (VIII) [1] Dans l’intérieur de l’Afrique, du côté du midi, au-dessus des Gétules, et après avoir traversé des déserts, on trouve d’abord les Libyégyptiens, puis les Leucéthiopiens; plus loin, des nations éthiopiennes : les Nigrites, ainsi nommés du fleuve dont nous avons parlé (V, 4) ; les Gymnètes, les Pharusiens (berbères blancs du Maroc) qui atteignent l’Océan, et les Pérorses que nous avons nommés (V, 1, 10), sur les confins de la Mauritanie. Tous ces peuples sont bornés du côté de l’orient par de vastes solitudes, jusqu’aux Garamantes, aux Augyles et aux Troglodytes. Rien n’est plus vrai que l’opinion de ceux qui placent au delà des déserts d’Afrique deux Éthiopies, et, avant tous, d’Homère (Od.,I, 23), qui divise en deux les Éthiopiens, ceux de l’orient et ceux du couchant.
ChVIII – [2] Le Nigris (le fleuve Niger) a la même nature que le Nil ; il produit le roseau, le papyrus et les mêmes animaux ; la crue s’en fait aux mêmes époques; il a sa source entre les Éthiopiens Taréléens et les Oecaliques. La ville de ceux-ci, Mavis, a été placée par quelques-uns dans les déserts; et à côté les Atlantes, les Aegipans, demi-bêtes, les Blemmyes, les Gamphasantes, les Satyres, les Himantopodes. Les Atlantes, si nous ajoutons foi aux récits, ont perdu les caractères de l’humanité; ils n’ont point entre eux de noms qui les distinguent; ils regardent le soleil levant et couchant en prononçant des imprécations terribles, comme contre un astre funeste à eux et à leurs champs; ils n’ont pas de songes, comme en ont les autres hommes.
[3] Les Troglodytes creusent des cavernes, ce sont leurs maisons; la chair des serpents leur sert de nourriture; ils ont un grincement, point de voix, et ils sont privés du commerce de la parole. Les Garamantes ne contractent point de mariages, et les femmes sont communes. Les Augyles n’honorent que les dieux infernaux. Les Gamphasantes, nus, ignorants des combats, ne se mêlent jamais aux étrangers. On rapporte que les Blemmyes sont sans tête, et qu’ils ont la bouche et les yeux fixés à la poitrine. Les Satyres, excepté la figure, n’ont rien de l’homme. La conformation des Aegipans est telle qu’on la représente d’ordinaire. Les Himantopodes ont pour pieds des espèces de courroies, avec lesquelles ils avancent en serpentant. Les Pharusiens (berbères blancs du Maroc) sont d’anciens Perses qui, dit-on, accompagnèrent Hercule dans son expédition aux Hespérides. Je n’ai pas trouvé d’autres renseignements sur l’Afrique.
IX. (IX.) [1] A l’Afrique tient l’Asie, qui, d’après Timosthène, a, depuis la branche Canopique du Nil jusqu’à l’ouverture du Pont-Euxin, 2,639,000 pas. De l’ouverture du Pont-Euxin à celle du Palus-Méotide, Ératosthène compte 1.645.000 pas. L’Asie entière jusqu’au Tanaïs est, y compris l’Égypte, estimée à 6.375.000 pas par Artémidore et Isidore. Plusieurs des mers qui la baignent ont pris leur nom des peuples qui en habitent les côtes; aussi nous en parlerons en même temps. L’Égypte, limitrophe de l’Afrique, s’avance au midi, dans l’intérieur des terres, jusqu’à l’Éthiopie, qui la ferme par derrière.
[2] Le Nil, se divisant, forme à droite et à gauche les limites de sa partie inférieure; la branche Canopique la sépare de l’Afrique, la branche Pélusiaque de l’Asie; l’intervalle est de 170.000 pas : quelques-uns ont, à cause de cette disposition, mis l’Égypte au nombre des îles. Le Nil se partage de telle façon qu’il donne une configuration triangulaire au terrain; aussi beaucoup appellent-ils l’Égypte Delta, du nom de la lettre grecque. La distance, depuis le lieu où le canal unique du fleuve se bifurque pour la première fois, est de 146.000 pas jusqu’à la bouche Canopique, et de 256.000 jusque la bouche Pélusiaque.
[3] La haute Égypte, limitrophe de l’Éthiopie, s’appelle Thébaïde. L’Égypte est divisée en préfectures urbaines appelées nomes: l’Ombite, l’Apollopolite, l’Hermonthite, le Thinite, le Phaturite, le Coptite, le Tentyrite, le Diospolite, l’Antéopolite, l’Aphroditopolite, le Lycopolite. La région voisine de Péluse renferme les nomes Pharbaethite, Bubastite, Séthroïte, Tanite. Le reste de l’Égypte a les nomes Arabique, Ammonique qui est tourné du côté de l’oracle de Jupiter Hammon, Oxyrynchite, Leontopolite, Atharrhabite, Cynopolite, Hermopolite, Xoïte, Mendésien, Sébennyte, Cabasite, Latopolite, Héliopolite, Prosopite, Panopolite, Busirite, Onophite, Saïte, Ptenéthu, Phthemphu, Naucratite, Métélite, Gynaecopolite, Ménelaïte, dans la région d’Alexandrie;
[4] dans la Libye, le nome Maréotite; le nome Héracléopolite est dans une île du Nil longue de 50.000 pas, et où se trouve une ville qu’on appelle Ville d’Hercule. Il y a deux nomes arsinoïtes; ces nomes et le nome Memphite arrivent jusqu’au sommet du Delta; ils sont limitrophes, du côté de l’Afrique, des deux nomes oasites. Certains auteurs changent quelque-uns de ces noms et substituent d’autres noms, tels que les nomes Héroopolite et Crocodilopolite. Entre le nome Arsinoïte et le nome Memphite il y eut autrefois un lac de 250.000 pas de tour, ou, d’après Mucianus, de 450.000, et de 50 pas de profondeur; il avait été creusé de main d’homme et appelé Moeris (XXXVI, 16), du nom du roi qui avait fait exécuter ce travail.
[5] La distance est de 72.000 pas de là jusqu’à Memphis, ancienne capitale des rois d’Égypte. De Memphis à l’oracle d’Hammon le trajet est de douze journées de marche, et de 15.000 pas jusqu’au partage du Nil et au commencement du Delta.
X. [1] Le Nil, sorti de sources mal connues, coule à travers des lieux déserts et brûlants. Il promène ses eaux dans un espace d’une immense longueur, dont la connaissance est due à des récits pacifiques (11), et non aux guerres qui ont procuré la découverte de tous les autres paye. La source, autant qu’ont pu s’étendre les recherches du roi Juba (un grand menteur), en est une montagne de la Mauritanie inférieure (la tunisie ou Maroc ?), non loin de l’Océan; il forme aussitôt un lac qu’on appelle Nilis. On y trouve, en fait de poissons, des alabètes (12), des coracins (IX, 32) et des silures (IX, 17); un crocodile en a été rapporté et consacré par Juba même, preuve que c’est bien le Nil, dans le temple d’Isis à Césarée, où on le voit encore aujourd’hui.
[2] En outre, on a observé que la crue du Nil correspond à l’abondance des neiges et des pluies en Mauritanie. Sorti de ce lac, le fleuve s’indigne de couler à travers des lieux sablonneux et arides, et il se cache pendant un trajet de quelques jours de marche; puis, traversant un plus grand lac dans la Massaesylie, portion de la Mauritanie Césarienne, il s’élance, et jette, pour ainsi dire, un regard sur les sociétés humaines; la présence des mêmes animaux prouve que c’est toujours le même fleuve.
[3] Reçu de nouveau dans les sables, il se dérobe encore une fois dans des déserts de vingt journées de marche, jusqu’aux confins de l’Éthiopie; et lorsqu’il a reconnu derechef la présence de l’homme, ils s’élance, sans doute jaillissant de cette source qu’on a nommée Nigris. Là, séparant l’Afrique de l’Éthiopie, les rives en sont peuplées, sinon d’hommes, du moins de bêtes et de monstres: créant des forêts dans son cours, il traverse par le milieu l’Éthiopie, sous le nom d’Astapus, mot qui, dans la langue de ces peuples, signifie une eau sortant des ténèbres.
[4] Tant d’îles en parsèment le lit, et quelques-unes si étendues, que, malgré sa course rapide, il ne lui faut pas moins de cinq jours pour les dépasser. A Méroé, la plus célèbre de ces îles, le bras gauche est appelé Astabores, c’est-à-dire, branche d’une eau tenant les ténèbres; le bras droit s’appelle Astusapes, mot qui emporte l’idée d’eau cachée. Il n’est pas le Nil avant d’avoir réuni dans un seul lit ses eaux réconciliées; et même il porte encore, pendant quelques milles au-dessous comme au-dessus, le nom de Siris. Homère a donné au fleuve entier le nom d’Égyptus (Od. IV, 477) ; d’autres, celui de Triton (Juba 2 roi mythomane des Numides). De là il se heurte contre des îles qui semblent l’irriter dans sa marche; enfin, resserré par les montagnes, il n’est nulle part plus torrentueux; il roule ses eaux impétueuses jusqu’au lieu d’Éthiopie qu’on appelle Catadupe; et dans cette dernière cataracte, au milieu des écueils qui l’arrêtent, il semble, non pas couler, mais se précipiter avec un horrible fracas:
[5] au delà il s’apaise, ses flots s’amortissent, sa violence est domptée, et, fatigué sans doute aussi par l’espace qu’il a franchi, il se décharge par des embouchures larges, quoique nombreuses, dans la mer d’Égypte. A des jours fixes il inonde de ses eaux débordées tout le pays, et, couvrant la terre, il la féconde.
[6] On a attribué ce débordement à des causes diverses: les plus probables sont, ou que les vents étésiens, qui à cette époque soufflent en sens inverse de son cours, le repoussent et font monter la mer dans ses embouchures, ou qu’il grossit par les pluies d’été en Éthiopie, où les mêmes vents étésiens portent les nuages du reste de la terre. Timée, le mathématicien, en a donné une raison occulte : la source du Nil, dit-il, s’appelle Phiala; le fleuve lui-même est plongé dans des souterrains, tout haletant par la chaleur sous les rochers fumeux où il se cache;
[7] mais, à l’époque de l’inondation, le soleil se rapproche de la terre, la chaleur de cet astre fait sortir le Nil, qui, soulevé, déborde et se cache ensuite, de peur d’être desséché: ce soulèvement du fleuve a lieu à partir du lever de la Canicule, le soleil entrant dans le signe du Lion, et cet astre étant placé verticalement au-dessus de la source; car alors dans ces parages il n’y a pas d’ombre. La plupart des auteurs pensent, au contraire, que si le fleuve coule plus abondamment quand le soleil va au septentrion dans les signes du Cancer et du Lion, c’est en conséquence de l’éloignement de cet astre que le lit du fleuve est plus rempli; mais que lorsque le soleil retourne au midi et dans le Capricorne les eaux baissent, et coulent pour cette raison avec moins d’abondance. On ne peut croire à cette attraction du Nil supposée par Timée, puisqu’à cette dernière époque dans ces parages les ombres manquent continuellement.
[8] Le Nil commence à croître à la lune nouvelle qui suit le solstice d’été; la crue est graduelle et modérée quand le soleil traverse le Cancer; elle devient très abondante quand il traverse le Lion; et dans le signe de la Vierge l’eau baisse, d’après la progression qu’elle avait suivie en montant. En somme, il rentre dans ses rives lorsque le soleil passe dans le signe de la Balance, au bout de 100 jours, comme le dit Hérodote (2, 19) ; pendant qu’il croît il est interdit au roi ou aux préfets de naviguer sur le fleuve. Sa crue se mesure par des marques qui sont dans des puits; le débordement régulier est de 15 coudées (XVIII, 47; XXXVI, 11); un débordement moindre n’arrose pas tout; un débordement plus grand, mettant plus de temps à se retirer, retarde les travaux: celui-ci, par l’humidité qu’il laisse dans le sol, empêche de profiter de l’époque des semailles; celui-là ne permet pas d’ensemencer un sol desséché.
[9] L’Égypte redoute l’un et l’autre: à douze coudées il y a famine, à treize il y a encore disette: quatorze amènent la joie, quinze la sécurité, et seize l’abondance et les délices. Le plus grand débordement jusqu’à ce temps a été de 18 coudées, sous l’empereur Claude; le moindre a été de cinq coudées, pendant la guerre de Pharsale, comme si le fleuve, par un prodige, témoignait son horreur de l’assassinat de Pompée. Lorsque les eaux sont arrivées à leur plus haut point, on les reçoit dans les terres en ouvrant les digues: on ensemence le terrain à mesure qu’il le quitte. Seul de tous les fleuves il ne donne naissance à aucune vapeur.
[10] Il commence à entrer dans le domaine de l’Égypte à Syène (II, 75), limite de l’Éthiopie: on appelle ainsi une péninsule de 1.000 pas de tour où sont les Camps, du côté de l’Arabie. En face est l’île de Philae, de 4.000 pas de tour (13), à 600.000 de la division du Nil, où commence ce qu’on appelle le Delta.
[11] Telle est du moins l’estimation d’Artémidore, d’après lequel cet espace a renfermé 250 villes; Juba l’a évalué à 400.000. Aristocréon compte d’Éléphantis à la mer 750.000 pas: Éléphantis est une île habitée, à 4.000 pas au-dessous de la dernière cataracte, et à 16.000 au-dessus de Syène; c’est à Éléphantis que s’arrête la navigation égyptienne. La distance d’Alexandrie est de 580.000 pas: qu’on juge par là de l’énormité des erreurs commises par les auteurs susdits ! C’est le rendez-vous des bateaux éthiopiens: ces bateaux se plient, et on les porte sur les épaules pour franchir les cataractes.
Pline, Histoire Naturelle
« Le continent entier a été appelé Æthérie, puis Atlantie, puis Éthiopie, d’Éthiops fils de Vulcain. »
Pline, Histoire Naturelle volume 1, Livre VI-XXXV
Vulcain (Héphaitos ou Chango des yoruba) est lui-même fils de Zeus (Amon) et de Héra (ou de Héra seul). Il est le dieu du feu, de la forge et le saint patron des forgerons.
Pline, Pline l’ancien Livre 5 Ch : les atlantes sont devenus sauvages et ont perdu la vertue
ChVIII – [2] Le Nigris (le fleuve Niger) a la même nature que le Nil ; il produit le roseau, le papyrus et les mêmes animaux ; la crue s’en fait aux mêmes époques; il a sa source entre les Éthiopiens Taréléens et les Oecaliques. La ville de ceux-ci, Mavis, a été placée par quelques-uns dans les déserts; et à côté les Atlantes, les Aegipans, demi-bêtes, les Blemmyes, les Gamphasantes, les Satyres, les Himantopodes. Les Atlantes, si nous ajoutons foi aux récits, ont perdu les caractères de l’humanité; ils n’ont point entre eux de noms qui les distinguent; ils regardent le soleil levant et couchant en prononçant des imprécations terribles, comme contre un astre funeste à eux et à leurs champs; ils n’ont pas de songes, comme en ont les autres hommes.
Strabon Livre II
33. La Libye, qui fait suite à l’Asie, tient à l’Égypte et à l’Éthiopie. L’une de ses côtes, celle qui nous fait face, décrit depuis Alexandrie, où elle commence, presque jusqu’aux Colonnes d’Hercule, une ligne droite, interrompue seulement soit par les Syrtes et quelques autres enfoncements moins considérables, soit par les saillies des caps qui forment ces différents golfes. Mais la côte qui borde l’Océan, après avoir suivi jusqu’à une certaine distance de l’Ethiopie une direction parallèle à celle de la première, se rapproche sensiblement du nord, réduisant ainsi la largeur du continent jusqu’à ne plus former qu’un promontoire, dont l’extrémité, terminée en pointe, tombe un peu au delà des Colonnes d’Hercule, ce qui donne à la Libye la forme d’un trapèze. On s’accorde à dire, et M. Pison, ancien préfet de cette province, nous a confirmé le fait, que l’aspect de la Libye est proprement celui d’une peau de panthère. Ce qui la fait paraître ainsi toute tachetée, c’est le grand nombre d’oasis qui s’y trouvent (les Égyptiens appellent ainsi les divers centres de population que les sables arides du désert entourent de tous côtés). Mais ce n’est pas tout, et la Libye offre encore cette particularité d’être divisée en trois zones distinctes, à savoir : le long de notre mer une première zone d’une extrême fertilité dans la plus grande partie de son étendue, mais surtout dans la Cyrénaïque et dans tout le territoire dépendant de Carthage jusqu’à la Maurusie et aux Colonnes d’Hercule; puis, le long de l’Océan, une autre région passablement fertile; enfin une zone intermédiaire tout à fait stérile, qui ne produit rien que le silphium et qui n’est guère composée que de déserts âpres et sablonneux. On trouve, du reste, la même nature de terrain dans toute la partie de l’Asie située sous ce même parallèle, c’est-à-dire dans l’Éthiopie, la Troglodytique, l’Arabie et la côte de Gédrosie occupée par les Ichthyophages.
Des peuples, maintenant, qui habitent la Libye, la plupart nous sont encore inconnus, car il est rare que des armées ou même des voyageurs étrangers parcourent cette contrée, et, d’autre part, on voit très peu d’indigènes venir de si loin visiter nos pays, sans compter que ceux qui y viennent mentent généralement ou ne disent pas tout ce qu’ils savent. Voici pourtant ce qui paraît résulter de leurs informations. Ils nomment Éthiopiens les peuples les plus méridionaux de la Libye, Garamantes, Pharusiens (49) et Nigrites ceux qui habitent au-dessous de l’Ethiopie, et Gaetules, les peuples placés au-dessous des précédents. Puis viennent, dans le voisinage ou sur le bord même de la mer : 1°, du côté de l’Égypte, les Marmarides, qui s’étendent jusqu’à la Cyrénaïque; 2°, au-dessus de la Cyrénaïque et des Syrtes, les Psylles, les Nasamous, quelques tribus aussi de Gietules, les Sintes (50), et enfin les Byzaciens, qui vont jusqu’à la Carchédonie ou province Carthaginoise.
Au delà de ce pays, qui a une étendue considérable, commence le territoire des Nomades [ou Numides], nation dont les tribus les plus connues portent les noms de Masyliéens et de Masaesyliens. Puis viennent les Maurusiens, les plus reculés de tous ces peuples. De Carthage aux Colonnes d’Hercule, le pays est généralement riche et fertile, mais déjà infesté de bêtes féroces, comme tout l’intérieur de la Libye. On peut même croire que le nom de Nomades, que porte une partie de ces peuples, leur est venu de ce qu’anciennement la multitude des bêtes féroces les avait mis dans l’impossibilité absolue de cultiver leurs terres. Aujourd’hui, sans cesser d’être d’excellents chasseurs (d’autant que les Romains contribuent singulièrement à entretenir leur adresse par cette fureur de thériomachies), ces peuples ont acquis en agriculture la même supériorité qu’ils avaient déjà dans l’art de la chasse. — Nous n’en dirons pas davantage au sujet des continents.
La Libye Antique (Afrique Antique) des textes classiques s’étend jusqu’en Afrique du Sud, La Libye, c’est tout le continent africain selon Scylax et Hérodote :
Pseudo-Scylax
Pseudo-Scylax : La Libye, c’est le continent Afrique, la Libye est une presqu’ile
« … Tous les comptoirs qui sont dans ces parages, appartiennent aux Phéniciens. Lorsqu’ils arrivent dans l’île de Cerné, ils amarrent leurs bâtiments, tendent leurs tentes et, à l’aide de petits vaisseaux plats, ils transportent leurs marchandises sur le continent. Ceux avec lesquels ils trafiquent, sont les Ethiopiens. Ils leur vendent des peaux de cerfs et de lions, et des pierres précieuses, des peaux et des dents d’éléphants, et des troupeaux de bêtes domestiques. Les plus riches ameublements de ces Ethiopiens consistent dans des vases ciselés et dans des bouteilles d’ivoire: Les femmes ont pour ornement des bracelets d’ivoire. Ils emploient aussi cette parure pour décorer leurs cheveux Ces peuples sont, de tous ceux que nous connaissions, les plus grands; car ils ont plus de quatre coudées de haut : quelques uns même ont jusqu’à cinq coudées. Ils portent la barbe et les cheveux longs; ce sont les plus beaux hommes de la terre. Celui qui, parmi eux, a la plus belle taille devient leur chef. Ils sont excellents cavaliers, et archers très adroits. Ils décochent leurs flèches, durcies au feu, avec une dextérité merveilleuse Les négociants Phéniciens portent aussi à ces peuples de l’onguent d’Egypte, des béliers châtrés, des tuiles attiques et des vases. C’est pendant les fêtes de la nation que se fait ce commerce de la vaisselle. Les Ethiopiens sont carnivores et emploient le lait pour leur boisson; cependant ils ont l’usage du vin qu’ils tirent en abondance des vignes qu’ils cultivent. Ils ont une grande ville où les Phéniciens vont porter leurs marchandises. Quelques-uns prétendent que les Ethiopiens habitent un vaste territoire qui confine par l’intérieur des terres à l’Egypte, et de l’autre à la mer. Ils assurent que la Libye n’est autre chose qu’une presqu’île. …»
Hérodote Livre 2 … XVI. Si donc notre sentiment sur l’Égypte est juste, celui des Ioniens ne peut être fondé ; si, au contraire, l’opinion des Ioniens est vraie, il m’est facile de prouver que les Grecs et les Ioniens eux-mêmes ne raisonnent pas conséquemment lorsqu’ils disent que toute la terre se divise en trois parties, l’Europe, l’Asie et la Libye : ils devraient y en ajouter une quatrième, savoir, le Delta d’Égypte, puisqu’il n’appartient ni à l’Asie ni à la Libye ; car, suivant ce raisonnement, ce n’est pas le Nil qui sépare l’Asie de la Libye, puisqu’il se brise à la pointe du Delta, et le renferme entre ses bras, de façon que cette contrée se trouve entre l’Asie et la Libye. … XVII. Sans m’arrêter davantage au sentiment des Ioniens, je pense qu’on doit donner le nom d’Égypte à toute l’étendue de pays qui est occupée par les Égyptiens, de même qu’on appelle Cilicie et Assyrie les pays habités par les Ciliciens et les Assyriens ; et je ne connais que l’Égypte qu’on puisse, à juste titre, regarder comme limite de l’Asie et de la Libye ; … Le Nil commence à la cataracte, partage l’Égypte en deux, et se rend à la mer. Jusqu’à la ville de Cercasore il n’a qu’un seul canal ; mais, au-dessous de cette ville, il se sépare en trois branches, qui prennent trois routes différentes : l’une s’appellela bouche Pélusienne, et va à l’est ; l’autre, la bouche Canopique, et coule à l’ouest ; la troisième va tout droit depuis le haut de l’Égypte jusqu’à la pointe du Delta, qu’elle partage par le milieu, en se rendant à la mer. Ce canal n’est ni le moins considérable par la quantité de ses eaux, ni le moins célèbre : on le nomme le canal Sébennytique. Du canal Sébennytique partent aussi deux autres canaux, qui vont pareillement se décharger dans la mer par deux différentes bouches, la Saïtique et la Mendésienne. La bouche Bolbitine et la Bucolique ne sont point l’ouvrage de la nature, mais des habitants qui les ont creusées. … .
XXII. … lui (le Nil) qui coule de la Libye par le milieu de l’Éthiopie, et entre de là en Égypte. Comment donc pourrait-il être formé par la fonte des neiges, puisqu’il vient d’un climat très chaud dans un pays qui l’est moins ? Un homme capable de raisonner sur ces matières peut trouver ici plusieurs preuves qu’il n’est pas même vraisemblable que les débordements du Nil dérivent de cette cause. …
… XXXIII. … [5] Il (Etéarque, roi Libyens des cyrénéens) dit que les jeunes envoyés (Nasamons ou Toubou Libyens) au loin par les âgés, abreuvés et rassasiés, puis désolés, ne sont les premières choses que pour l’amour des océoméniens, et après avoir traversé cette bête, ils deviendront des bêtes, et de ce désert ils (les Nasamon Toubou de Libie) passeront par le chemin des poètes vers l’homme puissant Nemon, [6] Et après avoir traversé un endroit de grand sable, et après plusieurs jours, ils virent des arbres dans un champ de pephycota, et quand une lumière leur parvint , ils tombèrent sur les arbres fruitiers ; … Tandis qu’ils en mangeaient, de petits hommes (13),d’une taille au-dessous de la moyenne, fondirent sûr eux, et les emmenèrent par force. Les Nasamons n’entendaient point leur langue, et ces petits hommes ne comprenaient rien à celle des Nasamons. On les mena par des lieux marécageux ; après les avoir traversés, ils arrivèrent à une ville dont tous les habitants étaient noirs (les pygmées batwa d’ouganda), et de la même taille que ceux qui les y avaient conduits. Une grande rivière (au Nord de l’Ouganda), dans laquelle il y avait des crocodiles, coulait le long de cette ville de l’ouest à l’est. Je me suis contenté de rapporter jusqu’à présent le discours d’Étéarque (roi des cyrénéens). Ce prince ajoutait cependant, comme m’en assurèrent les Cyrénéens, que les Nasamons étaient retournés dans leur patrie, et que les hommes (pygmées batwa Ougandais) chez qui ils avaient été étaient tous des enchanteurs. Quant au fleuve qui passait le long de cette ville, Etéarque conjecturait que c’était le Nil, et la raison le veut ainsi ; car le Nil vient de la Libye, et la coupe par le milieu ;
Nékao : Hérodote L 4.XLII : Te tour de l’Afrique, le Canal et la victoire contre les juifs (Améguido) à Magdole par le pharaon soudanais Nekao
« J’admire d’autant plus ceux qui ont décrit la Libye, l‘Asie et l’Europe, et qui en ont déterminé les bornes, qu’il y a beaucoup de différence entre ces trois parties de la terre : car l’Europe surpasse en longueur les deux autres; mais il ne me paraît pas qu’elle puisse leur être comparée par rapport à la largeur. La Libye montre elle-même qu’elle est environnée de la mer, excepté du côté où elle confine à l’Asie. Nécos, roi d’Égypte, est le premier que nous sachions qui l’ait prouvé. Lorsqu’il eut fait cesser de creuser le canal qui devait conduire les eaux du Nil au golfe Arabique, il fit partir des Phéniciens sur des vaisseaux, avec ordre d’entrer, à leur retour, par les colonnes d’Hercule, dans la mer Septentrionale, et de revenir de cette manière en Égypte. Les Phéniciens, s’étant donc embarqués sur la mer Érythrée, naviguèrent dans la mer Australe. Quand l’automne était venu, ils abordaient à l’endroit de la Libye où ils se trouvaient, et semaient du blé. Ils attendaient ensuite le temps de la moisson, et, après la récolte, ils se remettaient en mer. Ayant ainsi voyagé pendant deux ans, la troisième année ils doublèrent les colonnes d’Hercule, et revinrent en Égypte. Ils racontèrent, à leur arrivée, que, en faisant voile autour de la Libye (Continent Afrique), ils avaient eu le soleil à leur droite (au Nord ou Septantrion au lieu du Midi ou Sud voir Plutarque Tome V, droite = nord, gauche = sud). Ce fait ne me paraît nullement croyable ; mais peut-être le paraîtra-t-il à quelque autre. C’est ainsi que la Libye a été connue pour la première fois. » Hérodote L 4.XLII
Plutarque, Œuvre Morale, Tome V, Traité d’Isis et d’Osiris : ‘Droite’ signifie ‘Nord’ et Gauche signifie Sud en géographie antique, Osiris est noir et osiris au sens du Nil est né à Gauche « l’Egypte s’appelait Khémia (Kama) » voir aussi Psaumes 105v23,27, 106v22, 1 Chrn 4v40, les caucasiens au ‘’teint du feu’’ ou les ‘’Zo dja gué’’ ont la couleur du démon Typhon :
« [9] Les rois étaient désignés parmi les prêtres ou parmi les guerriers, parce que ces deux classes, l’une en raison de sa valeur, l’autre en raison de sa sagesse, jouissaient d’une estime et d’une considération particulière. Si c’était parmi les guerriers, le nouveau roi appartenait aussitôt à la classe des prêtres; et on l’initiait à cette philosophie mystique, composée d’emblèmes et d’allégories, qui ne laissait apercevoir les traces de la vérité que sous un voile épais. Du reste, les Egyptiens avouent eux-mêmes cette obscurité; et c’est à cause de cela, sans doute, qu’en avant des temples ils placent des sphinx, pour indiquer que la sagesse de leur philosophie est tout énigmatique. A Saïs, sur le fronton du temple de Minerve, qu’ils croient être la même qu’Isis, on lisait cette inscription : « Je suis tout ce qui a été, tout ce qui est, tout ce qui sera; et nul mortel n’a encore soulevé mon voile. » En outre, plusieurs pensent que le nom propre de Jupiter en langue égyptienne est Amoun, dont par réduplication de lettres nous autres Grecs avons fait Ammon. Or Manéthon le Sébennite croit que ce mot veut dire « chose cachée, action de cacher ». Hécatée d’Abdère dit que les Égyptiens emploient ce mot pour s’appeler les uns les autres, attendu qu’il est essentiellement appellatif. C’est pourquoi, s’adressant au premier Dieu, le même, selon eux, que l’Univers, comme à un être invisible et caché, ils l’exhortent avec supplications, en l’appelant « Amoun », à se faire voir et à se découvrir à eux. Voilà jusqu’à quel point était grande la réserve qui caractérisait la philosophie religieuse des Égyptiens. …
[22] Attendu que les récits et les tableaux de ce genre sont fort nombreux, quelques auteurs supposent qu’ils furent imaginés pour conserver à la mémoire les actions et les aventures de rois ou de princes regardés comme des dieux à cause de leur grande vertu ou de leur grande puissance, et qui avaient ensuite éprouvé de cruels malheurs. C’est un expédient commode, et par lequel on échappe aux conséquences mêmes de ces récits. On transporte ingénieusement sur des hommes ce qui s’y trouve de désagréable, au lieu de le laisser à des dieux : et l’on se trouve, au besoin, secondé par les traditions de l’histoire. Les Egyptiens, en effet, rapportent que Mercure avait un bras plus court que l’autre ; que Typhon était du teint du feu (couleur des caucasiens), Horus, blanc, Osiris, noir : ce qui donnerait à penser qu’ils étaient des hommes. Ils désignent encore Osiris sous le titre de général, Canopus sous celui de pilote ; et ils disent que ce dernier a donné le nom à la constellation. Enfin ils veulent que la nef appelée par les Grecs Argo soit une imitation de celle d’Osiris, et que par honneur pour Osiris, elle ait été fixée à la voûte céleste, non loin d’Orion et de la Canicule, deux constellations dont la première est consacrée à Horus et la seconde à Isis, s’il faut en croire les Egyptiens. …
[31] Les Egyptiens, parce qu’ils croient que Typhon était rouge, immolent les boeufs de couleur rousse; et ils observent cette condition d’une manière tellement scrupuleuse, que si l’animal a un seul poil noir ou blanc, ils pensent qu’il ne peut être immolé. Selon eux, ce n’est pas ce que les Dieux aiment qu’on doit leur sacrifier : ce sont, au contraire, tous les animaux qui ont reçu, à la suite de métamorphoses, les âmes d’hommes injustes et impies. C’est pour cela, qu’après avoir prononcé des imprécations sur la tête des victimes et la leur avoir tranchée, on la jetait autrefois dans le Nil, et qu’aujourd’hui on l’abandonne aux étrangers. Le boeuf qui devait être immolé était marqué d’un sceau par des prêtres appelés Sphragistes ; et ce sceau, s’il faut en croire l’historien Castor, représentait un homme à genoux, les mains ramenées derrière le dos, et à qui l’on met une épée sur la gorge. L’âne subit de même, comme nous l’avons dit, les peines de la ressemblance que lui donnent avec Typhon sa stupidité et son insolence, non moins que la couleur de son poil. Aussi, comme le roi de Perse qu’ils détestent le plus est Ochus à cause de son impiété et de ses souillures, ils lui ont donné le nom d’âne. Ochus, du reste, n’hésita pas à leur répondre : « Eh bien, cet âne se régalera de votre boeuf »; et il fit immoler Apis. Tel est le récit de l’historien Dinon. Mais ceux qui disent que Typhon, en abandonnant la bataille, monta sur un âne; que sa fuite dura sept jours, et qu’après avoir échappé il eut deux fils, Hierosolymus et Judæus, font intervenir évidemment, comme ceci le prouve, l’histoire du peuple juif au milieu de celle de l’Égypte.
[32] Telles sont les allégories que renferme cette explication. Mais remontons à d’autres origines, que justifient des conjectures mieux raisonnées; et examinons d’abord les plus simples. Elles ont pour auteurs ceux qui disent, comme les Grecs, que Saturne est la figure allégorique du Temps, et Junon, celle de l’Air ; que la naissance de Vulcain est le symbole du changement de l’air en feu. De même chez les Egyptiens, Osiris est le Nil qui s’unit avec Isis, ou la terre; Typhon, c’est la mer, dans laquelle disparaît et se disperse le Nil en s’y jetant ; toutefois, il y a réserve de la portion de ses eaux qui, reçue et conservée par la terre, sert à la féconder. Il existe en l’honneur d’Osiris une complainte religieuse, et dans cette complainte il est dit qu’étant né à gauche, Osiris périt à droite. Car les Egyptiens regardent l’Orient comme la face du monde, le Nord comme en étant la droite, et le Midi, la gauche. Or le Nil, qui coule en venant du Midi, est absorbé au Nord par la mer; et il est facile de concevoir que l’on dise qu’il prend naissance à gauche et qu’il va se perdre à droite. C’est pour cela que les prêtres ont la mer en horreur, et qu’ils appellent le sel « écume de Typhon ». Une des interdictions qui leur sont commandées, c’est de ne point mettre de sel sur la table. Ils n’adressent jamais la parole à des pilotes, parce que ceux-ci pratiquent la mer et vivent de la mer. Pour le même motif ils ont une horreur prononcée contre le poisson, et le mot « haïr » se formule chez eux par la figure d’un poisson.
Ainsi à Saïs, dans le vestibule du temple d’Athéna, on voyait gravés un enfant, un vieillard, un épervier ; immédiatement après était dessiné un poisson, et à la suite de toutes ces figures, un hippopotame. C’étaient une série de symboles qui voulaient dire : « ô vous qui naissez à la vie, ô vous qui allez en sortir, Dieu déteste l’impudence. » En effet, l’enfant désigne la naissance, le vieillard, la cessation prochaine de la vie ; l’épervier, c’est Dieu ; le poisson, c’est la haine, à cause de la mer, comme nous l’avons dit, et l’hippopotame marque l’impudence: car on dit que cet animal, après avoir tué son père, s’accouple avec sa mère.
Du reste cette parole des Pythagoriciens : « la mer est une larme de Saturne », donne également à penser que la mer est un élément impur et qui ne s’associe pas avec les autres parties de la création. Ce sont là des explications tirées en quelque sorte du dehors et empruntées aux traditions vulgaires.
[33] Mais les plus éclairés d’entre les prêtres ne se contentent pas de dire qu’Osiris est le Nil, et que Typhon est la mer. Ils pensent qu’Osiris est le principe et la puissance d’où est formé l’humide, que c’est l’auteur de tout ce qui a vie, qu’il est l’essence des germes. Typhon, au contraire, est, selon eux, toute chaleur ignée, tout ce qui est sec, tout ce qui combat l’humide; et comme ils supposent, par conséquent, qu’il était rouge de cheveux et jaunâtre de teint, ils n’aiment pas du tout à se montrer avec des hommes de cette couleur; ils éprouvent, au contraire, une grande répugnance à se trouver dans leur compagnie. Mais Osiris, selon les traditions de la mythologie, est noir de peau, attendu que l’eau donne une teinte noire à tous les objets avec lesquels elle se mêle, à la terre, aux vêtements, aux nuages, et parce que dans les jeunes gens c’est l’abondance de l’humeur qui rend les cheveux noirs; tandis que la blancheur du poil est une sorte de pâleur produite par le dessèchement des humeurs, comme il se voit chez les vieillards. Le printemps est la saison où tout pousse, se développe, est riant; l’automne, faute d’humidité, est hostile à la végétation et cause des maladies chez les animaux. Le boeuf qu’on nourrit à Héliopolis, et qu’on appelle Mnévis (il est consacré à Osiris, et quelques-uns le croient même père d’Apis), ce boeuf est noir, et c’est après Apis celui qu’on honore en second. Autre fait : comme la terre d’Egypte est d’une couleur très noire et aussi foncée que la noirceur de l’oeil, ils donnent à cette contrée le nom de Chémia. Ils comparent cette terre à un coeur, vu qu’elle est chaude, qu’elle est humide, et qu’elle s’étend surtout au midi, par lequel elle est bornée, de même que le coeur est placé à gauche dans le corps humain.
[34] Ils disent que le soleil et la lune parcourent leur route perpétuelle non pas sur des chars, mais sur des bâtiments de navigation: signifiant par là, que c’est le principe humide qui les entretient et qui leur a donné naissance. Ils croient aussi que c’est des Egyptiens qu’Homère, et après lui Thalès, ont appris à établir l’eau comme principe générateur de tous les êtres. Ils veulent qu’Osiris soit l’Océan, qu’Isis soit Téthys, laquelle nourrit et entretient tout ce qui existe. Et en effet, les Grecs donnent à l’émission du sperme le nom d’Apusia, au coït celui de synusia. Le mot « hyios » (fils) vient de « hydor », eau, et de « hysai », pleuvoir. Bacchus est appelé Hyès, comme souverain de la puissance humide, et il n’est autre qu’Osiris. Car il paraît qu’Hellanicus a entendu le nom d’Osiris prononcé Hysiris par les prêtres égyptiens; c’est toujours ainsi qu’il persiste lui-même à nommer le Dieu, et cela, évidemment, à cause du mot hysis « humidités ». »
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/isisetosiris.htm
Hérodote livre 4
CXCVII. Tels sont les peuples de Libye dont je peux dire les noms. La plupart ne tenaient pas alors plus de compte du roi des Mèdes qu’ils ne le font encore à présent. J’ajoute que ce pays est habité par quatre nations, et qu’autant que je puis le savoir, il n’y en a pas davantage. De ces quatre nations, deux sont indigènes et deux sont étrangères. Les indigènes sont les Libyens et les Ethiopiens. Ceux-là habitent la partie de la Libye qui est au nord, et ceux-ci celle qui est au midi : les deux nations étrangères sont les Phéniciens et les Grecs.
Hérodote Livre 2 Euterpe :
XV. Les Ioniens ont une opinion particulière sur ce qui concerne l’Égypte : ils prétendent qu’on ne doit donner ce nom qu’au seul Delta, depuis ce qu’on appelle l’Échauguette de Persée, le long du rivage de la mer, jusqu’aux Tarichées de Péluse, l’espace de quarante schènes ; qu’en s’éloignant de la mer l’Égypte s’étend, vers le milieu des terres, jusqu’à la ville de Cercasore, où le Nil se partage en deux bras, dont l’un se rend à Péluse, et l’autre à Canope. Le reste de l’Égypte, suivant les mêmes Ioniens, est en partie de la Libye, et en partie de l’Arabie. En admettant cette opinion, il serait aisé de prouver que, dans les premiers temps, les Égyptiens n’avaient point de pays à eux : car le Delta était autrefois couvert par les eaux, comme ils en conviennent eux-mêmes, et comme je l’ai remarqué ; et ce n’est, pour ainsi dire, que depuis peu de temps qu’il a paru. Si donc les Égyptiens n’avaient point autrefois de pays, pourquoi ont-ils affecté de se croire les plus anciens hommes du monde ? Et qu’avaient-ils besoin d’éprouver des enfants, afin de s’assurer quelle en serait la langue naturelle ? Pour moi, je ne pense pas que les Égyptiens n’ont commencé d’exister qu’avec la contrée que les Ioniens appellent Delta, mais qu’ils ont toujours existé depuis qu’il y a des hommes sur terre ; et qu’il mesure que le pays s’est agrandi par les alluvions du Nil, une partie des habitants descendit vers la basse Égypte, tandis que l’autre resta dans son ancienne demeure : aussi donnait-on autrefois le nom d’Égypte à la Thébaïde, dont la circonférence est de six mille cent vingt stades.
XVI. Si donc notre sentiment sur l’Égypte est juste, celui des Ioniens ne peut être fondé ; si, au contraire, l’opinion des Ioniens est vraie, il m’est facile de prouver que les Grecs et les Ioniens eux-mêmes ne raisonnent pas conséquemment lorsqu’ils disent que toute la terre se divise en trois parties, l’Europe, l’Asie et la Libye : ils devraient y en ajouter une quatrième, savoir, le Delta d’Égypte, puisqu’il n’appartient ni à l’Asie ni à la Libye ; car, suivant ce raisonnement, ce n’est pas le Nil qui sépare l’Asie de la Libye, puisqu’il se brise à la pointe du Delta, et le renferme entre ses bras, de façon que cette contrée se trouve entre l’Asie et la Libye.
XVIII. Le sentiment que je viens de développer sur l’étendue de l’Égypte se trouve confirmé par le témoignage de l’oracle de Zeus Ammon, dont je n’ai eu connaissance qu’après m’être formé cette idée de l’Égypte. Les habitants de Marée et d’Apis, villes frontières du côté de la Libye, ne se croyaient pas Égyptiens, mais Libyens (noirs africains). Ayant pris en aversion les cérémonies religieuses de l’Égypte, et ne voulant point s’abstenir de la chair des génisses (09), ils envoyèrent à l’oracle d’Ammon pour lui représenter qu’habitant hors du Delta, et leur langage étant différent de celui des Égyptiens, ils n’avaient rien de commun avec ces peuples, et qu’ils voulaient qu’il leur fût permis. de manger de toutes sortes de viandes. Le dieu ne leur permit point de faire ces choses, et leur répondit que tout le pays que couvrait le Nil dans ses débordements appartenait à l’Égypte, et que tous ceux qui, habitant au-dessous de la ville d’Éléphantine, buvaient des eaux de ce fleuve, étaient Égyptiens.
XIX. Or le Nil, dans ses grandes crues, inonde non seulement le Delta, mais encore des endroits qu’on dit, appartenir à la Libye (la Thébaïde), ainsi que quelques petits cantons de l’Arabie, et se répand de l’un et de l’autre côté l’espace de deux journées de chemin, tantôt plus, tantôt moins.
Hérodote Livre II Euterpe
CLVIII.Il eut un fils, appelé Nécos, qui fut aussi roi d’Égypte. Il entreprit le premier de creuser le canal qui conduit à la mer Érythrée. Darius, roi de Perse, le fit continuer. Ce canal a de longueur quatre journées de navigation, et assez de largeur pour que deux trirèmes puissent y voguer de front. L’eau dont il est rempli vient du Nil et y entre un peu au-dessus de Bubastis. Ce canal aboutit à la mer Érythrée, près de Patumos, ville d’Arabie. On commença à le creuser dans cette partie de la plaine d’Égypte qui est du côté de l’Arabie. La montagne qui s’étend vers Memphis, et dans laquelle sont les carrières, est au-dessus de cette plaine, et lui est contiguë. Ce canal commence donc au pied de la montagne ; il va d’abord pendant un long espace d’occident en orient ; il passe ensuite par les ouvertures de cette montagne, et se porte au midi dans le golfe d’Arabie. Pour aller de la mer Septentrionale (la Méditerranée) à la mer Australe (la mer Rouge), qu’on appelle aussi mer Érythrée, on prend par le mont Casius, qui sépare l’Égypte de la Syrie : c’est le plus court. De cette montagne au golfe Arabique, il n’y a que mille stades; mais le canal est d’autant plus long, qu’il l’ait plus de détours. Sous le règne de Nécos, six vingt mille hommes périrent en le creusant. Ce prince fit discontinuer l’ouvrage, sur la réponse d’un oracle qui l’avertit qu’il travaillait pour le barbare. Les Égyptiens appellent barbares tous ceux qui ne parlent pas leur langue.
CLIX. Nécos, ayant donc abandonné l’entreprise du canal, tourna toutes ses pensées du côté des expéditions militaires. Il fit faire des trirèmes sur la mer Septentrionale, et dans le golfe Arabique, sur la mer Érythrée. On voit encore aujourd’hui les chantiers où on les construisit. Ces flottes lui servirent dans l’occasion. Nécos livra aussi sur terre une bataille contre les Syriens (les juifs ou Syrien de Palestine), près de Magdole (Améguido); et, après avoir remporté la victoire, il prit Cadytis, ville considérable de Syrie. Il consacra à Apollon l’habit qu’il avait porté dans ces expéditions, et l’envoya aux Branchides, dans le pays des Milésiens. Il mourut ensuite, après avoir régné seize ans en tout, et laissa la couronne à Psammis, son fils.
CLX. Sous le règne de ce prince, des ambassadeurs arrivèrent en Égypte de la part des Éléens. Ces peuples se vantaient d’avoir établi, aux jeux olympiques, les règlements les plus justes et les plus beaux, et s’imaginaient que les Égyptiens même, quoique les plus sages de tous les hommes, ne pourraient rien inventer de mieux. Étant donc arrivés à la cour, et ayant expliqué le sujet de leur ambassade, le roi convoqua ceux d’entre les Égyptiens qui passaient pour les plus sages. Ceux-ci assemblés, les Éléens leur exposèrent tous les règlements qu’il leur avait paru convenable de faire, et leur dirent qu’ils étaient venus savoir si les Égyptiens pourraient en imaginer de plus justes. Les Égyptiens, ayant délibéré sur cet exposé, leur demandèrent si leurs concitoyens étaient admis à combattre à ces jeux : les Éléens ayant répondu que cela leur était permis ainsi qu’au reste des Grecs, les Égyptiens leur dirent que ce règlement violait entièrement les lois de l’équité parce qu’il était impossible qu’ils ne favorisassent leur compatriote au préjudice de l’étranger ; mais que, s’ils voulaient proposer des jeux où la justice fût observée, et que si c’était là le sujet de leur voyage en Égypte, on leur conseillait d’en établir où les étrangers eussent seuls le droit de combattre, et où il ne fût pas permis aux Éléens d’entrer en lice. Tel fut le conseil que les Égyptiens donnèrent aux ambassadeurs d’Élée.
Nékao II fut également un grand bâtisseur et investit dans de nombreux projets d’infrastructures. Le plus célèbre d’entre eux fut la construction d’un canal reliant la mer Rouge à la Méditerranée, un projet qui préfigurait le futur canal de Suez. Ce canal permit d’améliorer considérablement les échanges commerciaux entre l’Égypte et les autres civilisations de la région, renforçant ainsi le prestige et la prospérité du pays.
Il est probable que durant la XIIe dynastie, le pharaon Sésostris III (~1850 av. J.-C.) ait fait creuser un canal orienté d’ouest en est à travers le Wadi Tumilat, reliant le Nil à la mer Rouge, afin de pouvoir commercer avec le Ta Netjer (le Pays de Pount), permettant ainsi directement les échanges entre la mer Rouge et la Méditerranée. Son existence est certaine au xiiie siècle av. J.-C., pendant le règne de Ramsès II8, il est ensuite abandonné.
D’après l’historien grec Hérodote9, des travaux pour remettre le canal en état auraient été entrepris vers 600 av. J.-C. par Nékao II, mais ne furent jamais achevés. Le canal fut finalement terminé par le roi Darius Ier (vers -550 à 486 av. J.-C.), le conquérant perse de l’Égypte. Darius a illustré sa réalisation par diverses stèles de granit disposées sur les rives du Nil, dont celle de Kabret à 200 km de Pie. L’inscription de Darius dit :
« Le roi Darius déclare : Je suis un Perse ; j’ai pris l’Égypte ; j’ai donné l’ordre de creuser ce canal à partir d’un fleuve dont le nom est Nil, qui coule en Égypte, jusqu’à la mer qui vient de Perse. Ce canal fut creusé ainsi que je l’avais ordonné et des bateaux depuis l’Égypte, grâce à ce canal, naviguèrent jusqu’en Perse, ainsi que je l’avais désiré10. »
Le canal fut de nouveau restauré par Ptolémée II vers 250 av. J.-C… Au cours des mille années qui suivirent, il fut successivement modifié, détruit et reconstruit, notamment par Amr ibn al-As en 640, et devint le « canal du Commandeur des croyants ». Il est finalement détruit au viiie siècle par le calife Al-Mansur pour isoler la ville de Médine, et éviter ainsi le risque d’une attaque.

La troglodyte (Corne de l’Afrique) fait partie de la Libye
Eusebe PE Livre IX
TIRÉ D’ÉZÉCHIEL SUR LE MÊME SUJET.
Ézéchiel, poète (74) tragique, rapporte l’histoire de Moyse, savoir : son exposition par sa mère, dans le marais, son adoption et son éducation par la fille du roi, en la faisant remonter à l’arrivée de Jacob en Égypte auprès de Joseph. Il s’exprime ainsi, mettant en scène Moïse lui-même.
…
Après d’autres narrations sur le même sujet, le poète Ezéchiel, dans sa tragédie, fait paraître Moïse. sur la scène parlant ainsi :
« Après que ma première enfance se fut écoulée, ma mère me ramena au palais de la princesse, m’ayant bien endoctriné et répété quelle était ma race paternelle, et les bienfaits dont Dieu l’avait comblée. Tandis que je fus dans l’âge qui précède l’adolescence, la princesse se livra aux soins de mon éducation et de mon instruction, comme si elle m’avait porté dans son sein; mais lorsque le cercle de mon adolescence fut accompli, je désertai là demeure royale : mon ressentiment et les artifices du roi m’en faisaient un devoir. Je vois d’abord deux hommes aux prises, l’un appartenait à la race des Hébreux, et l’autre était Égyptien : reconnaissant que nous étions isolés et sans témoins, je défendis mon frère et tuai son adversaire. Je le cachai aussitôt dans Je sable, afin qu’un tiers ne pût pas nous voir et ne vînt à révéler ce meurtre. Le jour suivant je vis encore deux hommes de ma race, dans la chaleur d’une lutte mutuelle : (75)Je dis à l’un d’eux, pourquoi ne frappes-tu un plus faible que toi? Lequel me répondit : Qui t’a envoyé comme notre juge ou notre gouverneur en ce lieu? me tueras-tu comme l’homme d’hier? Alors, saisi de crainte, je me dis : Comment cela a-t-il pu se divulguer ? n’y a-t-il pas déjà quelqu’un qui ait rapporté ce fait au roi? et Pharaon cherche peut-être à m’arracher la vie! Ayant donc entendu cette réponse, je me hâtai de me soustraire par la fuite, et je suis errant sur une terre étrangère. »
Après quoi il ajoute, relativement aux filles de Raguel :
« Je vois sept jeunes filles. Moïse ayant demandé de qui elles étaient filles : Toute cette terre, dit Sepphora, ô l’étranger, s’appelle la Libye ; des tribus de différentes origines y ont fixé leur séjour, ce sont des Éthiopiens (Coushites) à la peau noire (Troglodyte, Madian ou Midoé en grec, Corne de l’Afrique, voir Flavius); le monarque de cette terre gouverne sans contrôle, il règne dans cette ville .et y juge ses sujets, dont il est le prêtre ; c’est mon père et celui de mes sœurs que voici. Ensuite, passant sur l’assistance qu’il leur donna pour abreuver leurs bestiaux, il vient à parler du mariage de Sepphora, amenant un dialogue entre elle et Chous.
« Chous. — Cependant ô Sepphora, vous devez me dire ce qui en est ?
« Sepphora. — Mon père m’a donnée pour épouse à cet étranger.
Diodore de Sicile (Livre XX : 57) dit que les Libyens avaient le même teint que les Ethiopiens qui sont des noirs comme les libyens nigrites : donc éthiopien ne signifie pas noir ou ‘face brulée’ comme le racontent les mythomanes occidentaux
LV. Pendant que les habitants d’Utique bravaient le danger sans s’émouvoir, Agathocle enveloppa toute la place, força un point faiblement fortifié, et pénétra dans l’intérieur de la ville. Emporté par la colère, Agathocle égorgea les habitants qui cherchaient à se réfugier soit dans les maisons soit dans les temples. Les uns furent massacrés sur place, les autres furent saisis et pendus, et même ceux qui s’étaient réfugiés dans les temples n’échappèrent pas à la vengeance du vainqueur. Agathocle s’empara des richesses d’Utique, et laissa une garnison dans la ville. Il marcha ensuite sur Hippoacra (36), ville environnée d’un lac et naturellement très forte. Il poussa vigoureusement le siège de cette place, défit les indigènes dans un combat naval et s’empara de la 164 ville. Il prit de la même façon la plupart des villes maritimes, et se rendit maître des populations de l’intérieur, à l’exception des Numides. Quelques tribus de ces derniers conclurent avec lui un traité d’alliance, tandis que les autres attendaient les événements. Quatre races différentes se sont partagé le territoire de la Libye : les Phéniciens qui habitaient alors Carthage; les Libophéniciens, en possession de la plupart des villes maritimes et attachés aux Carthaginois par les liens du sang, ce qui leur a valu le nom qu’ils portent; les Libyens, ou l’ancienne race indigène, la plus populeuse, animés d’une haine implacable contre les Carthaginois qui leur ont imposé un joug pesant; enfin, les Numides, qui habitent une grande partie de la Libye jusqu’au désert.
Agathocle avait alors des forces supérieures aux Carthaginois par les alliances qu’il s’était ménagées avec les Libyens ; mais, inquiet des affaires de la Sicile, il fit construire des navires ouverts et à cinquante rames, et y embarqua deux mille hommes d’infanterie. Il laissa à son fils Archagathus le commandement des troupes de la Libye, et retourna lui-même en Sicile. …
Archagathus qui, après le départ de son père, avait pris le commandement de l’armée en Libye, remporta d’abord quelques avantages par l’expédition confiée à Eumachus dans la haute Libye. En effet, Enmachus s’était emparé de Toca, ville considérable, et avait rangé sous son autorité plusieurs tribus numides des environs. Il prit ensuite d’assaut Phelline, seconde ville du pays, et força à l’obéissance les populations limitrophes, connues sous le nom d’Asphodélodes (37), qui, par le teint de leur peau, ressemblent aux Éthiopiens.
(37) Hérodote (IV, 190) parle de Libyens nomades (νομάδες) qui avaient construit des cabanes avec des tiges d’asphodèles, plantes de la famille des oignons. Dans Hérodote, νομάδες = Nomade ou hommes des peuples de non agriculteurs ayant une vie de vagabondage pour se nourrir. Hérodote décrit donc des libyens (noirs) nomades ou bien agriculteurs, des éthiopiens nomades ou bien agriculteurs, des Scythes (blancs) nomades ou bien agriculteurs ou royaux. Par contre dans Diodore, Νομάδες ou Νομάδων = numides ou berbères blancs. Le mot « nomade » est comparable au mot « arabe » qui servait à désigner les peuples noirs éthiopiens de l’Est du Nil (Voir Strabon) dont les pygmées et les troglodytes d’Afrique de l’Est avant de servir à désigner les peuples blancs de la péninsule arabique. Le mot nomade chez Hérodote désigne donc un mode de vie (non sédentaire ou non-agriculteur) alors que le mot nomade devenu numide (chez Diodore, Tite-Live, Strabon et Pline) désigne un peuple spécifique, les berbères blancs d’Afrique du Nord qui sont des irano-arméniens venu via l’Espagne en Afrique du Nord dans la période punique comme le disent Hiempsal (Salustre), Juba 2 (Strabon, Pline) et Ibn Kaldoun qui lui parle d’une origine palestinienne ou philistine sachant que les Philistins étaient d’origine grec crétois, càd mycéniens et les mycéniens du 2 ème milenaire av Ec sont des peuples de race irano-arménienne selon l’archéologie.
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/herodote/melpomene.htm
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/herodote/euterpe.htm
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/herodote/clio.htm
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/diodore/livre20a.htm#36

Les Berbères blancs encore appelés numide dans l’Antiquité sont des grecs mycéniens d’origine irano-armenienne venu via l’Espagne en Afrique dans la période punique.
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/herodote/melpomene.htm
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Strabon › livre25
Strabon : GéographIe
33. La Libye, qui fait suite à l’Asie, tient à l’Égypte et à l’Éthiopie. L’une de ses côtes, celle qui nous fait face, décrit depuis Alexandrie, où elle commence, presque jusqu’aux Colonnes d’Hercule, une ligne droite, interrompue seulement soit par les Syrtes et quelques autres enfoncements moins considérables, soit par les saillies des caps qui forment ces différents golfes. Mais la côte qui borde l’Océan, après avoir suivi jusqu’à une certaine distance de l’Ethiopie une direction parallèle à celle de la première, se rapproche sensiblement du nord, réduisant ainsi la largeur du continent jusqu’à ne plus former qu’un promontoire, dont l’extrémité, terminée en pointe, tombe un peu au delà des Colonnes d’Hercule, ce qui donne à la Libye la forme d’un trapèze. On s’accorde à dire, et M. Pison, ancien préfet de cette province, nous a confirmé le fait, que l’aspect de la Libye est proprement celui d’une peau de panthère. Ce qui la fait paraître ainsi toute tachetée, c’est le grand nombre d’oasis qui s’y trouvent (les Égyptiens appellent ainsi les divers centres de population que les sables arides du désert entourent de tous côtés). Mais ce n’est pas tout, et la Libye offre encore cette particularité d’être divisée en trois zones distinctes, à savoir : le long de notre mer une première zone d’une extrême fertilité dans la plus grande partie de son étendue, mais surtout dans la Cyrénaïque et dans tout le territoire dépendant de Carthage jusqu’à la Maurusie et aux Colonnes d’Hercule; puis, le long de l’Océan, une autre région passablement fertile; enfin une zone intermédiaire tout à fait stérile, qui ne produit rien que le silphium et qui n’est guère composée que de déserts âpres et sablonneux. On trouve, du reste, la même nature de terrain dans toute la partie de l’Asie située sous ce même parallèle, c’est-à-dire dans l’Éthiopie, la Troglodytique, l’Arabie et la côte de Gédrosie occupée par les Ichthyophages. Des peuples, maintenant, qui habitent la Libye, la plupart nous sont encore inconnus, car il est rare que des armées ou même des voyageurs étrangers parcourent cette contrée, et, d’autre part, on voit très peu d’indigènes venir de si loin visiter nos pays, sans compter que ceux qui y viennent mentent généralement ou ne disent pas tout ce qu’ils savent. Voici pourtant ce qui paraît résulter de leurs informations. Ils nomment Éthiopiens les peuples les plus méridionaux de la Libye, Garamantes (Tchad), Pharusiens (49) et Nigrites ceux qui habitent au-dessous de l’Ethiopie, et Gaetules (Tamacheqs noirs), les peuples placés au-dessous des précédents. Puis viennent, dans le voisinage ou sur le bord même de la mer : 1°, du côté de l’Égypte, les Marmarides, qui s’étendent jusqu’à la Cyrénaïque; 2°, au-dessus (au Sud) de la Cyrénaïque et des Syrtes, les Psylles, les Nasamous (Centre Tchad), quelques tribus aussi de Gietules (Tamacheqs noirs de Niger,Mali, Burkina, Libye etc), les Sintes (50), et enfin les Byzaciens, qui vont jusqu’à la Carchédonie ou province Carthaginoise. Au delà de ce pays, qui a une étendue considérable, commence le territoire des Numides, nation dont les tribus les plus connues portent les noms de Masyliéens et de Masaesyliens. Puis viennent les Maurusiens, les plus reculés de tous ces peuples. De Carthage aux Colonnes d’Hercule, le pays est généralement riche et fertile, mais déjà infesté de bêtes féroces, comme tout l’intérieur de la Libye. On peut même croire que le nom de Nomades, que porte une partie de ces peuples, leur est venu de ce qu’anciennement la multitude des bêtes féroces les avait mis dans l’impossibilité absolue de cultiver leurs terres. Aujourd’hui, sans cesser d’être d’excellents chasseurs (d’autant que les Romains contribuent singulièrement à entretenir leur adresse par cette fureur de thériomachies), ces peuples ont acquis en agriculture la même supériorité qu’ils avaient déjà dans l’art de la chasse. — Nous n’en dirons pas davantage au sujet des continents.
Pline l’Ancien : Histoire naturelle, livre5
X. [1] Le Nil, sorti de sources mal connues, coule à travers des lieux déserts et brûlants. Il promène ses eaux dans un espace d’une immense longueur, dont la connaissance est due à des récits pacifiques (11), et non aux guerres qui ont procuré la découverte de tous les autres paye. La source (autant qu’ont pu s’étendre les recherches du roi Juba) en est une montagne de la Mauritanie inférieure, non loin de l’Océan; il forme aussitôt un lac qu’on appelle Nilis. On y trouve, en fait de poissons, des alabètes (12), des coracins (IX, 32) et des silures (IX, 17); un crocodile en a été rapporté et consacré par Juba même, preuve que c’est bien le Nil, dans le temple d’Isis à Césarée, où on le voit encore aujourd’hui. …
[3] Reçu de nouveau dans les sables, il se dérobe encore une fois dans des déserts de vingt journées de marche, jusqu’aux confins de l’Éthiopie; et lorsqu’il a reconnu derechef la présence de l’homme, ils s’élance, sans doute jaillissant de cette source qu’on a nommée Nigris. Là, séparant l’Afrique de l’Éthiopie, les rives en sont peuplées, sinon d’hommes, du moins de bêtes et de monstres: créant des forêts dans son cours, il traverse par le milieu l’Éthiopie, sous le nom d’Astapus, mot qui, dans la langue de ces peuples, signifie une eau sortant des ténèbres.

Ethymologie du mot Afrique dans les premiers textes de l’Antiquité :
Dans la bible antique Sefer Jasher (livre du Juste) 7v14 et 28v22, Epher ou Aféra (tribu des Afar en Erythrée qui aurait donné le mot Afrique comme nom du Continent) est fils de Heth fils de Canaan.
Dans les écrits de Tite-Live (livres 21, 23, 27 et 30) où le mot Afrique ou africain est apparu pour la premères fois, le mot Afrique est synonyme de Libyens au sens large d’Hérodote. Chez Tite-Live, le mot Afrique ou africains désigne une race d’hommes (noirs) par rapport aux phéniciens qui sont déjà un peuple mixte ou métisse de cananéens noirs d’origine érythréenne, de philistins blancs d’origine grecque crétoise. Chez Sylax (Pseudo-Sylax) et Hérodote, la Libye est clairement égale à tout le continent africain. Tite-live associe le mot Afrique ou africains aux libyens (des noirs) et aussi aux phéniciens (noirs carthaginois originaire de phénicie anciennement originaire de la Corne de l’Afrique ou Erythrée). Pline l’Ancien (V, 30) nous apprend qu’au sud de l’Aurès et du chott Hodna, c’est le Nigris (le fleuve Niger) qui formait la limite entre l’Afrique et l’Ethiopie. Sur son nom avait été formé l’ethnique Nigritae* (Pline, V, 43 ; St. de Byzance, s.v. Nigrêtes, éd. A. Meineke, p. 474). L’historien Salluste parle ainsi de l’Afrique « L’Afrique est une partie du monde qui, à l’ouest, s’étend vers le sud ; elle est séparée des autres régions par de grands fleuves (le Nil et le Niger) ou d’immenses déserts (Ouest Soudan) ; et je pense qu’elle est d’autant moins connue que la plupart de ses animaux et de ses serpents se nourrissent d’entrailles. » Maniant volontiers l’arc (Strabon, XVII, 3, 7), ce qui les rapproche des Ethiopiens, ces Nigritae (le Niger) sont distingués des Ethiopiens par la plupart des auteurs latins, mais non par Ptolémée (IV, 6, 5, p. 743). Le fleuve Nigris prenait sa source chez des Ethiopiens, les Tarraelii et les Oechalices mentionnés par Pline (V, 44), tandis qu’une fontaine Nigris -ou la source du Nigris ? (fons Nigris : Pline, VIII, 77 cf. Pomponius Mêla, III, 96)- était localisée, plus à l’ouest apparemment, sur le territoire des Ethiopiens Hesperii (« occidentaux »). Le roi Juba 2 de Numidie y voyait (faussement) la source du Nil. Selon Mêla, les indigènes l’appelaient Nuchul (Nunc dans le manuscrit de base). Le Nigris (le fleuve Niger) en est donc venu à être un grand fleuve. Il constituait une limite commode pour l’esprit entre les Libyens et les Ethiopiens, ou, si l’on préfère, entre l’Afrique et l’Ethiopie.
HISTOIRE DE BERBERES BLANCS
Les textes classiques
La vraie histoire des Berbères blancs appelés ‘numides’ ou ‘Massæsyles’ dans l’antiquité :
La vraie histoire des Berbères blancs appelés ‘numides’ ou ‘Massæsyles’ dans l’antiquité :
Les berbères caucasiens : des scythes qui se croient plus amazighs que les noirs tamasheqs sahélo-sahariens :
Les amazighs (berbères blancs) sont un mélange de kurdes (Mèdes irano-arméniens J1, J2, G, R1a, R1b, F) selon Salluste et d’arabes ou crétois arabisés (Phénico-Palestiniens E-M81, J1, E-M123 etc) selon Procope. D’autres auteurs classiques comme Strabon et Pline associent respectivement les numides (ancêtres des berbères blancs) aux scythes et aux araméens.
Selon Procope, les Maures de Maurétanie Tingistane et césarienne sont d’origine phénico-palestinienne, c’est à dire que les Maures de l’antiquité étaient arabes avant qu’une partie de ces maures adoptent la langue des berbères authentiques noirs africains, c’est ce qui explique la présence de l’haplogroupe E-M81 chez les Guanches du 1 er siècle qui étaient probablement une colonie des expéditions du roi numide Juba II client de Rome.
Les Berbères blancs ne sont ni les anciens carthaginois ni les anciens libyens guétules ou mélano-gétules ! L’empire carthaginoise a été détruits par les romains avec la complicité des Berbères blancs (numide ou ‘scythes nomades de Libye’) qui sont en fait des européens scythibères ou numides (selon Strabon Livre 1 et 2) et d’origine mèdo-arménienne selon Salluste rapportant le roi numide Hiempsal dans son livre sur Jugurta. Les berbères blancs (numides) sont venus s’installer en Afrique principalement au temps des guerres puniques qui ont opposés les romains au carthaginois puniques entre l’an -264 et l’an -146. En effet, Tite-Live et Polybe disent que Hanibaal a disposé les bataillons ibériques de son armée en Afrique et les bataillons africains en Espagne. La mythologie grecque prouve clairement que les ibères occidentaux sont originaires de la scythie caucasienne ou l’ibérie orientale à travers les mythes de l’armée d’Hercule rapportés par Hiempsal et les traditions anciènes rapportés par Strabon (et Celsius) sur les ibères, les celtes qui sont des scythes nomades d’Espagne (ibérie) et de Libye (Afrique).
A la base, les berbères blancs appelés numides dans l’antiquité étaient des scythes nomades (tribus irano-arméniennes). Chassés d’Asie par les Massagètes (Nord de l’Iran, du Pakistan et de l’inde) selon Hérodote Livre 4 (et Plutarque, Vie de Marius) et ensuite expulsés de l’Asie du Sud-Ouest par les Mèdes, les scythes nomades se sont installés en Kimmérie ou Cimmérie c’est-à-dire à l’Est de l’Ukraine (Hérodote Livre 4 Chapitre 11). Hérodote parle donc des scythes nomades qui habitaient en Asie. Cinq siècles plus tard, Strabon (Livre 1. Ch 26) est le premier à rapporter des auteurs plus anciens, la présence des scythes nomades parmi les celtes et les ibères en Occident (Espagne). Au 2 ième siècle après EC, Celsius parle des scythe nomades de la Libye, c’est-à-dire les numides ancêtres des amazighs, qui sont de culture iconoclaste comme les perses. Par contre les scythes royaux sont iconophiles selon Hérodote. Nous savons que les Gétules (antiques Tamacheq ou berbères noirs) sont iconophiles.
C’est donc depuis l’Espagne que les Scythes nomades, désormais appelés numides sont passés en Afrique comme le rapporte le roi numide Hiempsal qui reconnait l’origine irano-arménienne des numides. Mais ce que disent les rois numides Hiempsal, Juba 2 et l’historien juif Flavius en lien avec cette migration associé à l’armée mythique d’Hercule (v. l’an -1300) n’est pas crédible. Selon Pline l’ancien, le mot araméen (signifiant syrien ou assyrien) désignait les scythes chez les auteurs anciens. Cette curieuse affirmation de Pline l’Ancien trouve un écho remarquable chez Hérodote et Flavius qui disent tous deux que Hercule est l’ancètre des scythes et des berbères blancs eux aussi descendant des scythes. Flavius va jusqu’à rapporter que Hercule, l’ancètre mytique des berbères blancs sophaques, est le beau-fils d’Abraham qui est aussi un araméen (un scythe donc) selon Deuteronome 26v5. Danc ce verset, la bible utilise le terme Aramy qui signifie entre autres, descendants d’Aram. Or Aram est dans la table des nations (Genèse chapitres 10 et 11) selon Flavius, l’ancètre des arméniens (par son fils Oul), des araméens (syriens de Damas par son fils Ouz) et de certaines tribus anatoliennes (par son fils Loud père des Lydiens). Les traditions plus anciènne (Flavius ou Tabari) disent que le bateau de Noé, ancëtre d’Abraham s’est posé en Arménie. Un autre indice qui prouve que Abraham est un scythes d’Arménie (un scythe du caucase). A en croire Pline donc, le mythique Abraham est lui-même un scythe (c’est-à-dire araméen) et Flavius nous informe que plusieurs tribus berbères issues de l’armée d’Hercule sont des descendants d’Abraham par Kétura qui est aussi la matriarche des parthes comme qui vivent les scythes selon Pline l’Ancien. Cette origine des berbères blancs qui vivent dans les pays voisins de la colonne d’Hercule (Jibraltar) liée à Hercule et à son beau-père Abraham montre clairement que les berbères blancs ont des ancètres indo-européens scythes ou ibères qui sont devenus entre autre culturellement des arabes, des perses et des arméniens. Une autre curiosité non moins négligeable est le fait que les scythes ibères sont présents aussi bien dans le caucase arméniens qu’en occident (Espagne-Portugal). Abraham, l’ancètre araméen des juifs est lui-même qualifié d’hébreu (ou ébry). La proximité entre hébreux (ébry ou apirou), ibères antiques (occidentaux d’Espagne-Portugal) et ibères antiques du Caucase saute aux yeux. En tout cas, c’est ce que pense aussi entre autres Oscar Vladislas de Lubicz Milosz, un aristocrate d’origine baltique, bien établi, diplomate, grand passionné d’exégèse biblique et de préhistoire. Ces deux peuples ibères sont tous deux liés aux expéditions vers l’ouest de l’armée d’hercule et donc aux scythes ou ibères orientaux d’Arménie antique. Les affirmations selon lesquelles Araméens et ibères signifies scythes d’après les anciens, respectivementt selon Pline l’ancien et Strabon, prennent tout leurs sens et on comprend pourquoi le mythe rapporté par Flavius fait d’Hercule le beau-fils d’Abraham, Abraham étant à la fois qualifié d’Araméen et d’hébreu (Ebry) dans la bible. Ainsi donc, les traditions de Hiempsal, de Flavius et de Pline se consolident dans l’identité scythe du mythique Abraham. Les scythes cimmériens placent leur plus lointain ancêtre mille ans avant Darius soit vers l’an -1500. L’époque où les scythes vivaient au Nord de l’inde avant d’être chassés par les massagètes, devraient être encore plus ancienne donc.
Ce raisonnement par la mythologie est confirmé par la génétique des populations qui donne une origine orientale à l’haplogroupe E-M81. Les porteurs modernes des plus anciennes variantes ou variantes souches de E-M81 sont en orient (arabes syriens, arabes israéliens, arabe iraqiens et allemands). Une première hypothèse veut que, le E-M81 étant lié aux magrebins, E-M81 représente donc la tribu des scythes ibères liés à Zeus-Papaïos et Hercule alors que J1 sera le clan des scythes ibères araméens ou arméniens liés à Abraham ancètre éponyme des arabes, des juifs et des spartiates antiques d’où seraient issu les romains du Latium etc …Il n’est même pas possible d’exclure la possibilité que l’haplogroupe E-M81 soit introduit au Maghreb depuis les pays arabes de l’orient car aucun squelette préislamique retrouvé à ce jour, ne porte le E-M81 dans le Maghreb. Les seuls restes humains anciens qui portent le génome E-M81 sont les guanchès des îles canaries. Dans cette seconde hypothèse, la persistance des dialectes amazighs chez 15 % des magrhébins s’expliquerait par la trasmission maternelle de la langue par les femmes mélanogétules violées par les arabo-musulmans, hypothétiques porteurs du E-M81 et chez la minorité d’hommes mélano-gétules E-M78 et A/B qui ont survécu aux violes, massacres et aux génocides arabo-musulmans. En tout cas, les deux hypothèses sont confortées par le craractère extrèmement récent du TMRCA de l’haplogroupe E-M183 (vers l’an -500) sous clade du E-M81 (vers l’an -2600) qui représente 45 % des maghrébins. Même les tribus amazighes ne portent pas spectaculairement moins le J1 (15 à 20 %) que les maghrébins arabophones (20 à 30 %). Ainsi, le E-M81 serait ibérique numinde ou ou arabe probablement hilalien. En effet, les touareg ou tamacheq isolés du Sahel (notament le Niger) et les tamacheq de Siwah en Egypte ne portent quasiment pas le E-M81. Le E-M81 est porté généralement à forte densité par les berbères amazighs proches des cotes de la méditerranée plus accèssibles aux envahisseurs et au métissage notamment au niveau de la colonne d’Hercule et de la Tunisie. La présence remarquable du E-M81 dans le nord de l’Espagne et au Nord Est de la Turquie (Arménie antique) va dans le sens de l’origine scythe ibère du E-M81 c’est-à-dire de la première hypothèse. Au fond, les deux hypothèses (ibéro-scythique ou arabo-musulman de l’origine du E-M81), ne sont pas contradictoires, car Abraham, le beau-père d’Hercule est aussi d’origine scythe ibérique (araméen ou Ebry-hébreu) et il est possible que Abraham (en supposant qu’il a existé) avait certainement des E-M81 dans son armée des ‘trois cents’ à la spartiate. Ce qui expliquerait la présence des porteurs modernes des plus anciennes souches du E-M81 en Syrie et en Palestine (arabes syriens et israéliens). Ceci signifierait dont que les E-M183 (alias PF2477 ou PF2546) sont des numides ibériques et le reste des E-M81 berbérophones sont des arabes probablement hilaliens qui ont changé de langue. L’haplogroupe E-Z827 (apparu depuis 24 000 ans) et ses sous clades majoritaires non liés au E-M81, notament le E-M123 et sa sous clade E-M84 ont des descendants aujourd’hui clairement de culture et d’origine indo-arienne ou caucasienne comme le J1 (apparu il y a 18 300 ans) et J2 (il y a 18 900 ans). Comme nous l’avons démontré, les porteurs scythes ou ibères du E-M81 étaient des indo-aryens à la base. Nous savons que les langues afrasienne sont apparues il y a 13 000 ans en Afrique dans des populations porteuses du A, B, E-M2 (E1b1a) et notament E-M78 (E1b1b1a). Les ancètres des hébreux ou ibères ou encore hébreux étaient des indo-aryens caucasiens avant d’adopter les langues afrasiennes sinaïtique au moyen orient en Irak, en Syrie et en Palestine antique où ont eu lieu les premiers contactes entre les races proto-afrasienne venus d’Afrique par l’Egypte et Djibouti et caucasienne ibères orientaux. Nous avons un cas d’école avec les philistins qui étaient des grecs originaires de l’ïle de Crète près du Péloponaise portant entre autre l’haplogroupe J2, qui ont adopté la lanques des noirs phéniciens à leur arrivée au pays de Canaan. Même à l’intérieur de la bible, les expressions langue hébreue ou langue des hébreux sont absentes, la seule fois que la bible a désigné la langue parlée par les israélites ou hébreux, il a été question de ‘’la langue de Canaan Esaïe 19v18. D’ailleurs, une partie des juifs de l’antiquité ont la même origine grècque crétoise ou spartiate que les philistins comme le confirme Tacites Livre 5 et le livre du Deuteronome 2v23, Amos 9v7, 1 Samuel 14v21 et les livres des Maccabées qui parle de l’origine commune des ibères ou hébreux juifs, spartiates et lacédémoniens etc.
Enfin, Strabon dit que les assyriens ressemblent aux aryens (dont font partie les scythes) et souligne la proximité des mots arabe, arménien et araméen. Les scythes, ancètres des berbères blancs, apparaissent en Europe centrale puis dans la péninsule ibérique au VII ième siècle avant EC. C’est dans la période des premières guerres puniques (vers l’an -300) qu’il faut donc placer l’arrivée des scythes ou des numides maurétaniens en Afrique depuis l’Espagne. Strabon dit clairement que les ibères sont des scythes et les appelle numides. Selon Pline l’ancien, les annales anciennes parlent des ‘Ours de Numidie’ et il est claire qu’il n’y a pas d’Ours en Afrique, ce qui prouve encore que Strabon a raison d’associer les numides (scythes nomades) à la péninsule ibérique. Tite-Livre fait clairement la différence entre les ibères de Maurétanie et de Numidie et les africains. Pour Tite-Livre, les numides ne sont pas africains. Tite-Livre dit que les numides et les maures (ibères de maurétanie) sont des cannibales, Celsius (cité par Origène) dit que les scythes numides de Libye sont aniconistes et cannibales. L’aniconisme et le canibalisme sont deux pratiques ou traditions scythes présentes chez leurs descendants de Maurétanie et de Numidie comme le rapporte Tite-Live. Dans la période chrétienne, les textes (Procope Livre II) parle des Massagètes (peut-être des E-M123 ?), un autre peuple irano-arménien proche des scythes qui était déjà eux aussi en Afrique du Nord avant l’arrivée des Vandals que ces Massagètes ont d’abord combatus avant de s’alier à eux contre les numides (E-M81 et J1). L’ethnonyme Amazigha absent des textes classiques désignant les numides, est simplement une forgerie des séparatistes berbéristes autochtonistes du Maghreb. Les berbères blancs d’Afrique du Nord sont principalement d’Haplogroupe E-M81 et accessoirement d’haplogropue J1. Les sous-clades du E-Z827 les plus proches du E-M81 à savoir le E-M123 (Arménie, Est Centre Turquie, arabes syriens, Jordaniens et Saoudiens) et le E-M84 (arabes syriens, Jordaniens, dont la moitié des kowétiens de la tribu Al-Awazem). En plus, la majorité des numides de l’antiquité parlaient punique comme les cartaginois, une langue proche de l’arabe et de l’araméen ou syriaque adoptée par les scythes orientaux appelé araméens selon Pline. Les premiers berbères ou tamacheq étaient des noirs appelés éthiopiens, gétules ou mélano-gétules.
Selon Hérodote, les berbères d’Egypte antique sont noirs car les ammoniens sont des éthiopiens selon Hérodote et la bible qualifie le fils de Shéshonk appelé Zerakh (Ozorko) d’éthiopien ou Koushite 2 Chroniques 14v9. Selon la bible et Hérodote, les pharaons Libyques étaient des noirs, c’est-à-dire des éthiopiens. Le pharaon Shéshonk n’est dont ni scythe, ni numide encore moins un amazighen descendant de scythes numide. Les antiques ammoniens et leurs descendants plus ou moins métissés de l’Oasis de Siwah en Egypte, sont des populations d’origines négro-africaines et n’ont rien à avoir avec les scytho-amazighen. L’histoire et la génétique des populations le prouvent clairement avec les haplogroupes E-M78, R-V88, A et B dominant chez eux. Les gétules ou mélano-gétules qui sont les ancètres non pas des scytho-amazighens ou kabylo-chleus, mais des tamasheq ou vrais amazighs sont des descendants de éviléens (Havila) descendants de Koush fils de Cham selon l’historien Flavius.
Il est donc ridicule de voir aujourd’hui les berbères blancs (majoritairement E-M81 et accessoirement J2) se croire plus amazighen que les tamacheq noirs Sahelo-Sahariens (notament du Niger) dont les ancètres sont les inventeurs de la langue berbère et de l’écriture dite libyque appelé écriture éthiopienne par les grecs de l’antiquité. Diodore dit clairement que l’écriture des égyptiens et de leurs autres institutions viennent tous des éthiopiens antiques c’est-à-dire les noirs Sahélo-Sahariens et de l’Afrique de l’ouest et du centre. L’appellation écriture libyque est une forgerie raciste des historiens occidentaux qui veulent aussi faire croire que les peuples libyques autochtones de l’antiquité étaient des blancs alors que de Hésiode à Diodore en passant par le grand Hérodote, les peuples libyques de l’antiquité étaient des noirs.
Le mot nomade est aussi utilisé pour désigner les européens occidentaux appelés celtibères dans l’antiquité. Les tribus de la partie orientale de la Numidie portaient le nom de Massyles, et celles de la partie occidentale celui de Massæsyles ; divisés politiquement en « deux royaumes numides », ils seront unifiés par Massinissa vers 205 av. J.-C., âge d’or du royaume. La Numidie avait pour capitale Cirta (l’actuelle ville de Constantine), son cœur se situerait dans l’actuel Constantinois. Berbères sédentaires ou semi-nomades, les Numides étaient répartis en différentes tribus. Les Numides se distinguent des Maures, regroupés en fédérations peuplant l’Ouest de l’Afrique du Nord et des Gétules dans les confins sahariens4.
La Numidie a eu plusieurs rois, des « agellid », les plus célèbres étant Syphax, Massinissa, Micipsa, Jugurtha, Juba Ier. Le royaume doit son succès à l’action de Massinissa, et à l’alliance avec Rome.
La Numidie devient prospère après son unification, comporte plusieurs villes et une civilisation originale. L’agriculture céréalière est particulièrement développée dans le Constantinois et le commerce méditerranéen dans l’Ouest de la Numidie. Les Carthaginois sont complètement évincés des places littorales et de l’Est de l’ Afrique et des campagnes militaires sont lancées à l’est jusqu’en Tripolitaine.

Les amazighs sont des indo-aryens crétois-mycéniens et arabes Philistins d’origine Méde irano-arménienne venus en Afrique vigne et via l’Égypte à l’époque assyrienne et perse vers le 6 ième siècle av EC (majoritairement d’haplogroupe E-M81 puis accessoirement E-M123, J1 et J2 …) qui ont changé de langue au contact des noirs Gétules de l’antiquité (E-M78, A, B et E-M2 Tamacheq berbères noirs du Nord Algérie, sud Tunisie) et des noirs libyques (Tamacheq ou berbères noirs du Maroc notamment du Draâ). Ces gétules et libyques sont les descendants des Taforaltiens (E-M78) qui vivaient en Afrique du Nord depuis la nuit des temps et qui avaient 37% d’ascendance sub-saharienne. La génétique confirme l »origine orientale des amazighs car les haplogroupes E-M84 , E-M34 (E-M123) cousins direct de E-M81(E-M183) sont caucasiens , anatoliens, iraniens et arabes ! 80% des arabes *Hassani*, venus d’Arabie au XIII è siècle, sont des E-M81 et 60% des arabes de la tribu *Awazem* sont d’haplogroupe E-M84 (E-M123). Ces Philistins avant de devenir arabes en Phénicie étaient des indo-aryens installés dans la Crète mycénienne. Une étude génétique de 2017 prouve que la Crète mycénienne du 2 ième millénaire av EC avait des origines iraniennes et Arménienne. La science très rigoureuse de la génétique des populations confirme donc les traditions rapportées par les rois numides Hiempsal et Juba 2 respectivement à travers les auteurs antiques Salluste, Plutarque puis Procope qui parlent respectivement d’une origine perse, Mède irano-arménienne et mycénienne puis enfin phénicienne-palestinienne pour les Berbères blancs ou numides (Macae, Myssisilii Myssilii et Mauri). La majorité des arabes du Mali sont d’haplogroupe E-M81 sans être linguistiquement touareg. C’est la théorie eurocentriste de l’Égypte antique blanche qui a fait qu’à partir des années 1980 et depuis l’an 2010, les Berbères blancs amazighs se sont mis dans la propagande d’une origine autochtones africaine alors que les ancêtres des amazighs jusqu’au début du 20 ième siècle parlaient encore de leur origine Philistine, arabe, iranienne et Mède irano-arménienne. La fausse théorie de l’autochtonie des amazighs (berbères blancs) est simplement la version magrebine de la fausse théorie de l’Égypte antique blanche. Les deux propagandes sont intimement liées car les amazighs disent que la 22 ième dynasties des pharaons d’Egypte dont le pharaon Shéshonk est d’origine Amazigh alors que selon Hérodote, tous les pharaons étrangers ou libyques sont des éthiopiens (c’est à dire des noirs dont les Tamacheq de Siwah ou Ammoniens E-M78, A, B, R-V88, E-M2 ou les noirs Nubiens soudanais). Une autre preuve est que les touareg ou Tamacheq (éviléens fils de Koush fils de Ham Gn 2v11, 10v7 du Niger et de Siwah) qui sont les plus isolés par le Sahara et très loins du pourtour Méditerranéen, sont toujours noirs et très peu mulâtres avec des génome ou haplogroupes liés au noirs sub-sahariens (Afrique de l’Ouest ou Corne de l’Afrique). Une étude génétique de 2018 démontre clairement le caractère récent du TMRCA de l’haplogroupe dite »amazighs » E-M183 (E-M81) et démontre clairement son origine orientale phénicienne (Philistine) avec la base de données de yfull. Cette étude confirme clairement la tradition rapportée par Flavius et Procope qui donnent une origine Philistine aux berbères Numides Mauri.
Sur le plan de la mythologie abrahamique de la bible et du Talmud, on peut même dire que les Amazighs ont les mêmes ancêtres mythiques que les arabes orientaux et les Parthes iraniens car ces deux peuples sont des descendants d’Abraham et de Hagar (alias Kétura selon les Targum et le Talmud) à en croire les traditions rapportées par Flavius et l’historien arménien Moïse de Chorène. Ainsi donc, les amazighs ou berbères blancs descendent de Abraham et de Hagar (une princesse »égyptienne » Hyksos). Ainsi, la mythologie biblique abrahamique fait la distinction entre
- les Hammoniens (ou Ammoniens de Siwah en Egypte), les Libyques et les Tamacheq ou Touaregs noirs qui descendent de Leabym (Libys) fils de Misraïm fils de Ham et de Hévilah fils de Koush fils de Ham d’une part
- et les Amazighs ou berbères blancs (Sophaques ou Mauri etc) qui sont des descendants du mythique Abraham et de son épouse Hagar (étrangère) appelé Kétura puis notamment de Hercule (beau-fils d’Abraham) d’autre part (sources : Flavius, Procope, Isidore, Idriss al Nubiensis etc )…
Les Madians (Madianites) que Moïse et les Hébreux ont combattu à l’époque de l’exode en Palestine ont un lien évident les Mauri (Numides) qui sont d’origine Mède selon Salluste. Bien que le récit biblique du Pentateuque est une invention de l’époque perse, grecque et romaine, la bible permet de faire le lien entre les Mauri d’origine palestinienne et Mède et les Madians (Madianites) qui sont à y voir de plus près, des traditions qui raconte l’histoire d’un même peuple. Les Madianites (Madians ou Mèdes) sont des descendants d’Abraham comme les Parthes iraniens, les grecs spartiates, les Hébreux. Il est évident donc que les Berbères Sophaques descendants d’Abraham et de Hercule dont parle Flavius sont les Mauri Phéniciens d’origine palestinienne de Procope qui sont le même peuple que les Madians (Madianites) descendants d’Abraham (et de Kétura alias Hagar) des récits bibliques de l’exode. Le nom Madian utilisé par la bible pour désigner ce peuple de descendants d’Abraham a clairement un lien avec l’origine Mède des Mauri. On sait aussi qu’en langue arménienne et en langue libyque antique (voir Salluste et Strabon), Mède se dit Mauri ou Mar ou Marer ou Mark et que les mots Marrakech signifiant ‘’Mèdes du pays de Kush’’, Maroc (Maurétanie) etc viennent de Mar ou Mark ou Marer qui signifie Mède ou Mèdes dans la langue arménienne. En langue arménienne, »pays des mèdes » se dit »Maraktan », un mot qui rappelle fortement les mots Maurétanie Tingistane (Maroc) et Maurétanie césarienne (Algérie). Madian du Pentateuque a clairement un lien avec les mots Modin (1 Maccabées 2v1) et Médine (ville d’Arabie où vécu le prophète islamique Muhammad). On sait aussi que la tombe du grand-Père du prophète islamique Muhammad se trouve à Gaza en Palestine, pays d’origine des Mauri ancêtres des Numides dont sont issu les Amazigh.
Hébreux, ibères et scythes
https://deltademaya.com/presence-des-hebreux-a-donana/





La différence entre Amazigh et Touareg
Génétiquement, les amazighs (berbères blancs) et les tamacheq (touareg noirs et claire foncés) ne sont pas identiques ! Les amazighs (descendants des numides) sont des kurdes c’est-à-dire des Mèdes irano-arméniens (sources : Hiempsal/Salluste, Pline, Strabon) et crétois arabisés c’est-à-dire des Phénico-Palestiniens d’origine crétoise et mycénienne (sources : Juba2/Plutarque, Procope, Flavius, Idriss al Nubiensis etc) venus en Afrique via l’Égypte à l’époque assyrienne et perse. Les quatres principaux peuples numides de l’antiquité sont les Mauri, les Massylii, les Massyssilii, les Macae. Les tamacheq par contre sont des autochtones d’Afrique, on les appelait Gétules, ils étaient généralement classés dans le groupe des peuples noirs éthiopiens et parfois rarement dans le groupe des peuples noirs libyens, les berbères tamacheq de Siwah en Egypte, du Niger, Burkina Faso et Mali (E-M2, E-M78, A, B, R-V88 etc) sont différents des amazighs (E-M81/M183, J1, J2, F etc) ! Les tamacheq ou Touaregs de l’AES sont plus proches des Berbères de Siwah génétiquement, les amazighs sont un autre groupe carrément d’origine eurasienne ou indo-aryenne ! 75% des touaregs ou Tamacheq portent des génomes typiquement africains ou sub-sahariens (E-M2, E-M78, A/B, R-V88 etc). Une partie des Tamacheq ou touareg du Mali sont plus claires de peaux seulement par brassage avec les arabes Hassaniya du Mali. Les arabes Hassaniya sont aussi à 80% des porteurs de l’haplogroupe E-M183/E-M81 qui n’est pas du tout spécifiquement Amazighs, cet haplogroupe comporte d’ailleurs plusieurs (six) sous-clades d’origines diverses.
Donc les Touaregs n’ont rien à avoir avec les amazighs car proximité linguistique et parenté génétique ne sont pas forcément synonyme… Les amazighs sont des berbérophones alors que les tamacheqs sont les Berbères authentiques.




Hérodote : les arméniens (ancêtres des berbères) sont une colonie des phrygiens, aucune torah n’existait au temps d’Hérodote
Hérodote, Livre VII Polymnie :
LXXIII. L’armure des Phrygiens approchait beaucoup de celle des Paphlagoniens; la différence était fort petite. Les Phrygiens s’appelèrent Briges, suivant les Macédoniens, tant que ces peuples restèrent en Europe et demeurèrent avec eux ; mais, étant passés en Asie, ils changèrent de nom en changeant de pays, et prirent celui de Phrygiens. Les Arméniens étaient armés comme les Phrygiens, dont ils sont une colonie. Les uns et les autres étaient commandés par Artochmès, qui avait épousé une fille de Darius.
Diodore : les crétois (ancêtres juifs et des philistins eux meme ancêtres des berbères) sont d’origine Phrygienne
DIODORE DE SICILE, HISTOIRE UNIVERSELLE., TOME PREMIER : LIVRE V. Traduction française : l’abbé TERRASSON.
XXXIX. De l’île de Crète, aujourd’hui Candre.
LES HABITANTS de cette île disent que leurs premiers ancêtres s’appelaient Étéocrètes et étaient autochtones. Leur roi nommé Crès fut auteur de plusieurs inventions très considérables et toutes utiles à l’île en particulier et aux hommes en général. Selon leur mythologie la plupart des dieux sont nés chez eux et surtout ceux qui ont acquis les honneurs divins par leurs bienfaits. Nous rapporterons ici leurs actions en abrégé, dans l’ordre qu’ont suivi les plus célèbres historiens de la Crète. Les premiers Crétois dont la mémoire se soit conservée habitaient sur le mont Ida et s’appelaient Dactyles Idéens. Selon quelques‑uns ils étaient au nombre de cent. Mais selon d’autres, le nom de Dactyles qu’on leur a donné, marque qu’ils n’étaient que dix, ou autant que l’homme a de doigts à ses deux mains. Quelques historiens, entre lesquels est Éphore, prétendent néanmoins que les Dactyles Idéens sont nés sur le mont Ida de Phrygie, et qu’ils passèrent en Europe à la suite de Minos. Comme ils étaient magiciens, ils s’appliquaient avec soin aux enchantements et pratiquaient des cérémonies secrètes de sorte qu’étant allés dans la Samothrace, ils étonnèrent extrêmement ces insulaires par leurs prestiges. Orphée né dans ce temps‑là avec un talent extraordinaire pour la poésie et pour la musique fut leur disciple et porta le premier en Grèce les mythes sacrés. Les Dactyles Idéens passent pour avoir découvert l’usage du feu, du cuivre et du fer, et l’art de travailler ces métaux, dans la montagne de Bérécinthe, au pays des Antisaptères, en Crète, et c’est par ce service important rendu aux hommes qu’ils ont mérité les honneurs divins. On ajoute que l’un d’eux fut nommé Hercule, et qu’ayant surpassé tous les autres en réputation il institua les jeux Olympiques : qu’ainsi ce n’est que par une équivoque de nom, que la postérité attribue cette institution à Hercule fils d’Alcmène. Ils en allèguent pour preuve les paroles et les anneaux d’enchantement que plusieurs femmes empruntent encore aujourd’hui de ce Dieu, comme ayant été maître dans l’art magique et dans les mystères sacrés, ce qui ne convient aucunement à l’Hercule fils d’Alcmène. Après les Dactyles Idéens on place neuf Curètes. Les uns les font naître de la terre, et les autres les donnent pour fils des Dactyles. On croit qu’ils habitaient sur des montagnes couvertes de forêts ou dans des rochers coupés en précipice ; en un mot on leur suppose des retraites formées par la nature, sur ce qu’on n’a jamais découvert aucun indice de leur demeure. On vante beaucoup leur intelligence et leurs inventions. Ils ont les premiers assemblé des troupeaux de moutons, ils ont assujetti au service des hommes des animaux autrefois sauvages, ils ont enseigné la manière d’entretenir des ruches à miel, ils ont introduit l’usage de l’arc et de la chasse, ils ont enfin appris aux hommes mêmes à vivre ensemble et à mettre de l’union et de la règle dans leur société. Ce sont eux aussi qui ont inventé l’épée aussi bien que les danses militaires. C’est par le bruit qui accompagne celles‑ci qu’ils empêchèrent Saturne d’entendre les cris de Jupiter enfant, dont l’éducation leur avait été confiée par Rhéa, sa mère, à l’insu de son mari. Pour raconter cette histoire avec ordre, nous devons remonter un peu plus haut.
Hiempsal, Récits de l’Antiquité Selon Salluste rapporté du roi numide Hiempsal II
Selon Jugurtha ;
Numide = métisse de Perses+gétules
Maures (maurokès = maroc) = métisse de Mèdes+Arméniens+libyens
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/salluste/jugurtha.htm
Hiempsal selon Salluste : Guerre de Jugurthra, fragment sur l’origine des Numides selon leur roi ancêtre Hiémpsal, les numides ou berbères descendent des Arméniens (Arménie, Mèdes et Perse) de l’armée d’Hercule
XVII. – Mon sujet parait comporter un court exposé sur la position de l’Afrique et quelques mots sur les nations que nous y avons eues pour ennemies ou pour alliées. Quant aux régions et aux peuplades qui, en raison de la chaleur, des difficultés de toute sorte et de leur état désertique, ont été moins visitées par les voyageurs, je ne saurais rien en dire de certain. Sur les autres, je m’expliquerai brièvement.
Dans la division du globe, la plupart des auteurs ont fait de l’Afrique une troisième partie du monde ; quelques-uns ne comptent que l’Asie et l’Europe et placent l’Afrique en Europe (Europe ou Ereb ou Maghreb est un mot d’origine phénicienne qui signifie Occident ou Ouest). L’Afrique a pour limites, à l’ouest, le détroit qui réunit la méditerranée à l’Océan, à l’est un plateau incliné, appelé par les habitants Catabathmon. La mer y est orageuse, la côte sans ports, la terre fertile, propre à l’élevage, sans arbres, sans eaux de pluie, sans sources. Les hommes sont vigoureux, agiles, rudes à l’ouvrage ; ils meurent généralement de vieillesse, sauf le cas de mort violente par le fer ou les bêtes féroces ; rarement ils succombent à la maladie. Les animaux malfaisants sont nombreux.
Quels ont été les premiers habitants de l’Afrique ? Quels sont ceux, qui y sont venus ensuite ? Comment s’est effectué le mélange ? je pense sur ces points autrement que la majorité des auteurs. Les livres carthaginois attribués au roi Hiempsal m’ont été expliqués : ils s’accordent avec les idées des gens de là-bas ; je vais les résumer, laissant d’ailleurs à mes répondants la responsabilité de leurs dires.
XVIII. – L’Afrique, au début, était habitée par les Gétules (des noirs mélonogétules ou Berbères noirs) et les Libyens (des noirs nubae, éthiopès, nigri, ammoniens, adurmakidae, autololes etc selon Silius Italicus), rudes, grossiers, nourris de la chair des fauves, mangeant de l’herbe comme des bêtes. Ils n’obéissaient ni à des coutumes, ni à des lois, ni à des chefs ; errants, dispersés, ils s’arrêtaient à l’endroit que la nuit les empêchait de dépasser. Mais, après la mort d’Hercule en Espagne – croyance africaine, – son armée composée de peuples divers, ayant perdu son chef et voyant plusieurs rivaux se disputer le commandement, se débanda bien vite. Les Mèdes, les Perses, les Arméniens passèrent en Afrique sur des bateaux et occupèrent les territoires les plus rapprochés de la Méditerranée. Les Perses s’établirent plus prés de l’Océan, renversèrent les coques de leurs navires pour en faire des cabanes, parce qu’ils ne trouvaient point de matériaux dans le pays et n’avaient aucun moyen de faire des achats ou des échanges en Espagne : l’étendue de la mer et leur ignorance de la langue leur interdisaient tout commerce. Insensiblement, ils s’unirent aux Gétules par des mariages ; et, comme ils avaient fait l’ai de plusieurs régions, allant sans cesse d’un lieu dans un autre, ils se donnèrent le nom de Nomades. Aujourd’hui encore, les maisons des paysans numides, qu’ils appellent mapalia, sont allongées, aux flancs cintrés, et font l’effet de carènes de bateaux.
Aux Mèdes et aux Arméniens s’unirent les Libyens qui vivaient plus près de la mer d’Afrique, les Gétules étant plus sous le soleil, non loin des pays caniculaires -, et bien vite ils bâtirent des places fortes ; séparés de l’Espagne par le détroit, ils pratiquaient des échanges avec ce pays. Petit à petit, les Libyens altérèrent le nom des nouveau-venus et, dans leur langue barbare, les appelèrent Maures au lieu de Mèdes.
La puissance des Perses ne tarda pas à s’accroître ; et, dans la suite, sous le nom de Numides, les jeunes, en raison de la superpopulation, se séparèrent de leurs pères et s’installèrent dans la région voisine de Carthage appelée Numidie ; puis, s’appuyant sur les anciens habitants, ils se rendirent, par les armes ou la terreur, maîtres des régions voisines, et se firent un nom glorieux, ceux surtout qui s’étaient avancés plus près de la Méditerranée, parce que les Libyens sont moins belliqueux que les Gétules. Enfin, presque tout le nord de l’Afrique appartint aux Numides ; les vaincus se fondirent avec les vainqueurs, qui leur donnèrent leur nom.
XIX. – Dans la suite, les Phéniciens, poussés, les uns par le désir de diminuer chez eux la population, les autres par l’ambition d’étendre leur empire, engagèrent à partir la plèbe et des gens avides de nouveautés, qui fondèrent Hippone, Hadrumète, Leptis, et d’autres villes sur les côtes méditerranéennes ; très vite ces cités prospérèrent et furent, les unes l’appui, les autres la gloire de leur patrie. Quant à Carthage, j’aime mieux n’en rien dire que d’en parler brièvement ; aussi bien ai-je hâte d’aller où mon sujet m’appelle. …
LXXX. – Après la prise de Thala, Jugurtha comprend qu’il n’y a pas de force capable de résister à Métellus. A travers de grands déserts il part avec quelques hommes et arrive chez les Gétules, peuplade sauvage et barbare, ignorant même à cette époque le nom de Rome. De cette foule éparse il fait un bloc ; il l’habitue petit à petit à marcher en rangs, à suivre les drapeaux, à obéir aux commandements, bref à se façonner aux exercices de guerre. De plus, par de beaux présents et de plus belles promesses, il amène à son parti ceux qui touchaient de près au roi Bocchus et, avec leur aide, entreprend ce roi pour le déterminer à entrer en guerre contre Rome ; résultat obtenu d’autant plus aisément et plus vite, qu’au début des hostilités, Bocchus avait envoyé une députation à Rome demander un traité d’alliance et d’amitié, et que cette offre, alors si avantageuse, avait été repoussée à la suite de l’intervention de quelques hommes aveuglés par la cupidité et habitués à faire marché du bien comme du mal. D’autre part, Jugurtha avait précédemment épousé une fille de Bocchus. Mais le mariage n’est pas chez les Numides et les Maures une chaîne bien lourde, le même individu pouvant, suivant ses ressources, prendre plusieurs femmes, dix et même davantage, et les rois encore plus. Entre cette foule de femmes se partagent les sentiments du mari ; aucune n’est vraiment pour lui une compagne, et il fait aussi peu de cas des unes que des autres.
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/salluste/jugurtha.htm
Résumée
Salluste consacra les chapitres XVII et XIX de son ouvrage Bellum Iugurthinum à une digression sur le pays de l’Afrique du Nord et ses habitants, d’après les traditions numides et les livres puniques du roi Hiempsal II. Après une description du pays — limites, climat, faune et flore —, l’historien présente les Gétules et les Libyens comme les premiers habitants de l’Afrique. Le demi-dieu Hercule mourut en Espagne selon la « croyance africaine », et son armée composée de divers peuples se démantela. Les Mèdes, les Perses, les Arméniens de son armée passèrent par bateau en Afrique et s’établirent sur la côte[95]. Les Perses s’établirent à l’ouest, « plus près de l’Océan », habitant dans les coques renversées de leurs bateaux, faute de matériel de construction. Ils s’allièrent par mariage avec les Gétules. Conduits à se déplacer sans cesse, ils se donnèrent le nom de « Nomades » (Numides)[96]. Salluste tient pour preuve de ce récit les habitations des paysans numides, rappelant celles des coques renversées de l’armée d’Hercule. Les Mèdes et les Arméniens s’unirent aux Libyens. Ils « bâtirent des places fortes » et « pratiquaient des échanges commerciaux avec l’Espagne ». Altérant le nom des Mèdes, les Libyens indigènes se seraient mis à les appeler Maures. Par la suite, les Perses et les Gétules grandirent en puissance et s’installèrent à l’ouest de Carthage sous le nom de Numides. Enfin, ils annexèrent la Libye. La presque totalité du nord de l’Afrique fut annexée par les Numides ; « les vaincus se fondirent avec les vainqueurs, qui leur donnèrent leur nom de Numides ».
Ainsi donc, à partir de la région de Catabathmon, qui sépare l’Égypte de l’Afrique, on rencontre d’abord, en suivant la mer, Cyrène, colonie de Théra, puis les deux Syrtes, et entre elles, Leptis, puis les autels des Philènes, limite, du côté de l’Égypte, de l’empire carthaginois, et, en continuant, d’autres villes puniques. Les territoires à la suite, jusqu’à la Mauritanie, appartiennent aux Numides ; les peuples les plus rapprochés de l’Espagne sont les Maures. En arrière de la Numidie sont, dit-on, les Gétules, les uns vivant dans des cabanes, les autres, plus barbares encore, allant à l’aventure. Derrière sont les Éthiopiens, et plus loin enfin, les pays brûlés par le soleil.
Au moment de la guerre de Jugurtha, la plupart des places puniques et les territoires Carthaginois que nous possédions depuis peu, étaient administrés par des magistrats romains. Presque tous les Gétules et les Numides jusqu’au fleuve Mulucha étaient sujets de Jugurtha. Tous les Maures avaient pour roi Bocchus, qui ne connaissait que de nom le peuple romain, et que nous ignorions nous-mêmes comme ennemi ou comme ami. De l’Afrique et de ses habitants, j’ai dit tout ce qui était nécessaire à mon sujet.
Ainsi, les ancètres des berbères blancs amazighs se donnent des origines perses ou scythes via l’Espagne. Mais les berberes blancs (amazighen) d’aujourd’hui disent qu’ils sont des autochtones africains ! Les origines des amazighens sont en Espagne. D’autres auteurs comme Celsius (Origène) les appellent les scythes nomades de Libye ou scythibère !
Les berbères numides sont donc des Perses arméniens venu s’installer en Espagne. Au temps des guerres puniques, les cartaginois pheniciens les ont recruté dans leur armée, c’est à cette époque que les numides ont trahi l’Afrique d’Hannibal pour recevoir en Cadeau de leurs maitres romains les terres des maures et des cartaginois ! La preuve est qu’il n’y a pas d’Ours en Afrique.
Si on suppose que c’est l’armée multi-ethnique d’Hannibal qui se cache derrière l’armée légendaire du dieu Hercule, ça devient claire que vous êtes des Perses venus s’installer en Afrique via l’Espagne
Tout devient claire ! L’appellation Scythes nomades de Libye de Celsius prend tout son sens.
Juste parce que la civilisation égyptienne éblouit les amazighens, ils renient reniez les traditions de leurs ancètres pour dire que c’est eux qui ont fondé l’Égypte.
Les textes classiques disent que les numides sont avec les allemands et les Perses les seuls peuples aniconiste de l’antiquité avant même les juifs.
Le lien entre les allemands aryens et les Perses iraniens n’est plus à démontrer !
Le fũrher a le génome berbère, ce n’est pas étonnant non ?
Ce n’est pas pour rien qu’Hitler a le même génome que les berberes blancs !
C’est pour ça que les amazighs dans leur idéologie nazi, cherhchent par tous les moyens à prouver aux noirs africains qu’ils sons un sous-homme, des animaux comme le furheur rabessé les juifs, les roumes et les noirs africains.
Hitler le führer a le même sang que les amazighens Chleuhs !
Les numides resemblent aux singes nasiques et istiti et ont une idéologie de nazis !
Pour les blancs berbérophones, c’est facile de dire sans aucune preuve que les Haratines amazighs noirs ou arabophone qui vivent dans le Maghreb sont des esclaves d’origine sub-saharienne ! Mais quand les africains leur disent preuve à l’appui que les amazighophones blancs descendants donc des numides et des ‘’maures’’ ont des ancètres qui viennent de l’antique Arménie médo-perses via l’Espagne avec comme argument Hiempsal, Tite-live, Strabon, Pline et la génétique, les blancs amazighophones répondent aux africains en leur disant de parler de leur pays le Congo, le Niger ou le Togo dont les frontières sont des créations moderne de l’occident ! L’histoire de chaque africain se raconte avec l’Afrique toute entière car les peulhs par exemple se retrouve du Soudan au Sénégal. Un marocain amazighophone qui s’magine des ancètres pharaonique en Egypte antique au lieu de la Turquie de l’Arménie et de la Perse, est beaucoup plus ridicule qu’un bantou congolais qui trouve que les pharaons y compris Shéshonk et Osorko étaient ses ancètres.
Ainsi, autant les noirs haratines qui parlent arabes en Afrique n’ont pas leur ancètre noirs venus d’Arabie Saoudite mais en Afrique du Nord car étant les autochtone descendants des libyens éthiopiens et gétules de l’antiquité, autant les berbères blancs qui parlent amazighs en Afrique n’ont ni d’Ancètre lointains blancs en Afrique avant la période des guerres puniques, l’Afrique était totalement peuplé de noirs. Les berbères blancs descendants de numides et des blancs de maurétanie antique ont des ancètres arméniens médo-perses venus du moyen-orient via l’Espagne comme le confirme le roi antique Numide hiempsal et la science de la génétique ainsi que l’historien antique Tite-live, Strabon et Pline. Leurs ancètres blancs, en quittant l’Arménie antique se sont d’abord installés en Espagne avant de passer en Afrique dans la période des guerres puniques.


Pline l’ancien Livre 5 et 6 : Les berbères blancs ou numides sont des scythes et les scythes sont appelés araméens en Orient
Pline l’ancien Livre 5 Ch : les berbères blancs appelés pharusiens descendent des perses de l’armée d’Hercule, Hercule est aussi l’ancêtre éponyme des scythes ancêtres des numides et donc des berbères blancs, en Orient scythe signifie araméen
« VIII. (VIII) [1] Dans l’intérieur de l’Afrique, du côté du midi, au-dessus des Gétules, et après avoir traversé des déserts, on trouve d’abord les Libyégyptiens, puis les Leucéthiopiens; plus loin, des nations éthiopiennes : les Nigrites, ainsi nommés du fleuve dont nous avons parlé (V, 4) ; les Gymnètes, les Pharusiens (berbères blancs) qui atteignent l’Océan, et les Pérorses que nous avons nommés (V, 1, 10), sur les confins de la Mauritanie. Tous ces peuples sont bornés du côté de l’orient par de vastes solitudes, jusqu’aux Garamantes, aux Augyles et aux Troglodytes. Rien n’est plus vrai que l’opinion de ceux qui placent au delà des déserts d’Afrique deux Éthiopies, et, avant tous, d’Homère (Od.,I, 23), qui divise en deux les Éthiopiens, ceux de l’orient et ceux du couchant. …
ChVIII – [2] Le Nigris (le fleuve Niger) a la même nature que le Nil ; il produit le roseau, le papyrus et les mêmes animaux ; la crue s’en fait aux mêmes époques; il a sa source entre les Éthiopiens Taréléens et les Oecaliques. La ville de ceux-ci, Mavis, a été placée par quelques-uns dans les déserts; et à côté les Atlantes, les Aegipans, demi-bêtes, les Blemmyes, les Gamphasantes, les Satyres, les Himantopodes. Les Atlantes, si nous ajoutons foi aux récits, ont perdu les caractères de l’humanité; ils n’ont point entre eux de noms qui les distinguent; ils regardent le soleil levant et couchant en prononçant des imprécations terribles, comme contre un astre funeste à eux et à leurs champs; ils n’ont pas de songes, comme en ont les autres hommes. [3] Les Troglodytes creusent des cavernes, ce sont leurs maisons; la chair des serpents leur sert de nourriture; ils ont un grincement, point de voix, et ils sont privés du commerce de la parole. Les Garamantes ne contractent point de mariages, et les femmes sont communes. Les Augyles n’honorent que les dieux infernaux. Les Gamphasantes, nus, ignorants des combats, ne se mêlent jamais aux étrangers. On rapporte que les Blemmyes sont sans tête, et qu’ils ont la bouche et les yeux fixés à la poitrine. Les Satyres, excepté la figure, n’ont rien de l’homme. La conformation des Aegipans est telle qu’on la représente d’ordinaire. Les Himantopodes ont pour pieds des espèces de courroies, avec lesquelles ils avancent en serpentant. Les Pharusiens (berbères blancs) sont d’anciens Perses qui, dit-on, accompagnèrent Hercule dans son expédition aux Hespérides. Je n’ai pas trouvé d’autres renseignements sur l’Afrique. »
https://www.mediterranees.net/geographie/pline/livre5.html
Strabon, Géographie livre I ; Les assyriens resemblent aux ariens
34. … Il n’est pas nécessaire pourtant de changer cette leçon, qui est assurément fort ancienne ; mieux vaut croire que c’est le nom lui-même qui a éprouvé quelqu’une de ces altérations si fréquentes, si communes dans toutes les langues; et c’est précisément ce que certains grammairiens cherchent à mettre en lumière par la comparaison des lettres dans l’une et dans l’autre forme. Pour nous, nous serions tenté de préférer, comme plus sûr encore, le procédé de Posidonius, qui, même dans le cas présent, a cru devoir consulter la parenté et l’affinité primordiale des peuples pour retrouver l’étymologie du nom. Il est constant, en effet, que les nations arménienne, syrienne, arabe ont entre elles beaucoup de cette affinité et comme un air de famille qui se manifeste dans leurs langues, leurs genres de vie et leurs caractères physiques, là surtout où elles se trouvent être proches voisines, en Mésopotamie par exemple, pays dont la population appartient précisément à ces trois nations et où naturellement la ressemblance entre elles éclate davantage. Car, en admettant même que, par le fait des climats ou de la position géographique, il y ait quelque différence sensible des populations plus septentrionales aux populations méridionales et des unes et des autres aux populations intermédiaires, les caractères communs ne laissent pas que de prédominer. Ajoutons que les Assyriens et les Ariens offrent avec ces mêmes peuples, aussi bien qu’entre eux, une grande ressemblance. Eh bien ! De cette ressemblance entre les peuples, Posidonius conclut la ressemblance des noms eux-mêmes. Or, il est de fait que les peuples, que nous appelons Syriens, portent en syriaque le nom d’Arammæens, et qu’il y a de la ressemblance entre ce nom et ceux d’Arméniens, …
Pline l’ancien, Histoire Naturelle, Livre Six : en Orient scythe signifie araméen
XIX. (XVIII.) [1] Au-delà sont les peuples scythes ; les Perses les ont appelés en général Saces, du nom de la nation scythique la plus voisine ; les anciens les ont appelés Araméens. Les Scythes eux-mêmes donnent aux Perses le nom de Chorsares, et au Caucase celui de Groucasus, c’est-à-dire, blanchi par la neige. La multitude de ces peuples est innombrable, et ils vivent comme les Parthes. Les plus célèbres sont les Saces, les Massagètes, les Dahes, les Essédons, les Ariaques, les Rhymniciens, les Paesiques, les Amardes, les Histes, les Édons, les Cames, les Camaques, les Euchates, les Cotières, les Antarians, les Piales, les Arimaspes, nommés auparavant Cacidares, les Aséens, les Oetéens, les Napéens et les Apelléens, deux peuples qu’on dit avoir péri : fleuves célèbres, le Mandragaeus et le Caspasius. Nulle part les divergences des auteurs ne sont plus grandes, sans doute à cause du grand nombre et de la vie errante de ces nations. Alexandre le Grand a rapporté, lui aussi, que l’eau de la mer Caspienne était douce; et M. Varron raconte que de l’eau de cette mer ayant été apportée à Pompée, qui commandait dans le voisinage pendant la guerre de Mithridate, fut trouvée telle : sans doute la masse d’eau des fleuves qui s’y jettent triomphe de l’amertume du sel. Le même auteur a écrit qu’il fut reconnu sous Pompée qu’en sept jours on arrive de l’Inde dans la Bactriane sur le bord du fleuve Icare, qui se jette dans l’Oxus; et que les marchandises de l’Inde, amenées de la par la mer Caspienne dans le Cyrus, peuvent être transportées par terre, en cinq jours au plus, jusqu’au Phase, qui tombe dans le Pont-Euxin. Dans toute cette mer il y a beaucoup d’îles; la plus connue est Tazata.
MOÏSE DE KHORÈNE
HISTOIRE D’ARMÉNIE
LIVRE II.
Ch. i.
Histoire des temps intermédiaires de nos ancêtres.
Je vais maintenant, dans ce second livre, te raconter l’histoire particulière de notre pays, depuis le règne d’Alexandre jusqu’à celui du saisit et vaillant Tiridate (Dertad) le Grand.[1] Je te dirai successivement les actes de valeur et d’éclat, les ordonnances et les institutions de chacun des princes qui sont issus d’Arsace (Arschag), roi des Perses, et notamment de Valarsace (Vagharschag), son frère,[2] établi par lui roi de notre nation; enfin, de tous les monarques de sa race qui se sont succédé sur le trône de père en fils, et ont été appelés Arsacides (Arschagouni) du nom d’Arsace. Ses descendants se multiplient et forment une nombreuse lignée; mais, d’après l’ordre établi, il n’y a qu’un seul prince d’appelé à ce pouvoir suprême. D’ailleurs, j’écris rapidement ce qui nous intéresse, et je néglige le reste, car, pour les autres nations, ce qu’ont dit une foule d’historiens suffit.
Alexandre de Macédoine, fils de Philippe et d’Olympias,[3] vingt-quatrième descendant d’Achille,[4] après avoir soumis à ses lois le monde entier, laisse par son testament son empire à plusieurs [généraux],[5] de telle sorte que l’empire de tous est appelé l’empire des Macédoniens; puis il meurt. Ensuite, Séleucus, régnant à Babylone, ravit les États de ses compagnons. Il soumet les Parthes, après une guerre terrible, et fut appelé par cette raison Nicator (Nicanor). Après trente et un ans de règne, il laissa le royaume à son fils Antiochus, surnommé Soter, qui régna dix-neuf ans. Antiochus, dit Théus, lui succède [et règne] dix ans; mais, la onzième année, les Parthes secouent le joug des Macédoniens, et par suite le brave Arsace monte sur le trône. Il était de la race d’Abraham, du lignage de Cétura,[6] en accomplissement de la parole du Seigneur à Abraham: « De toi sortiront les rois des nations.[7] » …
Ch. lxviii.
Des races royales d’où sont issues celles des Parthes.
Depuis Adam, le vingt et unième patriarche est Abraham, comme le prouve l’Histoire sainte, et d’Abraham descend la race des Parthes. Sara étant morte, dit l’Écriture, Abraham prit pour femme Céthura de laquelle naquirent Emran et ses frères, qu’Abraham, pendant sa vie, sépara d’Isaac, en les envoyant en Orient.[264] C’est de ceux-là qu’est issue la race des Parthes, de qui descend le brave Arschag, qui secoua le joug des Macédoniens, et régna dans la terre des Kouschans pendant trente et un ans. Après lui, son fils Ardaschès régna vingt-six ans, puis le fils d’Ardaschès, Arschag, surnommé le Grand, qui tua Antiochus et établit Vagharschag, son frère, comme roi d’Arménie en le nommant son second, Aschag, étant allé à Pahl, occupa le trône cinquante-trois ans; c’est pourquoi ses descendants sont appelés Pahlav, comme aussi les descendants de son frère Vagharschag sont nommés Arschagouni (Arsacides) du nom de leur ancêtre. Voici les rois Pahlav: après Arschag le Grand, Arschagan prend le pouvoir la trentième année de Vagharschag, roi d’Arménie, et règne trente ans. Ensuite Arschanag[265] trente et un ans, puis Archèz vingt ans, puis Arschavir quarante-six ans. Celui-ci eut trois fils et une fille, comme je l’ai dit plus haut.[266] Le nom de l’aîné est Ardaschès, celui du second Garên, celui du troisième Sourên, et la fille s’appelait Goschm.
Strabon Livre I : Les ouest-africains sont d’Origine Soudanaise et l’Atlas est au Cameroun, les berbères blancs sont d’origine espagnole et sont de race irano-arménienne (scythes E-M81 et J2)
« 26. … Éphore, enfin, rapporte une autre tradition fort ancienne, qu’on peut supposer sans invraisemblance avoir été connue d’Homère : suivant cette tradition, qui avait cours, dit-il, parmi les Tartessiens, les Éthiopiens auraient poussé leurs incursions dans l’intérieur de l’Afrique jusqu’au Dyris [ou Atlas] (73) et y auraient laissé une partie des leurs, tandis que le reste se serait répandu tout le long du littoral; or Éphore conjecture que c’est le fait de cette séparation qui a suggéré à Homère l’expression suivante :‘’Les Éthiopiens divisés en deux nations aux extrémités de la terre.’’27. Voilà déjà ce qu’on pourrait répondre à Aristarque et à ses partisans ; mais il y a maint autre argument plus plausible encore à faire valoir, pour achever de décharger le poète de l’imputation de grossière ignorance qui pèse sur lui. Ainsi, en me reportant aux opinions des anciens Grecs, en voyant comment ils comprenaient tout ce qu’ils connaissaient de peuples septentrionaux sous le seul et même nom de Scythes, ou sous celui de numides qu’emploie Homère, et comment plus tard, avec le progrès des découvertes dans l’Occident, ils adoptèrent aussi pour cette partie de la terre des dénominations générales, soit les noms simples de Celtes et d’ibères, soit les noms mixtes de Celtibères et de Celloscythes, étant réduits par ignorance à ranger ainsi sous une seule et même dénomination des peuples séparés et distincts, je crois pouvoir affirmer que le nom d’Éthiopie désignait de même pour eux toute la région méridionale de la terre baignée par l’Océan. Et voici qui le prouve. C’est d’abord un passage du Prométhée déchaîné d’Eschyle (74):
Silius Italicus ; BOOK II:148-187 EURYDAMAS IS KILLED BY ASBYTE, LIVRE II:148-187 EURYDAMAS EST TUÉ PAR ASBYTE
L’épouse d’Ulysse, mais elle fut trompée par les artifices de cette chaste femme qui, chaque nuit, dénouait les fils de sa toile. Il prétendit qu’Ulysse s’était noyé en mer, mais l’Ithaque punit ce discours d’une mort véritable, sans mensonge, lui accordant des funérailles, sans mariage. Or, son dernier rejeton, Eurydamas, fut tué sur le champ de bataille ibérique, des mains d’une princesse numide ; et le char sombre résonna, roulant sur ses os brisés, poursuivant sa course rapide.
Celsius : Discours véritable de Celsius vers l’an 180 ap ec : les scythes nomades de la Libye, ancêtres des berbères blancs
Origène, Celsius L 5 cite Hérodote : « Les Scythes croient qu’il n’y a rien moins que du mal à manger des hommes : et parmi les Indiens, il y en a même qui se font un devoir de piété de manger leurs pères (Livr. III). C’est le même Hérodote qui nous l’apprend … Que les Scythes disent aussi, tant qu’il leur plaira, que leur Papée est le grand Dieu, nous ne le leur accorderons point, nous qui reconnaissons bien un grand Dieu, mais qui ne voulons pas que Papée soit son nom propre ; nom qu’affecté en cette qualité la puissance à laquelle il est échu de présider sur la nation des Scythes, sur leur langue et sur leurs déserts. Car pour ce qui est du nom appellatif, qui répond à celui de dieu, dans la langue des Scythes; »
Origène, Celsius Livre 7 « Ils ne supportent pas de voir des temples, des autels ni des simulacres. Ils ont cela e commun avec les Scythes-nomades de la Libye, les Sères (apparentés au scythes) qui n’ont pas de Dieu, et les autres nations les plus impies et les plus sauvages. Les Perses sont aussi dans le même sentiment, comme Hérodote le marque dans ce passage de son histoire : « Je sais de bonne source que chez les Perses les lois ne permettent pas d’élever d’autels, de temples, de simulacres : on taxe de folie ceux qui en érigent. C’est apparemment qu’ils pensent qu’on ne saurait attribuer aux Dieux une origine ni une forme humaine, comme font les Grecs 360. » Toutefois, Héraclite écrit quelque part : « Ils adressent des prières à ces simulacres : si l’on ignore absolument ce que c’est que les Dieux et les héros, autant parler à des pierres. 361»
HÉRODOTE HISTOIRE, LIVRE 4
XI. On en raconte encore une autre à laquelle je souscris volontiers. Les Scythes nomades qui habitaient en Asie, accablés par les Massagètes, avec qui ils étaient en guerre, passèrent l’Araxe et vinrent en Cimmérie ; car le pays que possèdent aujourd’hui les Scythes appartenait autrefois, à ce que l’on dit, aux Cimmériens. Ceux-ci, les voyant fondre sur leurs terres, délibérèrent entre eux sur cette attaque. Les sentiments furent partagés, et tous deux furent extrêmes ; celui des rois était le meilleur. Le peuple était d’avis de se retirer, et de ne point s’exposer au hasard d’un combat contre une si grande multitude ; les rois voulaient, de leur côté, qu’on livrât bataille à ceux qui venaient les attaquer. Le peuple ne voulut jamais céder au sentiment de ses rois, ni les rois suivre celui de leurs sujets. Le peuple était d’avis de se retirer sans combattre, et de livrer le pays à ceux qui venaient l’envahir ; les rois, au contraire, avaient décidé qu’il valait mieux mourir dans la patrie que de fuir avec le peuple. D’un côté, ils envisageaient les avantages dont ils avaient joui jusqu’alors ; et, d’un autre, ils prévoyaient les maux qu’ils auraient indubitablement à souffrir s’ils abandonnaient leur patrie.
Les deux partis persévérant dans leur première résolution, la discorde s’alluma entre eux de plus en plus. Comme ils étaient égaux en nombre, ils en vinrent aux mains. Tous ceux qui périrent dans cette occasion furent enterrés, par le parti du peuple, près du fleuve Tyras, où l’on voit encore aujourd’hui leurs tombeaux. Après avoir rendu les derniers devoirs aux morts, on sortit du pays et les Scythes, le trouvant désert et abandonné, s’en emparèrent.
XII. Ou trouve encore aujourd’hui, dans la Scythie, les villes de Cimmérium et de Porthmies Cimmériennes. On y voit aussi un pays qui retient le nom de Cimmérie, et un Bosphore appelé Cimmérien. Il paraît certain que les Cimmériens, fuyant les Scythes, se retirèrent en Asie, et qu’ils s’établirent dans la presqu’île où l’on voit maintenant une ville grecque appelée Sinope. Il ne paraît pas moins certain que les Scythes s’égarèrent en les poursuivant, et qu’ils entrèrent en Médie. Les Cimmériens, dans leur fuite, côtoyèrent toujours la mer ; les Scythes, au contraire, avaient le Caucase à leur droite, jusqu’à ce que, s’étant détournés de leur chemin et ayant pris par le milieu des terres, ils pénétrèrent en Médie. …
XVIII. Quand on a passé ce dernier fleuve, on rencontre d’abord l’Hylée, vers les côtes de la mer. Au-dessus de ce pays sont les Scythes cultivateurs. Les Grecs qui habitent les bords de l’Hypanis les appellent Borysthénites ; ils se donnent eux-mêmes le nom d’Olbiopolites. Le pays de ces Scythes cultivateurs a, à l’est, trois jours de chemin, et s’étend jusqu’au fleuve Panticapes ; mais celui qu’ils ont au nord est de onze jours de navigation, en remontant le Borysthène. Plus avant, on trouve de vastes déserts au-delà desquels habitent les Androphages, nation particulière, et nullement scythe. Au-dessus des Androphages, il n’y a plus que de véritables déserts ; du moins n’y rencontre-t-on aucun peuple, autant que nous avons pu le savoir. …
XIX. A l’est de ces Scythes cultivateurs et au delà du Panticapes, vous trouvez les Scythes nomades, qui ne sèment ni ne labourent. Ce pays entier, si vous en exceptez l’Hylée, est sans arbres. Ces nomades occupent à l’est une étendue de quatorze jours de chemin jusqu’au fleuve Gerrhus.
XX. Au delà du Gerrhus est le pays des Scythes royaux. Ces Scythes sont les plus braves et les plus nombreux ; ils regardent les autres comme leurs esclaves. Ils s’étendent, du côté du midi, jusqu’à la Tauride ; à l’est, jusqu’au fossé que creusèrent les fils des esclaves aveugles, et jusqu’à Cremnes, ville commerçante sur le Palus-Maeotis. Il y a même une partie de cette nation qui s’étend jusqu’au Tanais. Au nord, au-dessus de ces Scythes royaux, on rencontre les Mélanchlaenes, peuple qui n’est point scythe. Au delà des Mélanchlaenes, il n’y a, autant que nous pouvons le savoir, que des marais et des terres sans habitants. …
LIX. Quant à leurs autres lois et coutumes, les voici telles qu’elles sont établies chez eux. Ils cherchent à se rendre propices principalement Vesta, ensuite Jupiter, et la Terre, qu’ils croient femme de Jupiter ; et, après ces trois divinités, Apollon, Vénus-Uranie, Hercule, Mars. Tous les Scythes reconnaissent ces divinités ; mais les Scythes royaux sacrifient aussi à Neptune. En langue scythe, Vesta s’appelle Tabiti ; Jupiter, Papaeus, nom qui, à mon avis, lui convient parfaitement ; la Terre, Apia ; Apollon, Oetosyros ; Vénus-Uranie, Artimpasa ; Neptune, Thamimasadas. Ils élèvent des statues, des autels et des temples à Mars, et n’en élèvent qu’à lui seul.
Deuteronome : Abraham, un scythe nomade ancêtre des parthes comme qui vivent les scythes, car scythe = araméen
Deutéronome 26 …4Le sacrificateur recevra la corbeille de ta main, et la déposera devant l’autel de l’Eternel, ton Dieu. 5Tu prendras encore la parole, et tu diras devant l’Eternel, ton Dieu: Mon père était un Araméen nomade; il descendit en Egypte avec peu de gens, et il y fixa son séjour; là, il devint une nation grande, puissante et nombreuse. 6Les Egyptiens nous maltraitèrent et nous opprimèrent, et ils nous soumirent à une dure servitude.…
Plutarque, vie de Marius : Scythes cimbres = barbares envahisseurs Espagne 9
11. Mais cette envie et cette haine, ces invectives contre Marius, furent bientôt assoupies et dissipées par le danger qui, du côté du couchant, vint menacer tout à coup l’Italie. Rome n’eut pas plutôt senti le besoin qu’elle avait d’un général habile, et cherché des yeux quel était le pilote qui pouvait la sauver dans une guerre qui s’élevait sur elle comme une affreuse tempête, que voyant les citoyens des maisons les plus nobles et les plus riches refuser de se mettre sur les rangs pour demander le consulat, Marius, quoique absent, y fut nommé tout d’une voix[7]. À peine on savait à Rome la prise de Jugurtha, qu’on y porta la nouvelle de l’invasion des Teutons et des Cimbres. Tout ce qu’on rapportait du nombre et de la force de leurs armées parut d’abord incroyable ; mais ce qu’on disait se trouva bientôt au-dessous de la vérité. Ils étaient trois cent mille combattants, tous bien armés, et ils traînaient à leur suite une multitude beaucoup plus nombreuse de femmes et d’enfants, pour qui ils cherchaient des terres capables de nourrir cette multitude immense, et des villes où ils pussent s’établir ; car ils savaient qu’avant eux les Celtes avaient conquis sur les Toscans la contrée la plus fertile de l’Italie. Comme ces Barbares avaient peu de commerce avec les autres peuples, et qu’ils habitaient des pays très éloignés, on ignorait à quelles nations ils appartenaient, et de quelles contrées ils étaient partis, pour venir, comme une nuée orageuse, fondre sur les Gaules et sur l’Italie. Leur grande taille, leurs yeux noirs, et le nom de Cimbres, que les Germains donnent aux brigands, faisaient seulement conjecturer qu’ils étaient de ces peuples de la Germanie qui habitent sur les bords de l’océan Septentrional ; d’autres disent que la Celtique, contrée vaste et profonde, s’étend depuis la mer extérieure et les climats septentrionaux, situés à l’est, jusqu’aux Palus Méotides, et touche à la Scythie Pontique ; que ces deux nations voisines, s’étant unies ensemble, sortirent de leur pays, non en même temps et par une seule émigration ; mais que chaque année, au printemps, elles se mettaient en campagne, et attaquaient les peuples qui se trouvaient sur leur passage. Bientôt, par des conquêtes successives, elles s’étendirent dans tout le continent ; et quoique chaque peuple eût un nom différent, on donnait à toute leur armée celui de Celto-Scythes. Selon d’autres enfin, une portion de ces Cimmériens, qui furent les premiers connus des anciens Grecs, portion peu considérable eu égard à la nation entière, prit la fuite, ou fut chassée de son pays par les Scythes, à la suite de quelque sédition, et passa des Palus-Méotides dans l’Asie, sous la conduite de Lygdamis. Les autres, qui formaient la partie la plus nombreuse et la plus belliqueuse de la nation, habitaient aux extrémités de la terre, près de l’océan Hyperboréen, dans un pays couvert partout de bois et d’ombres épaisses, presque inaccessible aux rayons du soleil, qui ne peuvent pénétrer dans ces forêts, si vastes et si profondes qu’elles vont se joindre à la forêt Hercynie. Ils étaient placés sous cette partie du ciel où l’inclinaison des cercles parallèles donne au pôle une telle élévation, qu’il est presque le zénith de ces peuples, et que les jours étant, dans leur plus, longue comme dans leur plus courte durée, toujours en égalité avec les nuits, y partagent l’année en deux portions égales : ce qui a fourni à Homère l’idée de sa fable des enfers.
12. Voilà d’où partirent pour se rendre en Italie ces Barbares appelés d’abord Cimmériens, d’où leur vint ensuite vraisemblablement le nom de Cimbres. Au reste, ces faits sont plus fondés sur des conjectures que sur des preuves historiques ; mais la plupart des auteurs conviennent que leur nombre, loin d’être au-dessous de ce que nous avons dit, était encore beaucoup plus considérable. Leur courage et leur audace, leur force et leur vivacité dans les combats, étaient comparables à la violence et à l’impétuosité de la foudre ; rien ne pouvait leur résister, ni s’opposer à leur marche : tous les peuples, sur leur passage, étaient entraînés comme une proie facile. Plusieurs généraux romains, envoyés avec des armées puissantes pour commander dans la Gaule Cisalpine, avaient été honteusement enlevés ; et ce fut la lâcheté que ces chefs montrèrent contre les premières attaques de ces Barbares qui les enhardit à marcher vers Rome, encouragés par la facilité de leurs victoires sur tous les généraux qu’ils avaient eu à combattre, et par les richesses immenses qu’ils avaient amassées. Ils résolurent de ne s’établir nulle part, qu’ils n’eussent détruit Rome et ravagé toute l’Italie. Les Romains, à qui la nouvelle de cette résolution venait de toutes parts, appelèrent Marius à la conduite de cette guerre, et le nommèrent consul pour la seconde fois, quoiqu’il fût défendu d’élire quelqu’un qui serait absent, et qui n’aurait pas mis entre les deux consulats l’intervalle prescrit par la loi. Ceux qui voulurent s’opposer à son élection, en alléguant cette défense, furent repoussés par le peuple. « Ce n’était pas, disait-on, la première fois que la loi cédait à l’utilité publique, et le motif qui y faisait déroger en cette circonstance n’était pas moins pressant que celui qui avait déterminé leurs ancêtres à nommer, contre les lois, Scipion consul ; et lorsqu’ils l’avaient élu, ils n’avaient pas à craindre la ruine de leur ville ; ils ne voulaient que détruire Carthage. » Le peuple donc passa outre, et confirma sa nomination.
13. Marius, ayant ramené son armée d’Afrique, prit possession du consulat le premier jour de janvier, jour où commence l’année romaine ; il entra dans Rome en triomphe, et fit voir aux Romains un spectacle qu’ils avaient peine à croire : c’était Jugurtha captif. Personne n’aurait osé se flatter de voir finir cette guerre du vivant de ce prince, tant il savait se plier avec souplesse à toutes les variations de la fortune ! tant son courage était secondé par sa finesse ! On dit que pendant la marche du triomphe il perdit le sens, et que, la pompe finie, il fut conduit dans une prison où les licteurs, pressés d’avoir sa dépouille, déchirèrent sa robe, et lui arrachèrent les deux bouts des oreilles pour avoir les anneaux d’or qu’il y portait. Jeté nu dans un cachot, ayant l’esprit aliéné, il dit en souriant : « par Hercule, que vos étuves sont froides ! » Après avoir lutté six jours entiers contre la faim, en conservant toujours le désir et l’espérance de vivre, il trouva enfin, dans une mort misérable, la juste punition de ses forfaits. On porta, dit-on, dans ce triomphe, trois mille sept livres pesant d’or, cinq mille sept cent soixante-quinze d’argent, et dix-sept mille vingt-huit drachmes d’espèces monnayées.
14. Marius, après son triomphe, assembla le sénat ; et, soit distraction, soit abus insolent de sa fortune, il entra dans la salle avec sa robe de triomphateur ; mais, s’étant aperçu sur-le-champ de l’indignation de tout le sénat, il sortit ; et ayant remis sa robe prétexte, il revint prendre sa place. Quand il partit pour son expédition, il exerça ses troupes jusque dans leur marche ; il les accoutuma à faire toutes sortes de courses, et des traites fort longues ; il les obligea de porter leur bagage, et de préparer eux-mêmes leur nourriture : aussi, longtemps après, les soldats qui aimaient le travail, et exécutaient paisiblement et en silence tout ce qu’on leur ordonnait, étaient-ils appelés les mulets de Marius. D’autres, il est vrai, donnent une origine différente à ce proverbe ; ils disent qu’au siège de Numance, Scipion ayant voulu visiter non seulement les armes et les chevaux de ses soldats, mais encore leurs chariots et leurs mulets, pour voir si chacun les tenait en bon état et toujours prêts à servir, Marius amena son cheval qu’il pansait lui-même, et qui était très bien tenu, ainsi que son mulet, qui par son embonpoint, sa force et sa douceur, effaçait tous les autres mulets de l’armée. Le général, charmé de l’état où il voyait les bêtes de service de Marius et en ayant depuis souvent parlé, il passa en proverbe de dire, pour louer avec raillerie un homme laborieux, assidu et patient au travail, que c’était un mulet de Marius.
15. Il semble que dans cette occasion ce fut pour Marius une grande faveur de la fortune que les Barbares, par une sorte de reflux, aillent d’abord inonder l’Espagne : ce retard lui donna le temps d’exercer ses soldats, de leur inspirer du courage et de l’audace : et, ce qui était encore plus important, de leur apprendre à connaître leur général. Sa dureté dans le commandement, sa rigueur inflexible dans les punitions, une fois qu’ils eurent pris l’habitude d’obéir et de ne plus manquer à leur devoir, leur parurent également justes et salutaires. Quand ils eurent vécu quelque temps avec lui, ils virent que sa colère et ses emportements, l’âpreté de sa voix, l’air farouche de son visage, n’étaient plus redoutables pour eux, et ne le seraient que pour les ennemis. Mais rien ne les charmait tant que sa droiture dans les jugements. suite
Tacite, Saturne dieu des juifs et des Crétois selon Tacite Livre 5 Ch 2 :
II. Au moment où nous allons retracer le jour suprême d’une ville si fameuse, il paraît convenable d’en exposer aussi l’origine (1). Les Juifs, dit-on, fuyant de l’île de Crète, occupèrent les dernières terres de Libye (l’Ethiopie est une région de la Libye Sophonie 3v10), à l’époque où Saturne (Yahvé), vaincu par Jupiter (Zeus avec l’aide d’Osiris), fut chassé de ses États. On tire un argument de leur nom : Ida est une célèbre montagne de Crète, habitée par les Idaei mot dont l’addition barbare d’une lettre aura fait Judaei. Quelques-uns prétendent que, sous le règne d’Isis, l’Égypte regorgeant d’un excès de population s’en déchargea sur les terres voisines, et que la migration eut pour chefs Hiérosolymus et Juda. Beaucoup font des Juifs une race d’Éthiopiens (leuco-éthiopiens anciens peuples de la mer), que la crainte et la haine forcèrent, sous le roi Céphée (fils de Bélos roi d’Egypte), à changer de demeures; d’autres un assemblage d’Assyriens qui, faute de champs à cultiver, s’emparèrent d’une partie de l’Égypte, puis, se rapprochant de la Syrie, se bâtirent des villes et s’approprièrent les terres des Hébreux. Il en est enfin qui leur donnent une origine illustre; selon eux, les Solymes, nation célébrée dans les chants d’Homère (2), fondèrent une ville, et, de leur nom, l’appelèrent Hiérosolyma.
Tacite et l’origine du peuple juif et des Crétois
Au moment d’aborder le récit du siège de Jérusalem par Titus Tacite consacre à l’histoire du peuple juif une longue digression commençant par l’exposé des thèses contradictoires qui, à sa connaissance, avaient cours au sujet de l’origine de la nation vaincue. Il n’en énumère pas moins de six (1).
1. Les Juifs seraient venus de Crète au moment où Saturne, chassé par Jupiter, cessa de régner; le nom des Judéens, corruption d’Idéens, rappellerait le séjour de leurs ancêtres autour du Mont Ida. Un peu plus loin, traitant des institutions religieuses, Tacite revient sur l’origine idéenne (*): « suivant certains, le sabbat serait célébré en l’honneur de Saturne (Yahvéh), parce que la religion juive remonte aux Idéens qui partirent pour l’exil en même temps que le roi détrôné ». Un jeu étymologique analogue à celui par lequel Cl. Iolaos expliquait Judée par Oudaios, (1 Macb 12v6) nom d’un Sparte de Thèbes compagnon de Dionysos (3), est donc associé à une théorie de l’origine du sabbat fondée sur l’assimilation, bien connue ($), du jour juif du repos au jour de Kronos (Saturne). Tacite fournit la plus ancienne attes- tation en langue latine (après celle de Frontin) de la synonymie de sabbat et de Saturni dies (5); l’historiette evhémérisante bâtie autour des noms de l’Ida et de Saturne ne se lit nulle part ailleurs : elle ne saurait être antérieure au 1er siècle av. J.C., et on ne peut dire où et par qui elle a été imaginée.
(1) TACITE, Histoires, V, 2-3 (-Th. REINACH, Textes d’auteurs grecs et ro- mains relatifs au judatsme, p. 301).
(2) TACITE, V, 5.
(3) ÉTIENNE DE BYZANCE, s.v. ‘Iovdala ( Th. REINACH, Textes, p. 215).
(4) FRONTIN, Strateg. II, 1, 17; DION CASSIUS, XXXVII, 16; XLIX, 22; LXVI, 7.
(5) On a parfois cherché chez Tibulle (Eleg., I, 3) la plus ancienne allusion à un jour de Saturne qui serait le sabbat (Th. REINACH, Textes, p. 247). Mais rien n’indique que le poète songe à l’institution juive: il s’agit du Saturni dies de la semaine planétaire, jour néfaste (SCHÜRER, Zeitschr. neut. Wiss., VI, p. 25; BOLL, art. Hebdomas de PAULY-WISSOWA, c. 2573).
Dans l’Antiquité, le nom Kronos (latin Saturnus) était universellement appliqué au Dieu juif par les païens4.
- (en) Daniel E. Gershenson, « The Name Satan » [archive], Zeitschrift für die alttestamentliche Wissenschaft, volume 114, numéro 3, août 2002.
Tacite Livre V https://remacle.org/bloodwolf/historiens/tacite/histoires5.htm
Catina, Mar Apas Catina selon Khorenatzi : Gomer est l’ancètre des Arméniens
« … Tel est cet Haïg, fils de Thorgom, fils de Thiras, fils de Gomer, fils de Japhet, ancêtre des Haïasdani (Arméniens); tels sont ses races, ses descendances, et l’endroit de son séjour. Dès lors, dit [Mar Apas Catina], sa postérité commença à se multiplier et à remplir le pays. … »
Targum Palestinienne II Genèse 10v2-3 : Gomer est l’ancètre des phrygiens (dont les arméniens) et surtout des berbères
Targum palestinienne Genèse 10 v 2-3 The sons of Japheth, Gomer; and the name of their provinces, Afriki, and Garmania, and Madai, and Mokdonia, and Yatania, and Asia, and Tharki. And the sons of Gomer, and the name of their provinces, Asia and Pharkui (Phrygia) and Barberia. And the sons of Javan, Elisha, and the name of their provinces, Alastarasom, Italia, and Dordonia.
Le bereishit Rabbah Chapitre 37.1
» Les descendants de Japhet : Gomer, Magog, Madai, Javan ( Genèse 10:2 ) » : Rabbi Samuel fils d’Ammi dit : « C’est l’Afrique (afְrִykָh, numide ou berbères), la Germanie, la Médie, la Macédoine l’Isanie ». « Et Tiras » : Rabbi Simon a dit : « C’est la Perse ». Les rabbins ont dit : « Thrace ». » Les descendants de Gomer : Ashkenaz, Riphath et Togarmah (Genèse 10:3 ) »: Asie, Adiabène et Germanie. Rabbi Berechya a dit : « Germanica ». » Les descendants de Javan : Elishah et Tarsis ( Genèse 10:4 ) » : Hellas, Italia, Dardania. Un verset dit : « les Dodanim » et un autre verset dit « les Rodanim » ( 1 Chroniques 1 :Dodanim « parce qu’ils sont les enfants des oncles [ dodin ] d’Israël, Rodanim parce qu’ils sont allés les attaquer [ rodin ] ». Rabbi Chanina a dit : « Quand Israël a été placé en position haute, ils sont venus et leur ont dit, nous sommes les enfants de votre oncle [ dod-khen ], et quand ils sont placés en position basse, ils viennent les attaquer [ rodin ]. «
Bérose selon Flavius et Molon selon Polyhistor :
Les berbères descendants des arméniens qui sont aussi en partie des descendants de Sem fils de Xisustros, la descendance de Xisustros s’est aussi instalée en Arménie après la race de Torgom fils de Gomer fils de Japheth selon les traditions anciennes.
D’après le pentateuque pharisien de jérusalem (Flavius), le fondateur de Damas, c’est Ous ou Uts fils d’Aram fils de Sem fils de Noé (Xisustros selon Flavius et Khorenatsi), les berbères blancs étant des arméniens sont aussi des peuples descendants de Sem par Aram père de Oul. Les berbères blancs sont aussi en partie des perses, donc ils descendent aussi de Sem par Elaméens, ancètre des perses.
Bérose, Noé-Xisuthrus venu s’instaler en Arménie est seulement l’ancètre de la race des juifs et des arabes mais pas de l’humanité, Flavius Contre Apion 1 : XIX Les Chaldéens parlent aussi des Juifs. Témoignage de Bérose.
128 Je vais maintenant parler des faits consignés et racontés à notre sujet dans les annales chaldéennes; ils sont, même sur les autres points, tout à fait conformes à notre Écriture. 129 Ils sont attestés par Bérose[74], Chaldéen de naissance, connu pourtant de tous ceux qui s’occupent d’érudition, car lui-même a introduit chez les Grecs les ouvrages des Chaldéens sur l’astronomie et la philosophie. 130 Ce Bérose donc, se conformant aux plus anciennes annales, raconte comme Moïse le déluge et l’anéantissement des hommes dans cette catastrophe et il parle de l’arche dans laquelle Noé (Xisuthre selon Flavius et Khorenatsi), le père de notre race, fut sauvé quand elle fut portée sur les cimes des montagnes d’Arménie [75]. 131 Puis il énumère les descendants de Noé, dont il donne aussi les époques, et arrive à Nabopalassar, roi de Babylone et de Chaldée. …
EUSEB PREPARATION EVANGELIQUE LIVRE IX CHAPITRE XIX.
TIRÉ DU MÊME AUTEUR (POLYHISTOR), EXTRAIT DE MOLON.
« Molon (41), qui a écrit un ouvrage contre les Juifs, dit :
« Après le déluge, l’homme, qui avait été sauvé avec ses enfants, revint d’Arménie (Aramy ou Aram ancètre des arméniens Dt 26v5 et Flavius AJ Livre 1), puis ayant été expulsé de ses propriétés par les habitants du lieu, traversa tout le pays intermédiaire, et se rendit dans la partie montagneuse de la Syrie, qui était alors déserte. Après trois générations (Damas>Azaë>Adores, Trogue 2.3), naquit Abraham, nom qu’on peut traduire par l’ami de son père, lequel s’étant adonné à la sagesse, parcourut toute cette solitude (Ezéchiel 33v24). Il prit deux femmes, l’une du lieu et sa parente, l’autre d’Égypte, qui lui appartenait comme sa servante. De l’Égyptienne il eut douze enfants, lesquels s’étant en allés en Arabie, se distribuèrent le pays, et en furent les premiers rois. C’est la cause pour laquelle, jusqu’à ce jour, on compte douze rois en Arabie, qui ont les mêmes noms que ces premiers rois. De son épouse, Abraham n’eut qu’un seul fils (Jacob Esaie 41v8), dont le nom peut se traduire en grec par Γέλως (le rire = Isaac surnom de Jacob selon le talmud et Amos 7v9,16). Abraham mourut de vieillesse. Gélos (Isaac qui est Jacob, Esaie 63v16) prit pour épouse une fille de ce pays, dont il eut 11 enfants, et pour douzième Joseph ; Moïse en descend à la troisième génération. » Ici, s’arrête Polyhistor
Puis, après d’autres récits, il ajoute:
« Peu de temps après, Dieu ordonna à Abraham d’immoler en holocauste son fils Isaac (Jacob). Ayant pris ce fils (Jacob), il le conduisit sur la montagne, y dressa un bûcher, et plaça dessus Isaac. Au moment où il allait l’immoler, il en fut empêché par un ange, qui lui fournit, en sa place, un bélier pour servir de victime. Abraham, en conséquence, retira son fils de dessus le bûcher, et immola le bélier. »
Genèse 10:22 [22] Les fils de Sem furent: Élam, Assur, Arpacschad, Lud et Aram. 23 et les fils d’Aram ; Ouz, et Oul (les arméniens), et Gether, and Mash.
Deutéronome 26 : 5 Tu prendras encore la parole, et tu diras devant l’Eternel, ton Dieu : Araméen (’ărm) misérable était mon père; il descendit en Egypte avec peu de gens, et il y fixa son séjour; là, il devint une nation grande, puissante et nombreuse.
Flavius, AJ Livre 1 CHAP VI … 4 [140]. [143] Sem, le troisième fils de Noé (Xisuthre), eut cinq fils, qui habitèrent l’Asie jusqu’à l’océan Indien, en commençant à partir de l’Euphrate. Élam(os) eut pour descendants les Élaméens, ancêtres des Perses. Assour(as) fonde la ville de Ninos et donne son nom a son peuple, les Assyriens, qui eurent une fortune exceptionnelle. Arphaxad(ès) nomma ses sujets Arphaxadéens ; ce sont les Chaldéens d’aujourd’hui. Aram(os) fut le chef des Araméens, que les Grecs appellent Syriens ; ceux qu’ils appellent aujourd’hui Lydiens étaient autrefois les Loudiens, fondés par Loud(as)[141]. Des quatre fils d’Aram(os), l’une Ous(os), fonde la Trachonitide et Damas, située entre la Palestine et la Cœlé-Syrie. Oul(os) fonde l’Arménie, Gather(os) les Bactriens (centre Turkmenistan), Mésas[142] les Mésanéens (Sud-Est Irak); leur ville s’appelle aujourd’hui Spasinou Charax. …
Khorenatsi, Moise de Korenatsie Livre 1, es fils de Xisuthros-Noé : Sim, Darpan
Mais relativement à ces anciens discours tenus autrefois par les sages de la Grèce et transmis jusqu’à nous par les [hommes] appelés Gorgias (?), Korki, Panan et par un autre nommé David [1],[42] il convient, quoique brièvement, de les redire. Un d’eux, profond philosophe, parlait ainsi: « Vieillards, lorsque je cultivais la science, au milieu des Grecs, il arriva qu’un jour il y eut entre ces sages et ces savants une discussion touchant la géographie et la division des nations. Les uns d’une manière, les autres d’une autre, citaient les livres; or, le plus profond de tous, Olympiodore,[43] s’exprima ainsi: « Je vous rapporterai, dit-il, les discours non écrits, parvenus par la tradition, discours que répètent encore aujourd’hui beaucoup de paysans. Il existe un livre relatif à Xisuthre et à ses enfants, livre qu’on ne voit plus nulle part, où l’ordre des faits se trouve ainsi fixé: « Après la navigation de Xisuthre en Arménie et son débarquement sur la terre ferme, un de ses fils, appelé Sim, s’en va, est-il dit, au nord-ouest pour reconnaître la contrée. Arrivé au pied d’une montagne à la large base qui forme une plaine arrosée par des fleuves qui se rendent en Assyrie, il s’arrête sur les rives de ce fleuve [l’espace de] deux heures, et appelle la montagne de son nom, Sim;[44] puis il retourne au sud-est, d’où il était parti. Un de ses plus jeunes fils, nommé Darpan, avec ses trente fils, ses quinze filles et leurs époux, s’étant séparé de son père, retourne s’établir sur les rives du fleuve. Sim, du nom de son fils, appelle cet endroit Daron,[45] et le lieu où il n habité lui-même Tzéronk (dispersion), car ce fut là que pour la première fois ses enfants se séparèrent de lui.[46] Ayant gagné les confins du pays des Bactriens, il y séjourna, dit-on, quelques jours; mais un de ses fils s’y fixa, car les contrées de l’Orient appellent Sim, Zerouant, et son pays Zarouant,[47] jusqu’à présent. Cependant souvent, très souvent, les anciens descendants d’Aram redisent ces traditions populaires au son du pampirn dans leurs ballades et leurs danses. » Que ces traditions soient vraies ou fausses, peu importe; mais pour t’instruire de tout ce qui se trouve dans la tradition et les livres, je rassemble tout dans cet ouvrage, afin que tu apprécies pleinement la sincérité de mon dévouement envers toi.
Trogue Pompée : le fondateur de Damas, le roi Damacus fils ou petit-fils de Xisuthrus-Noé selon Molon et Trogue ?
« 2.1 En réalité, à l’origine les Juifs sont de Damas, la plus fameuse ville de Syrie, d’où vient aussi la lignée des rois assyriens descendants de la reine Sémiramis. 2.2 Le nom de la ville a été donné à partir [de celui] du roi Damas (Damascus), en l’honneur duquel les Syriens vénèrent comme un temple la sépulture de son épouse Arathis[2] qu’ils considèrent depuis lors comme la déesse de la plus sacrée des religions. 2.3 Après Damas régnèrent Azaël [3] ensuite Adores[4] , Abraham et Israhel. »
Antiquité judaique Livre 1 : Les Gétules (Tamacheq noirs) étaient noirs koushites (éthiopiens cad soudanais occidental) alors que les berbères blancs descendant de Gomer l’ancètre des Phrygiens dont les arméniens et les idéens Crétois (ancètre des philistins) sont des colonies selon Hérodote et Diodore :
« CHAPITRE VI
Chaque race reçoit son nom d’après son fondateur.
1. Peuples issus de Japheth. – 2. Peuples issus de Cham. – 3 Malédiction de Cham. – 4. Peuples issus de Sem. – 5. Origine des Hébreux.
1[110]. [122] Les enfants de Noé[111] eurent des fils qu’on honora en donnant leurs noms aux pays[112] où l’on venait s’établir. Japheth, fils de Noé, eut sept fils ; ils commencèrent à habiter depuis les monts Tauros et Amanos et s’avancèrent en Asie jusqu’au fleuve Tanaïs et en Europe jusqu’à Gadeïra (Cadix), occupant le territoire qu’ils rencontraient et où personne ne les avait précédés ; ils donnèrent leurs noms à ces contrées. Ceux que les Grecs appellent aujourd’hui Gaulois, on les nomma Gomariens, parce qu’ils avaient été fondés par Gomar(ès)[113]. Magog(ès) fonda les Magogiens, appelés ainsi de son nom, et que les Grecs nomment Scythes. Deux autres fils de Japheth, Javan(ès) et Mados[114], donnèrent naissance, celui-ci aux Madéens, – les Mèdes selon les Grecs, – celui-là à l’Ionie et à tous les Grecs. Thobel(os) fonde les Thobéliens, qu’on appelle aujourd’hui Ibères. Les Mosochènes, fondés par Mosoch(os)[115], s’appellent aujourd’hui Cappadociens ; de leur ancienne dénomination un vestige subsiste : ils ont encore une ville du nom de Mazaca, ce qui indique, pour qui comprend, que tel était autrefois le nom de tout le peuple. Thiras[116] donna son nom aux Thiriens, qu’il gouvernait ; les Grecs en ont fait les Thraces. Telles sont les nations fondées par les fils de Japheth. Gomar(ès) eut trois fils : Aschanaz(os) fonda les Aschanaziens, que les Grecs aujourd’hui appellent Réginiens (?) ; Riphath(ès) les Riphathéens, aujourd’hui Paphlagoniens ; Thorgam(ès)[117], les Thorgaméens, qu’il plut aux Grecs d’appeler Phrygiens. Javan, fils de Japheth, eut aussi trois fils : Élisas donna son nom aux Eliséens, qu’il gouvernait, – ils s’appellent aujourd’hui Eoliens ; Tharsos[118] aux Tharsiens ; c’était le nom antique de la Cilicie : la preuve en est que la plus importante de ses villes, qui en est la capitale, s’appelle Tarse, par le changement du Th en T. Chéthim(os)[119] eut l’île de Chéthima, aujourd’hui Cypre ; de là le nom de Chéthim donné par les hébreux à toutes les îles et à la plupart des contrées maritimes ; j’invoque en témoignage l’une des villes de Cypre qui a réussi à garder cette appellation ; ceux qui l’ont hellénisée l’ont appelée Kition, ce qui diffère à peine du nom de Chetim[120]. Telles sont les contrées possédées par les fils et les petits-fils de Japhet. Une chose que les Grecs ignorent sans doute et que j’ajoute avant de reprendre mon récit où je l’ai laissé, c’est que ces noms sont arrangés à la façon des Grecs, pour l’agrément de mes lecteurs ; dans notre pays, ils n’ont pas cette forme-là : leur structure et leur terminaison reste toujours semblable à elle-même ; ainsi Nôchos se dit Noé[121], et le nom conserve la même terminaison à tous les cas.
2. [130] Les enfants de Cham occupèrent les pays qui s’étendent depuis la Syrie et les monts Amanos et Liban jusqu’à la mer (Méditerranée) d’une part, et jusqu’à l’Océan de l’astre. Les noms de quelques-uns de ces pays se sont perdus tout à fait ; d’autres, altérés ou changés en d’autres noms sont méconnaissables ; peu se sont gardés intégralement. Des quatre fils de Cham, l’un, Chous(os), a vu son nom épargné par les siècles : les Éthiopiens, ses sujets, s’appellent eux-mêmes encore aujourd’hui et sont appelés par tout le monde en Asie Chouséens. Les Mestréens, eux aussi, ont vu leur nom demeurer, car nous appelons tous, dans ces pays, l’Égypte Mestré et les Égyptiens Mestréens. Phout(ès)[122] fonda la Libye et nomma de son nom les habitants Phoutiens. Il y a même un fleuve dans le pays des Maures qui a ce nom : plusieurs historiens grecs en font mention, ainsi que du pays qu’il baigne, la Phouté. Mais ce pays a changé de nom ; celui qu’il a aujourd’hui vient d’un des fils de Mestraïm[123], Libys[124] ; je dirai prochainement pourquoi on en est venu à l’appeler aussi Afrique. Chanaan(os)[125], quatrième fils de Cham, s’établit dans le pays qui est aujourd’hui la Judée ; il l’appela de son nom Chananée. Ces fils de Cham eurent des fils à leur tour. Chous en eut six : Sabas donna naissance aux Sabéens, Évilas aux Éviléens, les Gétules d’aujourd’hui (Gn 2v11, 10v7, Chr 1v9) ; Sabath(ès)[126] aux Sabathéniens, que les Grecs appellent Astabariens ; Sabacathas[127] aux Sabacathéniens ; Regmos[128] fonda les Regméens ; il eut deux fils : Joudad(as)[129] qui fonda les Joudadéens, peuple de l’Éthiopie occidentale, auxquels il donna son nom ; Sabéos les Sabéens. Nemrod, fils de Chous, resta parmi les Babyloniens, dont il fut le tyran, comme je l’ai déjà indiqué antérieurement. Mestraïm eut huit fils, qui occupèrent tous les pays qui s’étendent depuis Gaza jusqu’à l’Égypte; Phylistin(os) est le seul dont le pays ait conservé le nom ; les Grecs appellent, en effet, Palestine la part qui lui échut. Quant aux autres, Loudiim(os), Enémétiim(os) et Labiim(os)[130], qui seul s’établit en Libye et donna ainsi son nom à la contrée, Nédem(os)[131], Phéthrosim(os)[132], Chesloïm(os) et Chephthorim(os)[133], on ne sait rien d’eux, hormis leurs noms ; car la guerre éthiopienne dont nous parlerons plus tard[134] a ruiné leurs villes, Chanaan eut aussi des fils : Sidon, qui bâtit en Phénicie une ville, à laquelle il donna son nom et que les Grecs encore aujourd’hui nomment Sidon ; Amathous[135], qui bâtit Amathous, que ses habitants appellent encore aujourd’hui Amathe (Hamath) ; les Macédoniens l’ont appelée Épiphanie du nom d’un des épigones. Aroudaios eut l’île d’Arados[136] ; Arucéos[137] habitait Arcé dans le Liban. Des sept autres, Evéos, Chetlaios[138], Jebouséos, Amorréos, Gergéséos, signés dans les Saintes Écritures : les hébreux détruisirent leurs villes, et voici la raison de leurs malheurs. …
4[140]. [143] Sem, le troisième fils de Noé, eut cinq fils, qui habitèrent l’Asie jusqu’à l’océan Indien, en commençant à partir de l’Euphrate. Élam(os) eut pour descendants les Élaméens, ancêtres des Perses. Assour(as) fonde la ville de Ninos et donne son nom a son peuple, les Assyriens, qui eurent une fortune exceptionnelle. Arphaxad(ès) nomma ses sujets Arphaxadéens ; ce sont les Chaldéens d’aujourd’hui. Aram(os) fut le chef des Araméens, que les Grecs appellent Syriens ; ceux qu’ils appellent aujourd’hui Lydiens étaient autrefois les Loudiens, fondés par Loud(as)[141]. Des quatre fils d’Aram(os), l’une Ous(os), fonde la Trachonitide et Damas, située entre la Palestine et la Cœlé-Syrie. Oul(os) fonde l’Arménie, Gather(os) les Bactriens, Mésas[142] les Mésanéens; leur ville s’appelle aujourd’hui Spasinou Charax. Arphaxadès fut père de Salès[143] et celui-ci d’Hébér(os). D’après son nom, les Judéens étaient appelé Hébreux dans le principe. Hébér fut père de Jouctas et de Phaléc(os), qui fut appelé ainsi parce qu’il naquit lors du partage des territoires : phalec, Hébreu, veut dire partage. Ce Jouctas, fils d’Hébér, eut pour fils Elmôdad(os), Saléph(os), Azermôth(ès)[144], Iraês[145], Adôram(os), Aizèl(os), Déclas, Ebal(os)[146], Abimaë(los), Sabeus, Ophairès, Evilalès, Jôbab(os). Ceux-ci, à partir du fleuve Côphen, habitent quelques parties de l’Inde et de la Sérique, qui y confine.
Voilà ce qu’on peut rapporter des enfants de Sem.
Antiquité judaique Livre 1 :
CHAPITRE XV : Les berberes descendent d’Hercules et d’Abraham un des descendants (arméniens) de Xisusthros dont les descendants viennent d’Arménie
Prospérité d’Abraham et de Chetoura.[238] Abram[236] épouse plus tard Chetoura, qui lui donne six fils d’une grande vigueur au travail et d’une vive intelligence : Zambran(ès)[237], Jazar(ès)[238], Madan(ès), Madian(ès), Lousoubac(os)[239], Soùos[240]. Ceux-ci engendrèrent aussi des enfants : de Soùos[241] naissent Sabakan(ès)[242] et Dadan(ès)[243] et de celui-ci Latousim(os), Assouris et Lououris[244]. Madan[245] eut Ephâs, Ophrès (Afer en hébreux Gn 25v1-4), Anôch(os), Ebidâs[247], Eldâs[248]. Tous, fils et petits-fils, allèrent, à l’invitation d’Abram, fonder des colonies ; ils s’emparent de la Troglodytide et de la partie de l’Arabie heureuse qui s’étend vers la mer Erythrée. On dit aussi que cet Ofren fit une expédition contre la Libye, s’en empara et que ses descendants s’y établirent et donnèrent son nom au pays qu’ils appelèrent Afrique. Je m’en réfère à Alexandre Polyhistor, qui s’exprime ainsi [249] : « Cléodème le prophète, surnommé Malchos, dans son histoire des Juifs, dit, conformément au récit de Moïse, leur législateur, que Chetoura donna à Abram des fils vigoureux. Il dit aussi leurs noms ; il en nomme trois : Aféras, Sourîm, Jafras. Sourîm donna son nom à l’Assyrie, les deux autres, Aféras et Jafras, à la ville d’Afra et à la terre d’Afrique. Ceux-ci ont combattu avec Hercule contre la Libye et Antée ; et Hercule, ayant épousé la fille d’Afranos, aurait eu d’elle un fils Didôros, duquel naquit Sophôn ; c’est de lui que les Berbères tiennent le nom de Sofakas ».
»
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Flajose/juda1.htm
On remarque que les berberes blancs dont les fils d’Hercule (Haplogroupe E-M81) et de son beau-père Abraham (Haplogroupe E-M81), Jacob aussi appelé Israel est cetainement un J2 de meme que Moise et les Cohen. Les berbères qui habitent au nord (au dela) des fleuves Sénégal et Niger en Ethiopie Hespérienne sont mentionnés dans la bible dans Sophonie. Les berberes blancs sont un mélange d’Arméniens, de perses, de Mèdes, des Phrygiens et de descendants d’Hercule, et des fils d’Abraham.

Plutarque, La vie de Sertorius IX, 8-10 : Origine phrygiens (mycénienne) des berberes selon Juba 2
« par la nécessité où ils seraient réduits, d’abandonner ses drapeaux. Reçu avec plaisir par les Maurusiens, il ne perdit pas un instant pour agir : après avoir vaincu Ascalis, il l’assiégea dans la ville où il s’était retiré. Sylla n’en fut pas plutôt informé, qu’il fit partir Paccianus avec des troupes pour secourir Ascalis. Sertorius défit Paccianus, le tua, et ayant forcé son armée de se joindre à la sienne, il prit d’assaut la ville de Tingis, où Ascalis s’était réfugié avec ses frères. C’est là, disent les libyens, qu’Antée est enterré. Sertorius, qui n’ajoutait pas foi à ce que les Barbares disaient de la grandeur énorme de ce géant, fit ouvrir son tombeau, où il trouva, dit-on, un corps de soixante coudées. Étonné d’une taille si monstrueuse, il immola des victimes, fit recouvrir avec soin le tombeau, augmenta ainsi le respect qu’on portait à ce géant, et accrédita les bruits qui couraient sur son compte. Les habitants de Tingis prétendent qu’après la mort d’Antée, sa femme Tingès, ayant eu commerce avec Hercule, en eut un fils, nommé Sophax, qui régna dans le pays, et bâtit une ville qu’il appela Tingis (Tanger Maroc), du nom de sa mère. Sophax fut père de Diodore, qui, s’étant mis à la tête d’une armée d’Olbiens et de Mycéniens (spartiates fils d’Abraham) qu’Hercule avait établis dans cette contrée, dompta plusieurs nations libyennes. J’ai rapporté ces particularités par honneur pour le roi Juba, le plus grand historien qu’il y ait eu parmi les rois, et qu’on assure avoir eu pour ancêtres Diodore et Sophax. »
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/sertorius.htm
Plusieurs études scientifiques[5] confirment l’origine irano-arménienne des monoéens et des mycéniens, c’est-à-dire une fois encore que les berbères sophoques mentionnés aussi par Flavius sont d’origine irao-arménienne, car les berbères sont d’origine mycénienne selon Juba 2 qui rejouint aussi parfaitement Hiempsal qui parle d’une origine irano-arménienne.
XV. Passons à son fils Ardys. Ce prince lui succéda ; il subjugua ceux de Priène, et entra avec une armée dans le territoire de Milet. Sous son règne, les Cimmériens, chassés de leur pays par les Scythes nomades, vinrent en Asie, et prirent Sardes, excepté la citadelle. …
LXXIII. Crésus partit donc avec son armée pour la Cappadoce, afin d’ajouter ce pays à ses États, animé surtout et par sa confiance en l’oracle, et par le désir de venger Astyages, son beau-frère. Astyages, fils de Cyaxare, roi des Mèdes, avait été vaincu et fait prisonnier par Cyrus, fils de Cambyse. Voici comment il était devenu beau-frère de Crésus. Une sédition avait obligé une troupe de Scythes nomades à se retirer secrètement sur les terres de Médie. Cyaxare, fils de Phraortes et petit-fils de Déjocès, qui régnait alors sur les Mèdes, les reçut d’abord avec humanité, comme suppliants ; et même il conçut tant d’estime pour eux, qu’il leur confia des enfants pour leur apprendre la langue scythe et à tirer de l’arc. Au bout de quelque temps, les Scythes, accoutumés à chasser et à rapporter tous les jours du gibier, revinrent une fois sans avoir rien pris. Revenus ainsi les mains vides, Cyaxare, qui était d’un caractère violent, comme il le montra, les traita de la manière la plus dure. Les Scythes, indignés d’un pareil traitement, qu’ils ne croyaient pas avoir mérité, résolurent entre eux de couper par morceaux un des enfants dont on leur avait confié l’éducation, de le préparer de la manière qu’ils avaient coutume d’apprêter le gibier, de le servir à Cyaxare comme leur chasse, et de se retirer aussitôt à Sardes auprès d’Alyattes, fils de Sadyattes. Ce projet fut exécute. Cyaxare et ses convives mangèrent de ce qu’on leur avait servi ; et les Scythes, après cette vengeance, se retirèrent auprès d’Alyattes, et ils devinrent ses suppliants. …
CV. Les Scythes, maîtres de toute l’Asie, marchèrent de là en Égypte ; mais, quand ils furent dans la Syrie de Palestine, Psammitichus, roi d’Égypte (57), vint au-devant d’eux, et, à force de présents et de prières, il les détourna d’aller plus avant. Ils revinrent donc sur leurs pas, et passèrent par Ascalon, en Syrie, d’où ils sortirent la plupart sans y faire aucun dégât, à l’exception de quelques-uns d’entre eux qui, ayant été laissés en arrière, pillèrent le temple de Vénus Uranie. Ce temple, autant que je l’ai pu savoir par mes informations, est le plus ancien de tous les temples de cette déesse. Celui de Cypre lui doit son origine, de l’aveu même des Cypriens. Celui de Cythère a été aussi bâti par des Phéniciens originaires de cette Syrie (58). La déesse envoya une maladie de femme à ceux d’entre les Scythes qui avaient pillé le temple d’Ascalon, et ce châtiment s’étendit à jamais sur leur postérité. Les Scythes disent que cette maladie est une punition de ce sacrilège, et que les étrangers qui voyagent dans leur pays s’aperçoivent de l’état de ceux que les Scythes appellent Enarées.
XI. On en raconte encore une autre à laquelle je souscris volontiers. Les Scythes nomades qui habitaient en Asie, accablés par les Massagètes, avec qui ils étaient en guerre, passèrent l’Araxe et vinrent en Cimmérie ; car le-pays que possèdent aujourd’hui les Scythes appartenait autrefois, à ce que l’on dit,aux Cimmériens. … CLXXII. Les pays des Auschises est borné à l’ouest par celui des Nasamons, peuple nombreux. En été, les Nasamons laissent leurs troupeaux sur le bord de la mer, et montent à un certain canton, nommé Augiles, pour y recueillir en automne les dattes. Les palmiers y croissent en abondance, y viennent très beaux, et portent tous du fruit. Les Nasamons vont à la chasse des sauterelles, les font sécher au soleil, et, les ayant réduites en poudre, ils mêlent cette poudre avec du lait, qu’ils boivent ensuite. Ils ont coutume d’avoir chacun plusieurs femmes, et de les voir publiquement, à peu près comme les Massagètes, après avoir planté à terre leur bâton. Lorsqu’un Nasamon se marie pour la première fois, la première nuit de ses noces, la mariée accorde ses faveurs à tous les convives, et chacun lui fait un présent qu’il a apporté de sa maison.
Hérodote livre VII Parle de l’armée multi-ethnique cartaginoise mais ne mentionne pas les maures et les numides
CLXV. Les peuples de Sicile disent cependant aussi que sans les circonstances où se trouva Gélon, ce prince aurait donné du secours aux Grecs, quand même il aurait dû servir sous les Lacédémoniens. Térille, fils de Crinippe, tyran d’Himère, se voyant chassé de cette ville par Théron, fils d’Aenésidémus, monarque des Agrigentins, avait fait venir dans le même temps, sous la conduite d’Hamilcar, fils d’Hannon, roi des Carthaginois, une armée de trois cent mille hommes composée de Phéniciens, de Libyens, d’ibériens, de Ligyens, d’Hélisyces, de Sardoniens et de Cyrniens. Le général carthaginois s’était laissé persuader par l’hospitalité qu’il avait contractée avec Térille, et surtout par le zèle que lui avait témoigné Anaxilas, fils de Crétines, tyran de Rhégium, en lui donnant ses enfants en otage, afin de l’engager à venir en Sicile venger son beau-père. Il avait en effet épousé Cydippe, fille de Térille. Les Siciliens disent donc que Gélon, n’ayant pu par cette raison secourir les Grecs, envoya de l’argent à Delphes.
CLXVI. Ils disent encore que le même jour que les Grecs battirent le roi à Salamine, Gélon et Théron défirent en Sicile Hamilcar. Cet Hamilcar était, suivant eux, Carthaginois du côté de son père, et Syracusain par sa mère : sa valeur l’avait élevé au trône de Carthage. J’ai ouï dire qu’ayant perdu la bataille, il disparut, et qu’on ne put le trouver nulle part, ni vif, ni mort, quoique Gélon l’eût fait chercher partout (66).
Strabon Livre I
« 26. … Ainsi, en me reportant aux opinions des anciens Grecs, en voyant comment ils comprenaient tout ce qu’ils connaissaient de peuples septentrionaux sous le seul et même nom de Scythes, ou sous celui de nomades qu’emploie Homère, et comment plus tard, avec le progrès des découvertes dans l’Occident, ils adoptèrent aussi pour cette partie de la terre des dénominations générales, soit les noms simples de Celtes et d’ibères, soit les noms mixtes de Celtibères et de Celloscythes, étant réduits par ignorance à ranger ainsi sous une seule et même dénomination des peuples séparés et distincts, je crois pouvoir affirmer que le nom d’Éthiopie désignait de même pour eux toute la région méridionale de la terre baignée par l’Océan. Et voici qui le prouve. C’est d’abord un passage du Prométhée déchaîné d’Eschyle (74): « [Là tu verras] l’Érythrée rouler ses flots sacrés sur un sable rougi, et s’étendre non loin de l’Océan, ce lac aux reflets d’airain, ce lac, source de richesses pour l’Éthiopien, où le soleil, qui voit toute chose, vient plonger sans cesse son corps immortel et par les chaudes ablutions d’une eau doucement pénétrante retremper l’ardeur de ses coursiers fatigués. »
Polybe Livre III
XXXIII. Les ambassadeurs romains, après avoir entendu l’apologie des Carthaginois (c’est là que nous avons commencé notre digression), ne répondirent rien; mais le plus âgé d’entre eux, montrant aux sénateurs un des plis de sa robe, leur dit qu’il apportait là 207 pour eux la paix ou la guerre, et qu’il en ferait tomber l’une ou l’autre, suivant leur désir. Le suffète des Carthaginois répondit qu’il n’avait qu’à faire tomber celle que Rome voulait : le Romain déclara que c’était la guerre, et alors la plupart des sénateurs s’écrièrent qu’ils l’acceptaient; après quoi le sénat et les députés se séparèrent. Cependant Annibal était en quartier d’hiver à Carthagène. Il commença par renvoyer tous les ibères dans leurs villes, afin de s’assurer de leur zèle et de leur dévouement pour l’avenir; puis il traça à son frère Hasdrubal comment il devait gouverner l’Ibérie, et user de ses moyens de défense contre les Romains, s’il arrivait qu’il se séparât de lui. Enfin, il pourvut à la sûreté de la Libye. Par une adroite et intelligente combinaison, il fit passer les soldats de la Libye dans la Péninsule ibérique, et ceux de la Péninsule ibérique en Libye ; et ainsi enchaîna les deux peuples dans les liens d’une mutuelle fidélité. Les peuplades envoyées en Libye furent les Tbersites, les Mastiens, les Ibères montagnards et les Olcades, Elles formaient en tout douze cents cavaliers et treize mille huit cent cinquante fantassins. Ajoutons à cela les Baléares, proprement dits frondeurs, à qui l’usage de la fronde a mérité ce nom, aussi bien qu’à leur ile. Ces troupes pour la plupart furent cantonnées dans la Métagonie, en Libye ; les autres furent envoyées à Carthage, Des villes mêmes de la Métagonie Annibal fit partir pour Carthage quatre mille fantassins, comme auxiliaires et comme otages à la fois. Enfin, il laissa en ibérie, à son frère Hasdrubal, cinquante vaisseaux à cinq rangs, deux à quatre, et cinq à trois. Les équipages n’étaient complets que sur trente-deux quinquérèmes et sur les cinq trirèmes. De plus il lui donna en cavalerie trois cent cinquante Libyens ou Libypbéniciens, trois cents Ilergètes, dix-huit cents hommes levés chez les Numides, les Massyliens, les Massesyliens, les Maccéens, les Mauritaniens, peuple situé sur les bords de l’Océan; et en infanterie, onze mille huit 208 cent cinquante Libyens ; trois cents Liguriens et cinq cents Baléares, vingt et un éléphants. Qu’on ne s’étonne pas de nous voir apporter dans ces détails, sur ce que fit Annibal en ibéria, une exactitude qu’on pourrait à peine attendre de celui même qui aurait mis la main à toutes ces affaires ; qu’on ne nous condamne pas enfin d’avance, si nous semblons faire ici le métier de ces historiens qui donnent à leurs mensonges toutes les couleurs de la vérité. Ayant trouvé à Licinium, sur une table d’airain, cette énumération rédigée par les ordres d’Annibal à l’époque où il était en Italie, nous avons cru pouvoir la considérer comme authentique et pris le parti de nous y conformer. …
LXXIV. Mais alors les Numides en embuscade se levant tout à coup, se jetèrent sur le derrière des troupes qui se trouvaient au centre, et répandirent dans l’armée romaine la confusion et le trouble. Enfin les deux ailes de Tibérius, vivement pressées de face par les éléphants , de côté par les troupes armées à la légère, furent mises en fuite et poursuivies, culbutées dans la rivière. Cependant les derniers rangs du centre étaient maltraités et détruits par les Numides de Magon. Les soldats des premières lignes, animés par la nécessité, vainquirent d’abord les Gaulois et une partie des Libyens, en tuèrent un bon nombre, et pénétrèrent même dans les bataillons carthaginois. Mais à la vue des deux ailes en déroute, à la fois effrayés de la multitude des cavaliers ennemis et empêchés par la rivière et par une pluie battante, ils renoncèrent à l’espoir de leur porter un utile secours ou de retourner dans leur camp, et ils gagnèrent en bon ordre Plaisance, où ils arrivèrent sains et saufs au nombre de dix mille environ. La 251 plus grande partie du reste de l’armée fut tuée sur les bords du fleuve par les chevaux et les éléphants. Les fantassins qui échappèrent au massacre et la plus forte part de la cavalerie firent retraite sur les traces des dix mille, et parvinrent à Plaisance avec eux. Les Carthaginois, après avoir poursuivi les Romains jusqu’à la Trébie sans pouvoir aller au delà, à cause de la saison, retournèrent dans leur camp. Les Carthaginois ressentirent de ce succès une vive joie. Par un heureux hasard les Espagnols et les Libyens avaient succombé en petit nombre, et la perte avait principalement porté sur les Gaulois. L’armée fut toutefois si maltraitée par la pluie et la neige, que tous les éléphants moururent, à l’exception d’un seul, et que beaucoup d’hommes et de chevaux périrent de froid.
CXIV. Les libyens étaient armés à la romaine, Annibal leur ayant donné les armes trouvées parmi les dépouilles de la dernière bataille. Le bouclier des ibères et des Gaulois était de même forme, mais leurs épées étaient différentes; celle des ibères était aussi propre à blesser d’estoc que de taille ; celle des Gaulois ne pouvait frapper que d’estoc et à distance. Leurs colonnes étaient dans un ordre alternatif, et les Celtes étaient nus. Les ibères, couverts, suivant la coutume de leur pays, de chemises de lin, teintes en pourpre, présentaient un aspect aussi étrange qu’effrayant. Le total de la cavalerie carthaginoise s’élevait à dix mille chevaux, et l’infanterie avec les Celtes à un peu plus que quarante mille hommes, Émilius occupait l’aile droite des Romains, Caïus la gauche, les proconsuls Marius et Cnéus, le centre. Asdrubal commandait l’aile gauche des Carthaginois, Hannon la droite, Annibal le centre, avec son frère Magon. Les Romains avaient le visage tourné vers le midi et les Carthaginois vers le nord, si bien que le soleil ne pouvait gêner de ses rayons ni l’une ni l’autre armée.
CXV. Les avant-postes engagèrent l’action, et d’abord 291 le combat livré entre les troupes légères fut égal ; mais quand les cavaliers ibères et gaulois de l’aile gauche se furent approchés des Romains, la bataille devint terrible, et les Romains combattirent en barbares. Ils ne procédèrent plus suivant leur tactique habituelle par retraites simulées, par soudains retours. Au premier choc, s’élançant de leurs chevaux, ils luttèrent avec l’ennemi corps à corps. Les Carthaginois finirent par l’emporter, tuèrent dans la mêlée un grand nombre de Romains, qui firent en cette occasion une héroïque résistance, refoulèrent les autres jusqu’au fleuve, et les massacrèrent sans pitié. Alors les deux infanteries, remplaçant les soldats légèrement armés, se heurtèrent. Quelque temps les ibères et les Gaulois tinrent bon, et luttèrent vaillamment contre les Romains; mais enfin écrasés par la lourde masse des légions ils battirent en retraite et rompirent le croissant. Les manipules romains les poursuivirent avec ardeur, et brisèrent facilement leurs lignes, car les Gaulois avaient peu de profondeur, tandis que les Romains s’étaient rabattus des ailes sur le centre, et vers le point où se passait l’action. En effet, chez les Carthaginois les ailes et le centre n’avaient pas simultanément pris part à la mêlée : le centre avait commencé l’action, parce que les Gaulois, disposés par Annibal sous la forme d’un croissant dont la partie convexe était vers l’ennemi, formaient nécessairement saillie sur les ailes. Les Romains donc, en se précipitant à la poursuite des fuyards, sur le centre, dans cette partie où l’ennemi cédait, y pénétrèrent si avant que les Libyens, pesamment armés, se trouvèrent les enfermer de l’un et l’autre côté. Les Libyens, qui formaient l’aile droite, par un léger mouvement à gauche, chargèrent le flanc droit des Romains, ceux qui étaient à gauche, par le même mouvement vers la droite, leur pressèrent le flanc gauche (26). La cir- 292 constance, du reste, commandait cette manœuvre ; ainsi, suivant l’espérance d’Annibal, les Romains, dans leur emportement à poursuivre les Gaulois, étaient cernés par les Libyens. Réduits à ne plus combattre en phalange, ils se défendirent isolés et par pelotons contre l’ennemi qui les harcelait de côté.
Diodore Livre 13
LXXX. L’année étant révolue, Callias fut nommé archonte 320 d’Athènes, et les Romains élurent pour consuls Luclus Furius et Cneïus Pompeïus (65). Dans ce temps, les Carthaginois enflés de leurs succès en Sicile, et cherchant à se rendre maîtres de toute l’île, décrétèrent les préparatifs de nombreuses troupes. Ils choisirent pour général ce même Annibal qui avait détruit Sélinonte et Himère, et lui confièrent toute la direction de la guerre. Mais, comme il était déjà avancé eu âge, on lui donna, sur sa demande, pour collègue dans le commandement Imilcon (66), fils d’Hannon, de la même famille qu’Annibal. Ces deux chefs s’étant concertés ensemble, firent partir avec de fortes sommes d’argent quelques commissaires choisis parmi les citoyens les plus considérables ; ces commissaires avaient reçu l’ordre d’enrôler, en Ibérie et dans les îles Baléares, le plus grand nombre possible de soldats étrangers. Annibal et Imilcon parcouraient eux-mêmes la Libye, enrôlant des Libyens, des Phéniciens et des citoyens de Carthage le plus en état de porter les armes. Les nations et les rois alliés étaient invités à fournir des soldats mauritains et numides ainsi que quelques-uns de ceux qui habitent les contrées de la Cyrénaïque. En Italie, ils prirent à leur solde des Campaniens, et les transportèrent en Libye ; car ils savaient que ces derniers pourraient leur être d’une grande utilité, et que les Campaniens laissés en Sicile et mal disposés pour les Carthaginois, allaient faire cause commune avec les Siciliens. Enfin toutes ces troupes assemblées à Carthage, composèrent une armée, y compris la cavalerie, de près de cent vingt mille hommes, au rapport de Timée, et de trois cent mille, s’il faut en croire Éphore. Pour le transport de cette armée, les Carthaginois mirent en mer toutes leurs trirèmes et réunirent plus de mille vaisseaux de transport. Pendant qu’un détachement de quarante trirèmes formait l’avant-garde de cette flotte et se dirigeait sur la Sicile, les Syracusains se montrèrent avec un égal nombre de bâtiments dans les environs d’Éryx. Il s’engagea un combat naval de longue durée, dans lequel quinze bâtiments 321 phéniciens furent coulés, le reste s’échappa à la faveur de la nuit et gagna le large. Des que la nouvelle de cette défaite parvint a Carthage, Annibal mit à la voile avec cinquante navires tant pour empêcher les Syracusains de profiter de leur avantage, que pour assurer la retraite à ses propres forces.
Strabon II, 5, 33 les berbères numides tardivement civilisés par les romains
… Au delà de ce pays, qui a une étendue considérable, commence le territoire des Nomades [ou Numides], nation dont les tribus les plus connues portent les noms de Masyliéens et de Masaesyliens. Puis viennent les Maurusiens, les plus reculés de tous ces peuples. De Carthage aux Colonnes d’Hercule, le pays est généralement riche et fertile, mais déjà infesté de bêtes féroces, comme tout l’intérieur de la Libye. On peut même croire que le nom de Nomades, que porte une partie de ces peuples, leur est venu de ce qu’anciennement la multitude des bêtes féroces les avait mis dans l’impossibilité absolue de cultiver leurs terres. Aujourd’hui, sans cesser d’être d’excellents chasseurs (d’autant que les Romains contribuent singulièrement à entretenir leur adresse par cette fureur de thériomachies), ces peuples ont acquis en agriculture la même supériorité qu’ils avaient déjà dans l’art de la chasse. — Nous n’en dirons pas davantage au sujet des continents.
Strabon XVII, 3, 15 les berberes étaient des brigants
15. …. En dépit de tout, Carthage fut prise et détruite. Du pays même les Romains firent deux parts : le territoire proprement dit de Carthage forma une nouvelle province, le reste fut donné à Masanassès et passa à ses descendants de la branche de Micipsa. Les Romains avaient toujours eu pour Masanassès une estime particulière à cause de ses vertus et de son loyal attachement à leur cause. Et il est de fait que c’est ce prince qui le premier civilisa les Numides et les façonna à la vie agricole, en même temps qu’il les déshabituait du brigandage pour leur apprendre le métier de soldat. Jusque-là les Numides avaient offert ce spectacle étrange d’un peuple, en possession de terres éminemment fertiles, mais infestées de bêtes féroces, qui, au lieu d’exterminer celles-ci 1 pour cultiver ensuite ses champs en toute sûreté, avait mieux aimé se livrer à un brigandage sans frein et abandonner la terre aux reptiles et aux bêtes féroces, se réduisant ainsi volontairement à mener une vie errante et nomade ni plus ni moins que les peuples qui y sont condamnés par la misère, l’aridité de leur sol et la rigueur de leur climat. C’est même là ce qui a fait donner aux Masaesylii la dénomination particulière de Numides. Dans ce temps-ià naturellement leur vie était des plus simples, ils mangeaient plus souvent des racines que de la viande, se nourrissant en outre de lait et de fromage. Après être restée déserte longtemps, presque aussi longtemps que Corinthe, Carthage se vit, à la même époque à peu près que Corinthe, restaurer par le divin César, qui avait fait partir de Rome à cette fin une colonie composée de tous les citoyens romains qui s’étaient présentés et d’un certain nombre de vétérans ; et aujourd’hui il n’y a pas dans toute la Libye de ville plus peuplée qu’elle.
Les mauriisis selon Strabons : les mauriisii était des sauvages nomades incultes sans agriculture
Strabon : Géographie, XVII, 3 – La Libye
2. Les peuples qui l’habitent sont appelés Maurusii par les Grecs, Mauri par les Romains et par les indigènes : ils sont d’origine libyque et forment une nation puissante et riche en regard des Ibères, dont ils ne sont séparés que par un bras de mer, le fameux détroit des colonnes d’Hercule si souvent cité dans le présent ouvrage. Une fois hors du détroit, si l’on gouverne à gauche, on voit se dresser sur la côte de Libye une haute montagne, l’Atlas des Grecs, le Dyris des Barbares. …
7. Bien qu’habitant un pays généralement si fertile, les Maurusii ont conservé jusqu’à présent les habitudes de la vie nomade. … Ceux qui combattent à pied se servent de peaux d’éléphants en guise de boucliers, et de peaux de lions, de léopards ou d’ours en guise de manteaux et de couvertures. Au reste, on peut dire que les Maurusii, les Masaesylii leurs voisins les plus proches, et tous les peuples compris sous la dénomination commune de Libyens, ont les mêmes armes, le même équipement, et en général toutes les mêmes habitudes. Ils se servent tous, par exemple, des mêmes petits chevaux, si vifs, si ardents, et avec cela si dociles, puisqu’ils se laissent conduire avec une simple baguette. … Les Pharusii et les Nigrètes qui habitent au-dessus des Maurusii dans le voisinage des Ethiopiens occidentaux sont, en outre, comme les Ethiopiens eux-mêmes, d’habiles archers. Ajoutons que l’usage des chars armés de faux leur est familier.
Discours véritable de Celsius vers l’an 180 ap EC :
« Ils ne supportent pas de voir des temples, des autels ni des simulacres. Ils ont cela de commun avec les Scythes-nomades de la Libye, les Sères qui n’ont pas de Dieu, et les autres nations les plus impies et les plus sauvages. Les Perses sont aussi dans le même sentiment, comme Hérodote le marque dans ce passage de son histoire… »
… « Toutes les nations les plus vénérables par leur antiquité conviennent entre elles sur les principes essentiels. Égyptiens, Assyriens, Chaldéens, Indiens, Odryses, Perses, Samothraciens et Grecs, ont tous des traditions à peu près semblables 11 .C’est chez ces peuples et non ailleurs qu’est la source de la vraie sagesse, qui s’est ensuite épanchée partout en mille ruisseaux séparés. Leurs sages, leurs législateurs, Linus, Orphée, Musée, Zoroastre et les autres, sont les plus anciens fondateurs et interprètes de ces traditions, et les maîtres de toute culture. Nul ne songe à compter les Juifs parmi les pères de la civilisation, ni à accorder à Moïse un honneur pareil à celui des plus anciens sages12. Les histoires qu’il a racontées à ses compagnons sont de nature à faire connaître ce qu’il était et ce qu’étaient ceux-ci 13 . Les allégories par lesquelles on a tenté de les accommoder au bon sens ne sont pas supportables, et ceux qui ont essayé cette œuvre ont montré sans doute plus de complaisance et de bonté d’âme que de jugement 1 . Sa cosmogonie est d’une puérilité qui passe les bornes. Le monde, certes, est autrement ancien qu’il ne croit; et, des diverses révolutions qu’il a subies, soit par des embrasements, soit par des déluges, il n’a entendu parler que du dernier, celui de Deucalion, dont le souvenir plus récent a fait oublier les autres 15 . Venu après les anciens sages, Moïse s’est instruit à leur école, leur a emprunté ce qu’il a établi de meilleur parmi les siens, et s’est acquis à leurs frais le titre d’homme divin que les Juifs lui donnent 16 . Ceux-ci avaient déjà emprunté aux Égyptiens leur circoncision. Ces gardeurs de chèvres et de brebis, s’étant mis à la suite de Moïse, se aissèrent éblouir par ses prestiges et persuader qu’il n’y a qu’un Dieu, qu’ils nomment le Très-Haut, Adonaï, le Céleste, ou Sabaoth ou de quelque autre nom qu’il leur plaît de nommer le Monde. Il importe peu du reste quel nom on donne au grand Dieu, que ce soit Zeus, comme font les Grecs, ou autrement comme les Égyptiens et les Indiens 17 . Avec cela, les Juifs adorent les anges et cultivent la magie dont Moïse a été parmi eux le premier instituteur. » … « Si donc, en vertu de ces principes, les Juifs gardent avec un zèle jaloux leur propre loi, il n’y a pas lieu de les blâmer, mais ceux-là plutôt qui abandonnent, pour passer à la religion juive, les croyances dans lesquelles ils ont été nourris. Mais si les Juifs s’arrogent le privilège de lumières plus hautes et d’une sagesse plus rele-vée, affectent de mépriser les autres comme des impurs et refusent d’avoir commerce avec eux, je leur répéterai que la croyance même qu’ils professent touchant le ciel ne leur appartient pas en propre, que, sans parler des autres, les Perses, comme Hérodote le rapporte, l’ont reçue il y a longtemps. « Leur coutume, dit-il, est d’aller sacrifier à Zeus, sur les plus hautes montagnes ; et ils appellent Zeus toute la voûte du ciel qui s’étend sur leurs têtes 20 . » On accordera, je pense, que les noms ici sont indifférents, et qu’il importe peu que Zeus soit appelé le Très-Haut, ou Zen, ou Adonaï, ou Sabaoth, ou Ammon, comme chez les Égyptiens, ou Pappaeos, comme chez les Scythes. Il ne faut pas non plus qu’ils s’imaginent qu’ils sont plus saints que les autres parce qu’ils se font circoncire. Les Égyptiens et les Colchidiens l’ont fait avant eux ; ni parce qu’ils ne mangent pas de chair de pore ; les Égyptiens s’en abstiennent aussi, et, par surcroît, ils s’abstiennent même de chair de brebis, de chèvre, de vache et de poisson. Pythagore même et ses disciples défendaient de se nourrir de fèves et de tout ce qui avait eu vie. Or, à qui fera-t-on croire que tous ceux-là fussent mieux vus de Dieu, plus chers à Dieu pour cela seul que tous les autres hommes ; ni que Dieu n’envoie ses anges qu’à eux seuls, comme s’ils habitaient quelque partie du séjour des bienheureux ? Nous voyons bien dans quel état ils sont eux et leur pays. Laissons donc aller cette troupe dont la vanité et l’infatuation ont reçu de si rudes leçons. Ils ne connaissent pas le grand Dieu ; ils se sont laissé tromper et abuser par les prestiges de Moïse. Et on sait ce qui leur en a coûté de s’être mis à son école 21. »
Origène, Celsius L 5 cite Hérodote : « Les Scythes croient qu’il n’y a rien moins que du mal à manger des hommes : et parmi les Indiens, il y en a même qui se font un devoir de piété de manger leurs pères (Livr. III). C’est le même Hérodote qui nous l’apprend … Que les Scythes disent aussi, tant qu’il leur plaira, que leur Papée est le grand Dieu, nous ne le leur accorderons point, nous qui reconnaissons bien un grand Dieu, mais qui ne voulons pas que Papée soit son nom propre; nom qu’affecté en cette qualité la puissance à laquelle il est échu de présider sur la nation des Scythes, sur leur langue et sur leurs déserts. Car pour ce qui est du nom appellatif, qui répond à celui de dieu, dans la langue des Scythes; »
Origène, Celsius Livre 7 « Ils ne supportent pas de voir des temples, des autels ni des simulacres. Ils ont cela e commun avec les Scythes-nomades de la Libye, les Sères qui n’ont pas de Dieu, et les autres nations les plus impies et les plus sauvages. Les Perses sont aussi dans le même sentiment, comme Hérodote le marque dans ce passage de son histoire : « Je sais de bonne source que chez les Perses les lois ne permettent pas d’élever d’autels, de temples, de simulacres : on taxe de folie ceux qui en érigent. C’est apparemment qu’ils pensent qu’on ne saurait attribuer aux Dieux une origine ni une forme humaine, comme font les Grecs 360. » Toutefois, Héraclite écrit quelque part : « Ils adressent des prières à ces simulacres : si l’on ignore absolument ce que c’est que les Dieux et les héros, autant parler à des pierres. 361» Que disent-ils là-dessus de plus sage que ce que dit Héraclite ? Celui-ci fait entendre au fond qu’il est insensé d’adresser des prières à des statues, à moins de savoir ce que c’est que les dieux et les héros. Telle est sa pensée. Mais eux, ils réprouvent absolument les simulacres. Est-ce parce que de la pierre, du bois, de l’airain ou de l’or mis en œuvre par le premier venu ne sauraient être un Dieu ? Belle découverte en vérité ! Quel autre, sans être plus que simple, peut croire que ce sont là des dieux et non des objets consacrés aux dieux ou des images qui les représentent ? S’ils entendent qu’on ne peut admettre des images divines, parce que Dieu, comme pensent les Perses, n’a pas la forme humaine, ils se contredisent fort étourdiment, puisqu’ils disent que Dieu a fait de l’homme sa propre image et lui a donné une forme semblable à la sienne. Ils accorderont bien, à la vérité, que ces simulacres sont élevés en l’honneur de certains êtres qui leur ressemblent plus ou moins ; mais, disent-ils, ces êtres à qui on les consacre ne sont pas des dieux, ce sont des démons, et celui qui adore Dieu ne doit pas servir de démons. »
360 Cf. Hérodote, livre I, p. 131. Bibl. grecq., Firm.-Didot.
361 Passage déjà cité dans la Préface
Strabon Livre I
« 26. … Ainsi, en me reportant aux opinions des anciens Grecs, en voyant comment ils comprenaient tout ce qu’ils connaissaient de peuples septentrionaux sous le seul et même nom de Scythes, ou sous celui de nomades qu’emploie Homère, et comment plus tard, avec le progrès des découvertes dans l’Occident, ils adoptèrent aussi pour cette partie de la terre des dénominations générales, soit les noms simples de Celtes et d’ibères, soit les noms mixtes de Celtibères et de Celloscythes, étant réduits par ignorance à ranger ainsi sous une seule et même dénomination des peuples séparés et distincts, je crois pouvoir affirmer que le nom d’Éthiopie désignait de même pour eux toute la région méridionale de la terre baignée par l’Océan. Et voici qui le prouve. C’est d’abord un passage du Prométhée déchaîné d’Eschyle (74): « [Là tu verras] l’Érythrée rouler ses flots sacrés sur un sable rougi, et s’étendre non loin de l’Océan, ce lac aux reflets d’airain, ce lac, source de richesses pour l’Éthiopien, où le soleil, qui voit toute chose, vient plonger sans cesse son corps immortel et par les chaudes ablutions d’une eau doucement pénétrante retremper l’ardeur de ses coursiers fatigués. »
Pline Livre VIII
Chapitre LIV
[5] On croit en Espagne que leur cervelle (des ours) contient un maléfice ; et on brûle les têtes de ceux qui sont tués dans les spectacles, étant attesté qu’en boisson la cervelle cause la rage d’ours. Les ours marchent aussi sur deux pieds ; ils descendent des arbres à reculons. Ils se suspendent par les quatre pattes au mufle et aux cornes des taureaux, et en triomphent, les fatiguant par le poids. Aucun animal n’a une stupidité plus adroite pour le mal. On a noté dans les Annales que sous le consulat de M. Pison et de M. Messala (VII, 27), avant le 14 des calendes d’octobre (18 septembre), Domitius Ahenobarbus (XVII, 1), édile curule, exposa dans le cirque cent ours de Numidie et autant de chasseurs éthiopiens. Il est étonnant qu’on ait ajouté : de Numidie, car il est certain que l’Afrique ne produit pas d’ours.
Silius Italicus
Silius Italicus ; BOOK II:148-187 EURYDAMAS IS KILLED BY ASBYTE, LIVRE II:148-187 EURYDAMAS EST TUÉ PAR ASBYTE
L’épouse d’Ulysse, mais elle fut trompée par les artifices de cette chaste femme qui, chaque nuit, dénouait les fils de sa toile. Il prétendit qu’Ulysse s’était noyé en mer, mais l’Ithaque punit ce discours d’une mort véritable, sans mensonge, lui accordant des funérailles, sans mariage. Or, son dernier rejeton, Eurydamas, fut tué sur le champ de bataille ibérique, des mains d’une princesse numide ; et le char sombre résonna, roulant sur ses os brisés, poursuivant sa course rapide.
Book ii:233-269 hannibal kills theron in retribution
Puis il s’éloigna joyeusement avec ses chevaux capturés, les saisissant devant les remparts, où la masse des fugitifs avait utilisé char et attelage comme défense pour bloquer l’entrée des portes, puis s’élança dans le char sous les ovations des lignes carthaginoises. Alors les guerriers numides, fous de chagrin, hâtèrent la triste inhumation d’Asbyte, lui accordant l’honneur d’un bûcher, s’emparant du corps de Théron et, le portant autour de ses cendres, trois fois, jetant sa massue meurtrière et son effrayant masque de lion dans les flammes, abandonnant le corps, le visage calciné, les yeux défigurés, aux oiseaux charognards d’Espagne.
https://www.thelatinlibrary.com/silius.html
Livre 3
Sabratha et Leptis fournirent leurs troupes Tyriennes; OEa, un mélange d’Africains et de colons de Trinacrie. Lixus envoya des bords du détroit rapide les peuples du Tanger. Après eux venaient les soldats de Vaga et d’Hippo, séjour des anciens rois;
Livre 7
Il livrera aux flammes les rivages de Didon, arrachera le Carthaginois dé l’Italie, dont il dévorait les entrailles, et le vaincra enfin ici même. Carthage lui rendra les armes, et l’Afrique lui cédera son nom. Celui qu’il se donnera pour fils dirigera contre cette ville une troisième guerre, et rapportera à Rome la cendre de la Libye ».
Livre 9
De l’autre on voit Junon, la puissante fille de Saturne, le baudrier sur l’épaule, Pallas née en Libye sur les bords du marais Tritonide, Hammon, le père, la tête ornée de cornes, et une foule d’autres divinités inférieures. Ils arrivent tous ensemble, et leur poids fait trembler la terre. Déjà les uns se rangent séparément sur les montagnes voisines, les autres se tiennent assis sur la nuée, et le ciel se trouve vide quand ceux qui l’habitent en sont descendus pour le combat.
Livre 15
Évite d’engager une action hasardeuse, et hâte-toi de prendre un parti plus sûr. Il est une ville fondée par l’antique Teucer. Son nom est Carthage ; des Tyriens habitent ses murs. Comme la Libye, l’Espagne a sa Carthage, qui est la métropole illustre de ces contrées. Aucune ville ne rivalise avec elle pour la richesse de ses habitants, pour son port, sa position élevée, la fertilité de son territoire, l’activité de ses fabriques d’armes. Profite, ô mon fils! de l’éloignement des armées, et va fondre sur cette ville. Aucune ne t’offrira de plus riches dépouilles, aucune ne te méritera plus de gloire. »
Livre 17
L’Afrique, voyant fondre l’orage, s’empresse d’opposer à ce déluge d’ennemis, et à leur chef redoutable, la puissance et les armes du roi des Massyles. Syphax était le seul espoir de la Libye, le seul ennemi que Rome (les laurentiens) redoutât. Les plaines, les vallées profondes, les bords de la mer, le Numide avait tout envahi; il ne couvrait pas ses coursiers de brillantes étoffes; mais ses javelots, sifflant dans les airs, obscurcissaient la lumière du jour. Syphax, oubliant donc la foi jurée et le traité conclu sur les autels, avait violé, mal conseillé par l’amour, les droits de l’hospitalité consacrés par des sacrifices, toutes les lois divines et humaines, et il courait ainsi sacrifier son royaume à sa passion
Tite-Live Livres 21 et 23 : éthymologie du mot Afrique et Africains : les numides ne sont pas des africains, les numides sont des sauvages canibales sans langue
[21,21] XXI. … Il s’engage à de nouveaux sacrifices, si le succès couronne ses desseins. Puis, partageant ses soins entre l’attaque et la défense, afin qu’au moment où il gagnera par terre l’Italie, en traversant l’Espagne et la Gaule, l‘Afrique (Africa) ne restât pas, du côté de la Sicile, exposée, ouverte aux attaques des Romains, il se proposa d’y laisser un corps d’armée formidable. Il demanda donc à l’Afrique (Africa) un renfort de troupes légères, et surtout d’archers. Ainsi les Africains (Afri) devaient servir en Espagne, les Espagnols en Afrique (Africa), et tous, loin de leurs pays, déployer plus de zèle et de courage, parce qu’ils devenaient les garants mutuels de leur foi. Il fit donc passer en Afrique (Africam) treize mille huit cent cinquante fantassins armés de boucliers légers, et huit cent soixante-dix frondeurs baléares, avec douze cents cavaliers de différentes nations. Il ordonne que la moitié de ces troupes forme la garnison de Carthage, et que l’autre soit répartie dans l’Afrique (Africam). En outre, ses recruteurs ont levé, dans les différentes villes de l’Espagne, quatre mille hommes d’élite, qui seront conduits à Carthage, pour lui servir à la fois d’otages et de défenseurs.
[21,22] XXII. Il ne crut pas devoir négliger l’Espagne ; car il n’ignorait point les tentatives qu’avaient faites à leur passage les ambassadeurs romains, pour gagner les chefs de cette contrée. Asdrubal, son frère, dont il connaît l’activité, commandera en ces lieux. Il lui laisse une armée presque toute africaine; car elle est composée de onze mille huit cent cinquante fantassins venus d’Afrique, de trois cents Liguriens et de cinq cents Baléares. À cette infanterie il ajoute, pour corps de cavalerie, trois cents Libyphéniciens, race mixte de Phéniciens et d’Africains (Afris) ; environ mille huit cents Numides ou Maures, qui habitent près de l’Océan ; un petit détachement de deux cents cavaliers ilergètes, peuplade espagnole ; et, pour compléter son armée de terre, quatorze éléphants. … Il demande ce que signifie ce monstre, ce prodige ; on lui répond : « C’est la dévastation de l’Italie. Marche donc sans interroger les dieux, sans chercher à soulever le voile de l’avenir. »
[23,5] … (3) Lorsque les députés lui dirent combien le sénat et le peuple de Capoue ressentaient vivement le malheur qui accablait les Romains, ajoutant qu’ils subviendraient à tous les besoins de la guerre ;
(4) « Campaniens, leur répondit-il, …Le Carthaginois, notre ennemi, traîne à sa suite des soldats, non pas même africains, mais partis des extrémités du monde, de l’Océan et des colonnes d’Hercule, sans lois, sans droits, presque sans langage humain. (12) Ces soldats, naturellement féroces et sauvages, leur chef les a rendus plus sauvages encore, en leur faisant élever des ponts avec des digues de cadavres humains amoncelés, et, ce qu’on ne peut dire sans horreur, en leur apprenant à se repaître de chair humaine. (13) Ces hommes, nourris de mets infâmes, ces hommes qu’on ne pourrait même toucher sans horreur, il faudrait les regarder, les considérer comme nos maîtres ! il faudrait demander nos lois à l’Afrique, à Carthage, souffrir que l’Italie fût une province des Numides et des Maures ! Est-il un seul Italien qui puisse y penser sans indignation ? … »
[23,29] (1) … (4) Les Espagnols formèrent le centre d’Asdrubal ; à la droite il plaça les Carthaginois, à la gauche les Africains et les mercenaires. La cavalerie fut distribuée sur les ailes, les Numides avec l’infanterie carthaginoise ; les autres cavaliers avec les Africains. (5) Les Numides ne furent pas tous placés à la droite, mais ceux-là seulement qui, comme les sauteurs de profession, ont l’habitude de conduire avec eux deux chevaux au plus fort de la mêlée, et de sauter tout armés du cheval fatigué sur le cheval frais, tant est grande et leur agilité et la docilité de cette race de chevaux. … (10) Le combat n’en fut pas moins acharné aux deux ailes. D’un côté les Carthaginois, de l’autre les Africains pressent l’armée romaine, la chargent sur les deux flancs, l’enveloppent dans une double attaque. (11) Mais en se réunissant par masses sur le centre, elle eut assez de force pour rejeter de chaque côté les deux ailes de l’ennemi. Il y avait donc, deux combats (12) dans lesquels les Romains, qui avaient enfin enfoncé le centre, se trouvaient bien supérieurs et en nombre et en forces. Leur victoire ne fut pas douteuse. (13) Il périt dans le combat beaucoup de monde, et si les Espagnols n’eussent pas fui en désordre quand la bataille commençait à peine, de toute l’armée ennemie bien peu eussent survécu. (14) La cavalerie ne fut presque pas engagée ; car les Maures et les Numides, dès qu’ils virent le centre ébranlé, s’enfuirent confusément, chassant même les éléphants devant eux, et laissant ainsi les ailes à découvert. (15) Asdrubal resta jusqu’à ce que la déroute fût bien décidée, et il s’échappa avec quelques hommes seulement du milieu du carnage. (16) Les Romains prirent son camp et le pillèrent. Ce combat leur rallia tous ceux qui hésitaient encore en Espagne, et enleva à Asdrubal tout espoir, non seulement de transporter en Italie ses troupes, mais même de rester en sûreté en Espagne. (17) À Rome, où cette nouvelle fut annoncée par des lettres des Scipions, on se réjouit moins de la victoire, que de l’impossibilité où se trouvait désormais Asdrubal d’arriver en Italie.
Tite-Live Livre 27
XIX. Asdrubal, qui, avant la bataille, avait enlevé l’argent, fit partir d’abord ses éléphants, recueillit tout ce qu’il put des débris de sa défaite, et suivit les bords du Tage pour se rendre aux Pyrénées. Scipion, maître du camp ennemi, mit de côté les hommes libres, et abandonna aux soldats le reste du butin ; en recensant les prisonniers il trouva dix mille fantassins et deux mille cavaliers. Il renvoya les Espagnols sans rançon et fit vendre les Africains par son questeur. Ce fut alors que, pressée à ses côtés, la multitude des Espagnols, tant ceux qui s’étaient soumis auparavant que les prisonniers de la veille, le proclama roi d’un cri unanime. Scipion leur imposa silence par un héraut, et déclara a que le plus beau titre à ses yeux était celui d’Imperator, que ses soldats lui avaient donné. Ce nom de roi, si éblouissant ailleurs, était odieux à Rome : ils pouvaient lui supposer une âme toute royale, si c’était pour eux le signe de la véritable grandeur chez l’homme ; mais ils devaient ne point le dire et se garder de prononcer ce mot. a Ces Barbares comprirent eux-mêmes tant de magnanimité : ce nom prestigieux, que les autres mortels révèrent à genoux, il fallait se placer bien haut pour le dédaigner! Scipion fit ensuite des présents aux princes et aux rois espagnols ; il voulut que, dans la foule des chevaux qu’on avait pris, Indibilis en choisît trois cents à sa volonté. Dans la vente des Africains que le questeur fit par l’ordre du consul se trouvait un jeune adolescent d’une rare beauté : apprenant qu’il était de sang royal, il l’envoya à Scipion. Le consul lui demanda « qui il était, à quelle famille il appartenait, et pourquoi, si jeune encore, il se trouvait dans les camps. » L’enfant répondit« qu’il était Numide, et qu’on l’appelait Massive; orphelin, il avait été élevé par son aïeul maternel, Gala, roi des Numides; son oncle Masinissa l’avait amené en Espagne avec le renfort de cavalerie qu’il avait conduit naguère aux Carthaginois. Masinissa l’avait jusqu’alors éloigné des combats à cause de son âge; mais le jour de la bataille, à l’insu de son oncle, il s’était saisi d’une armure et d’un cheval, et jeté dans la mêlée; là, son cheval s’était abattu, l’avait renversé, et l’avait fait prendre par les Romains. » Scipion fit garder le jeune Numide et termina les affaires qui le retenaient sur son tribunal. Rentré dans sa tente, il le rappela et lui demanda « s’il voudrait retourner auprès de Masinissa. » L’enfant répondit avec des larmes de joie « qu’il le voulait bien » ; Scipion lui donna alors un anneau d’or, un laticlave, une saie espagnole, une agrafe d’or et un cheval harnaché ; puis il chargea quelques cavaliers de l’escorter jusqu’où il voudrait, et le congédia.
[30,33] La bataille de Zama (19 octobre 202). Disposition des troupes
(1) Il ne forma point sa ligne par cohortes serrées et disposées chacune en avant de ses enseignes; mais il ménagea entre les manipules de faibles intervalles, de manière à ce que les éléphants de l’ennemi pussent entrer dans les rangs sans y porter le désordre. (2) Laelius, qui avait été son lieutenant, qui était cette année attaché à sa personne comme questeur extraordinaire en vertu d’un sénatus-consulte, fut placé à l’aile gauche avec la cavalerie italienne ; Masinissa et ses Numides à la droite. (3) Pour remplir les vides ménagés entre les manipules des antesignani, il se servit des vélites qui composaient alors les troupes légères : ils avaient ordre, dès que les éléphants donneraient, ou de se retirer derrière les lignes régulières, ou de s’éparpiller à droite ou à gauche et de se ranger contre les antesignani, afin d’ouvrir aux animaux un passage où ils viendraient tomber sous les coups de mille traits croisés.
(4) Hannibal plaça, comme moyen de terreur, ses éléphants en première ligne : il en avait quatre-vingts, nombre qu’il n’avait jamais réuni dans aucune bataille; (5) puis venaient ses auxiliaires Ligures et Gaulois, entremêlés de Baléares et de Maures; à la seconde ligne, les Carthaginois, les Africains et la légion macédonienne; (6) puis, à un faible intervalle, sa réserve composée d’Italiens. C’étaient, pour la plupart, des Bruttiens, qui, par contrainte et par force, plutôt que de bonne volonté, l’avaient suivi lorsqu’il évacuait l’Italie. (7) Sa cavalerie garnissait aussi les ailes ; les Carthaginois à la droite, et les Numides à la gauche.
(8) Hannibal essaya de toute sorte d’encouragements pour animer ce mélange confus d’hommes qui n’avaient rien de commun, ni la langue, ni les usages, ni les lois, ni les armes, ni les vêtements, ni l’extérieur, ni les intérêts. (9) Aux auxiliaires il fit voir une riche solde pour le moment et de plus riches dépouilles dans le partage du butin. Parlant aux Gaulois, il attisa dans leur âme le feu de cette haine nationale et naturelle qu’ils nourrissaient contre Rome. Aux yeux des Ligures il fit briller l’espoir de quitter leurs âpres montagnes pour les plaines fertiles de l’Italie. (10) Il épouvanta les Maures et les Numides par le tableau du despotisme cruel sous lequel Masinissa les écraserait. En s’adressant à d’autres, c’étaient d’autres espérances, d’autres craintes qu’il remuait au fond de leur cœur. (11) Il parla aux Carthaginois des remparts de la patrie, des dieux pénates, des sépultures de leurs pères, de leurs enfants et de leurs parents, de leurs femmes éperdues ; il leur montra la ruine et l’esclavage d’une part, de l’autre l’empire du monde, alternative terrible qui ne laissait pas de milieu entre la crainte et l’espérance.
(12) Tandis que le général s’adressait ainsi à ses Carthaginois, et que les chefs des nations diverses de son armée haranguaient leurs concitoyens et, par la bouche d’interprètes, les étrangers mêlés à leurs bandes, les Romains sonnèrent tout à coup de la trompette et du clairon, (13) et poussèrent un cri si formidable que les éléphants se rejetèrent sur leur armée, et surtout à leur gauche, sur les Maures et les Numides. Masinissa qui vit l’effroi des ennemis, augmenta sans peine leur confusion, et les priva sur ce point du secours de leur cavalerie. (14) Néanmoins quelques éléphants, plus intrépides que les autres, fondirent sur les Romains et causèrent un grand ravage parmi les vélites, non sans être eux-mêmes criblés de blessures: (15) car les vélites, se repliant sur les manipules, ouvrirent un passage aux éléphants pour n’être pas écrasés par eux, et quand ils virent, au milieu des rangs, ces animaux qui prêtaient le flanc des deux côtés, ils les accablèrent d’une grêle de traits; en même temps les antesignani ne cessaient de lancer sur eux leurs javelots. (16) Chassés enfin des lignes romaines par ces traits qui pleuvaient sur eux de toutes parts, ces éléphants se rejetèrent comme les autres contre la cavalerie carthaginoise, à l’aile droite, et la mirent en déroute. Dès que Laelius vit les ennemis en désordre, il profita de leur effroi et augmenta leur confusion.
[Livre 3]
» Il avait choisi, pour être maître de la cavalerie, L. Tarquinius, qui combattait à pied à cause de sa pauvreté. Remarquons ici les honneurs qu’on rendait à Rome à la pauvreté, et que quatre arpents suffisaient à l’entretien d’un citoyen aussi distingue par son mérite que l’était Cincinnatus. La pauvreté des Romains au temps de Regulus nous est encore connue. Ce général, étant en Afrique, demanda au sénat la permission de revenir, parce que ses fermiers avaient totalement dégradé son champ.*
[Livre 7]
« Ce beau promontoire, ajoute Polybe, c’est celui de Carthage, qui regarde vers le septentrion, et au delà duquel les Carthaginois interdisent aux Romains de naviguer sur de longs vaisseaux vers le midi, de peur que ceux-ci, comme je crois, ne connaissent les campagnes qui sont aux environs de Byzacium et de la petite Syrte, et qu’ils appellent Emporia (les marchés), à cause de leur fertilité. Ils permettent seulement, à ceux que la tempête ou les ennemis y auront poussés, de prendre ce qui sera nécessaire aux sacrifices et aux besoins du vaisseau, pourvu qu’ils partent au bout de cinq jours. Pour ce qui regarde Carthage, toute la contrée qui est en deçà du beau promontoire d’Afrique, la Sardaigne et la Sicile, dont les Carthaginois sont les maîtres, il est permis aux marchands romains d’aller dans tous ces pays, et on leur promet, sous la foi publique, que partout on leur faire bonne justice.
« Au reste, dans ce traité on parle de la Sardaigne et de l’Afrique comme de possessions propres aux Carthaginois περὶ ἰδίας) mais à l’égard de la Sicile, on distingue les conventions ne tombant que sur cette partie qui obéit 850 aux Carthaginois. De la part des Romains les conventions qui regardent le pays latin sont conçues de la même manière. Il n’est pas fait mention du reste de l’Italie qui ne leur était pas soumis. •
« Il y eut depuis un autre traité, dans lequel les Carthaginois comprirent les Tyriens et les habitants d’Utique, et où l’on ajoute au beau promontoire Mastie et Tarseium, au delà desquels il est défendu aux Romains de piller et de bâtir une ville. Voici ce traité. [C’est celui que Tite-Live, VIII, 27 et Diodore, XVI, 69, placent à l’an de Home 403, sous le consulat de M. Valérius Corvus ei de M. Popilius Laenas, et qu’ils regardent comme le premier conclu entre les Romains et les Carthaginois. ] » Entre les Romains et les alliés des Romains, entre le peuple des Carthaginois, des Tyriens, des Uticéens et leurs alliés, il y aura alliance à ces conditions : que les Romains ne pilleront, ne trafiqueront ni ne bâtiront de ville au delà du beau promontoire, de Mastie et de Tarseium ; que si les Carthaginois prennent, dans le pays latin, quelque ville non soumise aux Romains, ils garderont l’argent et les prisonniers, mais ne retiendront pas la ville; que si des Carthaginois prennent quelque homme faisant partie des peupies qui sont en paix avec les Romains par un traité écrit, sans pourtant leur être soumis, ils ne le feront pas entrer dans les ports des Romains ; que s’il y entre et. qu’il soit pris par un Romain, il sera mis en liberté ; que celte condition sera aussi observée du côté des Romains. Que s’ils font de l’eau ou des provisions dans un pays qui appartient aux Carthaginois, ce ne sera pas pour eux un moyen de faire tort à aucun des peupies qui ont paix et alliance arec les Carthaginois; … que les Carthaginois seront tenus également à ces conditions. ] Que si cela ne s’observe pas, il ne sera point permis de se faire justice à soi-même; que si quelqu’un le fait, cela sera regardé comme un crime public; que les Romains ne trafiqueront ni ne bâtiront de ville dan» la Sardaigne ni dans l’Afrique;…. [qu’ils ne pourront y entrer] que pour prendre des vivres ou réparer leurs vaisseaux; que s’ils y sont jetés par la tempête, ils en partiront au bout de cinq jours. Qu’à Carthage et dans la partie de la Sicile qui obéit aux Carthaginois, un Romain aura, pour son commerce et ses actions, la même liberté qu’un citoyen ; qu’un Carthaginois aura le même droit à Rome. »
« On voit encore dans ce traité que les Carthaginois considèrent l’Afrique et la Sardaigne comme des possessions propres ( ἐξιδιαζόμενοι), et qu’ils ôtent aux Romains tout prétexte d’y mettre le pied ; qu’au contraire pour la Sicile ils ne parlent que de la partie qui leur obéit. Les Romains font la même chose a l’égard du pays latin; ils ne permettent pas aux Carthaginois de nuire aux Antiates, aux Ardéates, aux Circéens, aux Terraciniens, tous habitant les villes maritimes du Latium.
« Au temps de l’expédition de Pyrrhus en Italie, avant que les Carthaginois eussent entrepris la guerre de Sicile, il y eut un autre traité où l’on voit les mêmes conventions que dans les précédents [on peut le rapporter à l’année 476 au moment où Pyrrhus fut appelé en Sicile ( voyez Heyne, Dissert. Acad., vol. III ) j; mais on ajoute : « que si les uns ou les autres font alliance par écrit avec Pyrrhus, ils la feront de telle sorte qu’il leur sera permis de se porter mutuellement secours sur le territoire attaque; que, quelque soit celui des deux peuples qui ait besoin de secours, les Carthaginois fourniront les vaisseaux, soit pour les transports des troupes, soit pour le combat; que chaque peuple pourvoient à la solde de ses troupes; que les Carthaginois secourront les Romains, même sur mer s’il en est besoin ; qu’on ne forcera point l’équipage à sortir d’un vaisseau malgré lui. »
«i Ces traités furent confirmés par serment. Au premier, les Carthaginois jurèrent par les dieux de leurs pères, et les Romains, par Jupiter Pierre, Δία Λίθον, suivant un ancien usage, et ensuite par Mars et Enyalus. Le serment par Jupiter Pierre se faisait ainsi : celui qui jurait un traité, s’engageait sur la foi publique, puis une pierre en main il prononçait ces paroles : « Si je jure vrai, que tout me soit prospère; si je pense autrement que je ne jure, que tous les autres jouissent tranquillement de leur patrie, de leurs lois, de leurs biens, de leur religion, de leurs tombeaux, et que moi seul je sois rejeté comme je fais maintenant de cette pierre. » En même temps il jetait la pierre.
Après la guerre de Sicile il y eut un nouveau traité rapporté par Polybe, au ch. KIII du livre I; c’est le traité entreLutatius et Hamilcar (513 ), modifié quelque temps après, puis renouvelé plus lard avec quelques modifications encore par Asdrubal. C’est sur ce traité et ses modifications que porte le débat élevé au sujet du siège de Sagonte. Voyez Tite-Live, ch. XVIII e XIX. ] Voici les principales conditions de ce traité: « Il y aura alliance entre les Romains et les Carthaginois, aux conditions suivantes, si elles sont ratifiées par le peuple romain. Les Carthaginois se retireront de toute la Sicile; ils ne feront pas la guerre à Hiéron ; ils ne prendront pas les armes contre les Syracusains ni contre leurs alliés. Ils rendront sans rançon tous les prisonniers romains; ils paieront en vingt ans 2,200 talents euboïques. »
Ce traité ne fut pas d’abord accepté à Rome; on envoya sur les lieux dix députés pour examiner les affaires de plus près. Ceux-ci ne changèrent rien à l’ensemble, mais ils étendirent un peu plus les conditions. Ils abrégèrent le délai de paiement, ajoutèrent mille talents a là somme ; et exigèrent de plus que les Carthaginois abandonnassent toutes les îles qui sont entre la Sicile et l’Italie.
Voici le sommaire du traité modifié ( Poybe, III, ch. XXIII ) : « Les Carthaginois sortiront de la Sicile et de toutes les îles qui sont entre la Sicile et l’Italie. De part et d’autre on ne fera aucun tort aux allies respectif»; on ne commandera rien dans la domination les uns des autres ; on n’y bâtira point publiquement ; on n’y lèvera point de soldats ; on ne recevra pas dans son alliance les alliés de l’autre parti. Les Carthaginois paieront en dix ans deux mille deux cents talents, et mille sur-le-champ. Ils rendront sans rançon tous les prisonniers qu’ils ont faits sur les Romains. »
La guerre d’Afrique ( celle des Mercenaires) terminée, les Romains ayant porté un décret pour déclarer la guerre aux Carthaginois, on ajouta ces deux conditions ( Polybe, liv. I, cb. LXXVIII) : « Que les Carthaginois abaodonneront la Sardaigne et qu’il paieront 1,200 talents au delà de la somme fixée précédemment. »
Enfin dans le dernier traité, qui fut celui qu’on fit avec Asdrubal en Espagne, on convint de plus, « que les Carthaginois ne feraient plus la guerre au delà de l’Ebre. »
CHAP. XXIX. — Ce que Tite-Live raconte de Valerius est emprunté à des auteurs récents, et probablement à Valérius Antias, qu’on reconnaît à la prolixité et à l’exagération du récit, à quelques détails ridicules ( ch. XXXIII), 851 aux éloges prodigués a Corvus, à plusieurs discours, et enfin au nombre des morts si considérablement exagéré.
CHAP. XXX. — l.egati in hanc sententiam locuti sunt. Sigonius et tous les commentateurs de Tite-Live ont remarqué que ce discours semblait imité de celui que Thucydide prête aux Corcyréens dans le sénat d’Athènes, Δίκαιον, ὦ Ἀθηναῖοι, κ. τ. λ. (liv I, 32-36). Les circonstances étaient en effet à peu près les mêmes.
CHAP. XXXI. — Tum jam fides agri visa, deditos non prodi. « Les Romains, dit Machiavel, cherchèrent toujours à avoir, dans leurs nouvel es conquêtes, quelque ami qui fût comme un degré ou une porte pour y arriver et pour y pénétrer, ou qui leur donnât le moyen de s’y maintenir. C’est ainsi qu’ils se servirent des habitants de Capone pour entrer dans le Samnium ; des Camertins, dans la Toscane; des Mamertins, dans la Sicile; des Sagontins, dans l’Espagne ; de Massinissa, dans l’Afrique ; des Étoliens, dans la Grèce; d’Eumène et de quelques autres princes, dans l’Asie ; des Marseillais et des Éduens, dans la Gaule. Ils ne manquèrent jamais d’appui de cette espèce pour faciliter leurs entreprises, faire de nouvelles conquêtes et y consolider leur puissance. Les peuples qui observeront une conduite semblable, auront moins besoin des faveurs de la fortune que celui qui s’en écarteraient. » (Discours sur la première décade de Tite-Live,l. II, ch. I.)
CHAP. XXXV. — Tesseram dari jubet. La tessère était une petite tablette de bois où l’on écrivait le mot d’ordre. Au coucher du soleil, avant de poser les gardes, le tribun la remettait è un soldat, qui en prenait le nom de tesserarius. Il la faisait courir de rang en rang, de manière qu’elle revint avant la nuit au tribun qui l’avait donnée. On se servait surtout de ce moyen de faire connaître à un corps d’armée les ordres des chefs, lorsqu’on était observé par un ennemi, dont un signal donné au moyen de la trompette eût attiré l’attention. Il y avait deux sortes de tesserœ : les unes servaient à l’usage que nous venons d’expliquer; les autres étaient distribuées aux soldats et leur servaient à se reconnaître dans la mêlée.
CHAP. XXXVIII. — Capua instrumento omnium voluptatuù delinitos militum animos avertit a memoria patriae. «De toutes les contrées de l’Italie et même de l’univers, dit Florus, liv. I, ch. XVI, la Campanie est la plut belle. Rien de plus doux que son ciel qui la fleurit de deux printemps ; rien de plus fertile que son sol ; Cérès et Bacchus y sèment à l’envie. Rien de plus hospitalier que ses flots; là, les ports célèbres de Caieté, de Misène, les tièdes fontaines de Baïes, le Lucrin et l’Averne où la mer vient se reposer; la, des monts chargés de vignes; le Gaurus, le Falerne, le Massique, et le plus beau de tous, le Vésuve ( qui n’imitait pas encore les feu de l’Etna ); près de la mer Formies, Cumes, Pouzzoles, Naples, Herculanum, Pompéi, et la capitale Capoue, comptée alors avec Rome et Cartilage, comme une des trois grandes cités. »
CHAP. XXXIX. — A la fin de ce livre, ch. XXIX et suiv., on reconnaît l’empressement ordinaire de Tite-Live d’arriver au terme du livre qu’il rédige. Ne pouvant concilier les divers récits, il en choisit un, et à la fin il dit quelques mots des autres. La narration de Tite-Live offre des contradictions. Il faut encore la rapporter à Valérius Antias, qui était gentilis de Valérius Corvus. Aussi Valérius Cervus, qui, dans les autres récits ne joue aucun rôle, est dictateur dans celui ci, réconcilie tout, pérore, et sauve la république.
Niebuhr ( t. III, p. 85; t. V, p. 99, tr. fr. ) préfère un récit différent, sans toutefois contester la dictature de Valérius qui, entre autres témoignages, a pour elle l’inscription de la statue élevée à ce Romain, inscription que Borgliesi a fait connaître le premier ( Giorn. Arcadico, I).
CHAP. XLI. — Approbantis clamore cunctis.… Suivant Niebuhr, dont, il faut bien l’avouer, les opinions ne sont pas toujours des paradoxes, quoique presque toujours elles en aient l’apparence, Tite-Live aurait complètement dénaturé les circonstances de cette sédition, et il en aurait ignoré la véritable cause. Cette cause serait l’excès de misère on étaient tombés les plébéiens, et les dettes dont ils étaient accablés. ( Voyez Appien, Samnit.) Serait-il possible en effet, s’ils n’avaient été excités que par la pensée de s’emparer de Capoue, qu’ils y eussent renoncé tout à coup et se fussent contentés de concessions qui, sans leur apporter aucun avantage réel, ne faisaient que satisfaire de petits intérêts de vanne. Non, sans doute, un tel dénouement est tout a fait invraisemblable.
Mais ces concessions elles-mêmes, dont parle Tite-Live, il les a envisagées sous un point de vue trop mesquin: elles avaient une toute autre portée que celle qu’il leur donne. Ainsi, cette loi qui garantissait le service militaire, avait évidemment un double but : celui d’empêcher un consul malveillant d’arracher un débiteur à l’asile que lui offraient les camps, pour le livrer, en le renvoyant à Rome, entre les mains de créanciers impitoyables ; et celui de garantir à chaque citoyen les années de service dont on devait faire preuve pour avoir part aux distributions de terres. Celle qui défendait qu’un même citoyen pût être alternativement tribun légionnaire et centurion, et que Tite-Live dit avoir été faite en haine de Salonius, lui était au contraire favorable. Elle avait pour but de garantir nui plébéiens, une fois arrivés au tribunal, le rang que conférait ce grade, et d’empêcher que l’année suivante l’orgueil patricien ne les rabaissât an rang des centurions, qui n’étaient, après tout, que les premiers des soldats.
Quant a la loi qui diminuait la solde des chevaliers, ainsi que celles qui défendaient le prêt a intérêt et le cumul des magistratures, qui voulaient qu’un citoyen ne pût être revêtu de la même magistrature qu’après dix ans d’intervalle, et que l’on pût choisir les deux consuls parmi les plébéiens; c’étaient autant de victoires remportées par le peuple sur les nobles et les riches, et, si l’on en compare l’importance à celle des concessions qu’il obtint sur le mont Sacré, on la trouvera bien supérieure.
Il faut donc qu’une sédition qui amena de si grands résultats n’ait pas été, comme le dit Tite-Live, une révolte de quelques soldats, mais bien une véritable sécesssion, comme celle du mont Sacré et de l’Aventin. (V. Appien., loc. cit., — Aurel. Vict., de Vir. illust., cb. XXIX.)
Il y a d’ailleurs dans le récit de Tite-Live, des invraisemblances si notoires que nous avons cru inutile de les faire remarquer. Telle est la formation de cette armée, composée de soldats renvoyés isolément par le consul, et qui devient considérable sans que celle du consul! en soit sensiblement diminuée.
[23,29] (1) Pendant quelques jours les deux armées restèrent en présence à cinq milles l’une de l’autre; il y eut quelques légers engagements, mais pas de bataille rangée. (2) Enfin le même jour, comme de concert, des deux côtés, le signal du combat fut donné, et les deux armées descendirent dans la plaine. (3) L’armée romaine fut formée en trois corps. Une partie des vélites fut mêlée aux soldats du premier rang; le reste se tint derrière les enseignes; la cavalerie garnit les ailes. (4) Les Espagnols formèrent le centre d’Asdrubal; à la droite il plaça les Carthaginois, à la gauche les Africains et les mercenaires. La cavalerie fut distribuée sur les ailes, les Numides avec l’infanterie carthaginoise; les autres cavaliers avec les Africains.(5) Les Numides ne furent pas tous placés à la droite, mais ceux-là seulement qui, comme les sauteurs de profession, ont l’habitude de conduire avec eux deux chevaux au plus fort de la mêlée, et de sauter tout armés du cheval fatigué sur le cheval frais, tant est grande et leur agilité et la docilité de cette race de chevaux. (6) Tel était l’ordre de bataille des deux armées; les généraux de chaque parti étaient également pleins de confiance; ni l’un ni l’autre n’avait de supériorité marquée quant au nombre ou à la bonté des troupes; cependant les dispositions des soldats étaient loin d’être les mêmes dans les deux armées. (7) Quoique les Romains combattissent loin de leur patrie, leurs chefs leur avaient facilement persuadé qu’ils combattaient pour l’Italie et pour Rome. Aussi, comme des hommes dont le retour dans la patrie dépendait du résultat de cette bataille, ils étaient bien résolus de vaincre ou de mourir. (8) Dans l’autre armée il y avait moins de détermination. Les soldats y étaient presque tous Espagnols, et ils aimaient mieux être vaincus en Espagne, que de vaincre pour être traînés en Italie. (9) Aussi, au premier choc, quand à peine les traits furent lancés, le centre d’Asdrubal lâcha pied, et tourna le dos aux Romains qui se portaient vigoureusement en avant. (10) Le combat n’en fut pas moins acharné aux deux ailes. D’un côté les Carthaginois, de l’autre les Africains pressent l’armée romaine, la chargent sur les deux flancs, l’enveloppent dans une double attaque. (11) Mais en se réunissant par masses sur le centre, elle eut assez de force pour rejeter de chaque côté les deux ailes de l’ennemi. Il y avait donc, deux combats (12) dans lesquels les Romains, qui avaient enfin enfoncé le centre, se trouvaient bien supérieurs et en nombre et en forces. Leur victoire ne fut pas douteuse. (13) Il périt dans le combat beaucoup de monde, et si les Espagnols n’eussent pas fui en désordre quand la bataille commençait à peine, de toute l’armée ennemie bien peu eussent survécu. (14) La cavalerie ne fut presque pas engagée; car les Maures et les Numides, dès qu’ils virent le centre ébranlé, s’enfuirent confusément, chassant même les éléphants devant eux, et laissant ainsi les ailes à découvert. (15) Asdrubal resta jusqu’à ce que la déroute fût bien décidée, et il s’échappa avec quelques hommes seulement du milieu du carnage. (16) Les Romains prirent son camp et le pillèrent. Ce combat leur rallia tous ceux qui hésitaient encore en Espagne, et enleva à Asdrubal tout espoir, non seulement de transporter en Italie ses troupes, mais même de rester en sûreté en Espagne. (17) À Rome, où cette nouvelle fut annoncée par des lettres des Scipions, on se réjouit moins de la victoire, que de l’impossibilité où se trouvait désormais Asdrubal d’arriver en Italie.
[23,30] (1) Pendant que ces événements se passaient en Espagne, Pétélia, dans le Bruttium, fut prise d’assaut, après un siège de plusieurs mois, par Himilcon, l’un des lieutenants d’Hannibal. (2) Cette victoire coûta bien du sang et des pertes aux Carthaginois. Ce fut la famine bien plus que la force qui vainquit les assiégés. (3) En effet quand tous leurs aliments eurent été épuisés, soit grains, soit chair de toute espèce d’animaux, ils se nourrirent du cuir de leurs chaussures, d’herbes, de racines, d’écorces tendres, des feuilles dont ils dépouillaient les buissons. (4) La ville ne fut prise que quand ils n’eurent plus assez de force pour se tenir sur les murs et pour porter leurs armes. (5) Pétélia une fois dans ses mains, le Carthaginois conduisit ses troupes devant Consentia: elle fut défendue avec moins de constance, et il s’en rendit maître en peu de jours. (6) À peu près à la même époque une armée de Bruttiens investit Crotone, ville grecque, autrefois puissante à la guerre et populeuse, mais à cette époque accablée par tant et de si grands malheurs, qu’à peine elle renfermait vingt mille citoyens de tout âge. (7) Cette ville, sans défenseurs, tomba bientôt au pouvoir des ennemis. La citadelle seule fut sauvée. Une poignée d’hommes, au milieu du tumulte d’une ville prise d’assaut, parvint à s’y réfugier après avoir échappé au massacre. (8) Les Locriens aussi passèrent aux Bruttiens et aux Carthaginois: les principaux citoyens avaient livré le peuple. (9) Dans toute cette contrée, les Rhégiens seuls restèrent fidèles aux Romains et indépendants. (10) Cette tendance des esprits gagna jusqu’à la Sicile, et la maison même d’Hiéron ne fut pas entièrement pure de trahison. (11) Gélon, l’aîné de la race, méprisant la vieillesse de son père, et, après la défaite de Cannes, l’alliance des Romains, passa aux Carthaginois, (12) et la Sicile se fût révoltée, si une mort, survenue si à propos que son père même ne fut pas à l’abri des soupçons, ne l’eût emporté quand déjà il armait la multitude et qu’il cherchait à soulever les alliés. (13) Tels furent les différents événements qui se passèrent cette année-là en Italie, en Afrique, en Sicile et en Espagne. Sur la fin de l’année, Q. Fabius Maximus demanda au sénat la permission de faire la dédicace du temple de Vénus Érycine, que, dictateur, il avait fait voeu d’élever. (14) Le sénat décréta que Tibérius Sempronius, consul désigné, dès son entrée en charge, proposerait au peuple une loi qui nommerait Fabius duumvir pour faire la dédicace de ce temple. (15) En l’honneur de M. Émilius Lépidus qui avait été deux fois consul et augure, ses trois fils Lucius, Marcus et Quintus donnèrent des jeux funèbres pendant trois jours, et pendant trois jours aussi dans le forum, un combat où parurent vingt-deux paires de gladiateurs. (16) Les édiles curules C. Létorius et Tibérius Sempronius Gracchus, consul désigné, qui pendant son édilité avait été maître de la cavalerie, firent célébrer les jeux romains, qui durèrent trois jours. (17) Les jeux du peuple furent trois fois célébrés par les édiles M. Aurélius Cotta et M. Claudius Marcellus. (18) La troisième année de la guerre punique venait de s’écouler, lorsqu’aux ides de Mars, le consul Tibérius Sempronius entra en fonctions. Quant aux préteurs, Q. Fulvius Flaccus, qui avait été déjà deux fois consul et censeur, il eut en partage la juridiction de la ville, M. Valérius Lévinus celle des étrangers; Ap. Claudius Pulcher la Sicile, Q. Mucius Scévola la Sardaigne. (19) Le peuple voulut que Marcellus eût le pouvoir de proconsul, parce, que seul de tous les généraux romains, depuis la défaite de Cannes, il avait remporté une victoire en Italie.
Livre 27
IV. Déjà la campagne touchait à sa fin, et les comices consulaires approchaient; mais, dans ses lettres, Marcellus affirmant qu’il ne pouvait, sans danger pour la chose publique, suspendre son ardente poursuite ni abandonner la trace d’Annibal toujours fuyant, toujours refusant le combat, le sénat se trouvait dans la fâcheuse alternative ou (l’enlever ‘a la guerre un consul dont les opérations étaient si brillantes, ou de ne point nommer de consuls pour l’année suivante. On aima mieux rappeler de Sicile le consul Valérius, quoiqu’il fût hors de l’Italie. L. Manlius, préteur de la ville, lui écrivit par ordre du sénat, et lui fit passer en même temps la lettre du consul M. Marcellus, pour lui apprendre les motifs qui déterminaient les sénateurs à le rappeler plutôt que son collègue. Vers la même époque, des ambassadeurs du roi Syphax apportèrent à Rome la nouvelle des succès de ce prince contre les Carthaginois : « Leur maître, disaient-ils, regardait Carthage comme sa plus grande ennemie, Rome comme sa plus chère alliée. Il avait déjà, auparavant, envoyé une députation en Espagne, auprès des généraux romains, Cn. et P. Cornélius; et maintenant il allait chercher, en quelque sorte, à sa source même l’amitié des Romains. » Le sénat leur fit une réponse bienveillante, et envoya même une ambassade avec des présents à Syphax; elle se composait de L. Génucius, P. Pétélius, P. Popilius. Ils étaient chargés de lui donner une loge et une tunique de pourpre, une chaise curule et une coupe d’or du poids de cinq livres. Ils devaient se présenter ensuite à ta cour des autres petits rois de l’Afrique, et emportaient, pour leur en faire don, des robes prétextes et des coupes d’or du poids de trois livres. M. Atilius et M. Acilius, députés à Ptolémée et à Cléopâtre, qui régnaient dans Alexandrie, pour renouveler et confirmer l’alliance conclue avec eux, devaient offrir au roi une toge et une tunique de pourpre avec une chaise curule; à la reine, un manteau brodé et une robe de pourpre. Pendant l’été qui vit s’accomplir ces événements, on annonça plusieurs prodiges arrivés dans les villes et dans les campagnes voisines. A Tusculum, un agneau était né avec une mamelle pleine de lait; le temple de Jupiter avait été frappé de la foudre et dépouillé de presque toute sa toiture. A la même époque environ, on avait vu la foudre tomber devant la porte d’Anagnie, et la terre brûler un jour et une nuit sans que rien alimentât le feu; au compitum d’Anagnie, des oiseaux avaient abandonné leurs nids sur des arbres du bois sacré de Diane; à Terracine, dans la mer, non loin du port, des serpents d’une grandeur monstrueuse avaient bondi sur les eaux comme des poissons qui s’ébattent; à Tarquinies, un porc était né avec une tête humaine; et, sur le territoire de Capène, près du bois sacré de Féronie, quatre statues avaient été, pendant un jour et une nuit, baignées d’une sueur de sang. Pour expier ces prodiges, les pontifes décrétèrent l’immolation des grandes victimes; ils ordonnèrent un jour de supplications à Rome, devant tous les autels, et un 5 autre jour, sur le territoire de Capène, au bois sacré de Féronie.
V. Le consul M. Valérius, rappelé par les lettres qu’il avait reçues, remit le commandement de la province et de l’armée au préteur Cincius, envoya M. Valérius Messala, commandant de la flotte, ravager les côtes d’Afrique avec une partie des vaisseaux, et surveiller les mouvements et les préparatifs des Carthaginois, puis, avec dix galères, il partit pour Rome, où il arriva heureusement. Il réunit aussitôt le sénat, et rendit compte de sa conduite :
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XVII. L. Scipion fut envoyé à Rome avec plusieurs prisonniers de distinction pour y annoncer que l’Espagne était reconquise. Au milieu de la joie générale, et quand tout le monde exaltait sa gloire à l’envi, le héros qui avait accompli cette tâche brillante était le seul qui, dans son insatiable désir de hauts faits et de véritable grandeur, ne considérait la conquête des Espagnes que comme un faible échantillon des succès dont son vaste génie avait conçu l’espérance. C’était vers l’Afrique, vers la grande Carthage, vers la gloire dont il couvrirait son nom s’il terminait cette guerre, que se portaient ses regards. Aussi, sentant bien qu’il devait aplanir d’avance les difficultés, et gagner les esprits des rois et des peuples, il résolut de sonder d’abord Syphax, roi des Masésyliens. Cette nation, voisine des Maures, habite en face de la côte d’Espagne où s’élève Carthagène.
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XXVII. Au commencement de l’année suivante M. Servilius et Tib. Claudius convoquèrent le sénat au Capitole et lui soumirent la question des provinces. Ils voulaient qu’on tirât au sort l’Asie et l’Afrique, dans le désir qu’ils avaient tous deux d’obtenir l’Afrique. Mais grâce aux efforts de Métellus, ce département ne leur fut ni donné ni refusé. On les chargea de s’entendre avec les tribuns, pour que ces magistrats proposassent au peuple, s’ils le jugeaient à propos, de désigner le général à qui il voulait confier la guerre d’Afrique. Toutes les tribus nommèrent Scipion. Néanmoins les consuls, avec l’autorisation du sénat, tirèrent au sort la province d’Afrique.
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XI [1] Après la lecture de cette lettre on décréta que le consul C. Aurélius, qui avait donné rendez-vous à son armée en Étrurie, lui commanderait d’être le même jour à Ariminium, [2] et qu’il irait en personne, si l’intérêt de la république le permettait, étouffer l’insurrection gauloise; ou bien qu’il écrirait au préteur Q. Minucius [3] de se mettre à la tête des légions, dès qu’elles seraient arrivées d’Étrurie, d’envoyer à leur place ses cinq mille alliés pour défendre cette province, et d’aller faire lever le siège de la colonie. [4] On fut aussi d’avis d’envoyer en Afrique des ambassadeurs, qui se rendaient d’abord à Carthage, puis en Numidie auprès de Masinissa. [5] Ils devaient signifier aux Carthaginois :
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18 [1] La fortune se déclarait de tous côtés contre Philippe. Vers la même époque, les Rhodiens voulurent reprendre à ce prince la contrée de terre ferme, appelée Peraea, qui avait appartenu à leurs ancêtres, [2] et ils y envoyèrent le préteur Pausistrate avec huit cents hommes d’infanterie achéenne, et environ dix-neuf cents auxiliaires de différentes nations. [3] C’étaient des Gaulois, des Nisuètes, des gens de Pisyè, de Nisyè, des Tamiani et des Arei d’Afrique, des Laodicéens d’Asie. [4] À la tête de ces forces, Pausistrate s’empara de Tendeba, position très avantageuse sue le territoire de Stratonicée; il avait su tromper les Macédoniens qui occupaient le pays. [5] Il reçut alors fort à propos un secours de mille fantassins achéens et de cent cheveux, qu’il avait fait demander et que lui amena Théoxène. [6] Cependant Dinocrate, lieutenant du roi, voulant reconquérir le fort de Tendeba, se dirigea d’abord de ce côté, puis il marcha vers un autre fort nommé Astragon et situé pareillement sur le territoire de Stratonicée, [7] appela sous ses drapeaux toutes les garnisons dispersées en différentes p1aces ainsi que les auxiliaires thessaliens qui se trouvaient à Stratonicée même, et prit la route d’Alabanda, où étaient les ennemis.
…
30 [1] Peu de jours après arrivèrent les dix commissaires romains; après s’être concerté avec eux, Quinctius dicta à Philippe les conditions suivantes: « [2] Toutes les cités grecques d’Europe et d’Asie jouiraient de leur liberté et de leurs lois. Philippe retirerait ses garnisons de celles qui avaient été en sa puissance, [3] et notamment en Asie, d’Euromus, de Pedasa, de Bargyliae, d’Iasos, de, Myrina, d’Abydos, de Thasos et de Perinthos; car on voulait qu’elles fussent libres aussi.
Livre 36
[3] [1] Six députés furent envoyés en Afrique, trois à Carthage et trois en Numidie pour demander des blés destinés à la Grèce; le prix en devait être acquitté par le peuple romain. [2] Les préparatifs de cette guerre occupaient à un tel point l’attention publique que le consul P. Cornélius
[7] [1] Jusque-là toute la discussion avait roulé sur un seul point; mais lorsque Hannibal fut prié de dire son avis, il ramena le roi et tout le conseil à un système général de guerre en leur adressant ce discours: [2] « Si, depuis que nous sommes en Grèce, j’avais été consulté quand il a été question de l’Eubée, de l’Achaïe, de la Béotie, j’aurais ouvert le même avis que je vais ouvrir aujourd’hui relativement aux Thessaliens. [3] C’est qu’avant tout, Philippe et les Macédoniens sont les alliés qu’il importe de s’assurer à tout prix. [4] En effet, pour ce qui est de l’Eubée, des Béotiens et des Thessaliens, qui doute que ces peuples, faibles comme ils sont, [5] toujours prêts à flatter le premier qui se présente et ne prenant jamais conseil que de la crainte, n’obéissent à ces mêmes terreurs et ne demandent grâce? qu’à la première apparition d’une armée romaine en Grèce ils ne retournent à leurs maîtres accoutumés à ce qu’on ne leur fera pas un crime de n’avoir pas voulu, en l’absence des Romains, s’exposer à vos coups et se mesurer avec vos armées qui étaient là? [6] Aussi est-il plus important et plus avantageux pour nous de gagner Philippe. Car une fois engagé dans notre querelle, ce prince ne pourra plus séparer ses intérêts des nôtres, et il mettra à notre disposition des forces qui, loin d’être pour nous un faible secours dans la guerre, ont pu récemment soutenir à elles seules tout l’effort des Romains. [7] Avec un tel allié, qu’il me soit permis de le dire, comment douter du succès, lorsque ceux mêmes qui ont assuré aux Romains la victoire sur Philippe vont aujourd’hui se tourner contre eux? [8] Les Étoliens qui, comme chacun le sait, ont seuls triomphé de Philippe, se joindront à Philippe pour combattre les Romains; [9] Amynander et les Athamans qui, après les Étoliens, ont pris la plus grande part à cette guerre, seront pour nous. [10] Philippe, sans votre appui, put bien soutenir alors tout le poids de la guerre. Aujourd’hui deux monarques puissants, à la tête des forces de l’Asie et de l’Europe, vont attaquer un seul peuple, qui, au temps de nos pères [je ne parle pas de moi et des craintes que je lui inspirai dans le bonheur comme dans l’adversité], ne sut résister à un roi d’Épire; que fera- t-il donc contre vous? [11] Mais, dira-t-on, qui me fait croire qu’il y a moyen de gagner Philippe? Deux motifs me donnent cet espoir: d’abord la communauté d’intérêts, qui est là plus sûre garantie de toute alliance, ensuite vos propres assurances. [12] Thoas, notre ambassadeur ici présent, en faisant valoir mille raisons pour attirer Antiochus en Grèce, a toujours insisté sur ce que Philippe frémissait de colère et s’indignait de l’esclavage qu’on lui avait imposé sous le nom de paix. [13] Il a comparé ce prince à un lion enchaîné ou enfermé dans une cage, et qui brûlait de rompre ses liens. Eh bien! si telles sont ses dispositions, brisons ses chaînes, nous, ouvrons cette cage, et après on donnera libre carrière à cette fureur si longtemps contenue, afin qu’elle éclate contre nos ennemis communs. [14] Si nos propositions d’alliance restent sans résultat, et qu’il nous soit impossible de nous attacher le roi de Macédoine, prévenons du moins sa jonction avec nos ennemis. [15] Séleucus, votre fils, est à Lysimachie; qu’avec l’armée qu’il a sous ses ordres il traverse la Thrace, qu’il aille ravager les frontières de la Macédoine, et Philippe, au lieu d’assister les Romains, s’empressera de venir défendre ses propres états. [16] Voilà mon avis à l’égard de Philippe. Quant au système général de la guerre, vous saviez, Antiochus, dès le principe, quel était mon plan. Si l’on m’eût écouté alors, ce ne serait ni la conquête de Chalcis en Eubée, ni la prise du fort de l’Euripe, dont les Romains apprendraient la nouvelle; ils verraient l’Étrurie, la Ligurie et la Gaule cisalpine en feu, et, pour comble de terreur, Hannibal lui-même au cœur de l’Italie. [17] Maintenait encore, mon avis est que vous réunissiez toutes vos forces de terre et de mer; que vous fassiez suivre votre flotte des bâtiments de transport chargés de provisions. Car si nous sommes ici trop peu pour les besoins de la guerre, nous sommes trop en proportion de nos ressources. [18] Lorsque toutes vos forces seront réunies, vous diviserez votre flotte: une partie stationnera devant Corcyre [19] pour fermer le passage aux Romains, vous enverrez l’autre sur la côte de l’Italie qui fait face à la Sardaigne et à l’Afrique; vous- même, à la tête de toutes vos forces de terre, vous entrerez sur le territoire de Byllis. [20] De là vous couvrirez la Grèce, tout en menaçant les Romains de passer en Italie et prêt à y passer au besoin. Voilà mon avis, c’est celui d’un homme qui peut n’être pas propre à toute sorte de guerres, mais qui a du moins appris par ses succès et par ses revers à combattre les Romains. [21] Pour exécuter ce plan, je vous offre mon bras; comptez sur ma fidélité comme sur mon courage. Puissent du reste les dieux favoriser le parti qui vous aura paru le plus avantageux! ».
Livre 37
[34] [1] Pendant ces jours de fête un ambassadeur d’Antiochus, Héraclide de Byzance, vint apporter au camp des paroles de paix; [2] le roi se flattait beaucoup de pouvoir l’obtenir, parce qu’il avait vu les Romains s’arrêter et perdre du temps, au lieu de marcher en toute hâte sur son camp, comme il avait cru qu’ils le feraient dès qu’ils auraient mis le pied en Asie. [3] Cependant l’envoyé ne voulut se présenter au consul qu’après avoir vu P. Scipion; c’était l’ordre de son maître. Il attendait beaucoup de ce grand homme qui, naturellement généreux et déjà rassasié de gloire, semblait devoir se montrer moins inflexible; [4] tous les peuples de l’univers connaissaient la modération du vainqueur de l’Espagne et de l’Afrique; d’ailleurs son fils était prisonnier entre les mains du roi. [5] Le lieu, l’époque, les circonstances de la captivité de ce jeune homme sont, comme la plupart des faits, diversement exposés par les historiens. [6] Les uns la placent au commencement de cette guerre; ils disent qu’en passant de Chalcis à Oreus, il fut surpris par des vaisseaux syriens. Les autres racontent qu’après le passage des Romains en Asie, il fut envoyé à la tête d’un escadron de Frégellans, pour reconnaître 1e camp ennemi, et qu’obligé de battre en retraite devant des forces supérieures, il tomba de cheval au milieu de la mêlée, fut pris avec deux autres cavaliers et conduit au roi. [7] Ce qu’il y a de certain, c’est qu’Antiochus eût été en paix avec le peuple romain, et en relation particulière d’hospitalité avec les Scipion, qu’il n’eût point traité son prisonnier avec plus d’égards et de distinction. [8] Tels étaient les motifs qui faisaient attendre à l’ambassadeur le retour de P. Scipion; dès qu’il fut arrivé, Héraclide se présenta au consul et lui demanda audience.
[35] [1] Une assemblée nombreuse fut réunie pour entendre l’envoyé du roi. [2] « Plusieurs ambassades, dit-il, s’étaient inutilement présentées jusque-là pour la paix: ce qui lui faisait espérer de réussir, c’était précisément le peu de succès obtenu précédemment. En effet, Smyrne, Lampsaque, Alexandrie de Troade et Lysimachie en Europe, avaient été autant d’obstacles à un accommodement. [3] Eh bien! Lysimachie était évacuée par le roi; on ne pouvait donc lui objecter qu’il conservât quelque chose en Europe; quant aux trois villes d’Asie, il était prêt à les abandonner, avec celles que les Romains pourraient encore vouloir soustraire à son obéissance, parce qu’elles avaient embrassé leur parti. [4] Il s’engageait aussi à rembourser au peuple romain la moitié des frais de la guerre. » [5] Telles furent les propositions du roi. Héraclide finit en exhortant les Romains à se souvenir de la fragilité des choses humaines, à user avec modération de leurs succès et à ne pas accabler des ennemis dans le malheur. « Ils devaient, dit-il, borner leur empire à l’Europe: ce serait encore une assez belle part. [6] Ils avaient eu moins de peine à conquérir chaque partie qu’ils n’en auraient à conserver le tout. [7] Voulaient-ils lui enlever aussi quelque portion de l’Asie? Pourvu que les limites fussent bien déterminées, le roi, dans sa modération, ferait ce sacrifice à l’ambition romaine, par amour pour la paix. » Ces offres, sur lesquelles l’ambassadeur fondait de si grandes espérances, parurent peu de chose aux Romains. [8] Ils exigeaient que le roi leur remboursât intégralement les frais d’une guerre qu’il avait suscitée, [9] que ses garnisons évacuassent l’Ionie et l’Éolide, [10] et même qu’il rendît la liberté à toutes les villes d’Asie, comme les Romains l’avaient rendue à toute la Grèce; ce qui ne pouvait avoir lieu que moyennant l’abandon, par le roi, de toute l’Asie en deçà du mont Taurus.
[36] [1] L’ambassadeur, voyant qu’il n’y avait rien à espérer de l’assemblée, essaya, suivant ses instructions, de gagner Scipion en particulier. [2] Avant tout, il l’assura que le roi lui rendrait son fils sans rançon; puis, faute de connaître et le caractère de Scipion et les sentiments d’un Romain, il lui promit des sommes considérables, et le partage de l’autorité royale, sans le titre de roi cependant, si Antiochus obtenait la paix par son entremise. [3] « Que vous ne connaissiez, lui répondit Scipion, ni les Romains, ni l’homme à qui vous vous adressez, je ne m’en étonne point, puisque je vous vois si étrangement abusé sur la position de celui qui vous envoie. [4] Il fallait garder Lysimachie, pour nous fermer l’entrée de la Chersonèse, ou nous arrêter sur les bords de l’Hellespont et nous empêcher de passer en Asie, si vous calculiez sur nos inquiétudes relativement à l’issue de la guerre pour nous faire des propositions de paix; [5] mais aujourd’hui que vous nous avez laissé pénétrer en Asie, que vous êtes soumis au frein et même au joug, pouvez-vous traiter sur le pied de l’égalité avec un peuple dont vous n’avez plus qu’à subir la loi? [6] Pour moi, j’accepterai la liberté de mon fils comme le don le plus précieux que puisse m’accorder la munificence du roi. Quant aux autres biens, fassent les dieux que je n’en éprouve jamais le besoin! du moins ce n’en sera pas un pour mon coeur. [7] En retour d’un si grand bienfait, je saurai prouver au roi qu’il n’a pas obligé un ingrat, si pour un service personnel il n’exige qu’une reconnaissance personnelle; mais comme homme public, je ne veux rien recevoir de lui, ni lui rien accorder. [8] Tout ce que je puis faire pour le moment, c’est de lui donner un loyal conseil. Allez lui dire de ma part qu’il mette bas les armes, qu’il ne refuse aucune condition de paix. » [9] L’avis ne fut nullement goûté du roi: il voyait du moins une chance de salut dans la guerre, puisqu’on lui imposait déjà des volontés comme à un vaincu. Renonçant donc pour le moment à toute pensée de négociation, il s’occupa exclusivement de ses préparatifs de guerre.
[37] [1] Le consul, ayant pris toutes les mesures nécessaires pour l’exécution de ses plans, quitta ses quartiers et entra d’abord à Dardane, puis à Rhétie, au milieu de la population qui venait en foule à sa rencontre. [2] De là il gagna Ilion, campa dans une plaine au pied des remparts, monta dans la citadelle, [3] et y offrit un sacrifice à Minerve, déesse tutélaire de la place, au milieu de l’empressement des Iliens, des égards et des honneurs prodigués par eux à leurs descendants, et de la joie des Romains, qui se réjouissaient de voir le berceau de leur nation. De là, il arriva en six jours de marche à la source du Caïcus. [4] Il y fut rejoint par Eumène. Ce prince, après une vaine tentative pour ramener sa flotte de l’Hellespont à Élée, où elle devait hiverner, se voyant retenu plusieurs jours par les vents contraires sans pouvoir doubler le cap Lectos, avait débarqué, et, dans la crainte de manquer au début des opérations, il s’était, par le plus court chemin, rendu au camp du consul avec un corps de troupes peu considérable. [5] Renvoyé à Pergame pour expédier les provisions, il livra les blés aux envoyés du consul, et revint au camp. On y prépara des vivres pour plusieurs jours, et l’armée se disposait à marcher contre l’ennemi, avant d’être surprise par l’hiver. [6] Mais le roi, qui campait près de Thyatire, ayant appris que P. Scipion était malade et s’était fait transporter à Élée, lui envoya une ambassade pour lui remettre son fils. [7] Cette prévenance, si douce pour le coeur d’un père, produisit en outre sur la santé du malade un effet très salutaire. [8] Après avoir satisfait aux transports de sa tendresse. « Allez, dit-il aux envoyés, allez assurer le roi de toute ma reconnaissance; je ne puis, quant à présent, la lui témoigner qu’en lui conseillant de ne présenter la bataille que lorsqu’il aura appris mou retour au camp. » [9] Antiochus avait soixante-deux mille hommes d’infanterie et plus de douze mille chevaux; ces forces pouvaient lui donner quelque confiance dans l’issue d’un combat. Cependant, cédant aux conseils du grand homme, sa dernière ressource en cas de revers, il se retira, passa le fleuve Phrygius et alla camper près de Magnésie du Sipyle. [10] Pour mettre ses retranchements à l’abri de toute tentative de la part des Romains, s’il voulait gagner du temps, il l’entoura d’un fossé profond de six coudées et large de douze, [11] en dehors duquel il éleva une double palissade; sur le revers il construisit un mur flanqué de tours nombreuses, d’où il pouvait facilement empêcher l’ennemi de franchir le fossé.
[38] [1] Le consul, qui croyait le roi à Thyatire, continua sa marche sans s’arrêter, et le cinquième jour il entra dans la plaine d’Hyrcanie. [2] Il apprit alors son départ, suivit ses traces, et vint camper en-deçà du fleuve Phrygius, à quatre milles de l’ennemi. [3] Alors, un corps de mille cavaliers, Gallo-Grecs pour la plupart, avec quelques Dahes, et des archers de différentes nations, traversant à grand bruit le fleuve, fondirent sur les postes romains. La surprise causa d’abord quelque confusion; [4] mais bientôt le combat se prolongeant, les Romains, qui étaient à portée de leur camp, reçurent des renforts; la cavalerie du roi, épuisée de fatigue, et cédant au nombre, tourna bride; mais elle fut atteinte sur les bords du fleuve par l’ennemi qui la poursuivait, et perdit plusieurs hommes avant d’avoir pu tenter le passage. [5] Deux jours s’écoulèrent ensuite dans l’inaction, sans qu’aucun des deux partis se hasardât à traverser. Le troisième jour, les Romains passèrent sur l’autre rive et campèrent à deux mille cinq cents pas de l’ennemi. [6] Pendant qu’ils travaillaient à leurs retranchements, trois mille fantassins et cavaliers d’élite de l’armée royale les assaillirent avec un bruit épouvantable. [7] Deux mille hommes protégeaient les travaux. Ce poste, malgré son infériorité, soutint d’abord à lui seul une lutte égale, sans appeler aucun des travailleurs à son aide; puis, s’animant à mesure que le combat s’échauffait, il finit par chasser les assaillants, leur tua cent hommes et fit à peu près autant de prisonniers. [8] Les quatre jours suivants, les deux armées restèrent en bataille devant leurs retranchements. Le cinquième, les Romains s’avancèrent au milieu de la plaine. [9] Antiochus ne fit aucun mouvement, bien que les ennemis ne fussent pas à un mille de son camp.
[39] [1] Le consul, voyant que les Syriens refusaient le combat, tint conseil le lendemain: « Que devait-il faire, demanda-t-il, si Antiochus ne lui donnait pas la possibilité de combattre? [2] L’hiver approchait; il fallait ou tenir les soldats sous la tente, ou, si l’on voulait prendre les quartiers d’hiver, ajourner la guerre à la campagne suivante. » [3] Jamais ennemi ne fut plus méprisé des Romains. Ce ne fut de la part de tout le monde qu’un seul cri: « Il fallait marcher droit aux Syriens et profiter de l’ardeur des soldats. » [4] Les Romains ne voyaient dans ces masses d’hommes que des animaux à égorger et non des ennemis à combattre: ils étaient prêts à faire irruption dans le camp à travers les fossés et les palissades, si Antiochus ne sortait pas de ses lignes. [5] Le lendemain, d’après les renseignements positifs donnés par Cn. Domitius qu’on avait envoyé reconnaître le terrain et les endroits les plus abordables des retranchements ennemis, le consul alla se poster plus près encore. Le troisième jour les enseignes flottèrent au milieu de la plaine, et l’armée se mit en bataille. [6] De son côté, Antiochus, renonçant à ses hésitations, dans la crainte de décourager ses troupes par de plus longs délais, et d’augmenter la confiance des Romains, sortit enfin de son camp, mais se contenta de faire croire qu’il avait la résolution de combattre. [7] L’armée romaine offrait un aspect presque uniforme en hommes et en armes; elle était composée de deux légions romaines et de deux divisions des alliés du nom latin, forte chacune de cinq mille quatre cents hommes. [8] Les Romains occupaient le centre, les Latins les deux ailes; les hastats en tête, derrière eux les principes, au troisième rang les triaires. [9] En dehors de cette ligne de bataille, qui était pour ainsi dire complète, le consul plaça à droite, et sur le même front, l’infanterie auxiliaire d’Eumène, au nombre de trois mille hommes environ, mêlés aux cétrats achéens; plus loin étaient trois mille chevaux, dont huit cents fournis par Eumène et le reste composé uniquement de Romains; [10] au troisième rang cinq cents Tralles et Crétois. [11] L’aile gauche semblait pouvoir se passer de ces renforts; elle était appuyée au fleuve et couverte par les routes escarpées. Néanmoins quatre escadrons de cavalerie y furent placés. [12] Tel était l’ensemble des forces romaines, en y ajoutant deux mille volontaires macédoniens et thraces laissés à la garde du camp. [13] Seize éléphants formaient la réserve derrière les triaires. Car outre qu’on ne pouvait les opposer avec succès à ceux du roi qui en avait cinquante-quatre, les éléphants d’Afrique, même en nombre égal, ne peuvent tenir tête contre ceux de l’Inde, qui ont sur eux l’avantage de la grosseur et peut-être du courage.
Livre 44
[18] [1] On vit bientôt que L. Aemilius conduirait la guerre avec diligence. Outre que c’était un tout autre homme que ses prédécesseurs, il ne songeait jour et nuit qu’aux préparatifs de l’expédition. [2] Son premier soin fut de demander au sénat d’envoyer des commissaires en Macédoine pour inspecter les troupes et la flotte, et rendre compte des besoins de l’armée de terre et de mer: [3] ils devaient aussi reconnaître, autant qu’ils le pourraient, l’état des forces du roi, notre position et celle de l’ennemi; si les Romains étaient campés dans les défilés, ou s’ils avaient franchi tous les pas difficiles et atteint la plaine; [4] quels étaient les alliés dont la fidélité semblait assurée, ceux dont elle était suspecte et subordonnée aux événements; quels étaient nos ennemis déclarés. Ils devaient faire connaître l’état des approvisionnements, les lieux d’où l’on pourrait faire venir des vivres par terre ou par mer; enfin tout ce qui s’était fait pendant la dernière campagne. Aemilius fondait sur ces renseignements précis le succès des mesures qu’il aurait à prendre.[5] Le sénat chargea le consul Cn. Servilius d’envoyer en Macédoine les commissaires que désignerait L. Aemilius. [6] Deux jours après on fit partir Cn. Domitius Ahénobarbus, A. Licinius Nerva, L. Baebius. On annonça que sur la fin de cette année il avait plu deux fois des pierres sur le territoire de Rome et sur celui de Véies. on fit à cette occasion une neuvaine expiatoire. [7] Deux pontifes moururent cette même année, P. Quintilius Varus, flamine de Mars, et le décemvir M. Claudius Marcellus, qui eut pour successeur Cn. Octavius. [8] On remarqua comme une preuve des progrès du luxe que dans les jeux du cirque donnés par P. Cornélius Scipion Nasica et P. Lentulus, alors édiles curules, on avait fait paraître soixante-trois panthères d’Afrique, quarante ours et quarante éléphants.
Histoire des scythes Massagètes numides et Vandales (Amazighs)
HISTOIRE DE LA GUERRE DES VANDALES,
PAR PROCOPE
CHAPITRE PREMIER.
1. Intelligence de Gélimer dans Carthage. 2. harangue de Bélisaire.
1. Dès que Gélimer eut réuni tous ses Vandales, il marcha vers Carthage avec son armée. Arrivés près de la ville, ils coupèrent l’aqueduc, ouvrage d’une structure admirable,[44] y restèrent campés pendant quelque temps, et se retirèrent ensuite lorsqu’ils virent que l’ennemi se tenait obstinément renfermé plans ses murailles. Ils se divisèrent alors en plusieurs corps, et occupèrent toutes les routes, dans l’espérance de réduire Carthage par la famine. Ils ne pillaient ni ne ravageaient les campagnes; ils les ménageaient et les conservaient au contraire comme leur patrimoine. Gélimer comptait encore sur quelque trahison en sa faveur de la part des Carthaginois, et même des soldats ariens de l’armée de Bélisaire. Il avait fait aussi de grandes promesses aux chefs des Massagètes, pour les attirer sous ses drapeaux. Ces barbares, peu affectionnés à l’empire, ne se soumettaient qu’à regret au service militaire, car ils affirmaient qu’ils avaient été attirés à Constantinople par un serment du général Pierre, qui s’était ensuite parjuré. Ils avaient donc accédé aux propositions des Vandales, et promis que, lorsque le combat serait engagé, ils tourneraient leurs armes contre les Romains. Bélisaire, instruit par les transfuges de ces menées secrètes, ne voulut pas se hasarder à faire de sortie contre l’ennemi avant d’avoir achevé la réparation des murailles, et affermi son pouvoir dans l’intérieur de la ville. D’abord il fit pendre, sur une colline voisine de Carthage, un citoyen nommé Laurus, qui avait été convaincu de trahison par le témoignage de son secrétaire. Cet exemple porta l’épouvante dans tous tes cœurs, et y étouffa tous tes germes de trahison. Enfin il sut si bien gagner les Massagètes en les admettant à sa table, en les comblant de présents et de caresses, qu’il obtint d’eux-mêmes l’aveu des promesses que leur avait faites Gélimer, et de la défection qu’ils avaient méditée. Ces barbares ne lui dissimulèrent pas qu’ils ne se sentaient pas beaucoup de zèle pour cette guerre, parce qu’ils craignaient que les Romains, même après la ruine des Vandales, ne leur permissent pas de retourner dans leur patrie, et ne les contraignissent à vieillir et à mourir sur le sol africain. Ils témoignèrent aussi la crainte d’être privés de leur part dans le butin. Alors Bélisaire leur engagea sa parole que, la guerre finie, il les renverrait aussitôt dans leur pays avec tout leur butin; et, à leur tour, ils jurèrent qu’ils le serviraient avec zèle et fidélité.
Bélisaire ayant tout remis en bon ordre et terminé la reconstruction des remparts, rassembla toute son armée, et l’encouragea en ces termes, [en lui retraçant le tableau de ses victoires et des désastres de ses ennemis, à combattre vaillamment les Vandales.[45]]
2. Mes compagnons, je n’estime pas qu’il soit besoin d’animer vos courages par un grand discours, en un temps où vous voyez Carthage et toute l’Afrique conquise par votre valeur. Les victorieux n’ont pas accoutumé de manquer de coeur. J’ai cru seulement qu’il était bon de vous avertir , que si vous demeurez semblables à vous-mêmes et que vous vous comportez normalement, ce sera pour les Vandales la fin de leurs espoirs, et pour vous la fin des combats. C’est pourquoi vous devez y aller avec le plus grand enthousiasme. La tâche est toujours douce pour les hommes quand elle touche à sa fin. Maintenant examinons ce qu’il en est des Vandales. Ce n’est pas sur le nombre d’hommes, ni sur la force des corps, mais sur la vaillance de l’âme que se décide le sort de la guerre. Le plus fort motif qui fait agir les hommes, quand on y pense, c’est la réalisation des exploits du passé. Car il est honteux, du moins pour ceux qui ont de la raison, de ne pas être égal à soi-même et d’être inférieur à son propre niveau de courage. Car je sais bien que la terreur et la mémoire de leurs malheurs ont tenu l’ennemi à l’écart et les a obligés à moins de courage : les uns étaient terrifiés de ce qui s’était produit, les autres laissaient de côté le moindre espoir de succès. Quand la fortune est contre quelqu’un, elle asservit son esprit. Et je vais vous expliquer pourquoi la lutte actuelle vous intéresse beaucoup plus qu’auparavant. Dans les précédentes batailles le danger était, si les choses tournaient mal, de ne pas s’emparer de terres ennemies. Mais maintenant, si nous ne gagnons pas le combat, nous perdrons la terre qui est la nôtre. Il est en effet plus facile de ne rien posséder que d’être privé de ce que l’on a : c’est pourquoi nous avons plus de soucis qu’auparavant de garder ce que nous possédons. Autrefois, nous avons eu l’occasion de remporter la victoire sans infanterie, alors que maintenant, nous allons engager le combat avec l’aide de Dieu et avec l’ensemble de notre armée c’est pourquoi j’ai l’espoir de capturer le camp de l’ennemi, et tous ses soldats. Et comme la fin de la guerre est à portée de main, il ne faut pas en raison d’une négligence, la remettre à plus tard, de peur d’être obligé de vous demander un moment opportun alors qu’il est déjà passé. Quand la fortune de la guerre est reportée, ordinairement elle ne procède pas de la même manière que précédemment, surtout si la guerre se prolonge par la volonté de ceux qui la font. Le Ciel habituellement châtie toujours ceux qui abandonnent la fortune présente. Mais si quelqu’un considère que l’ennemi, en voyant ses enfants et épouses et ses biens les plus précieux en nos mains, aura d’autant plus d’audace et combattra avec plus de courage que d’habitude : il se trompe. Une violente passion qui s’attaque au coeur, a pour habitude de diminuer la vraie valeur des hommes et ne leur permet pas de tirer pleinement profit de leurs propres forces. En considérant, dès lors, tout cela, il vous appartient d’aller avec le plus grand mépris contre l’ennemi. «
1. Le même jour, il fit sortir de Carthage Jean l’Arménien avec l’infanterie légère et toute la cavalerie, dont il ne se réserva que cinq cents hommes. Il lui ordonna d’inquiéter l’ennemi, de le harceler par des escarmouches, s’il en trouvait l’occasion favorable. Il partit lui-même le lendemain avec le reste de l’infanterie et les cinq cents cavaliers. Les Massagètes tinrent conseil entre eux, et, pour se donner l’apparence d’avoir tenu les promesses qu’ils avaient faites à Gélimer et à Bélisaire, ils résolurent de rester inactifs au commencement du combat, et de ne prendre part à l’action que lorsqu’ils en pourraient prévoir l’issue: alors seulement ils se joindraient aux vainqueurs pour achever la défaite de celle des deux armées qui aurait plié la première.
2. L’armée romaine rencontra les Vandales campés près de Tricamara, à cent quarante stades de Carthage.[46] Les deux armées passèrent la nuit à une assez grande distance l’une de l’autre. Au milieu de la nuit arriva, dans le camp des Romains: le phénomène que je vais rapporter. On vit du feu briller à la pointe des lances, dont le fer sembla tout embrasé. Le petit nombre de ceux qui aperçurent ce prodige en furent étonnés, mais ne devinèrent pas ce qu’il présageait. Longtemps après, la même chose arriva en Italie: les Romains, instruits par l’expérience, y virent un présage de la victoire. Mais comme il s’offrait alors à leurs yeux pour la première fois, ils en furent effrayés, et passèrent la nuit entière dans les alarmes.
3. Le lendemain, Gélimer ordonna aux Vandales de rassembler au milieu du camp, quoiqu’il ne fût pas fortifié, les femmes, les enfants, et tout le bagage. Ensuite ayant rassemblé ses soldats, il leur fit un discours en ces termes : [pour les encourager à bien combattre, tandis que, non loin du camp, Tzazon exhortait de son côté les Vandales qu’il avait ramenés de Sardaigne.[47]]
Nous n’allons pas combattre pour la possession de la gloire et de l’Empire ; de sorte qu’après less avoir perdus , nous puissions. encore demeurer en repos dans nos maisons, et y
jouir de nos biens. Nos affaires sont réduites à un tel malheur, que si nous ne défaisons nos ennemis, ou en mourant nous les laisserons maîtres de nos femmes, de nos enfants, de notre pays et de nos richesses; ou en survivant nous deviendrons leurs esclaves et les témoins de nos propres misères. Que si au contraire, nous remportons la victoire, ou nous vivrons dans l’abondance de toutes sortes de biens, ou nous aurons une mort glorieuse, et nous laisserons des richesses dans nos familles et l’Empire dans notre nation. Si jamais il y a eu de rencontre où il se soit agi de la décision de notre fortune, et où nous ayons dû mettre notre confiance en nous-mêmes ,c’est celle qui se présente. N’appréhendons point pour nos personnes: Le danger n’est pas de perdre la vie, mais de perdre la bataille. Si elle était perdue, il nous serait avantageux de mourir. Que personne ne perde courage, et que chacun préfère une mort honorable à la honte d’une défaite. Quiconque appréhende bien l’infamie n’appréhende point le péril. Ne rappelez point dans votre esprit la mémoire de la dernière journée. Le succès qu’elle eut ne vint pas de notre faute, il ne vint que du malheur. Le cours de la fortune n’est pas égal, il a coutume de changer souvent. Nous pouvons nous vanter de surpasser les ennemis en valeur, comme nous les surpassons aussi en nombre, parce que nous sommes dix contre un. J’ajouterai qu’il y a deux puissants motifs qui doivent animer notre courage, la réputation de nos ancêtres, et la puissance qu’ils nous ont laissée. Leur gloire sera ternie par notre lâcheté, si nous dégénérons de leur vertu. , et leur bien nous sera ravi, si nous n’avons la force de le conserver. Que dirai-je des cris de nos femmes, et des pleurs de nos enfants, qui interrompent mon disours ? Je le finis donc , en vous disant que nous ne reverrons jamais ces personnes qui nous sont si chères , que nous ne soyons victorieux. Retenez , je vous en conjure , cette pensée, et agissez de telle sorte, que vous ne fassiez point de honte au nom du grand Gizéric.
Gélimer ayant parlé de cette sorte , manda à son frère Tzazon de haranguer séparément les Vandales qu’ils avait amenés de Sardaigne : Ce qu’il fit ainsi, un peu à l’écart.
Mes Compagnons , le discours que vous venez d’entendre regarde tout les Vandales ; mais vous avez des raisons particulières de vous surpasser vous-mêmes. Il n’y a pas longtemps que vous avez remporté la victoire , et que vous avez réduit sous notre puissance une île considérable. Il faut que vous donniez maintenant encore de plus illustres preuves de votre valeur, et que la grandeur du danger fasse davantage éclater la grandeur de vôtre courage. Quand on ne combat que sous le commandement, en perdant la bataille , l’on ne perd rien, dont n ait besoin en absolument ; mais quand on combat pour la conservation de son propre état , on ne saurait perdre la bataille, que l’on ne perde aussi la vie. Vous ne pouvez conserver la réputation que vous possédez d’avoir ruiné la tyrannie de Godas, qu’en vous portant vaillamment et vous la pouvez perdre par le moindre manquement de coeur. C’est ce qui vous oblige à. vous signaler par dessus les autres Vandales. Car ceux qui ont eu du malheur sont effrayés par le souvenir qui leur en reste ; au lieu que ceux qui ont eu du bonheur, en ont aussi plus de hardiesse. Je crois que l’on peut assurer avec raison, que si les ennemis sont défaits, on vous en donnera la gloire , et on vous regardera comme les conservateurs de la nation ; puisqu’il n’y a point de doute, que ceux qui joignant leurs armes avec des alliés qui avaient été vaincus, leur font gagner des batailles, méritent que l’on leur attribue la plus grande partie de la victoire. Je vous prie de faire réflexion sur toutes ces choses, d’arrêter les cris de vos femmes et de vos enfants, et de les exhorter à concevoir de bonnes espérances, et à implorer le secours du Ciel. Pour vous, allez courageusement contre l’ennemi, et donnez à tous vos compatriotes des exemples de générosité.
1. Disposition des deux armées. 2. Défaite des Vandales. 3. Fuite de Gélimer.
1. Les deux princes conduisent aussitôt leurs troupes contre les Romains. C’était l’heure du dîner, et les soldats de Bélisaire, qui ne s’attendaient pas à être attaqués, s’occupaient à préparer leur repas. Les Vandales se rangèrent en bataille à quelque distance du bord d’un ruisseau qui ne tarit jamais, mais dont le cours est si faible que les habitants du pays ne lui ont pas donné de nom. Les Romains s’étant armés et préparés à la hâte, s’avancèrent vers l’autre bord du ruisseau, et se disposèrent pour le combat dans l’ordre suivant: A l’aile gauche étaient placés Martin, Valérien, Jean, Cyprien, Althias, Marcellus, et les autres chefs des fédérés; à la droite, Pappus, Barbatus, Aigan et les autres commandants de la cavalerie romaine. Au centre, autour du drapeau impérial, se tenait Jean l’Arménien, avec un corps de cavalerie d’élite et tous les gardes de Bélisaire. Il y fut rejoint fort à propos par le général lui-même, qui, à la tête de ses cinq cents cavaliers, avait devancé la marche trop lente de son infanterie. Les Massagètes se tenaient à l’écart, séparés des Romains. C’était à la vérité chez eux un ancien usage; mais la résolution qu’ils venaient d’adopter était le principal motif qui les empêchait de se réunir au reste de l’armée. Tel était l’ordre de bataille des Romains. Aux deux ailes de l’armée des Vandales étaient placés les chiliarques, chacun à la tête de leurs corps de mille hommes;[48] au centre, Tzazon, frère de Gélimer; les Maures, sur les derrières de l’armée, formaient un corps de réserve. Gélimer était partout; il exhortait ses soldats, il excitait leur courage; il leur avait interdit la lance et le javelot, et leur avait ordonné de ne se servir que de leurs épées.
2. Les deux armées étaient depuis longtemps en présence, lorsque Jean l’Arménien, par ordre de Bélisaire, passa le ruisseau avec quelques cavaliers d’élite, et attaqua le centre des Vandales. Repoussé et poursuivi ensuite par Tzazon, il se replia sur son corps d’armée; les Vandales, dans leur poursuite, s’avancèrent jusqu’au ruisseau, mais ne le traversèrent point. Jean, à la tête d’un plus grand nombre de gardes de Bélisaire, fait une seconde charge contre Tzazon; il est encore repoussé, et se replie de nouveau sur l’armée romaine. Enfin, saisissant la bannière impériale, il entraîne à sa suite toute la garde de Bélisaire, il s’élance avec des menaces et des clameurs terribles, et attaque l’ennemi pour la troisième fois. Les barbares avec leurs seules épées soutiennent vigoureusement le choc, et la mêlée devient terrible. Les plus braves des Vandales y périrent en grand nombre, et parmi eux Tzazon, frère de Gélimer. Alors toute l’armée romaine s’ébranle, passe le ruisseau, et fond sur l’ennemi. Le centre ayant commencé à plier, tous les barbares lâchèrent pied, et furent mis facilement en déroute par les corps qui leur étaient opposés. A cette vue, les Massagètes, ainsi qu’ils l’avaient résolu, s’élancèrent avec l’armée romaine sur la trace des fuyards. Mais la poursuite ne fut pas longue, car les Vandales rentrèrent promptement dans leur camp. Les Romains, n’espérant pas les y forcer, dépouillèrent les morts, et retournèrent dans leurs retranchements. Nous perdîmes dans cette action moins de cinquante soldats; la perte des Vandales fut d’environ huit cents hommes.
3. Enfin Bélisaire, ayant été rejoint par son infanterie, se mit en marche vers le soir, et avec toutes ses troupes se porta rapidement sur le camp des Vandales. Gélimer, instruit de l’approche de l’armée romaine, sauta sur son cheval, et, sans prononcer une parole, sans laisser aucun ordre, il s’enfuit à toute bride vers la Numidie, avec quelques parents et quelques serviteurs qui le suivaient tremblants et en silence. Les Vandales ignorèrent quelque temps la fuite de leur roi; mais le bruit s’en étant répandu, ce ne fut plus parmi eux que désordre et que tumulte: les hommes criaient, les enfants glapissaient, les femmes hurlaient; tous se sauvaient éperdus, abandonnant le soin de tout ce qu’ils avaient de plus cher et de plus précieux. Les Romains accourent, s’emparent du camp désert, de toutes les richesses qu’il renferme; puis, se mettant à la poursuite des fuyards, pendant toute la nuit ils massacrent les hommes qu’ils rencontrent, enlèvent les femmes et les enfants, qu’ils destinent à l’esclavage. On trouva dans le camp une énorme quantité d’or et d’argent. Depuis longtemps les Vandales ravageaient les provinces de l’empire romain, et rapportaient en Afrique le fruit de leurs rapines et de leurs pillages. De plus, comme cette contrée est extrêmement fertile, qu’elle produit en abondance tout ce qui est nécessaire aux besoins de la vie, ils n’avaient rien dépensé pour leur nourriture, et avaient accumulé les revenus des propriétés, dont ils avaient joui pendant les quatre-vingt-quinze années de leur domination sur l’Afrique. Tous ces trésors entassés par l’avarice furent en ce jour la proie des vainqueurs. Le jour de la bataille où les Vandales furent battus et perdirent leur camp arriva trois mois après l’entrée de l’armée romaine dans Carthage, vers le milieu du dernier mois de l’année, que les Romains appellent décembre.
1. Bélisaire rappelle ses soldats qui étaient acharnés au pillage. 2. Il envoie poursuivre Gélimer par Jean. 3. Celui-ci est tué par l’imprudence d’Uliaris. 4. Bélisaire fonde une rente à son tombeau. 5. Gélimer se sauve sur la montagne de Papua. 6. Faras y met le siège. 7. Bélisaire est rendu maître des trésors de Gélimer.
1. Bélisaire passa toute la nuit dans de vives inquiétudes. Il voyait toute son armée désunie et dispersée de toutes parts, et craignait qu’elle ne fût taillée en pièces, si les Vandales venaient à se rallier. Pour moi, je suis convaincu que s’ils nous eussent attaqués dans ce moment, aucun de nos soldats n’en eût réchappé, ni profité du butin acquis par la victoire. Les soldats, hommes grossiers et en proie à toutes les passions humaines, se voyant possesseurs de si grandes richesses et d’esclaves d’une beauté si remarquable, ne pouvaient ni modérer ni rassasier leurs désirs; enivrés de leur bonheur, ils ne songeaient qu’à enlever tout ce qui se trouvait devant eux, et à retourner à Carthage. Dispersés de toutes parts, seuls, ou au plus deux ou trois ensemble, ils s’enfonçaient dans les bois, dans les rochers, fouillaient les grottes et les cavernes, dans l’espoir d’y trouver quelque chose à prendre. La crainte de l’ennemi, le respect pour leur général, le sentiment de leurs devoirs, étaient bannis de leur esprit; tout cédait à leur avidité pour le pillage. Bélisaire, considérant cet état des choses et des Esprits, ne savait quel parti prendre. Sitôt qu’il fît jour, il monta sur une éminence voisine de la grande route, et, s’efforçant de rétablir l’ordre, il adressa à tous, soldats et capitaines, de vives réprimandes. Ceux qui étaient à portée de le voir et de l’entendre, et surtout ses gardes, envoient à Carthage leur butin et leurs prisonniers, sous la garde de quelques-uns de leurs camarades, et, entourant leur général, se montrent prêts à exécuter ses ordres.
2. Bélisaire commanda à Jean l’Arménien de prendre deux cents cavaliers, et de poursuivre Gélimer jour et nuit, jusqu’à ce qu’il l’eût pris vif ou mort. Il écrivit au gouverneur de Carthage d’épargner tous les Vandales qui s’étaient réfugiés dans les églises des environs; de se contenter de les désarmer pour leur ôter tout moyen de révolte; de les faire entrer dans la ville, et de les y garder jusqu’à son retour. Cependant il courait de tous côtés avec ses gardes; il redoublait d’activité pour rassembler ses soldats épars, et lorsqu’il rencontrait des Vandales, leur donnait sa parole qu’il ne leur serait fait aucun mal. Déjà tous les Vandales s’étaient réfugies en suppliants dans les églises; on se contentait de les désarmer, et de les envoyer à Carthage avec une escorte et par bandes séparées, pour leur enlever tout moyen de se rallier et de tenter une nouvelle résistance. Après avoir donné ordre à tout, il s’avance lui-même à grandes journées contre Gélimer, et prend avec lui la plus grande partie de ses troupes. …
Selon les savants berbères et arabes : origine irano-arménienne et philistine des berbères blancs
Le mythe de l’origine des berbères qui devint assez vite la plus répandue chez les savants arabes et berbères du Moyen Âge. Ibn al-Kalbî y fait brièvement allusion dans le passage que nous avons cité, en évoquant David recevant de Dieu l’ordre de faire sortir les Berbères de Syrie car ils sont la lèpre du pays ; mais c’est à partir d’Ibn Vvurdââvbah [59] au milieu du IXe siècle, qu’elle est complètement exposée :
« Les Berbères, domiciliés d’abord en Palestine, obéissaient au roi ‰jalût (nom arabe de Goliath des philistins). Lorsque ce roi fut tué par David, ils émigrèrent vers l’Occident, et arrivés dans le pays de Libye et de Marmarique, ils se disséminèrent… Les Lawâta s’arrêtèrent au pays de Barka, nommé par les Romains Antâbolos, c’est.à.dire « les cinq villes » (la Pentapole de Cyrénaïque). Les Hawwâra vinrent habiter Ayäs ou Tarâbolos, c’est-à-dire « les trois villes » (la Tripolitaine), pays qui appartenait alors aux Romains… À la suite de cette invasion, les Berbères se répandirent ensuite jusqu’au Sous el-Adna, derrière Tanger » [60]
Ibn Vvurdââvbah, op. cit., trad. Mohammed Hadj-Sadok sous le titre Description du Maghreb et de l’Europe, Alger, 1949, p. 13.
D. Oates, The Tripolitanian Gebel : Settlement of the Roman Period around Gasr ed Dauun, Papers of the British School at Rome, 21, 1953, p. 113.
Les Berbères ont été chassés de Canaan par Josué, ils ont effectué une migration de l’Egypte jusqu’aux colonnes d’Hercule (c’est-à-dire, disent les Arabes, jusqu’à « l’Océan vert »), et naturellement sur leur route ils ont essaimé : pour Procope en fondant « une foule de cités », pour les Arabes « une foule de tribus ».
- 1 Cf. Note complémentaire de S. Chaker.
24C’est cependant une variante de cette histoire qui a constitué la forme la plus répandue du mythe d’origine berbère au Moyen Âge : plutôt que Josué, ce serait en effet David (Dawud) qui aurait chassé les Berbères, dont le chef était le célèbre Goliath (Djalût en arabe), de Palestine. Après Ibn al-Kalbî qui l’évoque de manière incomplète, elle apparaît surtout chez le géographe Ibn Khurdâdhbah, au milieu du IXe siècle : Les Berbères, domiciliés d’abord en Palestine, obéissaient au roi Djalût. Lorsque ce roi fut tué par David, ils émigrèrent vers l’Occident, et arrivés dans le pays de Libye et de Marmarique, ils se disséminèrent… A la suite de cette invasion, les Berbères se répandirent ensuite jusqu’au Sous el-Adna, derrière Tanger (Kitâb al-Masâlik wa-l-mamâlik, trad. Hadj-Sadok, Alger, 1949, p. 13). Elle fut reprise ensuite, avec des déformations ou des compléments mineurs, par Ibn cAbd al-ẖakam (871), Ibn al-Faḵîh al-Hamadhânî (902-903), Tabarî (839-923), Al-Mascûdî (première moitié du Xe siècle), Al-Bakrî (XIe siècle), Al-Idrîsî (XII e siècle), Al-Waṯwât (fin XIIe siècle), Al-Tidjânî (XIVe siècle), et elle figure évidemment en bonne place dans l’œuvre d’Ibn Khaldûn, dans une synthèse très personnelle (trad. De Slane, t. 1, p. 184) : Maintenant le fait réel qui nous dispense de toute hypothèse est ceci : les Berbères sont les enfants de Canaan fils de Cham, fils de Noé… Leurs frères étaient les Gergéséens ; et les Philistins, enfants de Casluhim, fils de Misraïm, fils de Cham, étaient leurs parents. Le roi chez eux portait le titre de Djâlut1. L’originalité de cette version du mythe est d’être, jusqu’à présent, apparemment inconnue des sources chrétiennes ou juives. Mais elle en est pourtant manifestement parente. Il est probable qu’il ne s’agisse en réalité que d’une simple adaptation de l’histoire de Josué : les victoires de David offraient en effet, tant dans la tradition judéo-chrétienne que coranique, un second exemple d’expulsion de populations palestiniennes, facilement substituable à l’histoire de Josué, ce que suggère d’ailleurs clairement Ibn Khaldûn en insistant sur l’origine cananéenne des Berbères.
25Une contamination de cette tradition sur Goliath par les sources antiques païennes apparaît même dans certaines de ses variantes, comme celle livrée par Ibn Qutayba (828-889) : Djâlût était fils de Djâlûd, fils de Bardnâl, fils de Qahtân, fils de Fâris (Fars), personnage connu ; [On dit aussi que] Djalût est le fils de Herbal, fils de Bâlud, fils de Dyâl, fils de Bernès, fils de Sefek, celui-ci étant le père de tous les Berbères (cité par Ibn Khaldûn, trad. De Slane, t. 1 p. 175). Fars, personnage si « connu », est en réalité l’ancêtre éponyme des Perses chez les savants musulmans. Or la parenté que ce texte établit implicitement entre Berbères et Perses fait songer aussitôt au récit de Salluste cité précédemment, qui voyait dans les Perses de l’armée d’Hercule en Occident une des souches des Numides. Quant au mystérieux Sefek, promu ici au rang de « père de tous les Berbères », on ne peut l’expliquer autrement qu’en l’identifiant au Sophax de Flavius Josèphe et de Plutarque, né d’Hercule et de la fille de l’éponyme des Africains, Aphras. On soupçonne d’ailleurs aussi un rapport entre Flavius Josèphe et les savants arabo-berbères lorsqu’on lit, dans un bref passage d’Ibn Khaldûn (trad. De Slane, t. 1, p. 173), que : certains regardent les Berbères comme les descendants de Yacsan, fils d’Abraham.
https://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/674
Les contes kabyles de frobenius : le noirs descendent des pharaons
L’ORALITÉ DES PHARAONS TRANSMISE DE GÉNÉRATION EN GÉNÉRATION PAR DES ANCÊTRES BERBÈRES BLANCS
Malgré la distance géographique et temporelle qui sépare la Kabylie de l’Égypte pharaonique, des similarités ont pu être mises en évidence entre les deux.
– D’un point de vue linguistique d’abord, puisque l’égyptien et le kabyle sont apparentés dans le cadre de ce qui est appelé la famille de langues afroasiatiques à la demande des égyptologues occidentaux.
– D’un point de vue des croyances et de leurs représentations dans l’art, des chercheurs ont comparé des mythes kabyles mettant en scène un bélier portant le soleil entre ses cornes, sa représentation dans des peintures rupestres en Kabylie et du Sahara préhistorique, avec la figure de l’Amon Égypto-Nubien et de l’Ammon Libyen, imaginé comme un bélier ou un homme à tête de bélier avec le soleil sur sa tête.
LES CONTES KABYLES DE FROBENIUS
Les mythes kabyles en question ont été relevé par Leo Frobenius (1873-1938). C’est vraisemblablement dans les années 1910 que cet anthropologue et aventurier allemand a collecté des contes auprès de populations kabyles (Pagin 1998 :27).
118 récits populaires kabyles ont ainsi été rapportés dans 29 manuscrits rédigés par Frobenius. Parmi eux se trouve Feraon und die Neger (=Ferraun et les Nègres) publié pour la première fois en allemand dans le volume 1 de Volksmärchen der Kabylen (récits populaires des Kabyles) intitulé « Weisheit (sagesse) » en 1921. Ce n’est qu’en 1995 que ce volume fut traduit en français par Mokran Fetta sous le titre « Contes Kabyles ». Ferraun et les Nègres (sic) a été classé par Breteau et Roth comme prenant place dans un temps légendaire et faisant partie d’une série disparate parmi les autres contes.
LE NOM DE FERAON (FERRAUN)
Elle met en scène le géant « Feraon » ou « Ferraun », qui en arabe signifie « Pharaon ». En Kabyle, qui comme le Sémitique, l’Égyptien et d’autres du continent africain est une langue construisant ses mots sur la base d’une suite de consonnes lui donnant un sens large ainsi que différentes suites de voyelles qui réduisent ce sens en lui donnant notamment des propriétés grammaticales particulières.
En Kabyle en particulier et en Berbère en général, il existe bien une racine [F-R-N] associée à l’idée de « choisir », de « trier », « d’élire », mais aucune suite de voyelles correspondant à celles de « Ferraun » ne peut à ma connaissance être utilisées pour justifier l’existence d’un tel nom en kabyle.
Dans son glossaire kabyle relatif aux textes de Frobenius, Lamara Bougchiche (1998 :301) associe lui aussi « Ferraun » au « Pharaon » égyptien mythique, qui dans les contes berbères apparaît « comme un personnage méchant à l’appétit vorace ». L’identification de Ferraun avec Pharaon est aussi fortement suggérée par son sort dans un autre conte « Feraon et l’ange de la mort ou l’origine des sept mers ». Décrit comme un personnage extrêmement puissant et se croyant invincible mais qui finit par mourir en se noyant. Cette fin rappelle évidemment le sort du Pharaon dans l’Ancien Testament décrit comme s’étant noyé dans la Mer Rouge.
Comme beaucoup d’autres traditions, celle d’un important groupe ethnique berbère d’Algérie, les Kabyles, associe très étroitement les populations noires d’Afrique aux Égyptiens anciens.
LE CONTE RACISTE : « SUR LES FERAONS ET LES NOIRS »
La fonction du conte est d’expliquer plusieurs caractéristiques observées par les Kabyles chez les Noirs qu’ils côtoient. L’explication de ces caractéristiques est croisée avec des croyances historico-légendaires par les conteurs et par la majorité de leur auditoire. Les caractéristiques observées chez les Noirs sont qu’ils mangent beaucoup de haricots noirs, qu’ils vivent dans le désert avec le soleil proche de leurs têtes.
Les croyances historico-légendaires sont que les Noirs sont des descendants de Pharaon. Puis il y a le récit énoncé par le conteur. Celui-ci est exprimé au passé, alors que les croyances historico-légendaires connues de l’auditoire et l’énoncé des caractéristiques qu’observent les Kabyles chez des Noirs le sont au présent.
En français, l’énoncé des caractéristiques observées par les Kabyles chez les Noirs sont introduits par un connecteur logique introduit par « c’est (+ c’est ainsi + et + c’est pourquoi +) alors que la croyance historico-légendaire est introduite par « car » :
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« En ce temps-là vivait un homme nommé Feraon (ou Ferraün). Feraon mangea un akufin plein d’orge et ne fut pas rassasié. […] Feraon alors mangea des haricots, des haricots noirs. Feraon était friand de haricots noirs. Il mangea goulûment et en grande quantité. […] Il digéra les haricots. Quand il se soulagea, les haricots noirs ressortirent non-digérés. Les haricots noirs devinrent sur terre des noirs (Kémet) ».
« C’est ainsi que les noirs sont nés de Feraon et les noirs jusqu’à aujourd’hui préfèrent les haricots à toute autre nourriture. Quand ils peuvent se procurer des haricots, les noirs laissent de côté de tout couscous et toute viande et ils avalent des haricots ».
« Après que Feraon eût mangé, il eût soif. […] Feraon s’en fut encore plus loin avec sa grande soif et arriva enfin à un grand fleuve. Il se pencha et but, et but, et but. Feraon avait étanché sa soif. Le fleuve pourtant n’avait pas encore diminué, mais s’écoulait au loin, large et profond. Feraon s’emporta contre le fleuve dont il avait bu une si grande quantité et qui pourtant ne baissait pas.
Feraon cria : « Le fleuve serait-il peut-être plus fort que je ne le suis ? » […] Je vais donc le brûler. Car Feraon est plus fort que le fleuve ». Feraon fit un gigantesque feu et charria des forêts d’arbres jusque-là. […] Tous les arbres furent jetés au feu par Feraon. Feraon jeta des arbres en flamme dans l’eau jusqu’à ce qu’elle se fût évaporée et qu’il ne restât qu’un tout petit peu d’eau qui s’évapora au soleil ».
« Feraon anéantit aussi les forêts, et tous les fourrés et les fleuves car il ne voulait pas que le fleuve fût plus fort que lui ».
C’est pourquoi aujourd’hui les nègres vivent dans le désert, là où il faut parfois faire quatorze jours de marche pour trouver une source, et deux mois pour trouver un village. C’est pourquoi les nègres vivent sans être protégés par la forêt dans le sable brûlant, et le soleil n’est qu’à une aune […] A côté de cela, il y a comme au Soudan, la mesure de longueur nephthgirel, qui va de l’épaule jusqu’à la pointe de la main tendue) au-dessus de leurs têtes. Car les nègres sont bien les descendants de Feraon ».
()
Ce conte nous explique donc que le dénommé « Feraon (Pharaon) » a donné naissance aux Noirs. Il l’a fait en déféquant des haricots noirs non digérés qui se transformèrent en Noirs. Le récit qui relate cette création des Noirs à partir d’excréments est une fantaisie négrophobe, mais qui a été inspirée par une observation faite par les Kabyles sur les Noirs. Ils sont particulièrement friands de haricots noirs. Le fait qu’ils vivent dans le désert est expliqué par l’orgueil de « Feraon » qui a brulé toute une forêt et fait évaporer un fleuve à cause de son orgueil.
CONFLIT HISTORIQUE DERRIÈRE « FERAON (PHARAON) ET LES NOIRS »
Lamara Bougchiche (1998 :301) se demande, au sujet de ce personnage de « Feraon » dans la littérature kabyle : « pourrait-il s’agir d’une réminiscence de relations symbiotiques et souvent conflictuelles entre les anciens (Rebou (blancs aux yeux bleus), Temehu (noirs du Sahara), Meschouech (Noirs de Siwa) et les Egyptiens anciens ? ». Si la réponse à la question de Bougchiche se révélait positive, faudrait-il y voir aussi une migration des ancêtres des voisins noirs des Kabyles à partir de l’Égypte pharaonique ? On connaît en effet les théories d’un berceau pharaonique du peuplement de l’Afrique sub-saharienne de Cheikh Anta Diop et de son disciple Aboubacry Moussa Lam.
Ces contes kabyles qui ne demandent qu’à être davantage explorées et argumentées, jouiraient alors d’un nouvel argument qui attestent que les pharaons étaient des noirs, les populations autocthones étaient des noirs. Quoi qu’il en soit, on est ici en présence d’une nouvelle tradition, après celle des Grecs, Latins, Byzantins, Arabes et Juifs, etc. qui assimilent l’Égypte pharaonique aux Noirs d’Afrique.
RÉFÉRENCES :
Lamara Bougchiche : Glossaire kabyle des termes et énoncés figurant dans les chapitres liminaires et dans l’ensemble mythique de du volume I des Volksmärchen der Kabylen
Charles H. Breteau & Arlette Roth / L’ensemble mythique recueilli par Léo Frobenius : un essai de validation
Leo Frobenius / Contes Kabyles
David M. Goldenberg / The Curse of Ham
photo ci-dessous : Berbères noires d’Algérie
Yahveh, ami et mercenaire des philistins (crétois) ancètre des berbères blancs, des romains (fils d’Esauv), des ammonites et des Moabites (fils de Lot) : reflexion profonde sur l’ethnothéogonie abrahamique au regard de la tradition des anciens
Capthor apparaît d’abord dans les textes akkadiens comme Kaptara, où elle a été décrite comme au-delà de la mer supérieure et dans la sphère d’influence de Sargon d’Akkad. Les références à Kaptara se trouvent dans les archives économiques de Mari du 18ème siècle AEC et dans les textes tant akkadiens qu’ougaritiques à Ougarit, où il est kptr (Greenfield, art. ‘Capthor ‘, Interp. Dict., Vol. 1, p. 534).
Le nom Kerethim ou crétois désigne les philistins (péléset) ; le sort de ces deux peuples est en effet toujours étroitement associé (1Sa 30:14, Eze 25:16, Sop 2:5). Dans les deux derniers de ces passages, VS. traduit Kéréthiens par habitants de la Crète. Les philistins (grecs pré-hélénène crétois installés en palestine) avaient des hébreux dans leur armée 1 Sa 14v21 avant l’époque de David 1 Sa 16v1,13, 29v3. Dans les textes relatifs à David et à Salomon, les grècs crétois apparaissent constamment associés aux Péléthiens (péléset crétois pélasges : descendants d’Esauv et ancètres des romains), comme formant une sorte de garde du corps dans l’armée royale (2Sa 8:18,15:12-18, Dt 2v20-23). La bible va jusqu’à dire que les romains, les spartiates et les juifs ont le meme ancètre Abraham (1 Maccabées 8v23,31-32,12v,14v, 2 Maccabées 5v9 ).
Avec le nom Pélasges (en grec ancien: Πελασγοί, Pelasgói, Πελασγός singulier, Pelasgos) i Grecs l’âge classique a indiqué l’ensemble des populations préhelléniques Grèce, généralement considéré autochthonous mais, à ce moment-là, aujourd’hui disparu et qui, cependant, ils ont signalé des événements confus et contradictoires[1]. Archéologiquement, les Pélasges peuvent être identifiés avec le peuple Peleset, mentionné dans les inscriptions égyptiennes entre peuples de la mer qui ils ont attaqué le ‘Egypte sous le règne de Pharaon Ramsès III, et ayant formé le peuple Philistins[2].
Conformément à la terminologie des anciens historiens grecs, le terme « Pélasges » au sens le plus large, nous peut faire référence à tous les habitants autochtones des terres autour du ‘égéen et leur culture avant l’avènement de la langue grecque. Cette déclaration, cependant, aurait besoin d’une formation, encore non prouvée, la langue grecque en dehors de la péninsule Helladique et l’avènement des populations « parlants grec » dans la mer Egée, dans l’âge pré-mycénienne[3].
Au viiie siècle avant notre ère, Homère est le premier à les mentionner comme étant un peuple originaire de Thessalie : « les tribus des Pélasges aux bonnes lances, des Pélasges habitants de la plantureuse Larisse2 ». Il précise aussi que la cité d’Argos est appelée « pélasgique »3. La Pélasgiotide est une région de Thessalie.
Au ve siècle avant notre ère, Hérodote déclare que le premier nom de la Grèce était Pélasgie (Πελασγία) et donne une origine pélasgique aux Éoliens4. Hérodote cite Hécatée de Milet : les Athéniens ne sont pas pélasgiques. Ils ont chassé les Pélasges des terres basses qu’ils occupaient encore aux pieds de l’Acropole parce que, sur l’Acropole, rien ne poussait et ils n’avaient rien à manger. Les Athéniens auraient initialement laissé aux Pélasges ces basses terres formées des marécages du Céphise qu’ils croyaient stériles, en dessous de l’Hymette, avant de s’apercevoir qu’en fait elles donnaient d’abondantes récoltes. Ils en chassèrent alors les Pélasges. Il n’en restera plus que sur l’île de Lemnos, qui furent aussi chassés plus tard par Miltiade fils de Cimon5.
En 30 avant notre ère, Diodore de Sicile dit que les lettres que l’on nomme phéniciennes, auraient été importées par les Phéniciens en Grèce et qu’elles portent plus particulièrement le nom de « pélasgiennes » parce que les Pélasges auraient été les premiers à les utiliser6.
Vers 100-120, dans ses Vies parallèles, Plutarque cite les Pélasges comme possibles ancêtres des Romains : « après avoir parcouru la plus grande partie de la terre et dompté plusieurs nations, ils s’arrêtèrent au lieu où est aujourd’hui Rome ; et, pour marquer la force (Rome) de leurs armes, ils donnèrent ce nom à la ville qu’ils y bâtirent. »7.
Au iie siècle, Pausanias le Périégète, citant le poète Asius, parle d’un Pélasgos qui aurait été le premier homme à débarquer en Arcadie8.
- Plutarque, Vies parallèles, Vie de Romulus, 1
Comment se fait il que Yahveh est celui qui a fait sortir les Philistins de l’ile de Crète (Caphtor) pour les faire rentrer sur la terre de Palestine au plus tard au temps d’Abraham Dt2v23, Gn 10v14,21v32 ? Comment Yahveh se voit ils aussi comme le dieu sauveur des philistins adorateurs de Dagon venu de Crète ? La théogonie d’Hésiode et de Sanchoniaton ne prend il pas tout son sens ? Car laba, Saturne appelé (aussi Israel fils de El-Uranus fils de Elyan) aide Dagon qui est un éloim ou Saturnien comme lui en lui donnant une des épouses de leur père El (Uranus) qu’il a combatu, vaincu et Castré. D’où le nom israel de Saturne-Sabaoth ! Yahveh était il un dieu des crétois ? Les Philistins de ber-shéva du temps d’Abraham qui se retrouvent etre les memes 100 ans plus tard au temps d’Isaac était ils en Crète en Minos avec Abraham et Isaac ou l’épisode a eu lieu en Palestine ? Pourquoi quand il s’est agit de faire disparaitre les philipstins par la main des égyptiens, l’idolatrie des philiptins n’a jamais été mentionné mais leur pratique de tatouillage ? Pourquoi Yahveh n’a pas trouvé mieux à leur reprocher que leurs incisions ? Si on suppose que Abraham est minoén, ne devient il pas logique qu’il puisse etre l’ancetre des romains (latins), des spartiates (mycéniens ou lacédémoniens) comme le disent les livres de Maccabées ? Kamosh n’est il pas le dieu des ammonites ? Pourquoi yahveh prétend dans Dt 2 que c’est lui qui les a fait entrer dans leur terre en chassant les autochtones, alors que c’est le contraire qui est dit en Juges 11 ? Sanchniaton ne devient ils pas encore plus crédible ? Si c’est le cas, il fut bien un moment où Yahveh (Sabaoth-Saturne) et ces divinités frètres fils du El idéen (Uranus) s’entendait bien au point que Saturne-iao-Sabaoth vole au secours des peuples de Dagon (Philistins) et de Kamosh (Ammonites). La bible meme confirme que les philistins adoraient aussi Yahveh (1 Sam 29v6, Isaie 19v18, 1 Sam 28v19, Amos 9v7) en plus de Dagon. On sait que à Ougarit, Kamosh, Dagon et Yahveh sont des titans frères tous fils de Elyon (Dt 32v6-14). N’est il pas supprenant quand la tradition juive dit que Esauv-Edom est l’ancetre des Romains ?
Le pays de Minos semble etre l’origine commune de tout ce monde : Les édomites fils de Esauv (les romains selon la bible Maccabées, le Talmud, etc), Les philistins venu de Caphtor, les ammonites, les arméniens venus de Phrygie (Nord-Ouest Anatolie), les juifs venu de Crète ou Caphtor comme les Philistins (à en croire Tacite). Il semble donc que les juifs en quitant le pays de Minos en Lacédémon, sont passés par l’ile de Crète avant de d’aller en Egypte au temps des peuples de la Mer pour finir par se faire chasser à cause de leur lèpre. Il serait très interessant de connaitre le contenu du livre que le roi de Sparte a lu pour apprendre que Abraham est un ancètre commun au spartiates et au juifs. Ce qui est encore très interessant, le nom du dieu principal de la Bible (hors Gn , Exod, Nbr, Lév, Esdr-Néh, Chronics) est Iao-Sabaoth, le nom du dieu principal des romain est Saturne Sabbati (Sabbati die pour dire Samedi en Latin), le nom du dieu principal en Phrygie est Sabazi (Sabazios), le nom du dieu principal chez les crétois en grec est Saturne-Sabbato (Sabbato = Samedi = Saturday). Le mot Saturne est just un surnom de Sabaoth qui signifie qu’il est époux d’istar (astarté chez les assyriens descendant d’Abraham). Comment se fait il que tous les peuples descendants d’Abraham étaient idolatres sauf les juifs qui étaient en contact avec le seul peuple perse reconnu aniconiste dans l’antiquité. Ce n’était donc pas Abraham qui était monothéiste aniconiste, ce sont les juifs qui sont devenu aniconistes au contact des perses et l’ont projeté sur Abraham le minoen postume.
S’il n’y a aucun fond de vérité dans ce que disent : Flavius concernant (Hercule qui est beau-fils d’Abraham, envahisseur de l’Afrique du Nord …) , Maccabées (qui dit que romains, Spartiates et juifs descendent tous d’Abraham) et Plutarque (qui parle des spartiates mycéniens et Olbiens, fils d’Abraham dans l’armée d’Hercule venu en Afrique du Nord) ; pourquoi donc Yahvé parle de ses enfants qui sont au delà des fleurs d’Éthiopie Hespérienne ?
En réalité, si on doit faire une analogie entre la genèse et sanchoniaton, c’est le personnage de Sem qui est en fait Saturne (iao-Sabaoth) et Noé est Uranus. En réalité, Sem, c’est iao-Saturne Yahveh et il est frère de japet, de Dagon, de Kamosh, de Océanos etc. Dans le judaisme, Yahveh est appelé haSem, c’est-à-dire Sem. Noé n’est rien d’autre donc que le personnage appelé Uranus (El). Les africains descendants d’Ammon (Ham ou Cham) et d’Osiris ne sont pas un peuple descendant des titans (Saturne-Yaho, Dagon, Kamosh etc) frère des titans Sem ou Japet. Les africains descendent des dieux Ammon, Osiris, Minerve (isis) etc. C’est la version africaine de Denys de Millet qui rend compte de l’ascendence des africains (noirs).
Deutéronome 2:4-5,8-25 [4] Donne cet ordre au peuple: Vous allez passer à la frontière de vos frères, les enfants d’Ésaü, qui habitent en Séir. Ils vous craindront; mais soyez bien sur vos gardes. [5]Ne les attaquez pas; car je ne vous donnerai dans leur pays pas même de quoi poser la plante du pied: j’ai donné la montagne de Séir en propriété à Ésaü (les latins ou romains d’origine spartiate). [8]Nous passâmes à distance de nos frères, les enfants d’Ésaü, qui habitent en Séir, et à distance du chemin de la plaine, d’Élath et d’Etsjon Guéber, puis nous nous tournâmes, et nous prîmes la direction du désert de Moab. [9]L’Éternel me dit: N’attaque pas Moab, et ne t’engage pas dans un combat avec lui; car je ne te donnerai rien à posséder dans son pays: c’est aux enfants de Lot que j’ai donné Ar en propriété. [10](Les Émim y habitaient auparavant; c’était un peuple grand, nombreux et de haute taille, comme les Anakim. [11] Ils passaient aussi pour être des Rephaïm, de même que les Anakim; mais les Moabites les appelaient Émim. [12] Séir était habité autrefois par les Horiens; les enfants d’Ésaü les chassèrent, les détruisirent devant eux, et s’établirent à leur place, comme l’a fait Israël dans le pays qu’il possède et que l’Éternel lui a donné.) [13]Maintenant levez-vous, et passez le torrent de Zéred. Nous passâmes le torrent de Zéred. [14]Le temps que durèrent nos marches de Kadès Barnéa au passage du torrent de Zéred fut de trente-huit ans, jusqu’à ce que toute la génération des hommes de guerre eût disparu du milieu du camp, comme l’Éternel le leur avait juré. [15]La main de l’Éternel fut aussi sur eux pour les détruire du milieu du camp, jusqu’à ce qu’ils eussent disparu. [16]Lorsque tous les hommes de guerre eurent disparu par la mort du milieu du peuple, [17] l’Éternel me parla, et dit: [18]Tu passeras aujourd’hui la frontière de Moab, à Ar, [19]et tu approcheras des enfants d’Ammon. Ne les attaque pas, et ne t’engage pas dans un combat avec eux; car je ne te donnerai rien à posséder dans le pays des enfants d’Ammon: c’est aux enfants de Lot que je l’ai donné en propriété. [20](Ce pays passait aussi pour un pays de Rephaïm; des Rephaïm y habitaient auparavant, et les Ammonites les appelaient Zamzummim: [21] c’était un peuple grand, nombreux et de haute taille, comme les Anakim. L’Éternel les détruisit devant les Ammonites, qui les chassèrent et s’établirent à leur place. [22] C’est ainsi que fit l’Éternel pour les enfants d’Ésaü qui habitent en Séir, quand il détruisit les Horiens devant eux; ils les chassèrent et s’établirent à leur place, jusqu’à ce jour. [23] Les Avviens, qui habitaient dans des villages jusqu’à Gaza, furent détruits par les Caphtorim (Philistins venus de Crète en Grèce), sortis de Caphtor (au Pays de Minos), qui s’établirent à leur place.) [24]Levez-vous, partez, et passez le torrent de l’Arnon. Vois, je livre entre tes mains Sihon, roi de Hesbon, l’Amoréen et son pays. Commence la conquête, fais-lui la guerre! [25]Je vais répandre dès aujourd’hui la frayeur et la crainte de toi sur tous les peuples qui sont sous le ciel; et, au bruit de ta renommée, ils trembleront et seront saisis d’angoisse à cause de toi.
Jérémie 47:1,4-5 [1] La parole de l’Éternel qui fut adressée à Jérémie, le prophète, sur les Philistins, avant que Pharaon frappât Gaza. [4]Parce que le jour arrive où seront détruits tous les Philistins, Exterminés tous ceux qui servaient encore d’auxiliaires à Tyr et à Sidon; Car l’Éternel va détruire les Philistins, Les restes de l’île de Caphtor. [5]Gaza est devenue chauve, Askalon est dans le silence, le reste de leur plaine aussi. Jusques à quand te feras-tu des incisions? –
Sophonie 3:9-10 [9] Alors je donnerai aux peuples des lèvres pures, Afin qu’ils invoquent tous le nom de l’Éternel, Pour le servir d’un commun accord. [10] D’au delà des fleuves de l’Éthiopie Mes adorateurs, mes dispersés, m’apporteront des offrandes.
Amos 9:7 [7] N’êtes-vous pas pour moi comme les enfants de l’Ethiopie (les berbères blancs), Enfants d’Israël? dit l’Éternel. N’ai-je pas fait sortir Israël du pays d’Égypte, Comme les Philistins de Caphtor (ile de Crète au pays de Minos) et les arméniens (aram ancètre des arméniens selon Flavius) de Kir (en Phrygie au Nord-Ouest Anatolie voir Hérodote Polymnie Livre VII) ?
Hérodote, Livre VII Polymnie : LXXIII. L’armure des Phrygiens approchait beaucoup de celle des Paphlagoniens; la différence était fort petite. Les Phrygiens s’appelèrent Briges, suivant les Macédoniens, tant que ces peuples restèrent en Europe et demeurèrent avec eux; mais, étant passés en Asie, ils changèrent de nom en changeant de pays, et prirent celui de Phrygiens. Les Arméniens étaient armés comme les Phrygiens, dont ils sont une colonie. Les uns et les autres étaient commandés par Artochmès, qui avait épousé une fille de Darius.
Targum palestinienne Genèse 10 v 2-3 The sons of Japheth, Gomer; and the name of their provinces, Afriki, and Garmania, and Madai, and Mokdonia, and Yatania, and Asia, and Tharki. And the sons of Gomer, and the name of their provinces, Asia and Pharkui (Phrygia) and Barberia. And the sons of Javan, Elisha, and the name of their provinces, Alastarasom, Italia, and Dordonia.
Le bereishit Rabbah Chapitre 37.1 : » Les descendants de Japhet : Gomer, Magog, Madai, Javan ( Genèse 10:2 ) » : Rabbi Samuel fils d’Ammi dit : « C’est l’Afrique (afְrִykָh, numide ou berbères), la Germanie, la Médie, la Macédoine l’Isanie ». « Et Tiras » : Rabbi Simon a dit : « C’est la Perse ». Les rabbins ont dit : « Thrace ». » Les descendants de Gomer : Ashkenaz, Riphath et Togarmah (Genèse 10:3 ) »: Asie, Adiabène et Germanie. Rabbi Berechya a dit : « Germanica ». » Les descendants de Javan : Elishah et Tarsis ( Genèse 10:4 ) » : Hellas, Italia, Dardania. Un verset dit : « les Dodanim » et un autre verset dit « les Rodanim » ( 1 Chroniques 1 :Dodanim « parce qu’ils sont les enfants des oncles [ dodin ] d’Israël, Rodanim parce qu’ils sont allés les attaquer [ rodin ] ». Rabbi Chanina a dit : « Quand Israël a été placé en position haute, ils sont venus et leur ont dit, nous sommes les enfants de votre oncle [ dod-khen ], et quand ils sont placés en position basse, ils viennent les attaquer [ rodin ]. «
Origine indo-aryenne des berbères blancs amazighens
ORIGINE DES BERBÈRES BLANCS OU AMAZIGHEN REPRÉSENTANT 15% DE LA POPULATION DU MAGHREB QUI EST MAJORITAIREMENT A 80% ARABES :
Les berbères blancs sont des peuples d’origine eurasienne perse médo-arménienne, mycénienne et philistine selon les auteurs anciens de l’antiquité.
Une chose est sure. Les langues berbères sont de pures langues authentiquement d’origine négro-africaine ! La famille de langues berbère ou kel-Tamasheq est une famille de langues négro-africaine. Les seuls berbères originaux de tout temps sont les berbères Haratines, les touaregs et les tamacheq noirs et les Berbères noirs métisses de l’oasis de Siwah en Egypte.
Les langues Tamacheqs, touaregs et Berbères sont des dialectes d’une même langue appartennant à la même famille de langues appelées les langues afrasiennes (Haoussa, Amharique, Guez, Tigréen, arabe, Oromo, Afar, et toutes les langues nilotiques, Tchadiques, omotiques et Kouchitiques). Les langues afrasienne sont des langues négro-africaines apparues dans le Sahel et le Sahara vert il y a 15 000 ans.
Les Berbères blancs parlent des langues dialectes du Tamacheq mais ils sont des descendants des numides, des farusiens, des sophaques etc. Les Berbères blancs ne sont pas des africains ! Les Berbères blancs anciennement appelés numides, berbères sophaques, farusiens par les historiens grecs, puis maures blancs de maurétanie ou leuco-éthiopiens par les historiens romains plus tardifs, sont des perses médo-arméniens mélangés avec des mycéniens et des Philistins d’origine crétoise !
Les Berbères originaux de tout temps sont les Haratines, les touaregs et les Tamacheq noirs qui vivaient dans le Sahel et le Sahara vert.
historiquement
Les amazigh (Berbères blancs) sont apparus entre l’époque de la guerre de Troie (vers l’an -1500) et celle des guerres puniques vers l’an -200, (sources Tite-live, Flavius, Hiempsal par Salluste, Juba 2 par Pline l’ancien, Strabon etc),
À partir de la période Ramesside, on retrouve des images de peuples blancs que les Egyptiens qualifient avec le terme géographique Temehou, avant cette époque les Egyptiens antiques n’ont pas parlé de peuples blancs à l’Ouest du Nil.
Hérodote n’a pas parlé directement des Berbères blancs, mais Hérodote a parlé des Phéniciens habitants en Afrique du Nord or les Phéniciens d’origine Crétoise appelé Philistins sont les ancêtres des Berbères blancs (par le mythique Goliath selon la tradition). La tradition berbère confirme donc les affirmations d’Hérodote à travers le mythique Philistins Goliath qui serait l’ancêtre des berbères blancs, les Berbères blancs ne sont donc pas des africains… Les Berbères dans la période arabo-musulmane disent eux même qu’ils descendent des Philistins (des pheniciens) par Goliath…
scientifiquement ,
la sous clade E-M183 du E-M81, qui caractérise les Berbères blancs est apparue en Afrique vers l’an 300 av EC, c’est très récent ! L’haplogroupe E-M81 est d’origine orientale et est apparue il y a 12 000 ans (dans le Caucase, en Anatolie ou en Mésopotamie) selon les scientifiques. Les ancêtres matrilinéaires des Berbères blancs sont à 74% d’origine eurasienne, ce qui confirme encore l’origine eurasienne du E-M81. Les Berbères blancs appartiennent comme les arabes du Maghreb au pôle génétique européen … Les porteurs des sous clades les plus anciens du E-M81 sont des arabes israéliens (les palestiniens descendants des Philistins), des syriens arabes etc…
L’ADN des Kabyles, un groupe berbère d’Algérie, révèle une composition génétique complexe avec une prédominance de composantes eurasiennes, nord-africaines et asiatiques, ainsi qu’une présence de composantes sub-sahariennes. Les études génétiques indiquent que les Kabyles ont des origines à la fois berbères et européennes.
Voici une décomposition plus détaillée de l’ADN mitochondrial des Kabyles:
66.12% Eurasien: H, J, U, T, K, X, V et I
22.58% Nord-Africain: U6, L3E
8.07% Asiatique: M1, N, R
3.23% Sub-Saharien: L1-L3a
Ces données suggèrent que les Kabyles sont le résultat d’un mélange de populations, avec des liens génétiques importants avec l’Eurasie occidentale et l’Afrique du Nord, tout en conservant une part de leur héritage asiatique et sub-saharien.
Mythologiquement ,
les Berbères blancs (descendants des numides, des sophaques, des farusiens etc…) sont venus en Afrique vers l’an -1500 via l’Espagne avec l’armée légendaire d’Hercule beau-fils d’Abraham, cette armée était composée de perses médo-arméniens et de mycéniens ! (Sources : Hiempsal , Juba 2, Flavius, Pline etc). Les Berbères blancs de la période arabo-musulmane se disent descendants des Philistins (de Goliath) et les Philistins sont un groupe de Phéniciens d’origine grecque crétoise au 2 ième millénaire av EC liés aux arméniens et aux perses de la même époque. Selon Hérodote donc, les Berbères blancs qui descendent des Phéniciens (Philistins de Goliath) ne sont donc pas des autochtones en Afrique. Plusieurs historiens modernes placent les populations leucoderme en Afrique du Nord vers la FIN du 2 ième millénaire av EC ! Selon Flavius, les Berbères blancs sont des descendants des soldats de l’armée d’Hercule, d’Hercule lui-même et de sont beau-père Abraham.
Les philistins sont d’origine crétoise et perse arménienne
LES PHILISTINS D’ORIGINE GREC CRÉTOISE SONT DES SÉMITES MAIS LES CANANÉENS DE LANGUE AFRASIENNE AMHARIQUE NE SONT PAS SÉMITES :
Autant les assyriens (Assur) ne sont pas des descendants de Kush fils de Cham (Gn 10v22) , bien que les assyriens (Assur) soient sortis du pays des Koushites (les proto-chaldéens du temps de Nimrod Gn 10v8-11), autant les israélites (Israël) ne sont pas des descendants des Egyptiens mais des descendants de Sèm bien que les israélites soient sortis du pays des Egyptiens (Ex 16v5), de même les Philistins (qui sont à la base d’origine grecque Crétoise ou Caphtorim selon la bible) ne sont pas des descendants de Canaan. Les Philistins sont à l »origine des descendants des Crétoise et on sait selon l’archéologie que les Crétois du 2 ième millénaire avant EC sont d’origine perse et arménienne. Selon la bible, les perses (Elam) et les arméniens (Aram) sont des descendants de Sèm (voir Flavius), Donc, bien que habitants les îles de la Méditerranée, les crétois et leurs descendants Philistins de même que les grecs spartiates et lacédémoniens ne sont pas des descendants de Japhet, mais les spartiates, les lacédémoniens et les Philistins sont des descendants de Sèm, car les perses et les arméniens sont des descendants de Sèm.
Le Nil s’appelle tritonis et prend sa source en Maurétanie intérieure (au pays de maures appelé Foutée selon Flavius) :
Le Roi amazigo-berbère Numide Juba confond le fleuve Niger au Nil dans ses propos rapportés par Pline. Juba croit que les sources du Nil sont en Guinée Conacry qu’il appelle Maurétanie intérieure. Notez que Flavius aussi appelle ‘Pays des Maures’ la guinée Conacry où le fleuve Sénégal (que Flavvius appelle Foutée ou Fouta) prends sa source. Ainsi selon Juba, la source du Nil est au Sud en Mauritanie intérieure (Guinée) où il coule jusqu’en Ethiopie (Nigéria), le Nil porte le nom de Siris ou de Triton (un fleuve du Lac Kainji au Nigéria). D’où la confusion des propagandistes berbère qui croient que le fleuve Tritonis est dans leur pays et qu’ils sont des Atlantes. On voit dont que ce sont des mensonges idéologiques car les colons amazigo-perses (les Massagètes) installé dans le Delta du Nil avaient déjà raconté la fable selon laquelle les sources du Nil sont au début des frontières du pays, c’est-à-dire en Egypte à Eléphantine (Syène ou Assouan) des Libyès-Thébaios qui étaient sous leur domonation. Mais les Libyès-Thébaios (Haute égypte) refusent qu’on les appelle égyptiens car habitant hors du Delta et n’ayant ni la meme langue, ni les meme coutumes etc.
PLINE L’ANCIEN, HISTOIRE NATURELLE : LIVRE CINQ.
X. [1] Le Nil, sorti de sources mal connues, coule à travers des lieux déserts et brûlants. Il promène ses eaux dans un espace d’une immense longueur, dont la connaissance est due à des récits pacifiques (11), et non aux guerres qui ont procuré la découverte de tous les autres paye. La source, autant qu’ont pu s’étendre les recherches du roi Juba, en est une montagne de la Mauritanie inférieure, non loin de l’Océan; il forme aussitôt un lac qu’on appelle Nilis. On y trouve, en fait de poissons, des alabètes (12), des coracins (IX, 32) et des silures (IX, 17); un crocodile en a été rapporté et consacré par Juba même, preuve que c’est bien le Nil, dans le temple d’Isis à Césarée, où on le voit encore aujourd’hui.[2] En outre, on a observé que la crue du Nil correspond à l’abondance des neiges et des pluies en Mauritanie. Sorti de ce lac, le fleuve s’indigne de couler à travers des lieux sablonneux et arides, et il se cache pendant un trajet de quelques jours de marche; puis, traversant un plus grand lac dans la Massaesylie, portion de la Mauritanie Césarienne, il s’élance, et jette, pour ainsi dire, un regard sur les sociétés humaines; la présence des mêmes animaux prouve que c’est toujours le même fleuve.
[3] Reçu de nouveau dans les sables, il se dérobe encore une fois dans des déserts de vingt journées de marche, jusqu’aux confins de l’Éthiopie; et lorsqu’il a reconnu derechef la présence de l’homme, ils s’élance, sans doute jaillissant de cette source qu’on a nommée Nigris. Là, séparant l’Afrique de l’Éthiopie, les rives en sont peuplées, sinon d’hommes, du moins de bêtes et de monstres: créant des forêts dans son cours, il traverse par le milieu l’Éthiopie, sous le nom d’Astapus, mot qui, dans la langue de ces peuples, signifie une eau sortant des ténèbres.
[4] Tant d’îles en parsèment le lit, et quelques-unes si étendues, que, malgré sa course rapide, il ne lui faut pas moins de cinq jours pour les dépasser. A Méroé, la plus célèbre de ces îles, le bras gauche est appelé Astabores, c’est-à-dire, branche d’une eau tenant les ténèbres; le bras droit s’appelle Astusapes, mot qui emporte l’idée d’eau cachée. Il n’est pas le Nil avant d’avoir réuni dans un seul lit ses eaux réconciliées; et même il porte encore, pendant quelques milles au-dessous comme au-dessus, le nom de Siris. Homère a donné au fleuve entier le nom d’Égyptus (Od. IV, 477) ; d’autres, celui de Triton(le roi Juba 2 de Numidie). De là il se heurte contre des îles qui semblent l’irriter dans sa marche; enfin, resserré par les montagnes, il n’est nulle part plus torrentueux; il roule ses eaux impétueuses jusqu’au lieu d’Éthiopie qu’on appelle Catadupe; et dans cette dernière cataracte, au milieu des écueils qui l’arrêtent, il semble, non pas couler, mais se précipiter avec un horrible fracas:
Pline connait le fleuve Niger prèt des Atlantes indépendament des mensonges du roi Numide Juba 2 :
ChVIII – [2] Le Nigris (le fleuve Niger) a la même nature que le Nil ; il produit le roseau, le papyrus et les mêmes animaux ; la crue s’en fait aux mêmes époques; il a sa source entre les Éthiopiens Taréléens et les Oecaliques. La ville de ceux-ci, Mavis, a été placée par quelques-uns dans les déserts ; et à côté les Atlantes, les Aegipans, demi-bêtes, les Blemmyes, les Gamphasantes, les Satyres, les Himantopodes. Les Atlantes, si nous ajoutons foi aux récits, ont perdu les caractères de l’humanité ; ils n’ont point entre eux de noms qui les distinguent ; ils regardent le soleil levant et couchant en prononçant des imprécations terribles, comme contre un astre funeste à eux et à leurs champs; ils n’ont pas de songes, comme en ont les autres hommes.
Tite-Live Livres 21 et 23 : éthymologie du mot Afrique et Africains : les numides ne sont pas des africains
[21,21] XXI. Annibal, après la chute de Sagonte, avait été prendre ses quartiers d’hiver à Carthagène. À la nouvelle de tous les actes, de tous les décrets de Rome et de Carthage, certain qu’il est et le chef et la cause de la guerre, il fait vendre et partager les restes du butin ; et, sans perdre un instant, il convoque les soldats espagnols de son aimée. « Amis, dit-il, vous voyez, comme moi, qu’après avoir pacifié toute l’Espagne, nous sommes dans la nécessité, ou de terminer la guerre et de licencier l’armée, ou de transporter la guerre dans d’autres pays. Oui, le seul moyen d’assurer à ces contrées les bienfaits de la paix et de la victoire, c’est d’aller chez d’autres peuples chercher la gloire et le butin. Aussi, comme de lointains combats nous appellent, et que je ne saurais fixer l’époque où vous reverrez vos pénates et tout ce qui vous est cher, si vous voulez visiter vos familles, je vous accorde un congé. Mais je vous attends ici, au retour du printemps, pour commencer, avec le secours des dieux, une expédition qui nous promet beaucoup de gloire et de butin. » Les Espagnols ne pouvaient qu’être flattés de la permission qu’on leur offrait de revoir leurs foyers : car ils regrettaient leurs familles, et prévoyaient pour l’avenir une plus longue séparation. Le repos de tout un hiver leur fit oublier les travaux passés, allégea d’avance ceux qu’ils allaient souffrir, et rendit à leurs corps, à leurs âmes la vigueur nécessaire pour supporter de nouvelles fatigues. Les premiers jours du printemps les trouvèrent exacts au rappel. Annibal, après une revue de toutes ses troupes auxiliaires, passe à Cadix, pour acquitter un voeu en l’honneur d’Hercule. Il s’engage à de nouveaux sacrifices, si le succès couronne ses desseins. Puis, partageant ses soins entre l’attaque et la défense, afin qu’au moment où il gagnera par terre l’Italie, en traversant l’Espagne et la Gaule, l‘Afrique (Africa) ne restât pas, du côté de la Sicile, exposée, ouverte aux attaques des Romains, il se proposa d’y laisser un corps d’armée formidable. Il demanda donc à l’Afrique (Africa) un renfort de troupes légères, et surtout d’archers. Ainsi les Africains (Afri) devaient servir en Espagne, les Espagnols en Afrique (Africa), et tous, loin de leurs pays, déployer plus de zèle et de courage, parce qu’ils devenaient les garants mutuels de leur foi. Il fit donc passer en Afrique (Africam) treize mille huit cent cinquante fantassins armés de boucliers légers, et huit cent soixante-dix frondeurs baléares, avec douze cents cavaliers de différentes nations. Il ordonne que la moitié de ces troupes forme la garnison de Carthage, et que l’autre soit répartie dans l’Afrique (Africam). En outre, ses recruteurs ont levé, dans les différentes villes de l’Espagne, quatre mille hommes d’élite, qui seront conduits à Carthage, pour lui servir à la fois d’otages et de défenseurs.
[21,22] XXII. Il ne crut pas devoir négliger l’Espagne ; car il n’ignorait point les tentatives qu’avaient faites à leur passage les ambassadeurs romains, pour gagner les chefs de cette contrée. Asdrubal, son frère, dont il connaît l’activité, commandera en ces lieux. Il lui laisse une armée presque tout africaine ; car elle est composée de onze mille huit cent cinquante fantassins venus d’Afrique, de trois cents Liguriens et de cinq cents Baléares. À cette infanterie il ajoute, pour corps de cavalerie, trois cents Libyphéniciens, race mixte de Phéniciens et d’Africains (Afris); environ mille huit cents Numides ou Maures, qui habitent près de l’Océan; un petit détachement de deux cents cavaliers ilergètes, peuplade espagnole; et, pour compléter son armée de terre, quatorze éléphants. Il lui donna aussi une flotte pour défendre les côtes de la mer, élément où les Romains avaient été victorieux, et où on pouvait penser qu’ils renouvelleraient leurs attaques : composée de cinquante galères à cinq rangs de rames, de deux à quatre rangs, et de cinq à trois, elle n’avait que trente-deux quinquérèmes et cinq trirèmes armées et garnies de rameurs. De Cadix, Annibal revint à Carthagène, où l’armée avait eu ses quartiers d’hiver ; puis, longeant la ville d’Onusa, il s’avança vers l’Èbre et la côte de la mer. Là, dit-on, il vit en songe un jeune homme brillant d’un éclat divin, et qui lui disait : « Jupiter m’envoie pour te guider en Italie; suis-moi, sans jamais détourner la vue. » Saisi de respect, Annibal le suit d’abord, sans regarder autour de lui ni derrière. Par un instinct de curiosité si naturel à l’homme, il se demande quel peut être l’objet qu’on lui défend de considérer ; il brûle de le connaître. Il jette un regard, et alors il voit derrière lui un serpent d’une grandeur prodigieuse, qui s’avance au milieu d’un vaste abattis d’arbres et d’arbrisseaux ; puis il entend un coup de tonnerre suivi d’un violent orage. Il demande ce que signifie ce monstre, ce prodige ; on lui répond : « C’est la dévastation de l’Italie. Marche donc sans interroger les dieux, sans chercher à soulever le voile de l’avenir. »
[23,5] … (3) Lorsque les députés lui dirent combien le sénat et le peuple de Capoue ressentaient vivement le malheur qui accablait les Romains, ajoutant qu’ils subviendraient à tous les besoins de la guerre ;
(4) « Campaniens, leur répondit-il, …Le Carthaginois, notre ennemi, traîne à sa suite des soldats, non pas même africains, mais partis des extrémités du monde, de l’Océan et des colonnes d’Hercule, sans lois, sans droits, presque sans langage humain. (12) Ces soldats, naturellement féroces et sauvages, leur chef les a rendus plus sauvages encore, en leur faisant élever des ponts avec des digues de cadavres humains amoncelés, et, ce qu’on ne peut dire sans horreur, en leur apprenant à se repaître de chair humaine. (13) Ces hommes, nourris de mets infâmes, ces hommes qu’on ne pourrait même toucher sans horreur, il faudrait les regarder, les considérer comme nos maîtres ! il faudrait demander nos lois à l’Afrique, à Carthage, souffrir que l’Italie fût une province des Numides et des Maures ! Est-il un seul Italien qui puisse y penser sans indignation ? … »
[23,29] (1) Pendant quelques jours les deux armées restèrent en présence à cinq milles l’une de l’autre ; il y eut quelques légers engagements, mais pas de bataille rangée. (2) Enfin le même jour, comme de concert, des deux côtés, le signal du combat fut donné, et les deux armées descendirent dans la plaine. (3) L’armée romaine fut formée en trois corps. Une partie des vélites fut mêlée aux soldats du premier rang ; le reste se tint derrière les enseignes ; la cavalerie garnit les ailes. (4) Les Espagnols formèrent le centre d’Asdrubal ; à la droite il plaça les Carthaginois, à la gauche les Africains et les mercenaires. La cavalerie fut distribuée sur les ailes, les Numides avec l’infanterie carthaginoise ; les autres cavaliers avec les Africains. (5) Les Numides ne furent pas tous placés à la droite, mais ceux-là seulement qui, comme les sauteurs de profession, ont l’habitude de conduire avec eux deux chevaux au plus fort de la mêlée, et de sauter tout armés du cheval fatigué sur le cheval frais, tant est grande et leur agilité et la docilité de cette race de chevaux. (6) Tel était l’ordre de bataille des deux armées ; les généraux de chaque parti étaient également pleins de confiance ; ni l’un ni l’autre n’avait de supériorité marquée quant au nombre ou à la bonté des troupes; cependant les dispositions des soldats étaient loin d’être les mêmes dans les deux armées. (7) Quoique les Romains combattissent loin de leur patrie, leurs chefs leur avaient facilement persuadé qu’ils combattaient pour l’Italie et pour Rome. Aussi, comme des hommes dont le retour dans la patrie dépendait du résultat de cette bataille, ils étaient bien résolus de vaincre ou de mourir. (8) Dans l’autre armée il y avait moins de détermination. Les soldats y étaient presque tous Espagnols, et ils aimaient mieux être vaincus en Espagne, que de vaincre pour être traînés en Italie. (9) Aussi, au premier choc, quand à peine les traits furent lancés, le centre d’Asdrubal lâcha pied, et tourna le dos aux Romains qui se portaient vigoureusement en avant. (10) Le combat n’en fut pas moins acharné aux deux ailes. D’un côté les Carthaginois, de l’autre les Africains pressent l’armée romaine, la chargent sur les deux flancs, l’enveloppent dans une double attaque. (11) Mais en se réunissant par masses sur le centre, elle eut assez de force pour rejeter de chaque côté les deux ailes de l’ennemi. Il y avait donc, deux combats (12) dans lesquels les Romains, qui avaient enfin enfoncé le centre, se trouvaient bien supérieurs et en nombre et en forces. Leur victoire ne fut pas douteuse. (13) Il périt dans le combat beaucoup de monde, et si les Espagnols n’eussent pas fui en désordre quand la bataille commençait à peine, de toute l’armée ennemie bien peu eussent survécu. (14) La cavalerie ne fut presque pas engagée ; car les Maures et les Numides, dès qu’ils virent le centre ébranlé, s’enfuirent confusément, chassant même les éléphants devant eux, et laissant ainsi les ailes à découvert. (15) Asdrubal resta jusqu’à ce que la déroute fût bien décidée, et il s’échappa avec quelques hommes seulement du milieu du carnage. (16) Les Romains prirent son camp et le pillèrent. Ce combat leur rallia tous ceux qui hésitaient encore en Espagne, et enleva à Asdrubal tout espoir, non seulement de transporter en Italie ses troupes, mais même de rester en sûreté en Espagne. (17) À Rome, où cette nouvelle fut annoncée par des lettres des Scipions, on se réjouit moins de la victoire, que de l’impossibilité où se trouvait désormais Asdrubal d’arriver en Italie.
Tite-Live Livre 27
XIX. Asdrubal, qui, avant la bataille, avait enlevé l’argent, fit partir d’abord ses éléphants, recueillit tout ce qu’il put des débris de sa défaite, et suivit les bords du Tage pour se rendre aux Pyrénées. Scipion, maître du camp ennemi, mit de côté les hommes libres, et abandonna aux soldats le reste du butin ; en recensant les prisonniers il trouva dix mille fantassins et deux mille cavaliers. Il renvoya les Espagnols sans rançon et fit vendre les Africains par son questeur. Ce fut alors que, pressée à ses côtés, la multitude des Espagnols, tant ceux qui s’étaient soumis auparavant que les prisonniers de la veille, le proclama roi d’un cri unanime. Scipion leur imposa silence par un héraut, et déclara a que le plus beau titre à ses yeux était celui d’Imperator, que ses soldats lui avaient donné. Ce nom de roi, si éblouissant ailleurs, était odieux à Rome : ils pouvaient lui supposer une âme toute royale, si c’était pour eux le signe de la véritable grandeur chez l’homme ; mais ils devaient ne point le dire et se garder de prononcer ce mot. a Ces Barbares comprirent eux-mêmes tant de magnanimité : ce nom prestigieux, que les autres mortels révèrent à genoux, il fallait se placer bien haut pour le dédaigner! Scipion fit ensuite des présents aux princes et aux rois espagnols ; il voulut que, dans la foule des chevaux qu’on avait pris, Indibilis en choisît trois cents à sa volonté. Dans la vente des Africains que le questeur fit par l’ordre du consul se trouvait un jeune adolescent d’une rare beauté : apprenant qu’il était de sang royal, il l’envoya à Scipion. Le consul lui demanda« qui il était, à quelle famille il appartenait, et pourquoi, si jeune encore, il se trouvait dans les camps. » L’enfant répondit« qu’il était Numide, et qu’on l’appelait Massive; orphelin, il avait été élevé par son aïeul maternel, Gala, roi des Numides; son oncle Masinissa l’avait amené en Espagne avec le renfort de cavalerie qu’il avait conduit naguère aux Carthaginois. Masinissa l’avait jusqu’alors éloigné des combats à cause de son âge; mais le jour de la bataille, à l’insu de son oncle, il s’était saisi d’une armure et d’un cheval, et jeté dans la mêlée; là, son cheval s’était abattu, l’avait renversé, et l’avait fait prendre par les Romains. »Scipion fit garder le jeune Numide et termina les affaires qui le retenaient sur son tribunal. Rentré dans sa tente, il le rappela et lui demanda« s’il voudrait retourner auprès de Masinissa. »L’enfant répondit avec des larmes de joie« qu’il le voulait bien » ;Scipion lui donna alors un anneau d’or, un laticlave, une saie espagnole, une agrafe d’or et un cheval harnaché; puis il chargea quelques cavaliers de l’escorter jusqu’où il voudrait, et le congédia.
Invoquer Africam la déa Mauri Africa (la Déesse Noire)
On prétend souvent que l’Afrique était l’objet d’un culte personnel et public, et cela est prouvé par de nombreuses sources épigraphiques, archéologiques et littéraires. Cet article examine certains d’entre eux et conclut qu’il existe peu de preuves convaincantes en faveur d’une Afrique sans paix. Cela suggère que le type bien connu de l’Afrique représenté sur un cuir chevelu d’éléphant était une représentation romaine adoptée au fil du temps par la population locale.
Y avait-il une déesse appelée Afrique ? La remarque de Pline l’Ancien selon laquelle en Afrique nemo destinat aliquid nisi praefatus Africam (« personne en Afrique ne fait rien sans faire appel d’abord à l’Afrique », HN 28.24.5f.) est bien connue, tout comme le récit du jeune Pline du rêve de Curtius Rufus dans lequel l’Afrique apparaît à Curtius afin de lui donner des prophéties sur sa future carrière et sa mort (Ep. 7.27.2 ; voir aussi Tac. Ann. 11.21). Ces textes sont souvent cités comme preuve de l’existence d’une Afrique morte (« Afrique déesse »). On prétend que l’Afrique était l’objet d’un culte public, dont l’importance est prouvée par de nombreuses découvertes archéologiques et épigraphiques.1 Ces deux affirmations sont trompeuses et méritent une attention plus approfondie. Cet article réexamine les preuves fournies par les découvertes archéologiques et épigraphiques.
Les inscriptions
Avant d’examiner des objets en détail, il est nécessaire d’examiner les preuves épigraphiques qui sont censées étayer la preuve d’un culte de la Dea Afrique. Il n’y a aucune inscription existante qui nomme spécifiquement et au complet la dea Africa. Il y a une dédicace à la dea Maura2 (« la déesse maure/maurétanienne »), mais Maura n’est pas identique à l’Afrique malgré la terminologie géographique vague et incohérente des anciens Romains et des érudits modernes, qui peuvent appliquer le principe de pars pro toto. (« une partie pour le tout » ; Serv. Aen. 5.192, 6.60).3 De plus, Maura est un adjectival ; il n’y a aucune inscription à dea Mauretania (« la déesse Maurétanie »). Lorsque le dea Syrie apparaît dans les inscriptions, l’utilisation du mot Syrie est interprétée comme un adjectival et traduit par « la déesse syrienne », faisant référence à la divinité dominante de la région, à savoir Atagartis. On pourrait le traduire par « la déesse de la Syrie » ; cela ne signifie pas une Syrie personnifiée comme déesse4. Le même argument devrait s’appliquer à dea Maura (« la déesse Maure/Maurétanienne »).
Le fait que le pluriel soit souvent utilisé, dii Mauri (« dieux maures/mauretaniens »), confirme utilisation de l’adjectif pour les divinités indigènes. « Dea Maura » est une déesse féminine des Maures, une déification personnifiée du pays. Lorsqu’une personnification du lieu se produit, la Maurétanie est interprétée comme une représentation de l’époque romaine province, pas d’une divinité. 5
Les dédicaces de Timgad ont été citées par Le Glay et Leschi comme preuve du culte de l’Afrique déifiée ; 6 en fait, ceux-ci lisent à deam patriam, deae patriae suae et Genius patriae suae, qui se traduisent respectivement par « la patrie ». déesse », « à la déesse (de la patrie) (de leur patrie) » et « esprit gardien » de leur patrie », et c’est une hypothèse, non une preuve, que cette dea patria était la personnification de l’Afrique. Patria, en tant que nom, signifie « patrie », mais c’est aussi la forme féminine de l’adjectif patrius, qui signifie « transmis du pères/ancêtres ». Deam patriam peut être traduit par « la déesse, la patrie » (noms en apposition), mais peut tout aussi bien être traduit par « la déesse ancestrale » (nom qualifié par un adjectif). Donc à Deam Patriam et Deae patriae suae peut alors être traduit par « la déesse (ancestrale) (des pères) »et « à la déesse (ancestrale) (de leurs pères) ». Le fait qu’il existe de nombreux des dédicaces aux dii patrii (« dieux des pères ») au pluriel, pas seulement d’Afrique, suggère l’utilisation de patria pour n’importe quelle divinité locale, et non pour une déesse spécifique. 7
Pour ensuite affirmer que la dea patria de Timgad, l’Afrique personnifiée, ne prouve en rien l’existence de dea Afrique. De plus, grammaticalement, Africa, comme patria, peut être un nom ou le forme féminine de l’adjectif. La Dea Afrique, comme la Dea Maura et la Dea Syrie, faire référence à la divinité féminine du lieu, et non au lieu personnifié. Le plus Ce qui est important, c’est que l’expression dea Africa n’apparaît pas dans le langage classique. textes ou inscriptions mais n’est utilisé que par les érudits modernes.
https://en.wikipedia.org/wiki/Africa_(goddess)
Pline l’Ancien Livre XXVIII
Chapitre V
[2] Pourquoi croyons-nous que les nombres impairs ont pour toute chose plus de vertu, vertu qui se reconnaît dans les fièvres à l’observation des jours ? Pourquoi aux premiers fruits disons-nous que ceux-ci sont vieux, et que nous en souhaitons de nouveaux ? Pourquoi salue-t-on ceux qui éternuent, ce que Tibère, qui était certainement le plus sombre des hommes, exigeait, dit-on, même en voiture ? Quelques personnes trouvent qu’il est plus religieux alors de nommer ceux qu’on salue. Les absents (c’est une opinion reçue) sont avertis que l’on parle d’eux par le tintement de leurs oreilles. Attale [Phitométor] assure que si en voyant un scorpion on dit deux, l’insecte s’arrête, et ne pique point. Et, à propos de scorpion, personne en Afrique n’entreprend quoi que ce soit sans avoir prononcé auparavant le mot Afrique;[3] tandis que dans les autres pays on commence par demander aux dieux leur bonne volonté. Est-on à table, nous voyons chacun ôter l’anneau qui est au doigt. Il est encore bien d’autres pratiques religieuses. En portant de la salive avec son doigt derrière son oreille, on croit adoucir les inquiétudes de l’esprit. Quand on veut marquer de la faveur le proverbe nous ordonne de nous presser les pouces. Pour saluer nous portons la main droite à la bouche, et nous tournons tout le corps à droite; inflexion que les Gaulois font à gauche, la regardant comme plus religieuse. Les hommes de toutes les nations s’accordent à frapper dans leurs mains quand il éclaire.
Ethymologie du mot Rebw ou Erebu (occidentaux) utilisé par les anciens égyptiens et les phéniciens : différence entre Rebw (européens) et Libyens (noirs nord-africains des textes classiques grecs ou bibliques)
Les mots R’bw ou Libw (égyptien ancien) ou Ereb (en phénicien) a donné le mot Libyès des textes classique grecs ! Nous avons au Sénégal les proto-wolofs qui portent le nom de Lébous ! La lettre b deviens F ou P, donc lof (wo-lof), lofu, lobu , libu, libyès (d’après Cheick Anta Diop).
Les Lebuens (
, R’bw, Ribou ou Libu) Libou ou Lebwu (en ancien égyptien : Rbw) sont une ancienne confédération ayant vécu dans la partie Est de la Libye antique, comme les Mâchaouach (Mšwš). Les Libou ont joué un rôle significatif dans l’histoire de l’Égypte antique.
Présents avec les Mâchaouachs parmi les assaillants de Mérenptah, une partie d’entre eux s’introduit dans le delta occidental du Nil à la faveur du morcellement sous les XXIIe et XXIIIe dynasties.
Ce nom R’bw ou Erebse retrouve aussi dans l’usage par les marins phéniciens des deux mots Ereb, le couchant, et Assou, le levant pour désigner les deux rives opposées de la mer Égée : d’une part la Grèce actuelle et d’autre part l’Anatolie (Ἀνατολή signifie pareillement, en grec, le levant). La première mention connue de ces mots sémitiques se trouve sur une stèle assyrienne qui distingue Ereb, la nuit, le [pays du soleil] couchant, et Assou, le [pays du soleil] levant. Selon Michael Barry, les deux mots sont probablement à l’origine des deux noms grecs Eurôpè et Asia dans leur acception géographique antique2. En grec, dans un hymne à Apollon datant d’environ 700 avant notre ère, Eurôpè représente encore, comme Ereb, le simple littoral occidental de l’Égée2.
Dans la mythologie, Europe est une femme noire africaine sœur de Kadmos emporté par un dieu dans les régons de l’Ouest.
https://antikforever.com/peuples_de_la_mer/
https://laciviltaegizia.org/category/arte-militare/
La génétique des populations et le mensonge des amazighs


L’origine commune arménienne des berbères et des juifs et la polémique de l’ethnie génétique d’Hitler :
Ronny Decorte, un généticien de l’Université catholique de Louvain, en Belgique, a testé les membres de la famille d’Adolf Hitler et a déterminé que le Fürher appartenait à l’haplogroupe E1b1b. Ironiquement cet haplogroupe semble être à l’origine des langues afro-asiatiques, qui inclut les peuples berbères et juifs qu’Hitler méprisait tant. Le 17 août 2010, l’hebdomadaire néerlandophone Knack dévoilait une première mondiale : le journaliste Jean-Paul Mulders avait, après analyse de l’ADN de la famille d’Hitler, découvert l’« haplogroupe » du Führer et pouvait ainsi prouver qui étaient ses ancêtres. L’haplogroupe E1b1b concorde de 50 à 80 % avec celui des Nord-Africains. Mais c’est aussi le deuxième haplogroupe le plus fréquent chez les Juifs ashkénazes. Voilà qui venait raviver une vieille rumeur selon laquelle Hitler était d’origine juive.
https://www.history.com/news/study-suggests-adolf-hitler-had-jewish-and-african-ancestors
Ce qui nous interesse ici, ce n’est pas de savoir si le Führer (Hitler) est de racine juive ou berbère, mais il sera question d’explorer les textes de l’antiquité classique afin de voir si ces textes donnent une origine commune aux juifs et aux berbères comme le suggère cette polémique en filigramme.
Le contenu des textes récent des livres de la genèse et de l’Exode n’entreront pas en compte dans cette recherche car il s’agit de textes réligieux fondamentalement idéologiques et politiques composé par les pharisiens sous contole des romains vers l’an 20 av EC. Les matériaux de notre analyse proviendront éssentiellement des textes classiques profanes plus anciens des historiens de l’antiquité reconnus crédibles par les intellectuels juifs puis chrétiens de l’antiquité comme Flavius et Clément d’Alexandrie et surtout Eusebe de Césarée …
Les juifs sont d’origine arménienne selon la bible Deut 26v5 qui dit que les ancètres des juifs sont des aramy, or Aram est l’ancètre des arméniens selon Catina et Flavius. Tous les historiens (Molon, Abydène, Bérose) disent que la race de Noé (Xisuthros) est une race d’Arméniens, Flavius, en citant la Bérose, avoue que Noé-Xisuthros (tout comme Abraham) est l’ancètre de la race des juifs et non l’ancètre de toute l’humanité.
Cham et Japheth ne sont pas des fils de Noé (Xisuthros), mais Japhet est le fils d’Uranos (Selon Hésiode etc). Uranos étant aussi le père de Cronos frère de Japheth, le dieu qui a sauvé Noé (Xisuthros selon Flavius) d’un déluge local. Cronos (Saturne) est Jéhovah Sabaoth selon Tacite, Sanchoniaton etc. Okéanos, frère de Japheth et de Cronos, est assimilé à Osiris dans le traité d’Osiris de Plutarque. Cham est fils de Canaan et petit fils de Bélus selon les textes babyloniens rapporté par Polyhistor. Les noms des fils de Noé sont Sim (Sem), Darpan et probablement Damacus (voir Molon et Trogue Pompé). Ainsi donc la recherche de l’origine mythologique des juifs selon les textes anciens non réligieux revient à la recherche du pays de la descendance de Noé, l’Arménie est donc le pays d’origine des juifs. Xisuthros a eu une descendance en Arménie selon Molon, Abydène, la Sibyle Bérosienne cité par Flavius et Moise de Khorenatsi. C’est ce qui explique aussi l’origine arménienne (et donc Phrygienne) que le roi Numide Hiempsal donne aux berbères (Numides). Les personnages mythiques d’Abraham et d’Hercule sont les figures de proue de cette origine arménienne car selon les citations de Flavius, les fils d’Abraham faisaient partie de l’armée irano-arménienne d’Hercule qui a envahi l’Afrique du nord et Hercule serait meme le beau fils d’un des fils d’Abraham appelé Epher d’après Flavius citant Cléodème le prophète.
Les Berbères sont aussi d’origine arménienne
Noé est d’origine arménienne
Selon la mythologie
Quand plusieurs sources indépendantes vont dans un sens !
Ne me dit pas que les juifs achkenaz sont africains !
Deutéronome 26v5, les juifs sont des Aramy, c’est à dire arméniens s
Aram est l’ancêtre des arméniens, Catina, Flavius le disent
Le lien entre les juifs et les Berbères est connu depuis l’antiquité
Les juifs cohens sont J2, mais les juifs descendants d’Abraham sont des E-M81 à cause de l’origine arménienne commune aux berbères ou amazighs et aux juifs.
Les kéniens Solymes sont des Phéniciens troglodyte
La mythologie biblique dit qu’il y avait des kéniens qui ont suivi les juifs
Dans les textes classiques grecs, les Solymes sont des éthiopiens
Dans la bible les Solymes (Targum) sont les kéniens (TM ou LXX). C’est une autre preuve de l’origine troglodyte des kéniens Solymes en plus du fait que les Solyme sont appelés éthiopiens dans la littérature grecque classique.
Abraham étant lié à Noé et à l’Arménie, Abraham doit être un E-M81 comme Hercule car ces deux sont les ancètres des Berbères, Jacob doit être un J2. Jacob n’est pas lié à Abraham et est une autre ligné selon les chercheurs comme Thomas Romer. En tout cas, Moïse est un J2 certainement car Moise est lié à Israel (voir Trogue) et Moise est Cohen et roi comme le dit Trogue-pompé. Il y a aussi 8% de E1b1a chez les juifs, ce sont certainement les kéniens Solymes qui vivaient entre autres à Jérusalem.
La science confirme donc l’essentiel des mythologies. Il est possible que le nom d’Abraham Abram, Ab-aramy signifie l’ancêtre Arménien
Le livre de Sophonie qui dit qu’il y a des adorateurs de Jéhovah au delà (au Nord) des fleuves de l’Éthiopie parle des juifs Berbères sépharade. Les fleuves d’Éthiopie en question sont la Foutée (fleuve Sénégal selon Flavius) et le Nigri (fleuve Niger), l’Éthiopie est question est l’Éthiopie Hespérienne, c’est à dire l’Afrique de l’ouest.
Sources en ligne : sur la vraie origine des berbères blancs
Origine irano-arménienne des numides amazighophone selon le roi numide Hiempsal, Salluste chap 17 à 21 : Salluste rapportant de Hiempsal sur les numides ou berbères blancs
https://www.youtube.com/watch?v=BKILb_xtQbc
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/salluste/jugurtha.htm
Plutarque rapportant de Juba 2 sur les numides qui sont mycéniens selon lui, Juba 2, le plus grand historien de tous les rois :
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/sertorius.htm
Les berbères sont des mycéniens selon Juba 2 et les mycéniens sont d’origine irano-arménienne selon la science moderne en confirmation de Hiempsal
Pline sur les Pharusiens ou Berbères blancs qui sont d’origine perse (iranienne) :
https://www.mediterranees.net/geographie/pline/livre5.html
Flavius citan Cléodème le prophète sur les sophaques ou berbères blancs : les berbères sont des descendants d’Abraham et de son beau-fils Hercule, selon les auteurs antiques, Abraham est d’origine arménienne comme tous les descendants de Xisuthros qui est en fait Noé (voir Catina, Deut 26v5, Sibyle bérosienne avec Flavius, Molon Appolonius, Abydène etc)
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Flajose/juda1.htm
Selon les savants berbères du Moyen age dont ibn Kaldoun, les berbères sont des philistins ayant fuit la palestine au temps de David. On sait que :
- Selon la bible : les philistins sont originaires de l’ile de Crète,
- selon la tradition islamique, les philistins sont liés à l’ancètre des perses, eux meme proches des iraniens
- selon l’archéologie et la science moderne, les Crétois du 2 ème millenaires sont d’origine mycénienne et les mycéniens sont d’origine iranienne et arménienne.
https://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/674
Les arméniens parlent de l’origine arménienne des berbères blancs :
Des kabyles parlent de leur origine arménienne :
Les arabes d’un site algériens dénoncent l’imposture kabyle qui s’invente des ancètre pharaoniques avec Shéshonk et Osorko qui sont en réalité des pharaons de race Coushite ammonienne :
Les berbères blancs appélés numides dans l’Antiquité ne sont pas des autochtones en Afrique :
Hérodote, Livre IV Melpomène
CXCVII. Tels sont les peuples de Libye (Ouest du Nil cad Afrique du Nord et de l’Ouest) dont je peux dire les noms. La plupart ne tenaient pas alors plus de compte du roi des Mèdes qu’ils ne le font encore à présent. J’ajoute que ce pays est habité par quatre nations, et qu’autant que je puis le savoir, il n’y en a pas davantage. De ces quatre nations, deux sont indigènes et deux sont étrangères. Les indigènes sont les Libyens et les Éthiopiens. Ceux-là habitent la partie de la Libye qui est au nord, et ceux-ci celle qui est au midi : les deux nations étrangères sont les Phéniciens (originaires de la Corne de l’Afrique selon Hérodote) et les Grecs.
Diodore de Sicile (Livre XX : 57) dit que les Libyens avaient le même teint que les Ethiopiens :
LV. Pendant que les habitants d’Utique bravaient le danger sans s’émouvoir, Agathocle enveloppa toute la place, força un point faiblement fortifié, et pénétra dans l’intérieur de la ville. Emporté par la colère, Agathocle égorgea les habitants qui cherchaient à se réfugier soit dans les maisons soit dans les temples. Les uns furent massacrés sur place, les autres furent saisis et pendus, et même ceux qui s’étaient réfugiés dans les temples n’échappèrent pas à la vengeance du vainqueur. Agathocle s’empara des richesses d’Utique, et laissa une garnison dans la ville. Il marcha ensuite sur Hippoacra (36), ville environnée d’un lac et naturellement très forte. Il poussa vigoureusement le siège de cette place, défit les indigènes dans un combat naval et s’empara de la 164 ville. Il prit de la même façon la plupart des villes maritimes, et se rendit maître des populations de l’intérieur, à l’exception des Numides. Quelques tribus de ces derniers conclurent avec lui un traité d’alliance, tandis que les autres attendaient les événements.
Quatre races différentes se sont partagé le territoire de la Libye (Maghreb): les Phéniciens qui habitaient alors Carthage; les Libophéniciens, en possession de la plupart des villes maritimes et attachés aux Carthaginois par les liens du sang, ce qui leur a valu le nom qu’ils portent; les Libyens, ou l’ancienne race indigène, la plus populeuse, animés d’une haine implacable contre les Carthaginois qui leur ont imposé un joug pesant; enfin, les Numides, qui habitent une grande partie de la Libye jusqu’au désert.
Agathocle avait alors des forces supérieures aux Carthaginois par les alliances qu’il s’était ménagées avec les Libyens ; mais, inquiet des affaires de la Sicile, il fit construire des navires ouverts et à cinquante rames, et y embarqua deux mille hommes d’infanterie. Il laissa à son fils Archagathus le commandement des troupes de la Libye, et retourna lui-même en Sicile. …
Archagathus qui, après le départ de son père, avait pris le commandement de l’armée en Libye, remporta d’abord quelques avantages par l’expédition confiée à Eumachus dans la haute Libye. En effet, Enmachus s’était emparé de Toca, ville considérable, et avait rangé sous son au- 166 torité plusieurs tribus numides des environs. Il prit ensuite d’assaut Phelline, seconde ville du pays, et força à l’obéissance les populations limitrophes, connues sous le nom d’Asphodélodes (37), qui, par le teint de leur peau, ressemblent aux Éthiopiens.
(37) Hérodote (IV, 190) parle de Libyens nomades (νομάδες) qui avaient construit des cabanes avec des tiges d’asphodèles, plantes de la famille des oignons.
Dans Hérodote, νομάδες = Nomade ou hommes des peuples de non agriculteurs ayant une vie de vagabondage pour se nourrir. Hérodote décrit donc des libyens (noirs) nomades ou bien agriculteurs, des éthiopiens nomades ou bien agriculteurs, des Scythes (blancs) nomades ou bien agriculteurs ou royaux. Par contre dans Diodore, Νομάδες ou Νομάδων = numides ou berbères blancs. Le mot « nomade » est comparable au mot « arabe » qui servait à désigner les peuples noirs éthiopiens de l’Est du Nil (Voir Strabon) dont les pygmées et les troglodytes d’Afrique de l’Est avant de servir à désigner les peuples blancs de la péninsule arabique. Le mot nomade chez Hérodote désigne donc un mode de vie (non sédentaire ou non-agriculteur) alors que le mot nomade devenu numide (chez Diodore, Tite-Live, Strabon et Pline) désigne un peuple spécifique, les berbères blancs d’Afrique du Nord qui sont des irano-arméniens venu via l’Espagne en Afrique du Nord dans la période punique comme le disent Hiempsal (Salustre), Flavius (Cléodème le prophète), Plutarque (Juba 2), Pline et Strabon et Ibn Kaldoun qui lui parle d’une origine palestinienne ou philistine sachant que les Philistins étaient d’origine grec crétois, càd mycéniens et les mycéniens du 2 ème milenaire av Ec sont des peuples de race irano-arménienne selon l’archéologie.
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/herodote/melpomene.htm
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/herodote/euterpe.htm
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/herodote/clio.htm
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/diodore/livre20a.htm#36

Les Berbères blancs encore appelés numide dans l’Antiquité sont des grecs mycéniens d’origine irano-armenienne venu via l’Espagne en Afrique dans la période punique.
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/herodote/melpomene.htm
https://remacle.org/bloodwolf/historiens/diodore/livre20a.htm#36
LES BERBERES ET LES ARABISES D’AFRIQUE DU NORD DESCENDENT DES PEUPLES DE LA MER :
ORIGINE GENETIQUE DES BERBERES ET DES POPULATIONS DU NORD AFRICAIN:
Lignée maternelle
L’ADN mitochondrial étant exclusivement transmis par les femmes à leurs enfants, son étude génétique permet de suivre la lignée maternelle – directe – d’une famille, d’une ethnie ou d’une espèce. La majorité des Berbères ont un ADN mitochondrial d’origine ouest-eurasienne36. La lignée maternelle directe des Berbères la plus ancienne date du paléolithique (30 000 ans avant notre ère) représentée par l’haplogroupe U6 (d’origine ouest-eurasienne)37. Cet haplogroupe est spécifique aux Berbères et sa fréquence s’accroît quand on va à l’Ouest. Selon une étude génétique réalisée en 2010, les populations d’Afrique du Nord descendent en partie, du côté maternel, de migrants de la péninsule ibérique arrivés il y a environ 8 000-9 000 ans 38.
De nombreuses études ont été menées au nord de l’Afrique pour des populations du Maroc 39,40, d’Algérie41, de Tunisie42, ou plus globalement du Nord de l’Afrique43. Les auteurs montrent que la structure génétique mitochondriale générale des populations du Maghreb est composée majoritairement d’haplogroupes (H, J, I, V…) fréquents dans les populations européennes (de 45 à 85 %), d’haplogroupes L (de 3 à 50 %) très fréquents dans les populations sub-sahariennes, de l’haplogroupe M1 (de 0 à 15%) détectés principalement dans les populations est-africaines, de l’haplogroupe U6 (0 à 28 %), surtout présent en Afrique du Nord et également a des fréquences < 5% dans la péninsule ibérique, et d’haplogroupes M, N ou X (de 0 à 8 %) détectés principalement en Eurasie.

Lignée paternelle
E-M183
E-M183 (anciennement E1b1b1b), principal sous-clade de E-M81, a une origine locale, nord est africaine20. E-M183 (E-M81) est la lignée paternelle la plus fréquente en Afrique du Nord. Une étude de 2017 révèle une forte ressemblance entre les haplotypes E-M183 Y-STR ce qui indique une expansion rapide de cet haplogroupe. Les estimations mises à jour de l’ancêtre commun le plus récent (TMRCA) pour E-M183 mettent en évidence une origine extrêmement récente de cet haplogroupe (2 000 à 3 000 ans). Selon cette étude, il n’est pas possible d’écarter une expansion venue du Proche-Orient, qui aurait pu être générée par l’expansion islamique du viie siècle, mais certainement pas par celle du Néolithique, apparu en Afrique du Nord-Ouest vers 7400 avant présent et qui pourrait avoir présenté une forte persistance épipaléolithique. Une telle apparition récente de E-M183 dans le nord-ouest de l’Afrique cadrerait avec les tendances observées dans le reste du génome, où un mélange étendu, notamment chez les hommes venant du Proche-Orient, est enregistré il y a près de 1 300 ans, coïncidant avec l’expansion arabe21., Ephorus (4 ème siècle av EC) a affirmé que les Éthiopiens blancs venaient d’Extrême-Orient.
- (en) Neus Solé-Morata, Carla García-Fernández, Vadim Urasin…, Whole Y-chromosome sequences reveal an extremely recent origin of the most common North African paternal lineage E-M183 (M81) [archive], Scientific Reports, volume 7, Article number: 15941. 2017
Les différents auteurs attribuent à l’haplogroupe J1, sous-groupe de J, que l’on trouve surtout dans l’Afrique de l’est et en plus grand nombre dans la péninsule Arabique, et dont la fréquence dépasse parfois les 20% dans certaines régions du Maghreb, en Libye surtout, une origine soit néolithique soit plus récente et due aux conquêtes arabes19. L’haplogroupe R1b (M269), présent surtout en Europe de l’Ouest arrive ensuite avec des fréquences entre 0 et 15% selon les régions. Les principaux haplogroupes du chromosome Y des populations de l’Afrique du Nord berbérophones et arabophones sont : E1b1b1b (M81) et J1 (M267) et d’origine moyen orient.
(en) Ennafaa H, Fregel R, Khodjet-El-Khil H, Gonzalez AM, Mahmoudi HA, et al. (2011) Mitochondrial DNA and Y- chromosome microstructure in Tunisia [archive]. J Hum Genet 56: 734-741. doi: 10.1038/jhg.2011.92
https://en.wikipedia.org/wiki/Haplogroup_E-Z827
The E-M183 subhaplogroup reaches a mean frequency of 42% in North Africa. It decreases in frequency from 100% in some populations to approximately 28.6% to the east of this range in Egypt.[2][19][20] The E-M81 subclade is predominant among North African berber-speaking populations. It reaches 100% frequency amongs Arabs from Zriba in Tunisia,[21] and 59,1% among Andalusians,[21] and is generally found at frequencies around 45% in coastal cities of the Maghreb (Oran, Tunis, Algiers).[2][22]
Leur Patriarche génétique majoritaire a 2500 ans, ce qui veut dire que leursancêtresvivaient vers l’an -500 av EC quelque part en Europe ou en Arabie ! Mais pas en Afrique ! Ce sont soit des vandal ou des orientaux ! Mais pas des africains !
Sous-clade J-M267
L’haplogroupe J-M267 défini par le PSN M267 est, à l’époque moderne, le plus fréquent dans la péninsule arabique : Yémen (jusqu’à 76 %), Arabie Saoudite (jusqu’à 64 %) (Alshamali 2009), Qatar (58 %), et dans la région caucasienne : Daghestan (jusqu’à 56%). J-M267 est généralement fréquent chez les Bédouins arabes (62 %), les Juifs ashkénazes (20 %) (Semino 20042), en Algérie (jusqu’à 35 %) (Semino 2004), en Irak (28 %) (Semino 2004), en Tunisie (30-45 %), en Syrie (jusqu’à 30 %), en Égypte (jusqu’à 20 %) (Luis 2004) et dans la péninsule du Sinaï. Il est moins fréquent au Maroc (6 à 8% chez les Berbères, 10 à 14 % chez les Arabes) (Semino 2004). En tout, il y a environ 25% de Nord africains portant l’haplogroupe J.
Population en millions ! Maroc 37 M, Tunisie 12 M, Algérie 44 M, Egypte 109 M


En moyenne, environ 65 % des lignées paternelles des maghrébins sont issues d’Afrique du Nord (venu du Moyen-Orient E-M81), 20 % du Moyen-Orient (J et autres), 10 % d’Afrique de l’Ouest ou de l’Est et 5% d’Europe, avec des variations parfois significatives selon les régions. Du côté maternel, en moyenne, environ 35 % des lignées des Maghrébins sont issues du Moyen-Orient, 30 % d’Europe, 20 % d’Afrique de l’Ouest ou de l’Est, et 15 % d’Afrique du Nord, également avec des variations parfois significatives selon les régions44:


E-M183 (anciennement E1b1b1b), principal sous-clade de E-M81, est issu du Levant15. E-M183 (E-M81) est la lignée paternelle la plus fréquente en Afrique du Nord. Une étude de 2017 révèle une forte ressemblance entre les haplotypes E-M183 Y-STR ce qui indique une expansion rapide de cet haplogroupe. Les estimations mises à jour de l’ancêtre commun le plus récent (TMRCA) pour E-M183 mettent en évidence une origine extrêmement récente de cet haplogroupe (2 000 à 3 000 ans). Selon cette étude, il n’est pas possible d’écarter une expansion venue du Proche-Orient, qui aurait pu être générée par l’expansion islamique du viie siècle, mais certainement pas par celle du Néolithique, apparu en Afrique du Nord-Ouest vers 7400 avant présent et qui pourrait avoir présenté une forte persistance épipaléolithique. Une telle apparition récente de E-M183 dans le nord-ouest de l’Afrique cadrerait avec les tendances observées dans le reste du génome, où un mélange étendu, notamment chez les hommes venant du Proche-Orient, est enregistré il y a près de 1 300 ans, coïncidant avec l’expansion arabe16.
https://en.wikipedia.org/wiki/Haplogroup_E-Z827


Après chaque mutation , la souche persiste dans différents ethnie alors que la mutation suit son cours ! Donc c’est d’une grande niaiserie de remplacer un haplogroupe par sa souche !
La seule squelette qui était ton salut, tu l’a perdu ! C’est un E-L19 vieux de 7000 ans , Les E-L19 sont apparu en afrique il y a 23 500 ans , une partie a migré vers l’orient et a donné le E-M81 il y a 13700 ans, Ces E-M81 sont passé en europe avant l’arrivée des tribu indo-européenne Yamlaya ! Les berberes (E-M183) sont donc des tribus basques d’Espagne, venu en afrique apres la victoire de l’empire romain sur les cartaginois !
Les berbères sont des européens apparenté aux basques :
Sites qui donnent les adn des momies ou squelete ancien ou moderne
https://haplotree.info/maps/ancient_dna/slideshow_samples.php?searchcolumn=&searchfor=&ybp=500000,0
https://www.yfull.com/tree/E-L19/
Adn des berberes amazighs site algérien
Le E-M78 avec la sous clade E-V12 est africaine
E-V12 est la sous-clade de M78 la plus courante dans le sud de l’Egypte (plus de 40 % de la population), tandis que sa sous-clade V32 est la lignée paternelle dominante en Somalie, dans le sud de l’Ethiopie et le nord du Kenya. La présence modérée des V12* au Proche-Orient et en Europe (à l’exception des pays nordiques) indique qu’il s’agissait d’une lignée de néolithique mineure qui a accompagné E-V13. Sa sous-clade V32 n’a pas été trouvée en dehors du nord-est de l’Afrique.
E-V22 est principalement présente dans l’ouest de l’Ethiopie, le nord de l’Égypte et le du du Levant. En Europe, il est donc associé avec les Phéniciens et les Juifs, en plus de la propagation de l’agriculture. Les Phéniciens pourraient avoir diffusé E-V22 en Sicile, en Sardaigne, dans le sud de l’Espagne et au Maghreb, tandis que les Juifs l’auraient apporté en Grèce, en Italie continentale et en Espagne.
La fréquence des sous-clades de E a varié géographiquement au fil du temps en raison d’effets fondateurs dans les populations néolithiques, c’est-à-dire la migration d’un petit groupe de colons parmi lesquels une lignée paternelle était nettement plus courantes que les autres. Parmi les effets fondateurs les plus notables citons E-V12 dans le sud de l’Egypte, E-V13 dans les Balkans, E-V32 en Somalie, E-V65 sur la côté méditerranée de l’Afrique, et E-M81 dans le nord-ouest de l’Afrique.
https://www.eupedia.com/europe/Haplogroupe_E1b1b_ADN-Y.shtml

Histoire ou ethnicité des berbères selon les grecs et le talmud
Les Numides étaient des chasseurs cueuilleurs en Europe jusqu’en l’an -270 avant d’etre civilisés ou sédentarisés par les romains à qui ils servaient de mercenaires en Afrique du Nord.
Pendant le Nouvel Empire (1550-1070 av. J.-C.), les Égyptiens ont combattu à la frontière occidentale contre les envahisseurs venu de l’Europe occidentale nommés peuples de la mer dont les Meshwe (Ma) ou Machaouaschet les Ribou ou R’bw. À partir de 945 avant J.-C. environ, les Égyptiens ont été gouvernés par le peuple du Meshvess, qui a régné sur la 22e dynastie sous Sheshonq I. (946-924 AV. J.-C.). Cela a marqué le début d’une longue période de domination berbère en Egypte, pendant laquelle les Berbères représentaient la principale population du désert occidental.
LA LANGUE AMAZIGHS : UNE LANGUE NÉGRO-AFRICAINE
Selon Hérodote, les habitants de Siwah appelé ammoniens sont des noirs car Hérodote dit qu’ils sont éthiopiens et égyptiens Ammona (d’où vient ammoniens) est le nom que les grecs donnent au père d’Osiris (voir fragment de Denys de Millet dans Diodore) qui est un homme noir selon le rapport de Plutarque. C’est le Ham de la tradition babylonienne et hébraique qui correspond au Hammon ou Ammon en grec ou en Latin. La bible nomme Ozorko (Zerakh) koushy (éthiopien), ce qui prouve encore que les pharaons amazighs étaient en faite des noirs africains. Cette réalité est confirmée par la génétique des populations. Les amazighs isolés de l’Oasis de Siwa en Egypte sont encore aujourd’hui très noirs ou mulâtre et sont génétiquement liés aux sub-sahariens (haplogroupe R-V88 haoussa-Peulh, A/B Bantou) et non aux kabyles blancs E-M81 : la langue amazighs est donc une langue négro-africaine : cou cou au Touareg noirs et noirs-mulâtre du Mali, Niger et du Burkina. Ce sont donc les amazighs blancs d’Afrique qui ont adopté une langue africaine. La preuve est que les rois numides (Hiempsal, Juba 2) parlaient le punique, St Augustin parlait grec et lain avant que leurs descendants adoptent les langues négro-africaines comme le tamacheq et l’amazighs après la chute de l’empire romain et dans la période arabo-islamique. Concernant St Augustin, on a des représentations de lui qui le montrent comme un homme noirs et St Augustin est probablement un Haratine. Les amazighs blancs sont en fait des scythibères ou celtibère venus en Afrique comme mercenaires dans la période des guerres punique entre Carthage et Rome. Ce sont eux les Espagnols recrutés par Hannibal. Mais ils ont fini par trahir l’Afrique Hannibal pour aider les romains à vaincre l’Afrique. Tous comme les Colchidiens étaient une nation de noirs en Europe, les numides ou berbère blancs étaient une nation blanche en Afrique qui était exclusivement peuplée de noirs autochtones jusqu’au temps d’Hérodote ou au plus tot au 14 ème siècle av EC au temps des peuples de la mer. La génétique des populations prouve que les berbères blancs sont originaires d’ibérie (Espagne -Portugal). Des études ont aussi montré que les variantes de berbère parlé par les berbere blancs sont curieusement proches de la langue basque entre l’Espagne et la France. La langue basque n’étant pas une langue latine mais un isolat.
Sources :
Tite-Live livres 21, 22, 23 et 27
Strabon
Pline l’ancien
https://antikforever.com/peuples_de_la_mer/
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/M%C3%A2chaouach
Pendant de nombreux siècles, les Berbères ont habité la côte de l’Afrique du Nord, de l’Égypte à l’océan Atlantique. Pendant cette période, les régions côtières de l’Afrique du Nord ont connu une longue lignée de conquérants, de colons et de colonisateurs : les Phéniciens qui ont fondé Carthage, les Grecs (principalement à Cyrène), les Romains, les Vandales, les Alans, les Byzantins.
La langue des libyque, le libyque, est étroitement liée au Libyen (Alitlibyen). Il y a plus de 1100 inscriptions libyque conservées, la plupart monolingues. Les langues berbères modernes sont également apparentées au libyque, mais ne sont pas des continuateurs directs de cette langue, qui a disparu dans l’Antiquité tardive.
Bien que les libyques en tant que peuple et leur langue aient péri, leur écriture continue à vivre dans l’écriture berbère moderne Ti-Finagh.
Les Numides étaient les berbères blancs.
Les colons grecs de la Cyrénaïque (nord-ouest de la Libye) ont appelé les populations non sédentaires, qui se sont répandues en Afrique du Nord à l’ouest de la Libye jusqu’à la région du Maroc actuel. « nomades » (nomades). C’est de là que vient le nom des Numidiens, que les Romains appelaient « Numidae ». Le mot nomade servait aussi à désigner les européens occidentaux. Ainsi, les berbères étaient désignés sous le nom de ‘nomades de Lybie’, littéralement ‘nomade d’Afrique’. Le mot Lybie désignait le continent africain entier et parfois l’Afrique du Nord.
A aucun moment, les Numides n’ont été politiquement unis. Les royaumes qu’ils ont fondés étaient chacun soutenus uniquement par des fédérations tribales régionales.
Probablement avant le IVe siècle avant J.-C., deux groupes tribaux densément peuplés et socialement étroitement organisés avaient acquis un profil distinct, les Massyler (dans la région de la Tunisie occidentale et de l’Algérie orientale) et les Masaesyler au sud et à l’ouest de celle-ci (dans le sud de la Tunisie, l’Algérie occidentale et le Maroc). Pendant la première guerre punique (264-241 av. J.-C.), les Masaesyler ont été renforcés dans l’arrière-pays carthaginois et ont été le premier groupe tribal numide à déterminer l’équilibre du pouvoir politique en Afrique du Nord.
Les Carthaginois et les Romains ont essayé de gagner les Masaesyler comme alliés. Le modelage des relations politiques des rois numides avec le gouvernement carthaginois dépendait en partie des intérêts carthaginois et en partie des rivalités intra-numides. Le roi Massinissa fut l’un des vainqueurs de la deuxième guerre punique en raison de son attitude pro-romaine. Alliés de Rome, les Massyles ont joué un rôle dans la destruction du pouvoir politique de Carthage lors de la troisième guerre punique (149-146 av. J.-C.). La relation des Numides avec les Romains, qui ont régné sur l’Afrique du Nord depuis la fin de la troisième guerre punique, était changeante. Dans les années 111 à 105 av. J.-C., ils se sont rebellés sous le règne de leur roi Jugurtha lors d’une révolte (guerre de Jugurthin) contre les dirigeants coloniaux, mais en vain. La Numidie a été divisée. En 46 av. J.-C., la plus grande partie a été administrativement absorbée par la province romaine Africa nova.
Vers la fin de la période coloniale romaine, de nombreux Numides s’étaient acculturés et avaient adopté le mode de vie romain. Le christianisme s’est répandu très tôt. Ceux qui n’ont pas cédé à la pression de l’assimilation romaine se sont déplacés vers l’intérieur des terres.
Le plus célèbre Africain d’origine berbère fut probablement Aurelius Augustinus (354-430 après J.-C.), dont la mère était numide et le père venait d’Italie. Il a écrit tous ses écrits en latin.
Les leucéthiopiens ou leucoethiopiens ancien nom des blancs d’Afrique du nord
L’ethnonyme grec signifie « Éthiopiens blancs ». Pomponius Méla (I, 23) situe les Leucoaethiopes « au-dessus des terres baignées par la mer Libyque », entre les Libyes Aegyptii* d’une part et les Gétules* de l’autre, ces trois peuples étant séparés par une bande de terre désertique de populations plus méridionales (de l’est à l’ouest : les Garamantes*, les Augiles [cf. Augila*], les Troglodytes* et les Atlantes*). Pline l’Ancien (V, 43) intercale au contraire la zone désertique intermédiaire entre les Gétules au nord et les Libyes Aegyptii et Leucoe Aethiopes au sud, ces derniers peuples étant bordés encore plus au sud par des populations éthiopiennes (Nigrites*, Pharusii* et Perorsi*). Il est possible que les témoignages de Méla et de Pline proviennent d’une source commune différemment interprétée. Ptolémée (G., IV, 6, 6, Müller : 745) situe, quant à lui, les Leukaethiopes sous le mont Rhysadion, non loin des Perorsi dont les sépare le « Purrhon Pedion », c’est-à-dire la « Plaine Rouge », ou plutôt la « Plaine au Feu », cf. Périple d’Hannon, 13 (écho dans Pline, II, 237), précision qui nous conduit dans le Sud marocain, peut-être du côté du Sous.
Pline l’ancien, histoire Naturel Livre 5.8
VIII. (VIII) [1] Dans l’intérieur de l’Afrique, du côté du midi, au-dessus des Gétules, et après avoir traversé des déserts, on trouve d’abord les Libyégyptiens, puis les Leucéthiopiens; plus loin, des nations éthiopiennes : les Nigrites, ainsi nommés du fleuve dont nous avons parlé (V, 4) ; les Gymnètes, les Pharusiens qui atteignent l’Océan, et les Pérorses que nous avons nommés (V, 1, 10), sur les confins de la Mauritanie. Tous ces peuples sont bornés du côté de l’orient par de vastes solitudes, jusqu’aux Garamantes, aux Augyles et aux Troglodytes. Rien n’est plus vrai que l’opinion de ceux qui placent au delà des déserts d’Afrique deux Éthiopies, et, avant tous, d’Homère (Od.,I, 23), qui divise en deux les Éthiopiens, ceux de l’orient et ceux du couchant.
https://remacle.org/bloodwolf/erudits/plineancien/livre5.htm
Pline l’Ancien a écrit dans la section 5.8 de son Histoire naturelle que : [2]
Si nous traversons l’intérieur de l’Afrique dans une direction méridionale, au-delà des Gætuli, après avoir traversé les déserts intermédiaires, nous trouverons d’abord les Liby-Egyptiens, puis le pays où habitent les Leucæthiopiens. [2]
Oric Bates [ fr ] note que Ptolémée a écrit sur les Éthiopiens blancs et les Mélanogaétules, et compare cela à la mention par Orosius des Libyoéthiopiens. Bates place les Éthiopiens blancs au Maroc et les Mélanogaétules juste à l’est d’eux, revendiquant l’autorité de Ptolémée pour cela, et arguant que « ces descriptifs sont une bonne preuve de l’ancienne opposition des blancs et des noirs au Sahara, et de leur fusion. » [3] Bates compare en outre ces affirmations avec ce qu’il prétend être « l’élément xanthochroïde marqué d’origine étrangère (nordique) » au Maroc, c’est-à-dire un mélange de personnes à la peau claire d’Europe du Nord. [3]
Pomponius Mela a écrit, dans la traduction de Frank E. Romer, que « Sur ces rives baignées par la mer de Libye, cependant, se trouvent les Egyptiens libyens, les Ethiopiens blancs et, une nation peuplée et nombreuse, les Gaetuli. Puis une région, inhabitable dans toute sa longueur, couvre une étendue large et vide. » [4]
- Morel (1968), p. 141–142
- ^ Jump up to:a b Pliny the Elder 1855, pp. 403–404.
- ^ Jump up to:a b Bates (1914), p. 44
- ^ Romer 1998, p. 40.
- ^ Herodotus. History VIII:70.
- ^ Strabo. Geography XV:21.
https://en.wikipedia.org/wiki/White_Aethiopians
Massinissa et Syphas, Juba II,


Trois peuples berbères qui n’ont jamais mis pied en afrique du Nord
Les peuples berbère celtibère persisté dans leur berceau d’origine européenne à travers l’haplogroupe E-M81 présent en plusieurs iles et régions d’Europe d’où étaient originaires les peuples de la mer :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Haplogroupe_E

Les Guanches
Les Guanches, en berbère ⵉⴳⵡⴰⵏⵛⵉⵢⵏ, Igwanciyen, prononcé « Igouinchiyène », est un groupe ethnique et peuple autochtone des îles Canaries. Les Guanches sont les seuls indigènes qui vivaient dans les Îles Canaries. Ce sont les seuls Berbères à n’avoir pas été islamisés. Leur civilisation a disparu, mais a laissé des traces dans la culture canarienne et quelques vestiges.
Les guanches sont des peuples berbères isolés dans les iles canaries. Ceux qui compte Le seul squelette E-L19 vieux de 7000 ans trouvé en Afrique du Nord ne sont pas au bout de leur peine! C’est un E-L19 vieux de 7000 ans , Les E-L19 sont apparu en afrique il y a 23 500 ans , une partie a migré vers l’orient et a donné le E-M81 il y a 13700 ans, Ces E-M81 sont passé en Europe avant l’arrivée des tribu indo-européenne Yamnaya ! Les berberes (E-M183) sont donc des tribus basques d’Espagne, venu en Afrique après la victoire de l’empire romain sur les carthaginois !
L’haplogroupe J1 apparu vers l’iran il y a 15 000 ans, est, à l’époque moderne, le plus fréquent dans la péninsule arabique : Yémen (jusqu’à 76 %), Arabie saoudite (jusqu’à 64 %) (Alshamali 2009), Qatar (58 %), et dans la région caucasienne : Daghestan (jusqu’à 56%). J-M267 est généralement fréquent chez les Bédouins arabes (62 %), les Juifs ashkénazes (20 %) (Semino 2004[5]), en Algérie (jusqu’à 35 %) (Semino 2004), en Irak (28 %) (Semino 2004), en Tunisie (30-45 %), en Syrie (jusqu’à 30 %), en Égypte (jusqu’à 20 %) (Luis 2004) et dans la péninsule du Sinaï. Il est moins fréquent au Maroc (11 à 15% chez les Berbères, 16 à 20 % chez les Arabes) (Semino 2004).
Voici un berbère authentique (Guanches des iles canarie )quand il n’a pas été civilisé au contact des peuple noires
Le seul squelette qui était ton salut, tu l’a perdu ! C’est un E-L19 vieux de 7000 ans , Les E-L19 sont apparu en afrique il y a 23 500 ans , une partie a migré vers l’orient et a donné le E-M81 il y a 13700 ans, Ces E-M81 sont passé en europe avant l’arrivée des tribu indo-européenne Yamnaya ! Les berberes (dont les guanches) (E-M183) sont donc des tribus basques d’Espagne, venu en afrique apres la victoire de l’empire romain sur les cartaginois ! Les basques quand à eux n’ont gardés que leurs langues maternelles car ayant subit des effets fondateurs avec des haplogroupe yamnayas.
Les mauriciens sont des bantou pure sang qui n’ont rien à avoir avec les berbere !
Les squelettes ibéromauriciens et capsiens sont tous E-M78 (E-M35) ou à la limite E-L19 qui n’est pas Berbère ! Dans le graphique de statistiques ! Le manipulateur berbere a voulu faire passer le E-M35 pour le E-M81 Berbère

Ces images des numides (l’an -215) et Guanches (l’an 1500) démontre clairement que ces derniers sont de la race de Zeus Jupiter (Japhet), c’est-à-dire que les berbères sont d’origine européenne. En près de 1700 ans, la seule chose qu’ils ont pu créer tout seul est un string en peau d’animaux.
Les Sicanes de Sicile
Les Sicanes de Sicile en Italie sont des berbères nomades et vivent en Sicile depuis l’antiquité :
https://www.tiktok.com/@iano_pippo/video/7199275343037910277
Les Sardes
Les Sardes qui faisaient partie des peuples de la mer sont aussi des berbere
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sardes_(peuple)
Selon Timée, l’un des dialogues de Platon, la Sardaigne et son peuple, les « Sardonioi » ou « Sardianoi » (Σαρδονιοί ou Σαρδιανοί), pourraient avoir été nommés après « Sardò » (Σαρδώ), une femme légendaire de Sardes (Σάρδεις), capitale de l’ancien royaume de Lydie en Anatolie22,23,24. Pausanias et Salluste rapportèrent plutôt que les Sardes remontaient à un ancêtre mythique, un fils libyen d’Hercule ou Makeris (surnom apparenté au berbèrekabyle Maqqur « Il est le plus grand » ou associé à la figure de Melqart25) et révéré comme Sardus Pater Babai (« Père Sarde » ou « Père des Sardes »), qui donna son nom à l’île26,27,28,29,30,18. Il a également été affirmé que les anciens sardes étaient associés au Shardanes (šrdn en égyptien), l’un des Peuples de la mer31,32,33,34,35,36,37.
L’ethnonyme était alors romanisé, en ce qui concerne la forme singulière masculine et féminine, comme sardus et sarda.
Marseille
Massylia est un prénom d’origine Berbère qui vient de Massyle. Le Maghreb ne s’est pas toujours appelé ainsi et il est faux de désigner l’Afrique du Nord par ce nom qui n’est pas représentatif de la population qui a habité cette partie du monde pendant des siècles.
Anciennement, l’Afrique du Nord portait le nom de Numidie, le royaume des Berbères (nom issu de « barbarus« , « les barbares » et donné par les Romains à tous ceux qui ignoraient leurs coutumes).
Le nom de Marseille vient du grec ancien « Massalia » et ne possède pas de traduction, ce qui est tout à fait exceptionnel car les noms de lieux donnés par les Grecs ont toujours une traduction. Les Grecs qui ont colonisé la région vers 600 avant J.-C. (les premières tribus Berbères connues remontent à cette époque), auraient donc conservé le nom phonétique « Massalia » donné par les occupants de l’époque. Mais qui étaient-ils ?
Le royaume de Numidie était composé de deux grandes tribus (au passage, le nom tribu se traduit en arabe avec « qbayel« , nom donné par les Arabes aux Kabyles) :
– la tribu orientale, dont les habitants s’appelaient les Massyles;
– la tribu occidentale dont les habitants s’appelaient les Masaessyles.
Le mot « Massyle » vient de « miss iles« , traduction en berbère : « miss » qui signifie « fils de » et « iles » qui est le nom de l’arrière grand-père (Shokran Nadia pour cette précision) de Massinissa, le roi le plus illustre de la Numidie. Ainsi, Massylia est le nom donné aux femmes du royaume des Massyles.
https://fr.linkedin.com/pulse/marseille-des-origines-berb%C3%A8res-nicolas-orneto
https://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/2829
Blanchimant de la déesse éléphant africaine cartaginoise noir d’afrique du Nord
https://en.wikipedia.org/wiki/Palazzo_Ferreria
ORIGINES DES PEUPLES DITES SEMITIQUES ARAMEENS, HEBREUX ET ARABES :
Les araméens ou arméniens sont des peuples blancs caucasiens nomades incultes civilisés par les anciens sabéens noirs. Il en est de même pour les arabes blancs.
Les hébreux sont des peuples blancs caucasiens blancs aryens (l’haplogroupe J est majoritaire en Iran et très fréquent chez les Kurdes) civilisés au contact des noirs cananéens Esaïe 19v18. C’est ainsi qu’ils ont adopté la langue des cananéens et leur écriture (l’alphabet sinaïtique ou proto-hébreux non carré). L’expression langue hébreu n’existe même pas dans la bible hébraïque.
En effet, pour les chercheurs ou scientifiques modernes tels que Thomas Römer et Israël Finkelstein, les hébreux étaient des cananéens. Ce qui est vrai, mais seulement en parti vrai.
D’ailleurs, les notions de langues sémitiques ou chamito-sémitique sont des notions totalement absurdes au sens scientifique car les personnages de Noé et ses fils Sem et Cham (de meme que Japhet) sont purs et simplement des personnages de fictions.
ORIGINE DES AMAZIGHS OU BERBERES
Amazighs, numides ou berbères n’ont jamais eu une tribu appelé ‘afri
Dans l’Antiquité, le mot berbère signifie ‘étranger’ en grec, ce mot servait aux historiens classiques grecs et romains, à désigner les numides parce que les numides (Myssisilii, Myssilii, Mauroï et Makkoï) ne sont pas des autochtones ou indigènes africains ou libyens antiques. Aucun texte grec ou romain classique n’a jamais dit que Afri désigne une tribu numide ou berbère (Amazighs), ça n’a jamais existé, ni dans Tite-Live, Salluste, Plutarque, Strabon, Pline, Procope, Isidore, aucun ! Dans le livre de Tite-Live, le mot Afri désigne les noirs autochtones du continent Afrique appelé Libye par les grecs et Afrique par les romains. Silius italicus donne la liste des peuples de l’armée d’Hannibal, on voit que parmi les Afri, il y a : les nubaé, les Aethiopès, les Gaetuliens, les autololes etc., c’est-à-dire que des peuples de noirs africains ! Les Gaetuliens ou Mélano-gétules désigne les touareg ou tamacheq noirs modernes. Dans les livres classiques assez claires, de Tite-Live, Diodore, Salluste, Strabon et Polybe etc, les numides ne sont ethniquement parlant : ni des Afri, ni des africains, ni libyens. Le texte de Strabon permet aussi de confirmer que les Numides ne font pas partie des Libyens autochtones ou indigènes. Seuls ceux qui n’ont jamais lu eux-mêmes les textes classiques peuvent dire le contraire.
Différence entre Amazigh et Touareg
Dans l’Antiquité, le mot berbère signifie ‘étranger’ en grec, ce mot servait aux historiens grecs à
Origine Mède irano-arménienne et Phénico-Palestinienne des Amazighs
LA VRAIE ORIGINE DES BERBÈRES BLANCS OU AMAZIGHS :
Les amazighs sont des indo-aryens grecs archaïques crétois mycéniens puis arabes phénico-palestiniens d’origine Mède irano-arménienne venus en Afrique principalement via l’Égypte puis l’Espagne, à l’époque assyrienne et l’époque perse vers le 6 ième siècle av EC.
Les Maghrébins amazighs (15% de la population du Maghreb), c’est-à-dire les berbères blancs sont des mèdes irano-arméniens (kurdes moderne) selon Salluste, Plutarque, Strabon etc et des Mauri Phénico-Palestiniens (arabes syriens, arabes israéliens et arabes palestiniens modernes) selon Procope, Flavius, Idriss Al Nubiansis etc.
Missinissa, l’ancêtre des amazighs, est numide, il n’est ni noir ni africains (càd ni libyque), contrairement à la propagande des idéologues de l’amazighisme, Missinissa était primo un traître, puis secundo et surtout il n’a jamais dit nulle part »l’Afrique aux Africains », lui-même n’était même pas un africain (un libyen ou lebou) selon les textes des historiens de l’antiquité (Tite-Live, Salluste, Plutarque, Pline, Strabon, Polybe, Flavius, Procope, Isidore etc). Les numides, ancêtres des amazighs (berbères blancs) sont un mélange de Makkoï, Myssisilii, de Mysilii et de Mauri c’est-à-dire des Phénico-Palestiniens d’origine crétoise et mycénienne puis des Mèdes irano-arméniens venus en Afrique les un via l’Égypte, les autres via l’Espagne à l’époque assyrienne et perse. Il est vrai que beaucoup pense que les Tejhenou (mentionnés vers l’an 2200 av EC et clairement représentés comme des peuples blancs vers l’an 1300 av EC) pourraient être les ancêtres des amazighs, mais ceci est faux car ces Tejhenou (terme géographique et non ethnique) ne peuvent être que des grecs ou peuples de la Mer que Hérodote et Diodore compte parmi les deux peuples étrangers (grecs hellènes et phéniciens palestiniens mauri) vivant en Afrique du Nord aux côtés des deux autres groupes de peuples autochtones noirs à savoir les libyens ou Lebw et les éthiopiens. Les Téjhenou sont clairement associables aux grecs cyrénéens souvent décrits parfois en conflit avec les phéniciens carthaginois. Il n’y a aucune preuve de l’existence de l’haplogroupe E-M183 (E-M81) en Afrique du Nord ni au 2 ième millénaire av EC ni début du 1er millénaire av EC. Il est vrai que dans les textes de Salluste et de Procope, les ancêtres numides des amazighs tentent de nous faire croire qu’ils étaient en Afrique avant l’arrivée des phéniciens carthaginois. Mais aujourd’hui, nous savons que c’est faux grâce à la génétique des populations et la datation au Carbone 14 qui mettent en évidence le caractère extrêmement récent de E-M183 en Afrique du Nord. Les berbères blancs ou amazighs (majoritairement d’haplogroupe E-M81/E-M183 puis accessoirement J1 , J2 et F, …) qui ont changé de langue au contact des noirs Gétules de l’antiquité (E-M78, A, B et E-M2 Tamacheq berbères noirs du Nord Algérie, sud Tunisie) et des noirs libyques (Tamacheq ou berbères noirs du Maroc notamment du Draâ). Ces Gétules et libyques étaient des noirs et sont les descendants des Taforaltiens (E-M78) qui vivaient en Afrique du Nord depuis la nuit des temps et qui avaient 37% d’ascendance sub-saharienne. La génétique confirme l’origine orientale des amazighs car les haplogroupes E-M84, E-M34 (E-M123) cousins directs de E-M81 (E-M183) sont caucasiens, anatoliens, iraniens et arabes ! 80% des arabes Hassani, venus d’Arabie au XIII è siècle, sont des E-M81 et 60% des arabes de la tribu Awazem sont d’haplogroupe E-M84 (E-M123). Ces Philistins avant de devenir arabes (sémitisant) en Phénicie étaient des indo-aryens installés dans la Crète mycénienne. Une étude génétique de 2017 prouve que la Crète mycénienne du 2 ième millénaire av EC avait des origines iraniennes et Arménienne. S’il est contre intuitif d’imaginer que la majorité des arabes (J1, J2, R1a etc) étaient des indo-aryens qui ont changé de langue au contact des proto-chaldéens et proto-phéniciens E-M35/E-M78 d’origine africaine (selon Hérodote, Strabon et Diodore), la chose devient facile quand on observe les haplogroupes. La science très rigoureuse de la génétique des populations confirme donc les traditions rapportées par les rois numides Hiempsal et Juba 2 respectivement à travers les auteurs antiques Salluste, Plutarque puis Procope qui parlent respectivement d’une origine perse, Mède irano-arménienne et mycénienne puis enfin phénicienne-palestinienne pour les Berbères blancs ou numides (Macae, Myssisilii, Myssilii et Mauri). La majorité des arabes du Mali sont d’haplogroupe E-M81 sans être linguistiquement touareg. C’est la théorie eurocentriste de l’Égypte antique blanche qui a fait qu’à partir des années 1980 et depuis l’an 2010, les Berbères blancs amazighs se sont mis dans la propagande d’une origine autochtones africaine alors que les ancêtres des amazighs jusqu’au début du 20 ième siècle parlaient encore de leur origine Philistine, arabe, iranienne et Mède irano-arménienne. La fausse théorie de l’autochtonie des amazighs (berbères blancs) est simplement la version magrébine de la fausse théorie de l’Égypte antique blanche. Les deux propagandes sont intimement liées car les amazighs disent que la 22 ième dynasties des pharaons d’Egypte dont le pharaon Shéshonk est d’origine Amazigh alors que selon Hérodote, tous les pharaons étrangers ou libyques sont des éthiopiens (c’est à dire des noirs dont les Tamacheq de Siwah ou Ammoniens E-M78, A, B, R-V88, E-M2 ou les noirs Nubiens soudanais). Une autre preuve est que les touareg ou Tamacheq (éviléens fils de Koush fils de Ham Gn 2v11, 10v7 du Niger et de Siwah) qui sont les plus isolés par le Sahara et très loin du pourtour Méditerranéen, sont toujours noirs et très peu mulâtres avec des génome ou haplogroupes liés au noirs sub-sahariens (Afrique de l’Ouest ou Corne de l’Afrique). Une étude génétique de 2018 démontre clairement le caractère récent du TMRCA de l’haplogroupe dite »amazighs » E-M183 (E-M81) et démontre clairement son origine orientale phénicienne (Philistine) avec la base de données de yfull. Cette étude confirme clairement la tradition rapportée par Flavius et Procope qui donnent une origine Philistine aux berbères Numides Mauri ou sophaques.
Sur le plan de la mythologie abrahamique de la bible et du Talmud, on peut même dire que les Amazighs ont les mêmes ancêtres mythiques que les arabes orientaux et les Parthes iraniens car ces deux peuples sont des descendants d’Abraham et de Hagar (alias Kétura selon les Targum et le Talmud) à en croire les traditions rapportées par Flavius et l’historien arménien Moïse de Chorène. Ainsi donc, les amazighs ou berbères blancs descendent de Abraham et de Hagar (une princesse »égyptienne » Hyksos). Ainsi, la mythologie biblique abrahamique fait la distinction entre
- les Hammoniens (ou Ammoniens de Siwah en Egypte), les Libyques et les Tamacheq ou Touaregs noirs qui descendent de Leabym (Libys) fils de Misraïm fils de Ham et de Hévilah fils de Koush fils de Ham d’une part
- et les Amazighs ou berbères blancs (Sophaques ou Mauri etc) qui sont des descendants du mythique Abraham et de son épouse Hagar (étrangère) appelé Kétura puis notamment de Hercule (beau-fils d’Abraham) d’autre part (sources : Flavius, Procope, Isidore, Idriss al Nubiensis etc )…
Les Madians (Madianites) que Moïse et les Hébreux ont combattu à l’époque de l’exode en Palestine ont un lien évident les Mauri (Numides) qui sont d’origine Mède selon Salluste. Bien que le récit biblique du Pentateuque est une invention de l’époque perse, grecque et romaine, la bible permet de faire le lien entre les Mauri d’origine palestinienne et Mède et les Madians (Madianites) qui sont à y voir de plus près, des traditions qui raconte l’histoire d’un même peuple. Les Madianites (Madians ou Mèdes) sont des descendants d’Abraham comme les Parthes iraniens, les grecs spartiates, les Hébreux. Il est évident donc que les Berbères Sophaques descendants d’Abraham et de Hercule dont parle Flavius sont les Mauri Phéniciens d’origine palestinienne de Procope qui sont le même peuple que les Madians (Madianites) descendants d’Abraham (et de Kétura alias Hagar) des récits bibliques de l’exode. Le nom Madian utilisé par la bible pour désigner ce peuple de descendants d’Abraham a clairement un lien avec l’origine Mède des Mauri. On sait aussi qu’en langue arménienne, Mède se dit Mar ou Marer ou Mark et que les mots Marrakech, Maroc (Maurétanie) etc viennent de Mar ou Mark ou Marer qui signifie Mède ou Mèdes en arménien. En langue arménienne, »pays des mèdes » se dit »Maraktan », un mot qui rappelle fortement les mots Maurétanie Tingistane (Maroc) et Maurétanie césarienne (Algérie). Madian du Pentateuque a clairement un lien avec les mots Modin (1 Maccabées 2v1) et Médine (ville d’Arabie où vécu le prophète islamique Muhammad). On sait aussi que la tombe du grand-Père du prophète islamique Muhammad se trouve à Gaza en Palestine, pays d’origine des Mauri ancêtres des Numides dont sont issu les Amazigh.
L’haplogroupe E-M183 (E-M81) est il génétiquement caractéristique des berbères blancs (amazighs) ?
1-La réponse est NON, car il y a plus de Maghrebins arabe porteurs de cet haplogroupe que de berbérophones amazighs porteurs du même haplogroupe, plusieurs sous clades de cet haplogroupe sont venus en Afrique à l’époque arabo-islamique, 80% des arabes Hassanya sont porteurs des sous clades arabes du E-M81 ((E-M183). Alors que le E-M81 est quasiment absent chez les Berbères Siwah d’Egypte (généralement noirs ou mulâtres). Notons que les Berbères Siwah ne sont pas Amazighs, les haplogroupes des Berbères Siwah rapprochent ces derniers des Haoussa et des Touareg du Niger et du Burkina plutôt que des amazighs qui sont en fait des maures d’origine palestinienne phénicienne selon Procope et Isidore etc
La présence très faible (moins de 11%) de E-M81 chez les Berbères touareg du Niger montre une certaine proximité entre les Berbères touareg du Niger et les Berbères Siwah d’Egypte…
Il est vrai qu’une petite partie des touareg du Nord Mali ont un taux élevé de E-M81, mais ce taux élevé est lié au fort métissage avec les arabes Hassanya du Mali porteurs du E-M81…
2-L’haplogroupe majoritaire au Maghreb est le J (cumul de J1 et J2). Il n’y a que 16% de berbérophones amazighs dans le Maghreb alors que le taux de E-M81 est de 36%, ce qui veut dit que le taux d’Arabes porteurs de E-M81 est de 20% et dépasse le taux de berbérophones amazighs dans le Maghreb qui est 16%. S’il est vrai que l’haplogroupe E-M81 (E-M183) est majoritaire chez les berbérophones amazighs, il y a plus de E-M81 (E-M183) parmi les arabophones, plusieurs sous clades, voir tous les sous clades du E-M81 (E-M183) viennent d’orient selon les études scientifiques et les livres anciens ou textes classiques donne une origine phénico-Philistine au maures de Maurétanie (Maroc et Algérie antique) voir les historiens comme (Strabon, Pline, Procope, Isidore, Tite-Live, Salluste etc…)
3-Les plus anciens squelettes ou reste humain porteur du E-M81 (E-M183) en Afrique du Nord ou dans les îles voisines sont observés chez les Guanches en compagnie d’autres momies porteuses du E-M78, la présence du E-M78 parmi les momies Guanches prouve vraiment que le E-M81 (E-M183) était déjà présent en Afrique du Nord au 1 er siècle ap JC. En dehors de ce cas des momie Guanches, aucune momie au reste humain connu, ne porte le E-M81 (E-M183) en Afrique du Nord jusqu’au jour d’aujourd’hui.
4-Le TMRCA du E-M183 date de entre l’an 500 av EC à l’an 800 av EC, c’est la preuve que les amazighs sont d’antiques maures Philistins (Phéniciens palestiniens) plus ancienne d’origine Mède irano-arménienne venus en Afrique à l’époque assyrienne ou perse.. Il y a des études scientifiques qui ont abouti à cette conclusion malgré toute la propagande amazighe…
En plus, les textes bibliques parlent des Philistins jusqu’à l’époque assyro-babylonienne ou perses au temps du prophète Jérémie, après cette époque, il n’est plus question d’eux. Flavius Josèphe au premier siècle dit ne plus savoir ce qui est advenu d’eux, cette observation concorde bien avec la génétique des populations qui va dans le sens de l’arrivée des maures de Palestine à l’époque perse (au temps de Cambyse vers l’an 525 av EC). La tradition rapporte qu’une partie de l’Armée du roi perse Cambyse de plus de 50 000 soldats se sont perdus dans le désert du Maghreb. Les historiens classiques comme Procope, Salluste, Pline, Plutarque donnent tous des origines orientales Mède irano-arménienne ou Palestinienne aux berbères (numides : maures, missylii, Myssisilii et Makae), la génétique des populations permet de confirmer cette origine avec la date des migrations qui pointe sur les époques assyro-babylonienne et perse soit au alentour du 6 ième siècle av EC …

VOICI DES SOURCES SCIENTIFIQUES QUI DISENT QUE E-M81 OU E3b2 (DONT LA SOUS CLADE E-M183 CARACTÉRISE LES 15% DE BERBÈRES DANS LE MAGHREB) EST D’ORIGINE PHENICIENNE (PALESTINIENNE OU MAURI), ORIENTAL OU EURASIENNE EN CONFIRMANT LES LIVRES D’HISTOIRE DE L’ANTIQUITÉ COMME HIEMPSAL CITÉ PAR SALLUSTE, JUBA 2 CITÉ PAR PLUTARQUE, PLINE, STRABON ET SURTOUT ISIDORE ET PROCOPE QUI PARLE DE L’ORIGINE PHÉNICIENNE-PALESTINIENNE ET MÈDE IRANO-ARMÉNIENNE DES MAURI OU MAURÉTANIENS (NUMIDES DU MAROC ET D’ALGÉRIE DE L’ANTIQUITÉ) :
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(en) Wim Penninx, The male lines of the Maghreb: Phoenicians, Carthage, Muslim conquest and Berbers, 22 juin 2019
. https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_g%C3%A9n%C3%A9tique_de_l%27Afrique_du_Nord#cite_ref-Penninx_16-0
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Arredi B, Poloni ES, Paracchini S, Zerjal T, Fathallah DM, Makrelouf M, Pascali VL, Novelletto A, Tyler-Smith C (août 2004). la variation de l’ADN du chromosome Y en Afrique du Nord » ofHuman Genetics.75(2) :338-345.doi :10.1086/423147.PMC 1216069. PMID15202071
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https://en.wikipedia.org/wiki/Haplogroup_E-Z827#cite_note-Arredi_2004-3
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Ancient genomes from North Africa evidence prehistoric migrations to the Maghreb from both the Levant and Europe (Fregel et al., 2018) : https://doi.org/10.1073/pnas.1800851115
La vraie origine des berbères blancs ou Amazigh
LA VRAIE ORIGINE DES BERBÈRES BLANCS OU AMAZIGHS :
Les amazighs sont des indo-aryens mycéniens et arabes Philistins d’origine Médo-Arménienne venus en Afrique principalement via l’Espagne vers la fin du 2ième millénaire av EC vers le 13 ième siècle av EC et accessoirement via l’Égypte à l’époque perse vers le 6 ième siècle av EC (majoritairement d’haplogroupe E-M81 puis accessoirement E-M123, J1 et J2 …) qui ont changé de langue au contact des noirs Gétules de l’antiquité (E-M78, A, B et E-M2 Tamacheq berbères noirs du Nord Algérie, sud Tunisie) et des noirs libyques (Tamacheq ou berbères noirs du Maroc notamment du Draâ). Ces gétules et libyques sont les descendants des Taforaltiens (E-M78) qui vivaient en Afrique du Nord depuis la nuit des temps et qui avaient 37% d’ascendance sub-saharienne. La génétique confirme l »origine orientale des amazighs car les haplogroupes E-M84 , E-M34 (E-M123) cousins direct de E-M81(E-M183) sont caucasiens , anatoliens, iraniens et arabes ! 80% des arabes Hassani, venus d’Arabie au XIII è siècle, sont des E-M81 et 60% des arabes de la tribu Awazem sont d’haplogroupe E-M84 (E-M123). Ces Philistins avant de devenir arabes en Phénicie étaient des indo-aryens installés dans la Crète mycénienne. Une étude génétique de 2017 prouve que la Crète mycénienne du 2 ième millénaire av EC avait des origines iraniennes et Arménienne. La science très rigoureuse de la génétique des populations confirme donc les traditions rapportées par les rois numides Hiempsal et Juba 2 respectivement à travers les auteurs antiques Salluste, Plutarque puis Procope qui parlent respectivement d’une origine perse, Mède irano-arménienne et mycénienne puis enfin phénicienne-palestinienne pour les Berbères blancs ou numides (Macae, Myssisilii Myssilii et Mauri). La majorité des arabes du Mali sont d’haplogroupe E-M81 sans être linguistiquement touareg. C’est la théorie eurocentriste de l’Égypte antique blanche qui a fait qu’à partir des années 1980 et depuis l’an 2010, les Berbères blancs amazighs se sont mis dans la propagande d’une origine autochtones africaine alors que les ancêtres des amazighs jusqu’au début du 20 ième siècle parlaient encore de leur origine Philistine, arabe, iranienne et Mède irano-arménienne. La fausse théorie de l’autochtonie des amazighs (berbères blancs) est simplement la version magrebine de la fausse théorie de l’Égypte antique blanche. Les deux propagandes sont intimement liées car les amazighs disent que la 22 ième dynasties des pharaons d’Egypte dont le pharaon Shéshonk est d’origine Amazigh alors que selon Hérodote, tous les pharaons étrangers ou libyques sont des éthiopiens (c’est à dire des noirs dont les Tamacheq de Siwah ou Ammoniens E-M78, A, B, R-V88, E-M2 ou les noirs Nubiens soudanais). Une autre preuve est que les touareg ou Tamacheq (éviléens fils de Koush fils de Ham Gn 2v11, 10v7 du Niger et de Siwah) qui sont les plus isolés par le Sahara et très loins du pourtour Méditerranéen, sont toujours noirs et très peu mulâtres avec des génome ou haplogroupes liés au noirs sub-sahariens (Afrique de l’Ouest ou Corne de l’Afrique). Une étude génétique de 2018 démontre clairement le caractère récent du TMRCA de l’haplogroupe dite »amazighs » E-M183 (E-M81) et démontre clairement son origine orientale phénicienne (Philistine) avec la base de données de yfull. Cette étude confirme clairement la tradition rapportée par Flavius et Procope qui donnent une origine Philistine aux berbères Numides Mauri.
Sur le plan de la mythologie abrahmique de la bible et du Talmud, on peut même dire que les Amazighs ont les mêmes ancêtres mythiques que les arabes orientaux et les Parthes iraniens car ces deux peuples sont des descendants d’Abraham et de Hagar (alias Kétura selon les Targum et le Talmud) à en croire les traditions rapportées par Flavius et l’historien arménien Moïse de Chorène. Ainsi donc, les amazighs ou berbères blancs descendent de Abraham et de Hagar (une princesse »égyptienne » Hyksos). Ainsi, la mythologie biblique abrahamique fait la distinction entre
- les Hammoniens (ou Ammoniens de Siwah en Egypte), les Libyques et les Tamacheq ou Touaregs noirs qui descendent de Leabym (Libys) fils de Misraïm fils de Ham et de Hévilah fils de Koush fils de Ham d’une part
- et les Amazighs ou berbères blancs (Sophaques ou Mauri etc) qui sont des descendants du mythique Abraham et de son épouse Hagar (étrangère) appelé Kétura puis notamment de Hercule (beau-fils d’Abraham) d’autre part (sources : Flavius, Procope, Isidore, Idriss al Nubiensis etc )…
Les Madians (Madianites) que Moïse et les Hébreux ont combattu à l’époque de l’exode en Palestine ont un lien évident les Mauri (Numides) qui sont d’origine Mède selon Salluste. Bien que le récit biblique du Pentateuque est une invention de l’époque perse, grecque et romaine, la bible permet de faire le lien entre les Mauri d’origine palestinienne et Mède et les Madians (Madianites) qui sont à y voir de plus près, des traditions qui raconte l’histoire d’un même peuple. Les Madianites (Madians ou Mèdes) sont des descendants d’Abraham comme les Parthes iraniens, les grecs spartiates, les Hébreux. Il est évident donc que les Berbères Sophaques descendants d’Abraham et de Hercule dont parle Flavius sont les Mauri Phéniciens d’origine palestinienne de Procope qui sont le même peuple que les Madians (Madianites) descendants d’Abraham (et de Kétura alias Hagar) des récits bibliques de l’exode. Le nom Madian utilisé par la bible pour désigner ce peuple de descendants d’Abraham a clairement un lien avec l’origine Mède des Mauri. On sait aussi qu’en langue arménienne, Mède se dit Mar ou Marer ou Mark et que les mots Marrakech, Maroc (Maurétanie) etc viennent de Mar ou Mark ou Marer qui signifie Mède ou Mèdes en arménien. En langue arménienne, »pays des mèdes » se dit »Maraktan », un mot qui rappelle fortement les mots Maurétanie Tingistane (Maroc) et Maurétanie césarienne (Algérie). Madian du Pentateuque a clairement un lien avec les mots Modin (1 Maccabées 2v1) et Médine (ville d’Arabie où vécu le prophète islamique Muhammad). On sait aussi que la tombe du grand-Père du prophète islamique Muhammad se trouve à Gaza en Palestine, pays d’origine des Mauri ancêtres des Numides dont sont issu les Amazigh.
Sources scientifiques
VOICI DES SOURCES SCIENTIFIQUES QUI DISENT QUE E-M81 OU E3b2 (DONT LA SOUS CLADE E-M183 CARACTÉRISE LES 15% DE BERBÈRES DANS LE MAGHREB) EST D’ORIGINE PHENICIENNE (PALESTINIENNE OU MAURI), ORIENTAL OU EURASIENNE EN CONFIRMANT LES LIVRES D’HISTOIRE DE L’ANTIQUITÉ COMME HIEMPSAL CITÉ PAR SALLUSTE, JUBA 2 CITÉ PAR PLUTARQUE, PLINE, STRABON ET SURTOUT ISIDORE ET PROCOPE QUI PARLE DE L’ORIGINE PHÉNICIENNE-PALESTINIENNE ET MÈDE IRANO-ARMÉNIENNE DES MAURI OU MAURÉTANIENS (NUMIDES DU MAROC ET D’ALGÉRIE DE L’ANTIQUITÉ) :
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(en) Wim Penninx, The male lines of the Maghreb: Phoenicians, Carthage, Muslim conquest and Berbers, 22 juin 2019
. https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_g%C3%A9n%C3%A9tique_de_l%27Afrique_du_Nord#cite_ref-Penninx_16-0
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Arredi B, Poloni ES, Paracchini S, Zerjal T, Fathallah DM, Makrelouf M, Pascali VL, Novelletto A, Tyler-Smith C (août 2004). la variation de l’ADN du chromosome Y en Afrique du Nord » ofHuman Genetics.75(2) :338-345.doi :10.1086/423147.PMC 1216069. PMID15202071
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https://en.wikipedia.org/wiki/Haplogroup_E-Z827#cite_note-Arredi_2004-3
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Ancient genomes from North Africa evidence prehistoric migrations to the Maghreb from both the Levant and Europe (Fregel et al., 2018) : https://doi.org/10.1073/pnas.1800851115
Un Egyptien d’il y a 4500 ans a 80% de génome nord africains Néolithique et 20% levantin : les taforaltiens et les Natouféens ont 37% de génome sub-sahariens
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. https://www.science.org/doi/10.1126/science.aar8380
. https://www.nature.com/articles/s41586-025-09195-5
LES ARABES EN EGYPTE ANTIQUE
Sources grecques classiques sur les arabes
Hérodote Livre 2
XXX. De cette ville, vous arrivez au pays des Automoles en autant de jours de navigation que vous en avez mis à venir d’Éléphantine à la métropole des Éthiopiens. Ces Automoles s’appellent Asmach. Ce nom, traduit en grec, signifie. ceux qui se tiennent à la gauche du roi ; ils descendent de deux cent quarante mille Égyptiens, tous gens de guerre, qui passèrent du côté des Éthiopiens pour le sujet que je vais rapporter. Sous le règne de Psammitichus, on les avait mis en garnison à Éléphantine, pour défendre le pays contre les Éthiopiens; à Daphnes de Péluse, pour empêcher les incursions des Arabes et des Syriens ; à Marée, pour tenir la Libye en respect. Les Perses ont encore aujourd’hui des troupes dans les mêmes places où il y en avait sous Psammitichus; car il y a garnison perse à Éléphantine et à Daphnes. Ces Égyptiens étant donc restés trois ans dans leurs garnisons, sans qu’on vint les relever, résolurent, d’un commun accord, d’abandonner Psammitichus, et de passer chez les Éthiopiens. Sur cette nouvelle, ce prince les poursuivit : lorsqu’il les eut atteints, il employa les prières, et tous les motifs les plus propres à les dissuader d’abandonner les dieux de leurs pères, leurs enfants et leurs femmes. Là-dessus, l’un d’entre eux, comme on le raconte, lui montrant le signe de sa virilité, lui dit : Partout où nous le porterons, nous y trouverons des femmes, et nous y aurons des enfants. Les Automoles, étant arrivés en Éthiopie, se donnèrent au roi. Ce prince les en récompensa en leur accordant le pays de quelques Éthiopiens qui étaient ses ennemis, et qu’il leur ordonna de chasser. …
CXLI. Après Anysis, un prêtre de Vulcain, nommé Séthos (85), monta, à ce qu’on me dit, sur le trône. Il n’eut aucun égard pour les gens de guerre, et les traita avec mépris, comme s’il eût dû n’en avoir jamais besoin. Entre autres outrages, il leur ôta les douze aroures de terre (86) que les rois, ses prédécesseurs, leur avaient données à chacun par distinction : mais, dans la suite, lorsque Sanacharib, roi des Arabes et des Assyriens (87), vint attaquer l’Égypte avec une armée nombreuse, les gens de guerre ne voulurent point marcher au secours de la patrie. Le prêtre, se trouvant alors fort embarrassé, se retira dans le temple, et se mit à gémir devant la statue du dieu sur le sort fâcheux qu’il courait risque d’éprouver. Pendant qu’il déplorait ainsi ses malheurs, il s’endormit, et crut voir le dieu lui apparaître, l’encourager, et l’assurer que, s’il marchait à la rencontre des Arabes, il ne lui arriverait aucun mal, et que lui-même il lui enverrait du secours. Plein de confiance en cette vision, Séthos prit avec lui tous les gens de bonne volonté, se mit à leur tête, et alla camper à Péluse, qui est la clef de l’Égypte. Cette armée n’était composée que de marchands, d’artisans, et de gens de la lie du peuple (88) : aucun homme de guerre ne l’accompagna. Ces troupes étant arrivées à Péluse, une multitude prodigieuse de rats de campagne se répandit la nuit dans le camp ennemi, et rongea les carquois, les arcs et les courroies qui servaient à manier les boucliers ; de sorte que, le lendemain, les Arabes étant sans armes, la plupart périrent dans la fuite. On voit encore aujourd’hui dans le temple de Vulcain une statue de pierre qui représente ce roi ayant un rat sur la main, avec cette inscription : QUI QUE TU SOIS, APPRENDS, EN ME VOYANT, A RESPECTER LES DIEUX.
Diodore livre 2
I. Le livre précédent, qui est le premier de tout l’ouvrage, renferme l’histoire de l’Egypte. Nous y avons raconté la mythologie des Egyptiens, la nature du Nil et les singularités que présente ce fleuve. Nous avons donné une description de l’Egypte, et fait connaître les anciens rois de ce pays et leurs actions. Nous avons parlé de la construction des pyramides, comptées au nombre des sept merveilles du monde ; ensuite, nous avons passé en revue les lois, les tribunaux, le culte singulier des animaux sacrés et le rite des funérailles. Enfin, nous avons mentionné les Grecs les plus célèbres qui ont voyagé en Egypte et y ont appris les connaissances qu’ils ont importées en Grèce. Dans le livre présent nous traiterons de l’histoire la plus ancienne de l’Asie, en commençant par les Assyriens.
Il ne nous reste des rois primitifs de l’Asie aucun fait remarquable, aucun nom digne de mémoire. Le premier dont l’histoire fasse mention est Ninus (1267 av JC), roi des Assyriens ; il a accompli des exploits que nous essaierons de décrire en détail. Né avec des dispositions guerrières et jaloux de se distinguer, il arma 113 une troupe choisie de jeunes gens, les prépara pendant longtemps par des exercices du corps et les habitua à toutes les fatigues et aux dangers de la guerre. Ayant ainsi composé une armée redoutable, il conclut un traité d’alliance avec Ariéus, roi de l’Arabie, contrée qui, vers ces temps, passait pour peuplée d’hommes robustes. La nation arabe est en général jalouse de sa liberté et toujours opposée à reconnaître un chef étranger. Aussi, ni les rois des Perses, ni les rois macédoniens, malgré leur puissance, ne sont-ils jamais parvenus à la subjuguer. ll faut de plus ajouter, que l’Arabie est d’un accès difficile pour une armée ennemie ; car c’est un pays en grande partie désert, et privé d’eau ; les puits se trouvent cachés à de grandes distances et ne sont connus que des indigènes.
Ninus, roi des Assyriens, menant avec lui le chef des Arabes, marcha à la tête d’une puissante armée contre les Babyloniens qui habitaient un pays limitrophe. A cette époque, Babylone n’était pas encore fondée ; mais il y avait d’autres villes remarquables dans la Babylonie. Ninus défit sans peine des hommes non aguerris, leur imposa un tribut annuel, emmena prisonnier le roi (01) avec ses enfants, et le tua. De là, il conduisit ses troupes en Arménie et épouvanta les indigènes par le sac de quelques villes. Barzanès, leur roi, se voyant hors d’état de résister, alla au-devant de son ennemi avec des présents, et lui offrit sa soumission. Ninus se conduisit à son égard avec générosité ; il lui accorda la souveraineté de l’Arménie et n’exigea qu’un envoi de troupes auxiliaires. Son armée grossissant de plus en plus, il dirigea une expédition contre la Médie. Pharnus, qui en était roi, s’avança avec une armée considérable ; mais abandonné des siens et ayant perdu la plupart de ses troupes, il fut fait prisonnier avec sa femme et ses sept enfants ; il fut lui-même mis en croix.
II. Ces succès inspirèrent à Ninus le violent désir de subjuguer toute l’Asie, comprise entre le Tanaïs et le Nil. Tant il 114 est vrai que la prospérité ne fait qu’augmenter l’ambition de l’homme. Il établit un de ses amis satrape de la Médie, et s’avança lui-même vers la conquête des nations de l’Asie ; dans un espace de dix-sept ans, il se rendit maître de toute la contrée, à l’exception des Indes et de la Bactriane. Aucun historien n’a décrit en détail les batailles qu’il a livrées, ni le nombre des peuples qu’il a vaincus ; nous ne signalerons de ces derniers que les principaux sur l’autorité de Ctésias de Cnide. Parmi les contrées littorales, il soumit à sa puissance l’Egypte, la Phénicie, la Coelé-Syrie, la Silicie, la Pamphylie, la Lycie, la Carie, la Phrygie, la Mysie et la Lydie ; il ajouta encore à ces conquêtes la Troade, la Phrygie sur l’Hellespont, la Propontide, la Bithynie, la Cappadoce et les nations barbares qui habitent le Pont jusqu’au Tanaïs. Il se rendit aussi maître du pays des Cadusiens (02), des Tapyrs, des Hyrcaniens, des Drangiens (03), des Derbices, des Carmaniens, des Choromnéens, des Borcaniens (04) et des Parthes. Il pénétra jusque dans la Perse, dans la Susiane et dans la région Caspienne où se trouvent les défilés connus sous le nom de Portes Caspiennes (05). Il réduisit encore bien d’autres peuples de moindre importance et dont nous ne parlerons point. Quant à la Bactriane, contrée d’un accès difficile et peuplée de guerriers, après plusieurs tentatives inutiles, il ajourna la guerre, ramena sa troupe dans la Syrie (06) et choisit un emplacement convenable pour fonder une grande ville.
III. Après avoir, par l’éclat de sa victoire, effacé ses prédécesseurs, il conçut le dessein de construire une ville si considérable que non seulement elle devait surpasser toutes les autres villes 115 du monde alors connues, mais encore il devait être difficile à la postérité d’en voir jamais une pareille. Il renvoya le roi des Arabes dans ses Etats avec ses troupes, après l’avoir comblé de présents et de magnifiques dépouilles. Quant à lui, il rassembla de tous côtés, sur le bord de l’Euphrate (07), des ouvriers et des matériaux pour bâtir une ville bien fortifiée, à laquelle il donna la forme d’un quadrilatère oblong. Les plus longs côtés de la ville étaient de cent cinquante stadeset les plus courts de quatre-vingt-dix, de telle façon que la totalité de l’enceinte était de quatre cent quatre-vingts stades (08). Et le fondateur ne se trompa point dans son attente, car aucune ville n’a jamais égalé celle-ci en grandeur et en magnificence ; ses murs avaient cent pieds de haut et étaient assez larges pour que trois chariots attelés pussent y marcher de front. Les tours, qui les défendaient, étaient au nombre de quinze cents, et avaient chacune deux cents pieds d’élévation. La plus grande partie de la ville était habitée par les plus riches Assyriens, mais le roi y admit tous les étrangers qui voulurent s’y établir. Il appela cette ville de son nom Ninus (09), et partagea entre les habitants une grande partie des pays environnants.
Les habitants de la république arabe d’Egypte sont génétiquement arabes


https://fr.wikipedia.org/wiki/Haplogroupes_Y-ADN_dans_les_populations_de_l%27Afrique_du_Nord
https://www.eupedia.com/europe/Haplogroupe_E1b1b_ADN-Y.shtml
https://fr.wikipedia.org/wiki/Haplogroupe_J_(Y-ADN)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Haplogroupe_E
https://fr.wikipedia.org/wiki/Haplogroupes_Y-ADN_par_groupes_ethniques
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Un Gorgias d’Athènes, auteur d’un livre Intitulé peri etairwn, est cité par Athénée, XIII, p. 583.— Cf. Ch. Müller, Fragm. hist. graec., t. IV, p. 410. Il est douteux qu’il soit ici question de David le philosophe surnommé l’invincible, car il était disciple de Moïse de Khorène. ↑
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Astarthé ou Isth-Arathé dieux de leurs ancètre aramy-Syriens, Juges 10v6 ↑
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Uza fils d’Aram fils de Sem ? Dt 26v5, Gn 24v2-4, 25v20, 28v5, 31v20,24 ↑
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Azar selon le coran avec mutation de ‘d’ en ‘Z’ comme Zeus devenu Déus ↑
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http://secher.bernard.free.fr/blog/index.php?post/2017/08/03/Origine-g%C3%A9n%C3%A9tique-des-Minoens-et-des-Myc%C3%A9niens ↑
J’ai vraiment aimé le document, l’histoire me concerne parce je l’un d’eux et y’a très longtemps je fesais des recherches pour connaître la vraie histoire.